L'objet suivi de Red Shoes et En bibliothèque

De
Publié par


L'objet

Après un échange de maison pour Noël, un couple découvre un drôle d'objet...

Red Shoes

Un jour, elle décide de se faire remarquer.

En bibliothèque

Les rayons de bibliohtèques cachent les plus beaux trésors.





Publié le : jeudi 28 juin 2012
Lecture(s) : 28
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782823800807
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
couverture
Galatée de Chaussy

L’objet
 suivi de
Red Shoes
 et
En bibliothèque

12-21

L’objet

Comme nous habitons une maison dans un quartier recherché, nous avions décidé, mon mari et moi, de pratiquer l’échange pour les vacances de Noël. Une manière de faire garder notre maison finalement ; et des économies. Aussi avions-nous trouvé à Londres une charmante famille vivant dans une charmante maison. Des gens comme nous, délicieux, avec trois enfants.

Après coup, je l’avoue, j’avais peur pour ma maison. Je n’aurais pas supporté de la retrouver salie. Avaient-ils eu, comme nous, la bienséance de s’abstenir de tout acte sexuel dans le lit des époux ? Il me sembla que oui. Même si leur benjamin avait vomi sur la moquette – après tout nous avions cassé un verre.

Mais en tirant le lit de notre chambre, je trouvai l’objet. Un phallus de plastique rose, énorme. Un godemiché. J’étais seule, dieu merci, sans les enfants. Je m’assis. Mon mari me trouva là. Je lui désignai du menton le pénis artificiel que je n’avais pas osé toucher. Il ouvrit grand la bouche. « C’est… ? – Oui. – Comment… ? – Les Anglais. »

Il fallait s’en débarrasser. Dans la poubelle. Mon mari protégea ses doigts d’un sac de plastique et s’en saisit par le gland. L’objet se mit à vibrer et lui échappa. Les enfants étaient rentrés. Le benjamin courait déjà jusqu’à notre chambre. Je n’eus que le temps de m’asseoir sur l’objet et, pour une fois, louai mes fesses un peu fortes qui le recouvraient totalement.

Le soir, je prétendis m’en être débarrassé. J’allais le faire. Il fallait trouver le bon moment. En me déshabillant, je constatai que ma culotte était trempée. Comme c’était une période sans risque, j’accueillis mon mari les cuisses ouvertes.

J’aime mon mari. Je l’aime physiquement et moralement. Sa peau, ses caresses, sa bonté. Mais pour la première fois, je le trouvai un peu court. Et je pensai au godemiché que j’avais caché dans le tiroir de ma table de nuit ; à ses dimensions ; à l’occupation qu’il aurait eue dans mon ventre. Mon mari, que l’extrême lubrification de mon sexe avait excité, jouit rapidement et s’endormit.

Pas moi. Je me levai ; pris l’objet et m’enfermai dans la salle de bains. Là, je méditai. Quel genre de femme pouvait donc utiliser ceci ? Je pensai à l’Anglaise. Nous nous ressemblions. Quel usage en faisait-elle ? Et si j’étais elle, quel usage en ferais-je ? Je découvris l’objet que j’avais dissimulé d’un voile de tissu. De nouveau, son énormité me prit à la gorge. Comment ? Comment s’y prenait-elle ? Comment ferais-je si j’étais elle ?

Peut-être fallait-il le chauffer ? Comme un plat ? Je le passais sous l’eau brûlante. Sa matière, quoique désagréable, me sembla plus souple, plus lisse. Mais je ne voyais pas comment ça pouvait glisser. L’eau, chaude ou froide, n’y ferait rien. Est-ce que cette femme crachait dessus ? Est-ce qu’elle y faisait couler sa salive ? C’était répugnant. Mais l’objet l’était aussi. Il y avait donc une certaine logique à respecter.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi