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La dentelle du Colorado

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Au Colorado, la belle Margareth Dallard prend la diligence pour Fort-Laramie. Or, nous sommes en 1862, en pleine Guerre de Sécession. Espions sudistes, Indiens en révolte, trafiquants de chevaux et hors-la-loi ont fait du Far West une poudrière confuse et dangereuse. Heureusement, dans la diligence, Margareth rencontrera le jeune et séduisant Alan Cork, aventurier de la Frontière qui ne demeure pas indifférent au charme de la jeune femme. Ensemble, ils traverseront l’Ouest périlleux, affronteront les ennemis et tenteront de sauver le Colorado de l’invasion. Ensemble, ils iront vers la délivrance, et vers l’amour.

Collection Lune d'Amarante


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Page de titre Mentions légales Le Mot de l'auteur LA DILIGENCE 1 2 3 4 5 FORT-LARAMIE 1 2 3 DENVER 1 2 3 4
Tabledesmatières
ManuelRUIZ
La dentelleduColorado
Lune-Ecarlate Editions Directrices de collection : Wanessa Bosscares et Cholé Boffy Collection Romance "Dentelles et crinolines" Public adulte (romance historique érotique)
MMentionslégales
© 2015 Manuel Ruiz. Illustration © 2015 Nathy. Édité par Lune-Écarlate 66 rue Gustave Flaubert 03100 Montluçon, France. Tous droits réser vés dans tous pays. ISBN 978-2-36976-117-4. Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou représentation intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon au terme des articles L,122,-5 et L,335-2 et suivant du code la propriété intellectuelle.
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LeMotdel'auteur
Ce roman est une pure fiction. Cependant, le contexte historique qui sert de toile de fond à l'intrigue est parfaitement authentique. Ce contexte, c'est le « Sioux Uprising » de 1862. Cette année-là, en pleine Guerre de Sécession, les Indiens se révoltèrent contre le gouvernement de Washington, marquant le début d'une série de conflits qui allaient embraser l'Ouest entier, qui allaient durer 30 ans et qui aboutiraient à la quasi-disparition des nations indiennes d'Amérique du Nord. L'auteur s'est efforcé de reconstituer les événements, les vêtements, les uniformes, les armes, avec un maximum d'authenticité.
PREMIÈRE PARTIE :
LADILIGENCE
Elle commença à se déshabiller. Devant le miroir, elle déboutonna sa veste. Un par un, elle défit les boutons…
1
La dernière semaine d'août 1862 jetait ses rayons de soleil sur Denver City, au Colorado. Belle journée, mais sombres nouvelles. La Guerre de Sécession durait depuis un an déjà, et tout se présentait mal pour l'Union : les armées nordistes reculaient partout, balayées par les forces sudistes. La Confédération des États du Sud allait-elle remporter la victoire ? À dire vrai, Margareth Dallard ne se posait pas vra iment cette question. Elle avait d'autres préoccupations. Dans sa chambre, elle se tenait devant le miroir. Toute nue. — Hum, la nourriture de l'Ouest ne me réussit pas. J'ai pris un peu de poids, au niveau des cuisses, et des hanches... Il va falloir faire un effort. Elle se caressa les seins. Sa peau était douce. Pui s elle commença à s'habiller. Elle enfila un pantalon de dentelle blanche. Un peu plus haut, elle mit un bustier de même couleur. Par-dessus, un chemisier dont le col et le s manchettes étaient également en dentelle. Margareth avait toujours aimé ce tissu. Depuis son enfance française, quand elle réclamait à sa maman des vêtements de cette matière. Débarquée en Amérique, elle avait continué. Même au fond de l'Ouest sauvage, elle s'obstinait à en porter. Elle mit un premier jupon par-dessus le pantalon. P uis un deuxième par-dessus le premier, si long qu'il tombait jusqu'au sol. Elle l es attacha ensuite avec une ceinture si large qu'elle occupait la moitié du ventre. Elle en fila une petite veste de style zouave qu'elle boutonna soigneusement. Restait le chapeau. Un bibi avec des plumes rouges qu'elle fixa sur ses cheveux noirs, légèrement penché vers la gauche. Enfin, elle prit un sac à main, qu'elle suspendit à son bras. Elle regarda son reflet dans le miroir. — Pas mal, pas mal... J'ai encore les moyens de m'h abiller correctement. Pour le moment... Elle laissa tomber les yeux sur la grosse malle qui allait l'accompagner, pleine de jupons, de fanfreluches, et autres vêtements féminins de grande classe. Le bagage le plus encombrant et le moins logique dans l'Ouest de 1862. Mais Margareth n'en était plus à une contradiction près. Elle sortit de la chambre et descendit l'escalier. Au rez-de-chaussée, elle découvrit un homme assis dans un fauteuil et qui, manifestement, l'attendait. Il portait un revolver au ceinturon et une étoile d'argent brillait sur sa po itrine. En fait, Margareth ne fut qu'à moitié surprise. — Alors, marshal, on