La cougar suivie de Femme manuelle

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La cougar

Cette femme d'âge mûr encadre bien son jeune stagiaire.



Femme manuelle

Chaque femme doit prendre son plaisir là où elle le trouve.





Publié le : jeudi 24 mai 2012
Lecture(s) : 145
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782823801620
Nombre de pages : 9
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couverture
Axelle Rauze

La cougar

suivie de

Femme manuelle

12-21

La cougar

« Je verrouille la porte. J’enlève ma culotte. Je crois que je vais exploser. Je me déchausse. Je pose mes pieds nus sur le carrelage blanc. Le sol est froid, glacé. Mes jambes, sous la caresse de ma robe d’été, tremblent un peu…

La chaleur est presque insoutenable. Je jette un coup d’œil, renifle. Tout est bien propre. Une chance… Au-dessus de ma tête, un petit vasistas entrouvert donne sur l’immeuble d’en face. J’ignore si l’on peut m’y voir mais qu’importe… L’excitation est trop forte ! Je descends les bretelles de mon haut. Dégrafe mon soutien-gorge. Mes seins se dévoilent… Gros, avec des mamelons épais, superbes… J’imagine tout de suite les lèvres d’un homme en train de les sucer. Je ferme les yeux, je me projette la scène. De grandes lèvres charnues, une langue brûlante…

De ma peau bronzée la sueur s’épanche, dégouline le long de mon corps, ruisselle entre mes cuisses. Je la bois quand je me mords les lèvres. Je lâche les vannes. Je m’abandonne définitivement.

Ayant empoigné ma poitrine, je la pétris avec vigueur. Comme si d’autres mains que les miennes m’appliquaient ces caresses. Je pense à des regards. À une voix que je connais bien. À celui qui m’a poussée, sans le savoir, dans cet ultime retranchement.

Probablement se trouve-t-il dans son bureau en train de travailler. Et moi qui suis là à me tordre de désir pour sa petite personne… Charmant tableau !

Je suis trempée. O délices ! Je ne sais plus où je suis. Ni qui je suis. Je n’existe plus qu’en tant que sexe, qu’en tant qu’organe désirant. Que femme femelle en chaleur. Ma personnalité s’abolit, se dissout dans le grand creuset sensuel où mes hormones à la dérive entrent joyeusement en fusion. Sous mon pauvre crâne tourneboulé les bulles du désir éclatent et mes oreilles crépitent comme si mes tympans, à cause du feu qui me brûle, se liquéfiaient, bouillonnaient. Quel délire !

Je glisse mon index entre mes cuisses. Aussitôt l’ampleur de mon émoi se révèle. On peut s’en raconter tant qu’on voudra, la vérité jaillit toujours de l’analyse sensible. Moi, ma vérité, c’est que je suis rendue au dernier degré de la folie lubrique. J’ai beau me voiler la face depuis quelque temps, cette dissimulation n’a servi à rien. Le leurre vient de se briser devant mes yeux. Ou plutôt sous mon doigt.

J’ai quarante-sept ans, je n’ai pas baisé depuis neuf mois, et voilà qu’aujourd’hui la nature se venge. Qu’a-t-elle à faire, elle, de ma carrière, de mes sacrifices ? Telle une mère autoritaire, elle me rappelle à l’ordre. Si je possède un sexe c’est pour m’en servir. C’est pour y recevoir le sexe d’un homme. Et en voulant me soustraire à cet impératif je me suis condamnée. J’ai préparé moi-même l’instrument de mon supplice. Voilà ma punition.

Obligée de m’enfermer dans les toilettes pour me masturber !

Si on m’avait dit ça il y a quelques mois… Mais je ne peux pas m’en empêcher. C’est comme si j’allais mourir et que par un réflexe biologique ce remède salutaire s’imposait à mon corps. Mon index fouille entre mes grandes lèvres. Je les écarte finalement avec deux doigts. Je veux enfoncer tout ce que je peux dans mon trou. Il est étroit. L’introduction d’un doigt me soulage. Deux bientôt peuvent y prendre place. Je les fais aller et venir en pensant à lui…

Petit imbécile ! Ne pouvais-tu pas te dispenser d’embraser ma libido ? Éteinte, débranchée, hors service, celle-ci me laissait tranquille. Si tranquille ! Et, maintenant… maintenant je ne pense plus qu’à toi. Qu’à te forcer. Qu’à t’arracher à ta timidité naturelle. Qu’à t’emmener dans la jungle de mes fantasmes. Qu’à t’initier aux arcanes les plus secrets de la sexualité féminine.

T’a-t-on déjà pipé à mort, petit coquin ? T’a-t-on déjà chevauché à t’en déraciner la queue ? Et est-ce qu’une femme, est-ce qu’une femme t’a déjà ordonné… de la lécher ? Oui, est-ce qu’une femme s’est déjà campée devant toi, a relevé sa jupe, a écarté sa culotte et t’a dit d’un ton qui ne souffrait pas l’opposition : “Viens, bouffe-moi !”

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