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L'apprentissage

De
173 pages
Six moments érotiques de la vie amoureuse d'un homme qui aime les femmes.C'est un jeune garçon timide qui n'arrive pas à approcher une fille sans être totalement paralysé…Sa première fois, organisée par sa mère qui va le mettre dans le lit d'une jeune femme de dix ans son aînée de peur qu'il devienne comme ses jeunes hommes efféminés que l'on voit parfois en ville…Une découverte magnifique après une rencontre sur Internet…Le récit d'une de ses compagnes à qui il fit découvrir d'autres expériences érotiques…Une rencontre étonnante à la terrasse d'un café Parisien…Une de ses voisines qui apparemment a les mêmes goûts…Et cette femme dont il n'entendra jamais la voix et qu'il ne reverra jamais…
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L’apprentissage

Alan Froz
L’apprentissage
Nouvelles Érotiques




ÉROTISME










Éditions Le Manuscrit













© Éditions Le Manuscrit, 2006
20, rue des Petits Champs
75002 Paris
www.manuscrit.com
communication@manuscrit.com

ISBN : 2-7481-6623-X (livre numérique)
ISBN 13 : 9782748166231 (livre numérique)
ISBN : 2-7481-6622-1 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748166224 (livre imprimé)
INTRODUCTION
…Après tout ce temps, j’essayais de me souvenir de
ce qui avait bien pu m’amener là…
Il ne me fallait pas faire beaucoup d’efforts pour me
rappeler de toute cette histoire, tant elle m’avait
marquée. Parfois même, j’avais l’impression que tous
ces événements n’étaient arrivés que la semaine
précédente.
J’avais vécu tellement de choses, et en si peu de
temps.
Des choses abominables mais aussi des expériences
tellement fantastiques…
9
10

L’APPRENTISSAGE 1

JOJO
…Le mois d’août se terminait tout juste.
Deux semaines de courses folles dans les dunes, de
parties de pêche face à la mer et d’interminables balades
dans les ruelles du petit port avec Jojo, mon pote de
toujours.
Nous n’avions que treize ans à cette époque…
Jojo, c’était la maigreur personnifiée. Une tête de plus
que moi, des shorts toujours trop larges et un éternel
bonbon dans la bouche.

Tout avait commencé six ans plus tôt…

…Cela faisait bien six ans que les parents de Jojo,
son jeune frère qui devait s’appeler Bernard mais que
tout le monde surnommait Nanard, et sa petite sœur
Madeleine avaient emménagé au quatorze, sur le même
pallier.
Nous, nous étions au douze et nos apparts étaient
quasiment les mêmes, sauf que chez Jojo, tout se
trouvait inversé.
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Impossible de dire pourquoi mais on avait de suite
été potes. Impossible aussi de dire ce qui nous avait
rapproché à l’instant même où nos regards s’étaient
croisés.
Il semble me souvenir que c’était le jour où Jojo et sa
famille étaient arrivés. Le premier jour, celui des cartons
dans l’escalier, des meubles posés un peu partout dans
les étages.
Parfois il me semblait même que c’était encore bien
avant et que je le connaissais avant même de l’avoir
aperçu pour la première fois, comme si j’avais attendu
un frère qui rentrait de voyage.
À l’époque, je faisais déjà partie d’une bande. On
nous surnommait « les trois mousquetaires » et c’était
toujours un des deux frères Cormet qui commandait.
Deux mastars de jumeaux assez impressionnants et
c’était soit l’un, soit l’autre qui menait le clan mais de
toute façon, on n’arrivait jamais à les différencier
vraiment. Même pour nous, qui les voyions tous les
jours ou presque.
Ils ne laissaient personne prendre la moindre
décision à leur place. Et surtout pas à JP, ni à moi
d’ailleurs…
Le fameux JP surnommé aussi « la nouille » parce
que d’origine italienne.
JP, c’était mon meilleur pote à cette l’époque. On ne
pouvait que s’écraser car les Cormet, c’étaient des durs
de dur et il ne fallait pas moufter !
La targnole ou le coup de poing sur le nez n’étaient
jamais bien loin quand on ne faisait pas exactement ce
qu’ils voulaient.

12
Le jour où Jojo avait débarqué, je venais juste d’avoir
sept ans. Comme lui d’ailleurs…
Ce jour là, tout avait changé pour moi.
J’avais eu comme l’impression que mon « frangin »
était enfin arrivé, comme si je l’attendais avant même de
le voir pour la première fois et que je devais absolument
rejoindre la fratrie. Je ne m’étais même pas posé une
seule question, c’était comme ça...
Evidemment, les jumeaux n’avaient pas beaucoup
apprécié. Peut-être avaient-ils pensé qu’ils étaient en
train de perdre un de leurs esclaves. D’ailleurs ils
n’avaient jamais manqué de me le faire entrer dans la
tête à coups de poings, de pieds ou autres méthodes de
leur cru.

…Tous deux, aussi bien Jojo que moi, étions des
mômes timides, pour ne pas dire faiblards, peureux...
Nous avions fui ces brutes et depuis, nous étions
toujours ensemble. À l’école car on était dans la même
classe et en dehors aussi.
Les Cormet avaient bien essayé de me « récupérer »
mais je n’avais jamais cédé malgré les coups.
Avec le temps, tout s’était arrangé et nous avions
recommencé à les fréquenter de temps en temps mais
beaucoup moins souvent qu’avant !
Faut pas déconner, non plus !
C’était l’époque des « blousons noirs ». Les débuts de
Johnny, Sylvie et autre yéyés.

