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Résumé

À sept cents années-lumière de la Terre, autour d’une étoile rouge, gravite une planète dont les habitants ressemblent trait pour trait aux êtres humains. Les femmes y sont d’une beauté surnaturelle. Comme elles ont beaucoup de loisirs et ont un tempérament très chaud, le sexe est leur passe-temps favori. Elles apprécient particulièrement les hommes de la Terre, surtout ceux que la nature a pourvus d’une imposante virilité. C’est ce qui vaudra à Mathieu, jeune homme bien membré, d’être « invité » chez elles. Il en sera ravi mais devra apprendre à obéir à sa maîtresse Kaenima, car ce sont les femmes qui détiennent l’autorité. Il découvrira aussi certains aspects plus sombres de cette planète, où il n’y a pas que la végétation qui est noire. Beaucoup d'érotisme, du gore et une bonne dose d'humour dans ce nouvel opus signé Erika Sauw.

Du même auteur
Le Royaume de la forêt, Éditions NL (2017)

Erika Sauw

LA PLANÈTE
DES FEMMES

ROMAN ÉROTIQUE

editionsNL.com

La Planète des femmes

La musique tonnait si fort qu’il était impossible de se parler, et des lumières aux vives couleurs voltigeaient au-dessus de la piste de danse. Des corps y bougeaient, s’y convulsaient, se frottaient les uns contre les autres. Des parfums de femmes se mêlaient à des odeurs masculines, à des relents d’alcool et à celle du désir, omniprésente dans cette assemblée chauffée au rouge.

Julie était une adolescente peu habituée aux boîtes de nuit. Elle avait rencontré Mathieu, un jeune homme de dix-neuf ans, elle ne savait trop comment, puis elle s’était laissée entraîner en mini-jupe dans ce lieu de dévergondage et se prenait en plein visage l’haleine avinée de son compagnon. Il se trémoussait tout contre elle, les mains voyageant entre son dos et ses fesses, s’insinuant parfois sous sa minijupe et flattant sa culotte de coton, ou bien descendant plus bas, sur ses cuisses. Elle sentait le pantalon de Mathieu enfler, juste sous la ceinture, quand leurs bassins se pressaient l’un contre l’autre. Mais elle était enivrée par la musique et les lumières, par les sensations que lui procuraient les caresses de Mathieu.

C’était la première fois qu’elle s’abandonnait ainsi dans les bras d’un garçon, et pour le moment, elle ne pensait qu’à faire durer cette valse des émotions. Son intensité monta brusquement quand Mathieu posa ses lèvres sur les siennes. Ils continuèrent leur slow langoureusement soudés par la bouche. La jeune fille ne réagit que lorsque la langue de son cavalier pénétra trop profondément en elle. Gênée, elle tenta de se libérer. Mathieu lui dit alors quelque chose qu’elle ne comprit pas.

« Hein ? cria-t-elle.

— Allons dehors ! »

Elle lui obéit.

Ils quittèrent la boîte de nuit sans s’écarter d’un cheveu, collés ensemble comme deux aimants. La musique bourdonnait toujours dans leurs oreilles tandis qu’ils marchaient dans la rue silencieuse et arrosée par l’éclat des lampadaires. La chaleur torride de la journée commençait seulement à s’alléger. Au-dessus des toits, les étoiles scintillaient. Si les deux jeunes gens y avaient fait attention, ils auraient vu l’une d’elles se déplacer lentement.

« Où est-ce que tu m’emmènes ? demanda Julie.

— Nulle part. Je veux juste marcher un peu.

— Il va falloir que je rentre chez moi.

— Je veux profiter de toi. T’es une fille archibandante.

— Bandante, moi ?

— Oui. »

Les doigts de Mathieu serrèrent plus fort ceux de Julie, qui commença à se sentir un peu mal à l’aise. Elle se retrouvait dans des rues qu’elle n’avait jamais parcourues, et qui étaient plutôt mal éclairées.

« Je veux rentrer chez moi, répéta-t-elle.

— Attends. »

Le jeune homme s’arrêta subitement et la plaqua contre une porte.

« Tu me fais trop envie », murmura-t-il.

Aussitôt, il glissa une main entre les cuisses de Julie et chercha sa petite fente à travers sa fine culotte.

« Non, fit-elle.

— Tu n’as pas envie de moi ?

— Si, mais... pas ici.

— Tu n’as jamais rêvé de faire l’amour sous une porte ?

— Je ne veux pas faire l’amour ! Je veux rentrer chez moi.

— Tu vas voir, ça va bien se passer. Je veux d’abord que tu voies ma bite. T’en as jamais vu, hein ? »

Julie aurait préféré se sauver, mais elle était coincée entre la porte et le corps massif du jeune homme. Autour d’elle, toutes les fenêtres étaient noires. Les habitants devaient dormir d’un sommeil profond. Cette scène n’aurait aucun témoin.

Mathieu se décolla heureusement d’elle, mais pour ouvrir son bermuda et baisser son boxer. Il en tira un appendice qui se dressa et s’allongea jusqu’à frôler les vingt centimètres.

« Alors, elle est belle, ma queue, hein ? » susurra-t-il avec une pointe de perversité dans sa voix.

Il imaginait déjà comment il allait l’enfoncer dans le sexe de sa compagne. Quant à elle, c’était la première fois qu’elle voyait un pénis. Elle en était plutôt effrayée, car elle se demandait comment un dard aussi gros allait pouvoir pénétrer son vagin encore vierge. Bien sûr, Mathieu ne lui demanderait pas son autorisation. Même s’il était resté tendre, elle commençait à sentir l’odeur âcre du viol.

« Faut pas avoir peur, dit-il. Touche ma bite. Toutes les nanas adorent ça. Je te demande juste de me branler un peu. »

Elle referma sa main sur l’instrument de son futur supplice et constata à quel point il était dur, et pourtant recouvert d’une peau étonnamment souple.

Mais brusquement, une lumière éblouissante envahit la rue, obligeant Julie à fermer les yeux pour ne pas être aveuglée. Il lui fallut même plaquer les mains sur son visage, car ses paupières n’étaient pas un barrage suffisant.

Cela ne dura que quelques secondes. Quand l’adolescente, effrayée par ce phénomène incompréhensible, se risqua à rouvrir les yeux, elle était seule dans la rue.

Mathieu avait disparu.

ISBN : 978-2-37733-022-5 (ebook)
ISBN : 978-2-37733-021-8 (papier)


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Tous droits réservés
ERIKA SAUW
et Numeriklivres, Paris, France 2017
2e édition

eBook design : Studio Numeriklivres
Nous joindre : contact@numeriklivres.info

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