Les émotions de Sébastien (érotique gay)

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Les émotions de Sébastien

Gâ-L

Gay pulp de 182 000 caractères
Histoires écrites par Gâ-L, camarade de Lycée et confesseur de Sébastien. Celui-ci, comme tous les jeunes homos, tombe régulièrement amoureux de copains de classe (tous plus beaux les uns que les autres), malheureusement aux tendances hétéros confirmées. Aussi Gâ-L pour consoler Sébastien écrit pour lui les fantasmes qu'il aurait aimé vivre. Très très chaud ! Textes écrits sans retenue dans la fougue de la jeunesse.


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20150120
Publié le : mercredi 11 avril 2012
Lecture(s) : 231
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782363072276
Nombre de pages : 138
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Les émotions de Sébastien

(182 000 caractères)

 

Gâ-L

 

Avant-propos de l'éditeur :

Ces histoires ont été écrites par Gâ-L, camarade de Lycée et confesseur de Sébastien. Celui-ci, comme tous les jeunes homos, tombe régulièrement amoureux de copains de classe (tous plus beaux les uns que les autres), malheureusement aux tendances hétéros confirmées. Aussi Gâ-L pour consoler Sébastien écrit pour lui les fantasmes qu'il aurait aimé vivre. Très très chaud ! Pédro Torres.

 

 

 

 

Introduction de l'auteur

 

Si je devais présenter Sébastien, je ne saurais pas par où commencer. Un garçon complexe, bourré de qualités et de défauts, comme tant d'autres. Il est évident que ça n'aide pas à se faire une idée du personnage. En gros, Seb c'est un mètre soixante-dix-huit de classe, d'élégance, de raffinement (enfin, tout est relatif...), de sympathie, de gentillesse, de fringues dernier cri, mais, loin d'être enfermé dans les carcans de la mode, il sait se démarquer pour qu'on le remarque. Imaginez donc un jeune homme aux yeux verts noisette, aux cheveux châtain courts toujours impeccablement coiffés avec le petit plus qui fait dire d'un visage qu'il n'est pas banal. Voilà donc le fils unique de la famille D…- R...

Mais il n'a pas qu'une apparence. Du haut de ses dix-sept ans, c'est un étudiant de première, en option arts-plastiques, sous le soleil niçois, jouissant d'une assez bonne réputation chez les élèves et les professeurs (attention, ne nous méprenons pas, il aussi bien des défauts ce gosse, mais je ne m'attarderais pas dessus pour l'instant). Plusieurs bonnes amies, pas de grosses réflexions sur son homosexualité, des parents plutôt tolérants, un chien de race indéterminée paresseux, mais très affectueux... sa situation pourrait être pire. Ses préférences vont vers les beaux garçons finement musclés, virils et, pourquoi pas, dominateurs...

Le but premier de ces histoires est le divertissement exclusif dudit Sébastien (oui, oui, il existe vraiment !) voilà pourquoi peuvent traîner quelques "private jokes" entre nous.

Dernière chose : il a réellement une bite des plus "appétissantes", (je sais que ça peut paraître incroyable et comme je l'ai déjà dit, il est loin d'être parfait et est même très chiant, mais beaucoup de ses congénères lycéens seraient ravis d'être fournis comme lui) sans être monstrueuse, elle est bien formée, pas trop épaisse, assez grande tout de même. Pour ce qui est de sa façon de s'en servir... il s'en sert aussi bien qu'un mec de dix-sept ans, quoi. Que dire de plus pour le moment ?

 

 

 

Chapitre 1 : Kamel, prince des mille et une nuits

 

C'est un jeudi matin, il y a sport. Si Seb a choisi de faire piscine au début de l'année, c'est plus pour satisfaire sa curiosité et sa soif de corps masculins ruisselants que par amour pour l'eau.

Après le cours, fatiguant au possible (inutile de raconter deux heures de sport, on s'en fout complètement !), la meute d'élèves retourne aux vestiaires pour le sempiternel déshabillage. Et ce sont là les cinq minutes de bonheur par semaine de Sébastien : Kamel nu. Kamel, un splendide éphèbe d'origine tunisienne au visage fin où il n'y a rien à jeter, ni ses yeux noirs en amande, ni ses pommettes hautes, ni ses lèvres... ah, ses lèvres ! Quant à son corps, c'est un poème. Une ode à l'exotisme ; que ne donnerait-on pas pour être dans son harem ! (Non, non, ce n'est pas du racisme, hey !)

Ça fait presque un mois qu'il peut en profiter, mais aujourd'hui, c'est très différent, encore plus excitant : ils sont seuls dans le vestiaire ! D'habitude ils sont quatre garçons (c'est à dire en passant pas grand-chose à mater), et vu qu'il y avait aujourd'hui deux absents... moment de pur bonheur en perspective.

Seb enlève son maillot et va sous la douche, attendant son prince des mille et une nuits. Malgré la proximité plus que suggestive, Kamel le rejoint et commence à se laver sans même lui jeter un regard. Une occasion comme ça ne se représentera sûrement jamais. Seb jette un coup d'œil : tiens, ELLE est légèrement gonflée... et belle en plus, mais là n'est absolument pas la question. Il passe devant et le frôle en allant chercher ses affaires. Il ne peut pas s'empêcher (obsédé !) de regarder à la dérobée.

— Qu’est-ce t'as ? Tu veux ma photo ou quoi ?

Découvert ! Kamel a un ton légèrement plus agressif que la normale. Seb rougit et se reprend. Après tout... qu'a-t-il à perdre ? Tout, en y réfléchissant bien : sa réputation, ses amis... que dirait-on s'il se passait quelque chose ? Il serait pris pour un obsédé, un pédé typique qui saute sur tous les petits culs qui passent à proximité. Mais d'un autre côté, tant pis. Ce serait un si bon souvenir d'avoir pu ne serait-ce que la toucher ! Il répond :

— Non, j'me disais juste que t'en avais une vraiment belle.

— De quoi ?

— À ton avis ? (Seb a cette particularité de toujours vouloir sortir une réplique fine et intellectuelle...)

Et là, tout bascule. Sous l'œil ahuri de Kamel, Seb se colle à lui, dans l'humide chaleur des douches, et lui met une main au panier.

— Putain déconne pas, j'veux bien être sympa, mais c'est pas du tout mon truc ! Casse-toi et j'le dirai à personne.

— Mmmh ? Pourtant, j'ai bien l'impression que tu bandes... pour dire les choses telles qu'elles sont.

Il commence alors un rapide va-et-vient avec sa main le long de l'objet de ses désirs qui est d'une taille plutôt raisonnable. En le regardant droit dans les yeux, il astique, expert, sa verge douce et circoncise.

— Putain, arrête ! J'suis pas pédé !

— Tout à fait. Ça se voit...

De l'autre main, il commence à le masser plus bas, cherchant les endroits les plus sensibles, et bien que soi-disant hétéro, Kamel n'en peut plus. Si pour Seb ce n'est pas la première branlette (loin de là...), ça a l'air d'être la première fois que ça arrive à Kamel qui soupire tout ce qu'il sait, étonné par la sensation des mains fermes sur son service trois-pièces.

— Mmmh ! Arrêteuh !

— Je suis sûr que tu es très séduisant quand tu jouis.

Et Seb a vite l'occasion de vérifier par lui-même quand Kamel ferme les yeux et lâche de longs jets de sperme sur leurs ventres.

Le beau gosse se recule, ahuri. Il souffle :

— Putain ! C'est bon...

— J'te l'avais dit, réplique Sébastien qui ne sait pas trop quoi faire des gouttes blanches sur son ventre.

Alors, comme son prince des mille et une nuits va vers ses habits, Seb le retient par le poignet et dit :

— Hey ! Tu as bien aimé...

Pas de réponse. Il est hors de question que ça finisse comme ça.

— T'as aimé, ne mens pas.

— Et alors ?

Ils se font face, leurs regards se défient. La tension est insoutenable (si on était dans un film, il faudrait la musique de "Furyo" par Ryuichi Sakamoto, NDA). Soudain Kamel baisse les yeux, dompté.

— T'as raison, c'était bien mieux qu'avec une fille.

Et il s'agenouille pour lui lécher le ventre et le débarrasser du reste de sperme. Peut-être qu'il va descendre encore plus bas et faire la première pipe de sa vie, ou peut-être que quelqu'un arrivera dans le vestiaire, ou peut-être encore que Kamel invitera Seb à lui apprendre bien d'autres choses chez lui, mais ceci est une autre histoire... place à ton imagination, cher lecteur.

 

 

 

Chapitre 2 : Ascenseur pour le septième ciel

 

Ne me demandez pas pourquoi Sébastien a cette fâcheuse manie de sécher les cours d'allemand, je n'en sais rien ! C'est peut-être le programme, ou peut-être le prof... ? Toujours est-il que ce lundi, comme tous les lundis d'ailleurs, il sèche encore ce cours. Au lieu d'y aller, il accompagne Séverine, sa meilleure amie, à son cours d'italien. Devant la salle, ils rencontrent Zoé, une autre élève de leur classe, accompagnée de celui qu'elle annonce comme son meilleur ami : Yohann. Les présentations sont faites rapidement.

— Sébastien, Séverine, Yohann... vous vous connaissez pas je suppose ?

Ils acquiescent. Non, ils ne se connaissent pas. Pourtant, Seb a déjà vu Yohann. Il l'a déjà vu et remarqué. Comment oublier de tels yeux noirs, un visage fin si adorable, un sourire si insolent ? Parce que ce sublime effronté, non content d'avoir un physique d'Apollon, se débrouille toujours pour jeter un regard à Seb quand il le croise et lui faire un de ces sourires ! Ah, le sourire ! Je ne vous dis que ça ! Bon, évidemment, ce ne sont peut-être que des hallucinations guidées par la testostérone de notre héros, car Dieu sait que l'imagination d'un homme (spécialement jeune et artiste) est fertile. Aujourd'hui, Yohann porte un pantalon large et un débardeur noir qui le mettent malgré tout en valeur. Comme d'habitude, ce sont les filles qui dirigent la conversation, mais elles sont bientôt interrompues par la marque du destin tragique et inéluctable (0_o) qui retentit : la sonnerie. Séverine et Zoé entrent en classe, suivant fidèlement le troupeau. Bientôt, la porte se referme et il ne reste que deux garçons qui n'osent pas se regarder dans le couloir.

Seb n'a pas envie de partir. Il est toujours adossé au mur, les mains dans les poches, les yeux dans le vague. Une voix suave qui lui donne des frissons jusque dans le jean l'interpelle :

— Tu sors avec Séverine ?

Fidèle à sa réputation, Sébastien trouve une réplique fine et intellectuelle.

— Pas plus que tu ne sors avec Zoé. Mais si tu as des vues sur Séverine, sache qu'elle a déjà un copain... et elle l'adore.

— C'est pas sur elle que j'ai des vues.

Sans être forcément une lumière, ni un matheux, Seb résout tout de suite l'équation et comprend le résultat. La vérification arrive aussitôt quand Yohann s'approche, lui effleure la joue, lui prend la main et l'embrasse finalement. Leurs doigts s'entremêlent. Le beau brun se fait délicieusement entreprenant.

— Tu embrasses bien, Seb, sussure-t-il. Tu sèches quel cours ?

— Allemand.

— Pourtant, c'est important les cours de langue.

— J'aime pas le prof.

Les baisers reprennent et Seb comprend la cause de ces sourires ravageurs auxquels il a eu droit. Les mains de Yohann glissent sur son ventre, ses fesses. Elles vont entre ses cuisses.

— En plus, tu te laisses faire ?

— C'est très bon, je vois pas pourquoi je me priverais.

— Viens, invite Yohann en l'embrassant dans le cou.

Sans lâcher sa main, il l'emmène à l'ascenseur et sort un trousseau de clés d'un air gamin :

— Je les ai chourrées y'a quelque temps. Ça te dit ?

— Évidemment !