…Pour Jojo, c’était la première fois.
Jamais personne ne l’avait vu partir en vacance,
même pas pour la colonie de la commune, dans les
landes.
13
Et pourtant, elle était presque totalement financée
par la mairie et je m’y retrouvais chaque année parmi
tout un tas de gamins de la banlieue. Seulement, ses
parents eux, avaient l’air d’avoir encore plus de mal que
nous à boucler la fin du mois…
Nous n’étions pas nés dans des familles « aisées ».
Nos pères n’étaient que des ouvriers, bien que je ne me
souvienne pas avoir vu une seule fois le père de Jojo
partir au boulot. D’ailleurs ce bonhomme ne sortait
même presque jamais mais je ne sais pas pourquoi, nous
n’en avions jamais parlé, Jojo et moi.

Quatre années après son arrivée, mes parents étaient
partis s’installer en Bretagne pour y prendre leur retraite.
Nous avions alors un peu plus de onze ans. Moi, j’étais
resté dans l’appart que ma sœur aînée avait récupéré.
J’étais persuadé qu’ils n’avaient pas eu trop envie de
m’avoir sur le dos et, quand ma sœur qui était déjà
majeure et nouvellement mariée à l’époque leur avait
proposé de me garder avec elle, ils n’avaient pas hésité.
Les vaches !
Certain qu’ils en avaient même déjà parlé entre eux
bien avant et qu’ils avaient lâchement attendu le dernier
moment pour me l’annoncer.
Je dois avouer que, d’un autre côté, l’idée m’avait
tout de même séduite un moment.
Je n’avais alors même pas douze ans et la perspective
de pouvoir vivre désormais sans avoir mes parents sur
le dos, était à coup sur quelque chose que les copains
allaient m’envier dans la cité. Peut-être même que cela
allait me donner une importance que je n’avais jamais
pu avoir...
Mais voilà, il y avait un sacré revers à la médaille...
14
Je devais passer mon certif deux ans plus tard et,
malgré tout ce qu’on pouvait bien dire sur mes aptitudes
scolaires, j’étais certain de l’obtenir haut la main.
Pour moi, c’était quelque chose d’absolument
nécessaire car, depuis un bon moment déjà, j’avais
décidé de continuer mes études bien au-delà du niveau
que mes sœurs avaient eu le courage d’atteindre. Que
voulez vous, j’aimais ça…
Mais voilà, un accord traître avait été passé entre mes
parents, ma sœur et mon beau-frère.
Des ouvriers qui font des études, cela aurait été
tellement fantastique que d’ailleurs s’en était même
impensable et pour tout dire parfaitement inutile. Et
puis, la frangine voulait bien s’occuper du petit frère
mais pas à l’œil !
On me laisserait donc aller jusqu’à mon foutu
certificat d’études qui était obligatoire et au quel on ne
pouvait échapper et après... Au boulot !
Quand je l’avais appris, tout à fait par hasard, ça avait
été un sacré choc, une des plus grosses déception de ma
vie.
Il y en aura pourtant bien d’autres…
C’est comme ça que...

...L’année suivante, lors d’un passage à Paris, mes
parents m’avaient proposé d’aller les rejoindre pour les
vacances.
Je m’étais demandé s’ils allaient pouvoir me
supporter deux mois entiers et surtout, qu’est-ce que
j’allais bien pouvoir foutre là bas, tout seul. Timide
comme je l’étais, ce n’est pas en deux mois que j’aurais
pu me faire des copains et mon père n’était pas du
15
genre à me supporter à la pêche ou n’importe où
d’ailleurs…
Je ne savais plus trop où la discussion avait eu lieu,
mais je me souviens que les parents de Jojo étaient
présents et je ne savais plus non plus comment c’était
venu mais c’était décidé, Jojo viendrait avec moi en
Bretagne passer les mois de juillet et août.
Jusqu’au jour du départ, l’un et l’autre, nous n’avions
plus pensé qu’à ça…

…Nous avions donc pris le train le trente juin à la
gare Montparnasse.
Notre retour avait été prévu pour le vingt six août et
les billets étaient déjà achetés.
Je les avais soigneusement rangés dans ma valise sans
savoir qu’ils ne nous serviraient jamais à l’un comme à
l’autre.

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LES VACANCES
La Bretagne, aucun de nous deux ne la connaissait et,
bien que ma mère en soit originaire, je n’y avais
pratiquement jamais mis les pieds. De toute façon, les
deux ou trois fois où nous y étions allés, ça n’avait été
que pour des enterrements. Juste le temps de jeter une
poignée de terre sur un cercueil dont je ne connaissais
d’ailleurs même pas le locataire et nous reprenions vite
le train pour Paris sans pouvoir faire même une seule
journée de tourisme.
La mer, je ne l’avais donc vue que par la fenêtre du
compartiment et encore… de loin !

Pour Jojo et moi, ça avait été un mois super de
découvertes.
Mon père avait eu la bonne idée de nous préparer
deux vélos qu’il avait récupéré on ne sais où et qu’il
avait retapé.
Fallait voir les engins.
Pas de garde-boue, pas de lumière non plus, rien
qu’un cadre, des pédales, une selle, un guidon et deux
roues qui avaient du faire la guerre de cent ans. Quant
aux freins, ils y étaient, mais fallait pas trop s’en servir.
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