vient s'assurer que je quitte la ville ? — Oui. Quand j'expulse quelqu'un, je vérifie toujours qu'il s'exécute. — Soyez rassuré : ainsi que vous le constatez, je m'exécute. Le marshal se leva et ôta son chapeau. À présent, il avait plutôt l'air embarrassé. — Madame Dallard, je vous répète que je n'ai rien de personnel contre vous. Mais nous ne pouvons pas accepter qu'une femme joue aux carte s. Cela risque de provoquer des incidents. Et ici, les revolvers sortent vite des étuis. — Oui, oui, j'ai compris. Vous vouliez me chasser de votre ville, et ce prétexte en vaut un autre. Eh bien, dormez tranquille, je débarrasse le plancher. Margareth se tourna vers le comptoir, derrière lequ el trônait une affreuse sorcière enveloppée dans une robe sombre et au regard peu amène. — Bon, je suppose que vous ne désirez pas que je vous dise au revoir ? — Ce que je souhaite, c'est vous voir déguerpir, lâ cha la sorcière. Nous n'avons pas besoin de traînées comme vous dans cette ville. — Vous savez ce qu'elle vous dit, la traînée ? Qu'e lle a dans sa chambre une grosse malle et qu'elle n'a pas l'intention de l'abandonne r. Alors, vous allez demander à
quelqu'un de la porter jusqu'à la diligence. Ou bien, je ne partirai pas. De mauvaise grâce, la mégère envoya un solide gaillard à l'étage. Il descendit la malle et l'emporta. Margareth rectifia son chapeau et sor tit à son tour, très digne. Le marshal l'accompagnait. Visiblement, il n'avait pas l'intention de la lâcher d'une semelle. Le soleil fit cligner les yeux à la jeune femme. Elle mit la main sur son front pour jeter un regard circulaire. Denver City était une ville d e la Frontière : la moitié des habitants logeaient désormais dans des maisons en bois, mais l'autre vivait encore sous des tentes blanches. Contrastes du Far-West. En revanche, Marg areth remarqua brièvement qu'on ne voyait plus les tipis indiens, qui se dressaient habituellement au bord de la rivière South Platte, à la lisière de l'agglomération. Elle s avaient disparu, subitement. Cela l'étonna. Elle descendit du trottoir et traversa la rue caillouteuse, toujours suivie par le marshal. De l'autre côté, la diligence pour Fort-Laramie attendait. Les chevaux étaient déjà attelés et le conducteur finissait de vérifier les attaches. Les passagers faisaient leurs adieux à la famille et montaient un par un. Margareth demanda q u'on charge son bagage dans le coffre, ce qui fut fait. Alors, elle leva la tête et elle vit le gardien juché sur le toit de la malle-poste. Un grand gaillard, avec une grosse veste de laine, un chapeau, et tenant un fusil entre les mains. Il la regardait fixement. Les yeux de l'homme et de la femme se rencontrèrent, s'accrochèrent et ne se quittèrent plus.
********* ****
Une heure plus tôt… Alan Cork était sous la tente de toile blanche qui lui servait de logement. Plus précisément, il était au lit avec une belle métisse. Sous la couverture, les deux corps nus se collaient l’un à l’autre, peau contre peau. Il frôlait le dos de la fille. Cette dernière caressait son torse, en s’extasiant sur la quantité de muscle s qui parcouraient ce buste masculin. Cela avait duré toute la nuit, et cela aurait pu co ntinuer. D'ailleurs, Alan écartait déjà les belles cuisses pour repartir à l'assaut. Sauf qu'à ce moment, le rideau de la tente s'écarta et le marshal entra. En découvrant le spectacle, il marqua une seconde de surprise. Avant de réagir. — Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? Mademoiselle, allez-vous en tout de suite ! Sans hésiter, il saisit le bras de la fille et la t ira littéralement du lit. Le corps cuivré apparut dans sa nudité : des fesses rebondies et de s petits seins qui tressautaient au rythme des mouvements. — Habillez-vous et déguerpissez ! De mauvaise grâce, la jeune métisse jeta une robe indienne sur son corps appétissant et chaussa des mocassins. Puis elle sortit de la te nte, après avoir envoyé un baiser de la main à Alan, toujours dans le lit. La couverture baissée sur le nombril laissait voir le torse viril du jeune homme. Celui-ci ne cacha pas sa contrariété. — Eh bien, marshal, quelles sont ces manières ? Vou s débarquez chez moi et vous chassez mes invités ! — Tes invités ? Tu vas me faire croire que tu donnais une réception ? Alan, tu es le pire filou que j'ai connu sur la Frontière. Tu couches a vec tout ce qui passe : des femmes blanches, des Indiennes, des filles de saloon, des cantinières, des bourgeoises. Tout ce qui porte un jupon t'intéresse. — Je ne savais pas que c'était interdit par la loi. — Si c'était interdit, tu le ferais quand même ! Heureusement que j'ai bien connu ton trappeur de père. Sinon, je t'expulserais sur le ch amp. Bon, parlons plutôt de ce qui m'amène. — Oui, j'aimerais bien savoir ce qui vous pousse à débouler comme un bison.
