Le Château des Plaisirs - Les dieux du court

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Le Château des Plaisirs - Les dieux du court







Publié le : jeudi 29 novembre 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782823804768
Nombre de pages : 16
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couverture
Vonnick de Rosmadec

Le Château des Plaisirs
 Les dieux du court

12-21

C’était le dernier dimanche de juin. Un stage de huit jours s’achevait. Et comme le voulait la coutume, une fête grandiose de l’amour allait se dérouler au Château des Plaisirs.

Ghislaine avait prié Éros de lui accorder du beau temps. Il avait exaucé son vœu. Le ciel était d’un bleu limpide et la grosse chaleur au rendez-vous.

La Marquise avait affiché le programme de la journée dans le hall de son manoir et chacun avait pu apprécier l’impeccable ordonnancement des distractions proposées.

Dès neuf heures commencerait le tournoi de tennis. Tous bien sûr s’y rendraient car le règlement instauré par la patronne voulait que tous ses pensionnaires ou adhérents libres soient présents lors des matches ou des manifestations qui allaient se dérouler. En ce jour béni, chacun devait participer, ne serait-ce qu’en tant que simple spectateur, à l’effort des sportifs.

C’est ainsi qu’une cinquantaine de membres de l’association se retrouvèrent sur le court numéro 1 pour admirer les joueuses et les joueurs dirigés par Louis, leur professeur. C’est lui qui avait décidé des règles de l’exhibition et qui serait opposé à qui. Il était impossible bien entendu en soixante minutes de faire un véritable tournoi. Aussi avait-il décidé que toutes les parties se disputeraient en trois jeux gagnants, que ce soient des simples ou des doubles, des dames ou des messieurs.

Pendant que les invités prenaient place sur les gradins qui cernaient le terrain, Louis et M. Gérald, qui avait été un joueur classé durant sa jeunesse, firent quelques échanges pleins de sûreté et d’élégance. Le vieux comte en chemise Lacoste sur son pantalon de flanelle blanc avait un style très pur, et le jeune prof avait la délicatesse de ne pas le faire trop courir, se contentant de renvoyer les balles à ses pieds.

Leur exhibition ne dura que quelques minutes, le temps pour les deux joueuses qui allaient s’affronter de se préparer. Il s’agissait de Florence, la cavalière, et de Marianne, qui pour l’occasion ne portait pas ce short noir en velours qu’elle avait eu tant de mal à quitter l’autre soir. La Marquise expliqua qu’on allait assister à des matches assez spéciaux car on allait pouvoir admirer les anatomies intimes des joueurs en mouvement.

— Quoi, ils vont jouer à poil ? demanda tout net Loustalou.

— Pas exactement, expliqua Louis en prenant place sur la chaise de l’arbitre. Mais au cours du match, ils se débarrasseront de tel ou tel vêtement superflu à vos yeux et aux miens aussi d’ailleurs.

— Après le poker déshabillé, c’est du strip-tennis que vous nous proposez là ? demanda Éric qui déjà se réjouissait de voir des joueuses courir, sauter et suer à demi nues sur la terre battue.

— Oui, si l’on veut, répondit Ghislaine. Je pense que vous serez charmés de voir enfin ce que nous cachent les sportifs lors des compétitions. Laquelle d’entre nous, mes amies, n’a rêvé comme je le fais quand je regarde des rugbymen, pour prendre un exemple, de voir et même de toucher les muscles de leurs fesses, de leur torse, de…

— … de leurs bites et de leurs couilles ! cria spontanément Mimi.

— Oui, tu dis ce que nous pensons toutes en admirant les athlètes en plein effort, quelle que soit leur discipline.

— Et nous, les mâles, vous croyez qu’on n’a pas envie de voir les championnes courir, sauter, jouer au hand ou lancer le javelot entièrement à poil ? remarqua Loustalou.

— Moi, chaque fois que commence le tournoi de Roland-Garros, je le suis à la télé et scrute le cul de ces demoiselles quand elles cavalent. Je voudrais voir leurs fesses et leurs seins se mouvoir sans la moindre tenue de sport, reconnut volontiers Jérôme. J’attrape des torticolis quand je regarde un tournoi à la télé à force de me décrocher le cou pour tenter en vain de deviner la forme d’un postérieur, sa dureté, sa texture… Il m’arrive même de me mettre à quatre pattes devant mon poste pour tenter de tout voir sous la jupette…

— Eh bien, je pense que vous apprécierez. Louis, si vous le voulez bien, commençons ! conclut la Marquise.

Le prof consulta son organigramme et demanda à Florence, dix-neuf ans, et à Marianne, vingt-trois, de venir s’affronter. Elles pénétrèrent en sautillant sur le court en se tenant par la main. Elles vinrent se placer le long du filet, posèrent leurs raquettes, s’enlacèrent et s’embrassèrent sur la bouche pendant une longue minute sans la moindre gêne. Ce baiser était bien évidemment une idée de la Marquise pour érotiser le jeu dès le commencement du match.

La première était, on le sait, rousse, la seconde, brune. La plus jeune portait un polo vert sous lequel ses seins bougeaient librement à chaque pas et une jupette blanche parfaitement indécente tant elle était courte. Son aînée avait un polo rouge largement échancré sur une poitrine prise dans un soutien-gorge. Sa jupette était blanche elle aussi.

Ce baiser surprenant pour des jeunes filles qui aimaient avant tout les hommes, n’était que le prélude à une autre démonstration non moins étonnante et pleine d’humour. Les deux joueuses, en effet, se placèrent devant la chaise de l’arbitre et, lui tournant le dos, relevèrent leur jupe et se penchèrent en avant pour lui présenter leur cul avec un bel ensemble.

L’arbitre leva une main vers le ciel comme s’il leur donnait sa bénédiction.

Aussitôt des cris indignés s’élevèrent dans la tribune qui leur faisait face.

— Et nous ? Et nous ? C’est trop injuste ! Montrez-nous vos petits culs, mesdemoiselles !

— Remboursez ! cria Loustalou en riant.

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