Ils rentrent dans l'ascenseur normalement réservé aux professeurs et aux handicapés ; Yohann prend les initiatives. Il bloque l'appareil entre deux étages, embrasse longuement Seb et descend peu à peu. Il cherche sous son tee-shirt, dans son boxer. Enfin, il commence sa caresse d'expert. Quel démon ! Il joue avec sa langue, ses lèvres, sa bouche incroyablement chaude. Personne n'a jamais léché, sucé aussi bien. Et quand Seb le regarde, il voit ses yeux rieurs et son sourire infernal. Yohann lui masse les fesses en y osant quelques fois un doigt indiscret. Que d'attentions ! Seb est littéralement entre de bonnes mains. C'est donc tout naturellement qu'au bout de quelques minutes, dépassé par son plaisir, il se cambre, se plaque à la cloison et jouit en se retenant pour ne pas hurler. Quand il ouvre les yeux, il voit Yohann dans un coin de l'ascenseur qui se masse doucement l'entre-jambes à travers son large (trop large, beaucoup trop large enfin !) pantalon.

— Alors... ça t'a plu ?

— Zoé ne m'avait jamais vanté tes talents de suceur...

— Elle ne les connaît pas.

Yohann s'approche, lui passe les bras autour du cou (Grrr ! En débardeur, quelle odeur de fauve excitante !) et l'embrasse fougueusement. D'ailleurs, on dirait qu'il fait tout avec fougue. Il se frotte contre lui, se tortille. Au bas de son ventre, c'est trop serré. Sans cesser de l'embrasser, Seb lui baisse son pantalon et son boxer et saisit le sexe droit et dur comme une trique (ouais, bon, c'est pas hyper original comme comparaison, je sais ! ! !). Yohann ne lâche pas ses lèvres et commence à donner des coups de reins pour prendre le plaisir auquel il estime avoir droit. Il le mordille, pousse des petits grognements et murmure de tendres insanités à son oreille. Un long soupir. Son sperme jaillit et vient s'écraser sur la cloison de l'ascenseur.

— Oh, oui, Seb ! Mmmh... tu sais y faire !

Quel petit con ! C'est lui qui a tout fait. Mais Sébastien ne réplique pas et profite au maximum de sa bouche gourmande.

— On pourra encore s'amuser ensemble ? supplie Yohann, comme un enfant.

— Si ça peut te faire plaisir.

Ils continuent de s'embrasser, de se caresser et avant l'heure suivante, ils ont eu le temps d'explorer plus ou moins une bonne majorité de leurs corps de lycéens, jusqu'à ce que retentisse, comme toutes les heures, le glas funèbre de l'éducation, la sonnerie de onze heures. Quand il revoit Zoé, Seb n'arrive plus à penser à autre chose qu'à la bouche de Yohann. À ses baisers prodigieux. À sa wonderful-fellation. À la prochaine gâterie qu'il va lui faire. D'y penser, sa queue se lève...

 

 

 

Chapitre 3 : Le petit nouveau

 

Il est entré dans la salle de géographie, s'est présenté, et a ébloui tout le monde par sa beauté. Et avec lui, les surprises ne font que commencer. Le prof a demandé d'où il vient... Hawaï. Ça explique un tel bronzage. Mais décrivons d'abord la merveille qui s'est incrustée dans la 1re L D .

Benoît. Dix-huit ans. Un bon mètre quatre-vingt-cinq. Soixante-seize kilos de muscles. 0% de matière grasse. Des cheveux châtains plutôt courts mais coiffés avec un pétard et du gel (effet "je-sors-du-lit"). Des yeux bleu turquoise qu'on croirait peints par Raphaël. Une moue boudeuse. Son débardeur blanc fait ressortir un bronzage caramel, montre des bras musclés et laisse deviner des formes intéressantes. En le voyant d'ailleurs, certain(e)s cherchent à voir si les tétons pointent sous le tissu qui est malheureusement trop opaque pour ça. Sur son biceps gauche est tatouée une vague stylisée. À son cou est accroché un pendentif en forme de planche de surf. Le vrai cliché : qui n'a pas deviné qu'il le pratique ? Il porte aussi un baggy excessivement large qui lui ne laisse rien voir et des Van's tout aussi larges...

— Alors, demande le bon monsieur Gyneo, à la fois prof principal et pseudo-prof d'histoire, tu penses te plaire à Nice ?

— Non.

Au moins, c'est clair. Lucile, la plus chieuse de la classe, pense avoir trouvé un mec aussi râleur qu'elle.

— Je t'en prie, argumente..., continue le professeur, embarrassé.

— J'étais mieux là-bas, j'avais mon club de surf et ma bande de potes, dès la sortie du bahut je me retrouvais en bermuda et tongs sur la plage avec ma chérie.