Le marshal se tut un moment, soupira. Enfin, il laissa tomber : — Les Indiens. Ils se sont révoltés. — Révoltés ? Les Indiens ? Je ne comprends pas. — Depuis deux ou trois jours, nous recevons des télégrammes terribles. Cela s'est passé la semaine dernière, au Minnesota. Les Sioux de la tribu des Santees sont sortis de leur réserve et ont attaqué les Blancs. La presse nationale appelle cela le «Sioux Uprising». Ils massacrent les gens par centaines. Hommes, femmes, enfants, ils tuent tout le monde. Ils ont même attaqué une ville entière, New Ulm. Person ne ne peut s'opposer à eux : les soldats de l'Union sont partis pour combattre les S udistes. Les pionniers se retrouvent sans défense. — Affreux, en effet. Mais voyons, si je ne me tromp e, le Minnesota est assez loin du Colorado. En quoi cela nous concerne-t-il ? Le marshal le regarda sans répondre. Alan comprit tout seul et son cœur fit un bond. — Un instant, un instant... Les Indiens... Ceux qui campaient juste à côté, au bord de la rivière... Ils ont disparu... — C'est exact. Ils vivaient là depuis des années. Un matin, nous nous sommes réveillés et leurs tentes s'étaient volatilisées. Nous n'y avons pas prêté attention et nous avons eu tort. — Tu crois qu'ils ont été informés de ce qui arrive au Minnesota ? — Tu peux en être sûr. Chez les Indiens, les nouvelles vont plus vite que chez nous. Je ne sais pas comment ils font, mais ils n'ont pas be soin de télégraphe. L'information a évidemment circulé de tribu en tribu. À l'heure qu' il est, ils sont tous au courant : Nez Percés du Montana, Sioux et Kiowas du Wyoming, Shos hones de l'Idaho. Et aussi nos chers Cheyennes et Arapahos du Colorado, qui étaien t encore nos amis voici quelques jours. Pendant les réunions sous les tentes, les guerriers ne doivent parler que de ça. — Tu penses que toutes les tribus de l'Ouest vont se révolter ? — Malheureusement, c'est possible. Et c'est une per spective angoissante. Nous sommes déjà engagés dans une guerre contre les Sudistes et nous allons peut-être en avoir une autre contre tous les Natifs de la Frontière. Franchement, je ne sais pas si l'Amérique d'Abraham Lincoln pourra survivre à cette double épreuve. — Ma foi, je n'ai jamais été calé en politique, mais si on avait laissé les Indiens sur leurs terres de toujours au lieu de les enfermer dans des réserves, cela n'arriverait peut-être pas. — Bravo pour cette analyse profonde ! En attendant, nous voici dans une situation difficile : il n'y a plus de soldats par ici. Ils sont tous partis pour combattre les Sudistes. En d'autres termes, il n'y a plus personne pour nous protéger. Alors, j'ai décidé de prendre des précautions : à partir d'aujourd'hui, toutes les di ligences qui partiront de Denver City seront escortées par des gardes. Et je viens t'informer que tu es volontaire pour cette tâche. — Quoi ? Je ne me souviens pas de m’être porté volontaire pour quoi que ce soit ! — C'est parce que tu as des trous de mémoire. Mon ami, tu es désormais le garde de la diligence de Fort-Laramie. Tu vas passer à mon bure au pour prendre un fusil et tu iras monter dessus. Tu l'escorteras jusqu'à sa destination. Tu seras payé un dollar par jour. Tu vois que le Territoire du Colorado sait se montrer généreux. — Mais... — Si tu refuses, je te coffre ! Des motifs, je n'au rais aucun mal à en trouver : avec la quantité de conneries que tu as fait depuis ta naissance ! Alan préféra capituler. — OK, OK, marshal, je suis volontaire. Puisque c’est demandé si gentiment… — À la bonne heure. Je n'en attendais pas moins de toi. Allez, au boulot ! Dans vingt minutes, je veux te voir sur la diligence de Fort-Laramie. Le marshal souleva le rideau et se retourna une dernière fois : — Et un conseil : arrête de tripoter les fesses des petites Indiennes. J'en connais qui se sont fait poignarder pour moins que ça.
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