La Randonnée (érotique gay)

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La randonnée

Bravery

Gay pulp de 115 000 caractères. Corrigé le 29 septembre 2013.
L'ami commun qui a organisé cette randonnée ne peut pas venir, deux garçons qui ne se connaissent pas décident de partir ensemble.

"Rapidement, la chaleur de nos corps réchauffa la petite tente qui nous forçait à plus de proximité. Mon corps était si près du sien que je pouvais entendre sa respiration, et cette promiscuité inhabituelle pour deux personnes qui ne partagent aucune intimité était troublante aussi bien pour moi que pour lui. Je n'osai même pas m'abandonner à mes pensées charnelles de peur qu'il les entende."
Autres titres de Bravery : La confusion des sens, Naïm, Le Biker, Le Nageur et Toronto


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Publié le : mercredi 11 avril 2012
Lecture(s) : 310
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782363072153
Nombre de pages : 50
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La randonnée

(115 000 caractères)

 

Bravery

 

 

 

 

 

 

Chapitre I

 

Bien qu'il fût assez tôt, le soleil commençait déjà à taper à travers le pare-brise de la voiture. Je baissai la vitre, et m'allumai une cigarette un peu nerveusement. Comme à mon habitude, j'étais arrivé en avance à notre point de rencontre, et il me fallait attendre anxieusement l'arrivée de Marc. Je jetai un dernier coup d'œil sur mon sac à dos et essayai de me remémorer tout ce que j'y avais mis, pour m'assurer de ne rien avoir oublié. Au beau milieu des montagnes pendant cinq jours, il serait difficile de se procurer un tube de dentifrice. Cependant, j'interrompis mon inventaire, car après tout, rien n'était plus incertain que cette randonnée. Je m'étais préparé à toute éventualité, même à celle de rentrer chez moi dans l'heure suivante. En effet, ces cinq jours en montagne ne commençaient pas particulièrement bien. Christian en avait eu l'idée et m'avait obligé à prendre une semaine de vacances. Il voulait enfin que ses deux meilleurs amis se rencontrent : Marc et moi. Lui et ses idées… Dès le début, je n'avais pas été enthousiasmé ; dans ce genre de situation, on se sent toujours obligé de bien s'entendre même s'il n'y a aucune affinité. Mais cette fois-ci, il avait réellement exagéré. Comment avait-il pu annuler notre aventure « entre hommes » au dernier moment. Une dispute avec sa copine, avait-il prétexté… Je me retrouvais maintenant comme un con à attendre un mec que je n'avais jamais vu de ma vie et je devais lui annoncer que Christian ne viendrait pas, mais qu'on pouvait partir sans lui… Honnêtement, je ne la sentais pas, cette histoire. Une dispute avec sa copine… Comme si je laissais mon copain me dicter ce que j'avais à faire… Enfin, si j'en avais eu un.

Cinq cigarettes plus tard, une voiture s'arrêta sur le parking désert. Un mec en sortit dont le physique correspondait à la description de Christian : un beau mec bien foutu, brun, peau mate. J'allai à sa rencontre.

— T'es Marc ? demandai-je bêtement.

— Oui, c'est moi. Salut. Christian n'est pas encore là ?

Comment est-ce que je devais lui annoncer la bonne nouvelle.

— Euh, c'est-à-dire qu'il a un petit changement de programme…

Bel euphémisme… Après une courte explication assez embrouillée, il saisit la situation.

— Mais si tu veux, on peut partir à la découverte de la nature tous les deux. Au cas où, j'ai emporté tout mon matériel.

Le beau Marc ne savait visiblement pas cacher sa déception. Il resta un instant silencieux, et sembla à première vue un peu réticent.

— Après tout, pourquoi pas. J'ai une semaine de congé, autant en profiter.

Je me demandai s'il avait accepté ma proposition par politesse, ou si l'idée de passer cinq jours avec un sombre inconnu lui plaisait. Dans les deux cas de figure, la perspective de ces quelques jours ne semblait pas très réjouissante.

Après avoir regardé la carte, et décidé du chemin à prendre pour notre première étape, nous nous mîmes en marche, chacun équipé de son sac à dos. Au début, l'atmosphère était un peu tendue, nous marchions silencieusement, l'un derrière l'autre. Je remarquai rapidement que sa condition physique n'avait rien à envier à personne. Je me mis à sourire à l'idée de voir Christian nous courir après, en se plaignant que nous marchions trop vite. Son dynamisme me plut ; à défaut d'une grande complicité, ces quelques jours de dépense physique me feraient le plus grand bien.