— Ta petite amie ?

— Non, ma planche ! Ici faut se fringuer pour sortir... quant à la mer, n'en parlons même pas...

— On a les plages tout près.

— Oui, avec du sable synthétique, une eau polluée, pas de vagues... c'est pas pour être méchant, mais j'appelle pas ça une plage.

— Ah oui, bon, et à part ça alors, tu es en Arts-Plastiques ? dit M.Gyneo très gêné. Qui sont tes références artistiques ? Tu as sûrement des goûts communs avec quelqu'un de la classe ?

— J'aime bien la haute Renaissance et le Baroque, mais aussi des artistes modernes.

— Comme qui ?

— Les grands maîtres comme Léonard, Michel-Ange, Botticelli, le Sodoma (Gyneo rougit !), le Caravage, ou encore Bacon, Keith Haring et Tom of Finland...

— Ah, je ne connais pas...

Mais pour ceux qui connaissent, le message est clair. Seb l'a bien sûr compris (un peu de culture, merde !).

— Tu peux aller t'asseoir, ça ira... demande des renseignements à tes voisins si tu veux.

Benoît prend place juste devant Séverine, la meilleure amie de notre héros, offrant une vue incomparable à Seb. Le cours commence alors, mais la colonisation, Seb s'en fout, il s'imagine déjà en train de coloniser le corps doré et de découvrir la marque de bronzage du bermuda qui fait sûrement ressortir un p'tit cul bien musclé. Et s'il sort de l'eau trempé, ruisselant, les gouttes brillant sur sa peau... s'il sort de l'eau et que son maillot glisse juste au niveau de la raie des fesses, ou encore si jamais il plonge du haut d'un rocher et perd son caleçon laissant à peine apparaître un instant la tache plus sombre du pubis au bas de son ventre avant de s'enfoncer rapidement dans l'eau chaude. Une voix des plus aphrodisiaques qu'il ait jamais entendue le tire de sa rêverie :

— Hey ! Excuse-moi, mais j'espère que c'est pas la colonisation qui te met dans un état pareil !

Il regarde Benoît d'un air surpris. Le beau gosse chuchote :

— T'as le soldat au garde-à-vous, fais gaffe, ça va se voir si tu te calmes pas de suite.

— Euh... merci.

Séverine n'a rien remarqué. Seb fixe le prof d'histoire pour se calmer, c'est sûr, ça casse ses envies ! Un instant plus tard, ça va un peu mieux. Au moins rien de visible. Mais Benoît le regarde encore, c'est pas comme ça que ses pulsions de mâle pervers vont cesser.

— Qu’est-ce qu'il y a ? demande Sébastien.

— Non, rien... bel engin, quand même...

— Ravi que ça te plaise. T'écoutes quoi comme musique ?

Habile détournement de conversation. La discussion s'installe.

— Du rock.

— C'est à dire...

— Du néo-métal, des groupes à la Linkin Park, Deftones, Static-X.

Jusqu'à la fin de l'heure ils n'écoutent pas le cours. Séverine leur demande à plusieurs reprises de se taire. A cinq minutes de la fin, Seb ose :

— Dis-moi, par hasard, tu ne serais pas gay ?

— Pas plus que toi.

— J'ai la tête d'un homo ?

— Non, mais est-ce que j'ai une gueule à écouter du Dalida ?

— T'es bien restrictif... tous les pédés n'aiment pas Dalida.

— Y'a pas trente-six moyens de le savoir... rien ne vaut une vérification.

Alors, la sonnerie retentit, frustrante au possible. Est-ce que sa dernière phrase était une invitation ? Ils rangent leurs affaires et font tout ce que font les élèves à l'interclasse et, dix minutes plus tard, devant la salle E32, la nouvelle tombe : la prof de français n'est pas là. Les groupes commencent à se disperser. Benoît reste seul dans son coin. Habilement, Seb réussit à échapper à Séverine et Anne-Sophie. Bientôt il n'y a plus dans le couloir qu'eux deux (quel hasard ! ! !). D'un seul regard, ils se sont compris.

Benoît va aux toilettes sans fermer la porte et se recoiffe dans le miroir. Seb arrive derrière lui et se regarde aussi. Il...

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