Cet ouvrage et des milliers d'autres font partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour les lire en ligne
En savoir plus

Partagez cette publication

Vous aimerez aussi

Neuf histoires de sexe

de numeriklivres

L'ivresse du plaisir

de numeriklivres

La Stagiaire

de numeriklivres

suivant
Résumé
Nathalie monte à Paris pour y rencontrer son amant. Le temps d’un week-end, toutes les attaches sont rompues, et toutes les illusions, permises. Des plaisirs d’un premier baiser aux excès d’un amour sans lendemain, la route est longue et délicieuse, et Nathalie se lance dans ces aventures intimes avec toute l’énergie d’une femme que le mariage ne comble plus depuis longtemps. Tandis que les jours sont dédiés aux découvertes touristiques, le couple destine les heures de la nuit à des excursions rythmées par de voluptueuses étreintes. Dévorés par leur besoin de passion et de tendresse, Nathalie et son amant s’embarquent dans un voyage dont ils ne connaîtront que bien plus tard la destination. Une chose est sûre : ils comptent profiter de chaque instant ! Un roman avec lequel Thomas Galley, d’une écriture délicate, invite le lecteur à un parcours initiatique semé de plaisirs amoureux et de réflexions existentielles... et lui réserve une fin surprenante.
DU MÊME AUTEUR Les Chattes, érotisme, Éditions Numeriklivres 2014.
VOIR TOUS LES TITRES DE LA MÊME CATÉGORIE
Thomas Galley
LES AVENTURES INTIMES DE NATHALIE
ISBN 978-2-89717-641-9
numeriklire.net
AVERTISSEMENT
Lesaventures intimes de Nathaliele récit d’une rencontre. C’est le classique est « Boy meets girl », d’abord sur les ondes du virtuel, ensuite sur un quai de gare et, pour terminer, dans une chambre d’hôtel. Mais je ne vous laisse pas imaginer ce qui se passe entre eux, je vous le montre, d’après la rece tte de ce grand romantique qui a déjà clamé que « cela doit être beau à voir ! » Nathalie et Stefan sont des adultes responsables et pleinement sexués qui décident de vivre, l’espace d’un week-end, leur amour. Ils p assent des heures et des heures à découvrir leurs corps, et j’ai tenu à donner le dét ail de leurs explorations. Ce choix risque de choquer plus d’un. En cela, si vous êtes facilement embarrassé(e) s par les désirs de la chair, un conseil avant de pousser plus loin : abstenez-vous !
Tout est l’amour, et dans celle qui est aimée se viennent enfermer les mondes. En dehors, il n’y a que le néant, moins que le néant…
Joseph Arthur de Gobineau,Les Amants de Kandahar Je dédie ce simple récit « aux sombres héros », mai s surtout à celles qui leur rendent le sourire.
L’arrivée
Quel froid à Paris, au mois de janvier... Stefan fit le tour du hall, à la recherche d’un endroit un peu plus avenant, un peu plus chaud, pour y passer le temps qui le séparait d’elle. L’air glacé avait envahi la gare tout entiè re, et les palmiers dans leurs caisses démesurées semblaient se moquer de la foule frileus e à leurs pieds. Gare de Lyon, franchement, c’est dérisoire, un tel nom par un temps pareil, pensa Stefan. Il partit vers l’escalier qui allait le mener au niveau inférieur, dans l’espoir que les couloirs du métro auraient pu garder des relents de la chaleur des ge ns qui y passaient par milliers. En vain. Il y avait le vent en moins, mais cela n’aida it pas vraiment. Et de plus, il voulait rester le plus près possible des quais. Encore une malédiction de la SNCF. Pas fichus d’annoncer le quai à l’avance, ces gars-là. Incroya ble que d’obliger les gens à geler ainsi pendant si longtemps. Aussi Stefan restait-il dans le froid, à guetter l’instant magique où les lettres du grand tableau des arrivée s allaient enfin annoncer le train qu’il attendait depuis des heures. Encore que réellement, il l’attendait depuis des mois. Ses pensées divaguaient, partaient à la dérive, à la rencontre de ce TGV qui fonçait à travers la nuit glaciale. Elle y serait. Voiture 