Lorsque nous fîmes une pause pour avaler notre déjeuner, nous nous sentîmes obligés de converser un peu. Curieusement, cela ne me coûta pas tant d'efforts. Nous remarquâmes rapidement que nous nous connaissions un peu à travers les récits que Christian avait faits de nous. Je n'eus pas vraiment le sentiment que Marc pourrait devenir un grand ami, mais je me sentis rassuré quant à notre petite escapade dans la nature.

Quand la nuit se mit à tomber et qu'il nous fallut monter la tente, je me sentais vraiment à l'aise en sa compagnie, et le sentiment de ne pas le connaître ne me dérangeait plus. Pendant que je montais la petite tente igloo qui devait nous abriter pour la nuit, Marc préparait le dîner : raviolis en conserve réchauffés par notre Butagaz.

Avec la tombée de la nuit, la nature fit valoir ses droits et nous nous sentîmes pour la première fois réellement isolés du reste du monde. L'air étant assez frais, je m'enroulai dans mon gros pull en laine et m'approchai du feu que nous avions allumé. Le crépitement du feu et le bruit des oiseaux nocturnes comblaient nos silences. Après cette longue journée de marche, je sentis chaque muscle de mes jambes. Puis, je me mis à observer le visage de Marc, illuminé par la lueur du feu, et me rendis compte que je ne l'avais pas vraiment regardé jusqu'à présent. Les traits de son visage étaient assez marqués, sa large mâchoire lui donnait un air viril et ses sourcils épais mettaient en valeur ses yeux verts en amande. Ses lèvres fines étaient peu bavardes, et à bien l'observer, il me donna l'impression d'être quelqu'un d'assez réservé. Il remarqua alors que je l'observais, et nous échangeâmes un regard insondable, sans dire un mot. Puis, il se leva le premier et proposa d'aller se coucher.

Une fois à l'intérieur, la tente se révéla être assez étroite ; il y avait juste de quoi y glisser deux sacs de couchage. Il se déshabilla sans fausse pudeur, et n'eut pas de honte à se mettre nu sous mes yeux. Le reste de son corps était à l'image de ses jambes musclées. Ses bras larges et puissants semblaient avoir été forgés dans de l'acier, tandis qu'au moindre mouvement, on voyait les muscles de son torse aux contours dessinés. Éclairés par la faible lueur de notre lampe de poche, ses pectoraux et ses abdominaux me parurent trop épais pour quelqu'un qui ne se préoccupe pas de son corps et sa peau bronzée mettait en relief chacune de ses courbes masculines. Je ne parvins pas à dissimuler ma fascination pour son corps d'Apollon et il remarqua certainement l'attention suspecte que je prêtais à son corps, mais il ne me le fit pas sentir. Tandis qu'il se glissa nu comme un ver dans son sac de couchage, je gardai mon slip de peur de me mettre à bander. Rapidement, la chaleur de nos corps réchauffa la petite tente qui nous forçait à plus de proximité, et il ne nous fut pas permis de fermer nos sacs. Malgré la fatigue de la journée, aucun de nous n'était prêt à s'endormir. Mon corps était si près du sien que je pouvais entendre sa respiration, et cette promiscuité inhabituelle pour deux personnes qui ne partagent aucune intimité était troublante aussi bien pour moi que pour lui. Je n'osai même pas m'abandonner à mes pensées charnelles de peur qu'il les entende. Finalement, notre épuisement eut raison de notre gêne et nous nous assoupîmes.

 

 

 

Chapitre II

 

Lorsque la chaleur du matin me réveilla, j'entrouvris mes yeux ivres de sommeil et distinguai Marc, allongé sur le ventre près de moi, qui, accoudé, me regardait en souriant. Je ne saisis pas tout de suite la raison de son sourire moqueur, il me fallut encore quelques secondes pour émerger : ayant eu trop chaud pendant la nuit, je m'étais débarrassé de mon sac de couchage, et j'étais étendu, seulement vêtu d'un slip qui contenait à peine mon érection matinale. J’étais encore trop fatigué pour me sentir gêné. Et malgré mes efforts, je ne parvins pas à calmer mon érection. Marc qui m'exposait son corps splendide dans toute sa nudité ne m'aida pas beaucoup à contrôler mes envies charnelles. La vue de son petit cul musclé éveilla en moi le désir de le saisir fermement dans ma main.

