Les Gaulois ont-ils la gaule ? (pulp gay)

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Les Gaulois ont-ils la gaule ?

AbiGaël

Pulp de 160 000 caractères
1re histoire

Les gaulois avaient-ils la gaule ? Les archives historiques sont très discrètes sur le sujet. Retournons 22 siècles en arrière : Nous sommes dans un petit village de l’actuel Morbihan. Deux jeunes Gaulois ont de drôles de jeux qui ne plaisent pas aux druides, il leur faut fuir... L'un d'entre eux, Oengard est recueilli par une incroyable confrérie.
2e histoire

Les derniers gaulois arvernes sont vaincus par les romains, quelque part sous un éperon rocheux du Quercy.

Deux jeunes archéologues, Gaël et Nicolas, se sont jurés de mettre la main sur le trésor inviolé d’Irkal-Urk, le chef arverne. Mais Nicolas disparaît...
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Publié le : jeudi 24 janvier 2013
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EAN13 : 9782363075338
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Les Gaulois ont-ils la gaule ?

 

 

AbiGaël

 

 

 

Cet ouvrage comporte 2 histoires gauloises :

• Les Pétrophals de Sélène

• Le trésor d’Irkal-Urk

 

 

 

 

 

 

 

Les Pétrophals de Sélène

 

 

 

Zobélix et Anustérix

 

 

Les Gaulois avaient un gros pif. Du moins si l’on en croit nos auteurs de BD belges favoris. Est-ce que pour autant ils en avaient une grosse ?

Menhirs et dolmens bretons ne sont guère diserts sur le sujet, même si la forme de certains cromlechs peut laisser un doute… Que contenaient les braies de Vercingétorix, et comment s’en servait-il entre deux combats ? Là aussi, autant demander à une tombe la nature des rêves érotiques de son hôte. D’ailleurs, à propos de tombe, on n’a jamais retrouvé avec certitude ni le lieu de la bataille d’Alésia, ni un quelconque cercueil pouvant être attribué à son malheureux héros. Laissons donc son javelot personnel reposer en paix.

Au reste, on n’a jamais retrouvé de momie gauloise qui puisse nous donner une quelconque indication sur la taille de leur anatomie intime, ou si c’est le cas, la paléontologie officielle se garde bien d’en faire état. Donc les Gaulois étaient assurément comme vous et moi. Pourquoi d’ailleurs auraient-ils été différents des autres humains de l’époque, que les sculptures grecques et romaines nous présentent si beaux et si semblables à nous même ?

Si semblables, est-ce bien sûr ? Étaient-ils bien comme moi ? Là est la question. Car si tous les Gaulois étaient comme moi, il n’aurait rapidement plus existé ni Gaulois, ni Gallo-Romains, ni aucun de leurs descendants depuis longtemps. S’ils étaient comme vous aussi, d’ailleurs, car si vous me lisez, c’est que vous n’auriez pas fait non plus de petit gaulois. Donc ni vous ni moi ne serions là, au XXIe siècle. Vous me suivez ? Alors, la question a-t-elle un intérêt ? Qu’elle soit grosse ou fine, longue ou courte, on ne le saura jamais et finalement on s’en fiche. Mais ne s’en servaient-ils que pour honorer Anna, la déesse mère, Belisama, la déesse reine, ou Divona, la déesse des sources ? Il devait bien y avoir quelques Gaulois assez dévoyés pour honorer d’une manière différente Bellenos, le dieu de la force des hommes jeunes, tout de même ?

Ça, c’est plus intéressant. Autrement dit, y avait-il des Gaulois gays ?