6… Il se le répétait, encore et encore, comme un talisman entre lui et un avenir sans elle. Le cliquetis des lettres roulantes lui rappela le tableau et attira son attention sur les arrivées qu’on y annonçait. Les trains étaient tous à l’heure. Le sien aussi ? Le ballet des lettres avait fait changer de colonne le train de Montpellier. Indiqué en bas à gauche maintenant, il n’y avait plus qu’une petite demi-heure entre elle et lui. Mais toujours pas l’indication du quai d’arrivée. Stefan soupira et décida de faire, une énième fois, le tour du hall. Les palmiers avaient vu de meilleurs jours aussi, s ongea-t-il en repassant devant leurs caisses peu hospitalières. Il y en avait un q ui lui paraissait mort, mais en vrai Teuton, il n’était pas très fort en matière de palm iers. Tout était fermé à cette heure-ci, sauf la petite librairie, où il aurait peut-être trouvé un refuge temporaire s’il n’avait pas apporté le bouquin qu’il était en train de lire : Aurélien, de Louis Aragon. « Le plus beau roman d’amour d’Aragon », prétendait le texte sur la couverture. C’est ce que l’on va voir, pensa Stefan, imaginant les insultes qu’il au rait aimé adresser aux types du marketing capables de sortir de telles niaiseries. Il trembla rien qu’à l’idée de s’installer sur un des bancs, immobile et livré au froid qui pénétrait partout et contre lequel le mouvement con tinuel était le seul remède. Au-dessus de sa tête, le cliquetis se fit à nouveau entendre. Il leva les yeux vers le tableau. Les lettres étaient encore en train de s’ordonner p our éplucher le nom de Montpellier quand il entendit l’annonce du haut-parleur : « Le TGV numéro 6220 en provenance de Montpellier va entrer en gare, quai H. Je répète… » Inutile de répéter. Stefan avait compris et il fonça vers ce quai H. Il ne se demanda plus s’il avait le droit d’y pénétrer. Il traversa la bande qui le séparait du hall et s’enga gea le long des voies. Il partit à la rencontre du TGV pour avancer de quelques millièmes de seconde l’instant où la bête énorme qui venait de parcourir plus de 500 kilomètres allait enfin lui amener la femme qui hantait ses jours et ses nuits depuis des mois. Il vit approcher les phares. Ils déchirèrent l’obscurité qui régnait au-delà des quais.
Le TGV avait considérablement réduit sa vitesse. Sur les derniers mètres, Stefan eut l’impression de le voir progresser au ralenti. Même en y réfléchissant de près, Stefan n’aurait pas su donner de détails sur le train. La seule chose qui s’ancra dans sa mémoire, c’était le silence de la machine qui avançait. Puis, tout mouvement cessa. Le train était arrivé. Un instant après, les portes s’ouvrirent et Stefan tendit le cou pour regarder s ortir les voyageurs. Il chercha les femmes et les dévisagea. Et s’il ne la reconnaissai t pas ? Il n’y avait pas de raison pourtant. Bien sûr, il était myope, mais il portait ses lunettes. Et puis, il y avait les photos. À force de les contempler, les moindres détails de son visage s’étaient gravés dans sa mémoire – et une bonne partie de ses neuron es n’avait été consacrée qu’à cela. Il dut sourire face à sa panique infondée. Peu importe, il eut peur de la rater.
Sur le quai
Finalement, une femme aux longs cheveux bouffants, un sourire amorcé sur les lèvres, comme tenu en réserve, apparut entre les po rtes ouvertes. Comme lui, elle tendait le cou, visiblement à la recherche de quelq u’un, dont elle voulait attirer l’attention par ce geste qui la faisait ressortir de la masse. Leurs regards se croisèrent et ils se reconnurent presque à l’instant même. Nat halie descendit les marches et, arrivée sur le quai, se dégagea de la cohue. Elle s’arrêta, le sourire pleinement épanoui depuis qu’elle avait reconnu l’homme qui l’attendait. Stefan sentit s’étirer les millièmes de seconde qui précédèrent l’action de ses muscles et ce fut pendant ces infimes instants