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Le trapéziste

De
7 pages

Les amours acrobatiques d'un trapéziste et sa maîtresse.





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couverture
Marie Lincourt

Le trapéziste

12-21

Alice s’avance dans la queue. Le guichet est pris d’assaut, le spectacle ne va pas tarder à commencer. Déjà les enfants impatients piétinent sur place, tirant leur mère par la manche. Mais cela ne sert à rien. Il faut attendre son tour. L’émotion commence à la gagner. La même émotion, intacte, retrouvée, que lorsque ses grands-parents l’emmenaient au cirque, petite ; elle a toujours gardé, enfoui en elle, le souvenir de ses rires et de ses frayeurs, de ses battements de cœur aussi. Et elle en a souvent parlé à David, son mari, qui lui a fait cette surprise-là aujourd’hui, pour ses 30 ans.

Assise au troisième rang, elle éprouve à nouveau cette tension qui met tous ses sens en éveil. Une demi-heure déjà ! Elle ressent le spectacle plus qu’elle ne le voit. Une odeur de sueur flotte autour d’elle qui, mêlée aux mélopées de l’orchestre, aux grondements sourds des fauves en cage, joue sur ses nerfs et sans qu’elle sache pourquoi, les électrise déjà.

Puis le décor disparaît subitement et la scène s’enveloppe d’obscurité avant de se rallumer sur un groupe de trapézistes volants. Trois hommes à demi nus, aux torses luisants, aux pectoraux de fer, surgissent alors devant elle, moulés dans leurs collants de stretch qui dévoilent avec complaisance leurs culs rebondis, leurs sexes comprimés mais dont la bosse tend indécemment le tissu de Nylon trop fin, leurs cuisses aux muscles longs et denses. L’un d’eux retient son regard, elle sait très bien pourquoi. Brun, les cheveux légèrement bouclés, les yeux très noirs, il émane de lui une force étrange et animale. Aussitôt l’attention d’Alice est captée et demeure prisonnière de l’homme. Elle ferme les yeux et revoit les images qui la hantent. Car ce n’est pas la première fois qu’elle voit l’homme. Elle l’a rencontré, voilà deux semaines, aux puces de Saint-Ouen. Immédiatement sa silhouette avait retenu son attention. Il lui avait souri et elle avait baissé les yeux, comme une écolière de pensionnat religieux. Puis ils avaient engagé très vite la conversation. Il l’avait ensuite conduite à son cirque, où en cette heure encore matinale, il n’y avait personne sur la scène.

— Je travaille au trapèze, avait-il avoué, voulez-vous essayer de monter dessus ?

Elle avait accepté, refoulant sa peur pour lui plaire, mais l’homme, conscient de ses craintes, n’avait hissé le trapèze que d’un mètre au-dessus du sol. Assise en équilibre précaire sur la barre, elle l’avait vu s’approcher d’elle et lui caresser les jambes. Elle s’était renversée en arrière et laissé faire, tout à son plaisir de découvrir des horizons nouveaux. Puis il avait hissé le trapèze un peu plus haut et les caresses de l’homme étaient devenues plus précises. Ses mains étaient remontées sous sa jupe tandis qu’il s’était assis à ses côtés, la coinçant contre les cordes qu’elle agrippait avec inquiétude. Les mains de l’homme, à la recherche de son sexe, avaient écarté le slip de soie qu’elle portait et s’étaient glissées comme deux voleurs dans l’interstice déjà humide de ses lèvres. Elle avait fermé les yeux tout en se raccrochant encore davantage aux cordes qui lui blessaient les doigts. L’homme avait à nouveau élevé le trapèze, si haut qu’elle en tremblait presque. Le danger était devenu encore plus présent dans son esprit et c’était ce danger même qui décuplait ses émotions et lui mettait les sens à vif. L’homme, habitué au vide, ne semblait éprouver aucune gêne. Il se baissa sur le trapèze pour guider ses lèvres et sa bouche vers le sexe d’Alice. Elle eut peur pour lui, pour elle, et n’osa bouger, cambrant le ventre et écartant ses jambes pour l’aider à mieux la fouiller. Il la suça longuement, voracement, tandis qu’elle se mordait les lèvres jusqu’au sang pour ne pas hurler de peur et de jouissance entremêlées. L’angoisse du vide augmentait chaque fois davantage son plaisir où la peur de la mort et le désir intense qu’elle avait de lui croissaient dans le même temps. L’homme enfin fit monter le trapèze en haut du chapiteau. Il se mit debout, bien en appui sur la barre, et plaça une jambe de chaque côté d’Alice, lui présentant un sexe démesurément bandé qui pointait, arrogant et agressif, hors de son slip. D’un léger mouvement des reins, il appuya son gland sur la bouche entrouverte d’Alice. L’obscénité de la scène l’excita violemment et elle sortit sa langue pour sentir la force et le goût de l’homme. Il poussa alors plus avant son bassin, envahissant la bouche vaincue devenue impatiente. Alicia le lécha avec entrain, enfonçant la virilité jusqu’à la limite de l’étouffement. Des larmes perlèrent à ses yeux tandis que sa langue torturait de plaisir la hampe. Puis le trapéziste se retira de ce fourreau soyeux où il ne voulait pas prendre son plaisir, et s’accroupit devant elle. À califourchon sur elle, il la chevaucha un moment avant de la pénétrer brutalement d’un simple coup de reins. Cette fois elle hurla pour de bon. La douleur la cuisait, la rage d’être prise sans ménagement, la peur de tomber, tout vint s’emmêler dans son esprit. Les cordes s’enfonçaient dans ses chairs, la blessaient jusqu’au sang tant elle les serrait. Elle se laissa faire, poupée docile incapable de résister tandis qu’il la labourait à demi accroupi sur elle. Le vertige la prit, elle resserra les muscles de son sexe autour du sien comme si eux seuls pouvaient l’empêcher de tomber. La jouissance irradia tout son être. Elle sentit sa chatte la brûler, la queue de l’homme devenir si dure qu’elle s’imaginait traversée du sexe jusqu’à la tête. Elle accompagna le mouvement, brûlée par la douleur et le plaisir en même temps, jusqu’au moment où il explosa enfin en elle, avec une violence qui semblait ne jamais devoir finir. Elle faillit lâcher prise tandis qu’elle se sentit envahie de vibrations qui l’emplissaient tout entière et la faisaient trembler de la tête aux pieds en une extase sublime qu’elle n’avait jamais connue jusqu’alors…

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