Eh bien, les amours gauloises mâles sont quasiment inconnues ; en tout cas beaucoup moins que les amours romaines ou grecques, avec leur cortège d’érastes et d’éromènes. Celles-ci se plaçaient dans le cadre de relations entre un homme plus âgé, le maître, actif, et son élève, passif, plus jeune. Les représentations de la nudité en gaule ne nous apportent guère plus d’information, car elles ne concernent que la période gallo-romaine, époque d’acculturation et de dénaturation profonde du mode de vie gaulois initial, avec notamment l’introduction du culte de Priape : Les dieux du Capitole se sont introduits progressivement dans les Gaules, où ils se mêlèrent aux divinités celtiques, les dominant bientôt complètement.

Cependant, pour Strabon le géographe grec, l’un des contemporains de nos Celtes [Les Gaulois ; livre IV, chapitre IV], la réponse est évidente : S'il faut en croire un bruit très répandu, on assure (…/…) qu'ils n'attachent aucune idée de honte à ce que les garçons prostituent la fleur de leur jeunesse.

Athenaeus, le rhétoricien et grammairien grec, répétant des affirmations de Diodore de Sicile (historien de l’époque de Jules César), a écrit que : Les Celtes, bien qu'ils aient des femmes très belles, apprécient de jeunes garçons davantage ; de sorte que certains d'entre eux aient souvent deux amoureux à dormir avec eux sur leurs lits à peau de bête.

Selon Aristote encore : Les Celtes sont ouverts et approuvent les jeux amoureux masculins [La politique II 1269b].

Alors, s’il y avait de jeunes garçons pour vendre leur corps, c’est qu’il y avait des adultes pour les apprécier, au point même qu’ils en avaient parfois deux d’un coup dans leur lit, nous dit Diodore. Donc, la réponse est bien oui, il y avait des gays, même si cela ne représente que l’écho de transmissions orales, celle-là seule que connaissaient les bardes, les vatés [les devins, ordonnateurs des cérémonies] et les druides gaulois. Ils pouvaient donc ainsi avoir été pédés comme des phoques. Tant mieux.

Ah ; il paraît qu’il faut dire comme des focs, car l’origine de l’expression viendrait de la toile qui permet aux voiliers de culer, d’aller vers l’arrière. Moi, je retiens surtout que l’on parle de « gauloiserie » comme d’un synonyme de paillardise. Ils devaient bien s’amuser les Gaulois… Et puis, ne dit-on pas « avoir la gaule » lorsqu’on se sent glorieux ? C’est une expression qui me plait bien, même si elle n’a probablement aucun lien avec nos ancêtres les Gaulois.

Ouf : Il y avait donc des Gaulois comme moi, et ils n’avaient pas honte ! Bonheur… Mais alors, peut-être me suis-je trompé de siècle ? Et si je retournais faire un petit tour là-bas, pour vérifier si les Gaulois avaient la gaule, et surtout pour qui ?

Abracadabra pif pouf !...

 

***

 

Me voilà 22 siècles en arrière. Nous sommes donc à la fin de la période antéhistorique, juste à la fin du premier siècle avant notre ère. Je m’appelle Oengard. J’ai quinze ou seize ans, je ne sais pas bien. Je suis quelque part en Armorique, fort songeur en face d’une rangée de cromlechs qui s’enfonce droit devant moi vers l’eau, puis sous l’eau… Où vont-ils ?

Derrière moi, un petit village fameux, encore et toujours cerné par l’envahisseur. L’envahisseur ? Oh, non, non, pardon. Je me trompe encore d’époque. Zobélix et Anustérix n’ont pas encore été dessinés par une improbable main bellovaque sur le sable blanc de la grande plage de Loc-moor-ker, à côté de la Table des Marchands [Le grand menhir actuellement cassé en trois morceaux de Loc-Maria-Ker]. Mon village n’est qu’un banal petit hameau celte, au nom imprononçable, qui vit humblement au rythme des saisons et des conflits entre tribus gauloises. Julius Caesar n’est pas encore arrivé en gaule. Le Mor-Bihan n’est pas encore la mer intérieure que l’on connaît aujourd’hui. Ce n’est qu’une immense lagune marécageuse et putride qui s’affaisse lentement au fil des siècles. Très envasée, on ne s’y aventure pas sans risques. Mon village, situé entre la Rivière-de-vase [la Rivière d’Auray] et la lagune, n’est cerné que par ces marais et des landes infertiles, où l’on chasse cependant d’abondants cochons sauvages, des garennes, des lièvres et quelques cervidés.