d’une éternité comprimée que les traits du visage de la femme finirent par s’imprimer, indélébiles, dans le tissu de son cerveau. Stefan la contempla. Telle que sur les photos qu’el le lui avait envoyées, mais, en même temps, différente. Une différence qu’il ne sut expliquer d’abord, mais dans laquelle entraient la vie qui animait sa figure et la force des sentiments qu’elle irradiait. Quelque chose qui avait besoin, pour être compris, de plus que de rayons de lumière et d’un bout de matière organique pour les capter au b out du parcours ; qui devait s’adresser directement aux courants électriques don t était animée la matière grise à laquelle les yeux étaient liés. Il chercha à releve r les attributs qui changeaient l’ovale rayonnant en physionomie, et, à force de regarder, ils s’imposèrent à lui, un par un, comme sur les clichés : ses cheveux longs et un rien bouclés, son front droit, son nez en trompette et, surtout, ses pommettes saillantes rendues si remarquables par son sourire. C’était le premier trait de son visage qu’ il avait noté, qu’il avait étudié avec application sur toutes les photos. Elle portait une veste bleue contre le froid, un pe tit sac noir, des bottes. C’était tout ce que Stefan eut le temps de remarquer avant qu’ils fussent arrivés assez près l’un de l’autre – avant qu’il la serrât très fort dans ses bras, presque violemment. Avant de fermer les yeux et de se laisser emporter par la vague de chaleur qui la précédait. Ce furent des moments de pur bonheur. La tenir, sentir ou plutôt deviner les formes de son corps à travers les couches de vêtements, la joue qui effleurait la sienne, respirer l’odeur qui se dégageait de ces quelques centimètres carrés de peau nue, s’en remplir les narines et les poumons, plonger au fond d’un abîme insondable de volupté que cet échantillon laissait entrevoir et dont il p romettait les délices en même temps. Trouver ses lèvres qui s’ouvrirent légèrement et qu ’il aspira avidement. C’était leur toute première rencontre, et la distance entre eux avait déjà cessé d’exister, abolie jusqu’à son souvenir. « Je ne te lâcherai plus jamais, Nathalie… plus jamais ! » Ensuite, le silence. Son visage enfoui dans l’abond ance de sa chevelure, sa voix étouffée par les vagues soyeuses d’une crinière don t chaque mèche semblait offrir l’amour et l’oubli. Le silence que les autres passa gers, dont les flots se déversaient toujours sur le quai, n’arrivaient pas à rompre, qu e les bousculades de la foule ne pouvaient faire cesser et qui enfermait les deux am ants dans une bulle où leurs étreintes devenaient plus fermes et leurs baisers plus profonds.
Connaissance
Les yeux fermés, baigné dans l’odeur de Nathalie, Stefan sentit surgir des souvenirs qui le ramenèrent au tout début de leur relation. Il y avait une phrase en particulier qu’il entendit retentir en lui pendant qu’ils s’embrassaient – des inconnus encore, mais si familiers déjà l’un de l’autre. Personne ne les ava it jamais prononcés devant lui, les mots qui la composaient, et pourtant, ses échos rem plissaient sa tête. Les lettres s’y affichèrent, presque palpables : « Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir ». C’était le bonjour que Nathalie lançait aux internautes qui venaient visiter son profil. Il était tombé dessus en cherchant des correspondants francophones. Dès sa première visite, il fut fasciné. La bienveillance, voire le défi, d’un tel accueil décida Stefan à contacter la personne qui s’abritait derrière l’anonymat d’un pseudonyme. Des rêves – il n’avait pas encore osé se les avouer, à cette époque-là. Il admettait juste la banalité d’en avoir – comme tout le monde. Mais il les sentait confusément remuer au fond de sa conscience, prêts à fondre sur lui au moindre geste imprudent, à la moindre ouverture dans l’armure du quotidien. Su r le quai de la Gare de Lyon, pendant que sa