— Eh bien, dis donc, on peut dire que tu as une sacrée forme.

Je ne sus pas quoi répondre à sa remarque sarcastique et en libérant fièrement ma queue de mon slip devenu trop étroit, je prétextai que mon pauvre pénis n'avait pas souvent eu l'occasion de se dégorger ces derniers temps. Il regarda mon sexe sans cacher son étonnement et rétorqua :

— À en regarder la taille, ça doit faire des mois que tu ne t'es pas défoulé…

Puis il poursuivit en riant :

— Pendant que tu te lèves, je vais préparer le café.

Bien, le message était assez clair, c'était tout l'effet que produisait ma queue sur lui… Il fallait sans cesse que ce soient des hétéros qui m'excitent à ce point. Résigné, je sortis de la tente, et la beauté du paysage me fit vite oublier mes frustrations. L'air était si doux et si pur que j'eus presque mauvaise conscience à allumer ma cigarette qui accompagne toujours le premier café.

Avant de décamper, nous décidâmes de faire notre toilette du matin dans le petit ruisseau qui coulait près de notre campement. L'eau gelée des glaciers me permit de contenir mes envies sexuelles, ce qui était bien utile, car Marc n'avait aucune pudeur à exhiber son corps athlétique dont il devait sûrement le résultat à des heures passées au studio. Mon regard s'attarda sur ses épaules carrées, sur ses pectoraux saillants, puis sur sa fine taille. Ses abdominaux comptaient fièrement six blocs, et le muscle de l'aine que je trouve si sexy se dessinait clairement sur son bas-ventre. Quant à la taille de son sexe, il n'avait rien à envier au mien, je ne savais pas à quoi il ressemblait quand il était en érection, mais cela devait certainement valoir le détour. De toute évidence, Marc ne faisait pas partie de ces mecs qui musclent leurs biceps et en oublient leurs jambes. Ses cuisses étaient aussi épaisses que celles d'un footballeur.

Alors que je craignais qu'il remarque l'attention ambiguë que je portais à sa musculature, je surpris son regard scruter chaque parcelle de mon corps. Les heures que je passais en salle de musculation et surtout dans le bassin de la piscine municipale me donnaient suffisamment d'assurance pour tenir la comparaison. Mes muscles n'étaient certes pas aussi épais que les siens mais en contrepartie, leurs contours étaient mieux dessinés. Dans sa candeur naïve d'hétéro, il n'avait aucune gêne à me mater comme il aurait admiré, avec une lueur d'envie dans le regard, la super carrosserie d'une voiture. Rapidement, il commença à me poser des questions sur mes méthodes d'entraînement, et nous trouvâmes enfin un intérêt commun : le sport et le besoin inassouvissable de se dépasser.

Mais pendant que je lui parlais, il ne cessait pas de fixer impudemment mon sexe comme si ce que je lui racontais ne l'intéressait pas. Au bout d'un moment, il se rendit compte qu'il regardait mon pieu d'un œil un peu trop insistant. D'un air un peu moqueur, je lui dis :

— Tu n'as jamais vu un pénis ?

— Pour être honnête, je n'ai jamais vu un pénis circoncis. Tu t'es fait circoncire à la naissance ?

Sa simplicité me fit sourire. En lui tendant ma bite, je lui expliquais que je m'étais fait opéré il y avait trois ans. Il prit mon sexe dans sa main, et l'observa sous toutes ses coutures, pendant que je lui faisais l'inventaire de tout ce que j'avais gagné : une plus grande endurance au lit, plus d'hygiène (pour la fellation, c'est important), et une queue plus esthétique. Sa fascination m'amusa, mais la situation devenant un peu absurde, je lui dis ironiquement :

— Ne la garde pas trop longtemps dans ta main, j'ai eu assez de mal comme ça ce matin pour me débarrasser de mon érection.

Il répondit spontanément en me regardant dans les yeux :

— Tu crois vraiment qu'un mec peut arriver à nous donner la gaule ?

— Comme tu t'y prends, c'est peut-être un peu insuffisant, il faudrait y mettre un peu plus de passion.

Mais au lieu que ma plaisanterie le fasse sourire, il me...

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