En matière de contact avec le monde extérieur, seuls des Phéniciens commencent à débarquer régulièrement de leurs galères marchandes les premiers rudiments de la culture romaine sur nos plages bretonnes. Ainsi sont apparues récemment des amphores de vin et d’huile d’olive, qui s’arrachent ensuite à prix de têtes coupées, en tant que curiosités exotiques ne pouvant appartenir qu’aux plus puissants des chefs de tribus. Les Gaulois ne sont encore que des barbares querelleurs à l’humeur extrêmement belliqueuse, qui pratiquent de nombreux sacrifices humains. Les conflits entre les tribus pictes, armoriques, redons, cassitérides et carnutes qui se disputent l’actuelle Bretagne sont incessants.

 

 

 

Les Gaulois ont-ils la gaule ?

 

 

Oengard, le jeune adolescent, erre loin du village en quête de nourriture. Il se mettrait bien sous la dent un petit gibier ou un oiseau qu’il essaie d’attraper depuis le matin avec son arc. Il est bon tireur, mais les gibiers aussi sont agiles. Et puis, il n’est pas facile de chasser tout seul et de circuler dans ces fougères sèches ou ces bruyères sans faire de bruit. Oengard est orphelin. Son père était un fier guerrier. Il a été vaincu il y a plusieurs lunes au cours d’une bataille avec les lointains véliocasses du septentrion. Oengard l’a su quand les druides et le chef du village sont venus décrocher de la porte de leur maison les têtes des ennemis que son père avait tués. Il ne pourra plus les montrer avec orgueil aux visiteurs. Depuis ce jour, les voilà rangés lui et sa mère dans la catégorie des vaincus. La tête de son propre père, conservée quelque part dans l’huile de cèdre, doit maintenant orner une autre demeure guerrière, Toutatis et Gothan seuls savent où.

Un jour, en rentrant de ses pérégrinations de chasse, sa pauvre mère n’était plus dans la chaumine non plus. On venait de l’emporter en esclavage et de l’échanger avec plusieurs autres malheureuses, contre une promesse de paix, probablement vaine, comme toutes les précédentes. Une voisine le lui a annoncé furtivement, la peur au ventre. Le gamin n’est plus maintenant qu’un orphelin isolé, un demi-paria, une charge dont personne ne se soucie. Il est trop jeune et trop fluet pour faire partie des guerriers du village. Mais quand il sera grand, Oengard sera aussi un fier guerrier comme son père. Il le vengera. C’est sûr, par Gothan, il se le promet…

En attendant, il vit tout seul dans sa misérable hutte au toit de chaume à moitié crevé, essayant de subsister comme il peut. Alors, il court les landes, les bois et les marais, attiré surtout par les endroits étranges. Il adore aller dans ceux que les Vatés prétendent interdits : ces devins qui président aux sacrifices et interrogent la nature posent des restrictions d’accès partout. Tous ces lieux où de maléfiques légendes assurent la disparition ou la mort à qui s’y aventurera. Il y a longtemps qu’Oengard n’a plus peur de rien. Il adore les ululements lugubres des oiseaux de nuit, quand il maraude en leur compagnie. Il converse avec les corbeaux ou les goélands qui lui disputent parfois âprement ses modestes prises de chasse. Il ne craint pas le sifflement strident du vent dans les grands pins ni le bruit inquiétant du vol des vautours s’abattant bruyamment à peu de distance des marcassins qu’il vient d’abattre.