bouche était collée à celle de Natha lie, Stefan fut assailli par le souvenir des débuts de leur relation, de leurs premiers échanges. Il lui avait laissé un message. Quelques heures apr ès, il avait trouvé une réponse dans sa boîte de réception. Ce premier contact fut le point de départ d’une correspondance régulière. D’abord, c’était les mails. Mais Nathalie l’admit très bientôt dans ses contacts de messagerie, et ils se rencontraient presque quotidiennement en ligne. Leurs conversations étaient loin de toute banalité, même si parfois ils ne purent pas éviter de parler météo. Mais même celle-ci deve nait attirante quand Nathalie la discutait, quand elle lui racontait la pluie sur Montpellier, le soleil sur la plage et la mer, ses promenades le long de la côte, le vent qui tira it sur ses cheveux. Ou quand lui parlait de la fin de l’été allemand, de l’odeur que dégageait la forêt humide après la pluie, des nuages bas que le vent faisait fuir au-dessus des champs moissonnés et des essaims de grues et d’oies sauvages qui y ramassaient les derniers grains en automne. Cette idée d’automne et de ses premiers froids se confondit avec le froid bien réel de Paris qui, malgré la chaleur du corps de la femme e ntre ses bras, piquait. Et la présence de Nathalie, de ses lèvres sur sa bouche, de son odeur dans ses narines et de sa douceur sur sa peau, le rappela à la surface de sa conscience après l’avoir fait plonger au fond de sa mémoire. Il se retrouva dans la réalité crue de la gare, sur le quai rempli de monde, à quelques pas de la nuit qui se g lissait dans les interstices laissés ouverts entre les parois métalliques du train et la couverture du quai. Nathalie et lui étaient soudés l’un à l’autre. Elle venait de céder devant les coups explorateurs de sa langue et l’avait laissé entrer dans l’intimité de sa bouche. Stefan explora le terrain inconnu et plein de promesses qui s’étendait derrière les dents dont il sentit les pointes et les surfaces lisses contre sa chair. Lui aussi, il s’ouvrit aux caresses de plus en plus exigeantes de Nathalie. Ils se dégustèrent, prirent des bouchées délicieuses et avalèrent l’autre comme pour en faire une partie d’ eux-mêmes. Leurs goûts se mélangèrent, et leurs yeux, fermés d’abord, s’ouvri rent – autant de portes par lesquelles l’autre pouvait librement pénétrer.
ISBN 978-2-89717-641-9
numeriklire.net
Tous droits réservés
Thomas Galley
et Numeriklivres, 2014
eBook design :Studio iBookthèque Nous joindre :numeriklivres@gmail.com
Cette oeuvre est protégée par le droit d'auteur, nous vous prions de ne pas la diffuser, notamment à travers le Web ou les réseaux d'échange et de partage de fichier. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, de tout ou partie de cette oeuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivant du Code de la propriété intellectuelle.
Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux Facebook |Twitter |Pinterest
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin

Avertissement

Ce thème est destiné à un public légalement majeur et averti. Il contient des textes et certaines images à caractère érotique ou sexuel.

En entrant sur cette page, vous certifiez :

  • 1. avoir atteint l'âge légal de majorité de votre pays de résidence.
  • 2. avoir pris connaissance du caractère érotique de ce document.
  • 4. vous engager à ne pas diffuser le contenu de ce document.
  • 4. vous engager à ne pas diffuser le contenu de ce document.
  • 5. consulter ce document à titre purement personnel en n'impliquant aucune société ou organisme d'État.
  • 6. vous engager à mettre en oeuvre tous les moyens existants à ce jour pour empêcher n'importe quel mineur d'accéder à ce document.
  • 7. déclarer n'être choqué(e) par aucun type de sexualité.

Nous nous dégageons de toute responsabilité en cas de non-respect des points précédemment énumérés.