Mais, surtout, Oengard ne comprend pas ce qui se passe dans son ventre, sous ses braies. Depuis longtemps déjà, le voilà souvent raide, sans qu’il ait pour autant besoin d’uriner. Il a compris depuis de nombreuses lunes que le plaisir qu’il éprouve à faire sortir son bout rose, et à le caresser lentement était dû au fait qu’il grandissait. Depuis peu, il en sort un liquide blanchâtre qui n’est pas celui qu’il produit habituellement quand il se vide. Et il se sent si bien, après ! Oh comme c’est bon, ce qu’il se fait… Depuis un moment aussi, il reste rêveur devant la belle allure des puissants guerriers du village, devant leur large poitrine qu’il guette, tapis sous les fougères, quand ils s’arrosent à grands coups de seaux d’eau avant d’enfiler leurs hardes puantes. Pourquoi se sent-il si troublé par les hommes ? Curieusement, les femmes ne lui font absolument rien. Alors Oengard prend l’habitude de se frotter, là, avec ses cinq doigts, et de souiller la peau qui lui ceint les reins.

Oengard adore aussi observer les gros animaux, et surtout les porcs qui paissent un peu partout autour du village. Ces bêtes-là ne sont jamais rentrées et ne reçoivent aucun soin, ce n’est pas comme les chevaux. Elles sont si grandes, si grosses et si vigoureuses qu’il y a du danger à s’en approcher. Oengard s’amuse à regarder les gros mâles grimper parfois sur le dos des femelles plus petites. Progressivement, il comprend que ce qu’il a entre les jambes doit aussi servir à ça, pour les humains. Il a fortement envie d’en faire autant et de savoir ce que cela fait. Mais avec qui pourrait-il tenter la chose ? Assurément pas avec les adultes qui ne le considèrent que comme quantité négligeable. Sûrement pas avec les femmes, et moins encore avec celles qu’il connaît et qui l’ont vu grandir. Il se dit qu’il devrait peut-être tenter d’approcher la blonde qui habite trois maisons plus loin avec ses frères. Mais les frères en question ne cessent de le narguer et de le menacer méchamment. Le père d’Oengard est un vaincu. Lui n’est qu’un moins que rien.

Alors… ?

Alors, il y a le petit Nerwell, le fils du pêcheur ramasseur de moules, qui a peu ou prou le même âge que lui. Ces gens-là ne font pas partie de l’aristocratie du village, c’est peu de le dire. Le garçon vit à l’écart avec son père dans une hutte bancale trop battue par les vents, face au marais, non loin de l’ouverture vers la Grande-Mer. Mais il lui a bien semblé que Nerwell le regardait lui-même bizarrement quand il était allé ramasser également quelques coquillages de ce côté-là. Il recommence donc ses maraudes intentionnelles vers les rochers et lui sourit chaque fois qu’il le voit. Une fois, puis deux, puis trois. Nerwell n’a plus le geste de le chasser. Oengard s’approche. Il lui parle. Les deux jeunes finissent par discuter et sympathisent, victimes d’une misère commune. Ils ramassent ensemble les coquillages comestibles, et se gardent pour eux ceux, trop petits ou trop abîmés, que le père ne pourra vendre et qu’ils dégustent sur place.

Les deux jeunes sont assis face au marais sur une éminence. Au loin, de l’autre côté du marais et de la dune qui le ferme, on aperçoit la mer. Ils regardent la grande voile carrée d’un navire phénicien, qui remonte vers l’Occidion. Comme souvent, Oengard a la trique. Une vraie trique de tous les diables. Il regarde l’entrejambe de Nerwell, où il ne détecte rien d’anormal. Mais Nerwell a vu, sous la blouse grossière qui lui couvre le haut du corps, la bosse, la grosse bosse de son copain dans les braies rapiécées. Il sourit. Il approche sa main. Il palpe. Il rigole :

— Moi aussi, parfois, je suis comme ça.

— Et tu fais quoi ?

Nerwell montre sa main, en écartant les doigts, puis les referme dans un mouvement cadencé. Oengard sourit de nouveau. Il lui attrape la main.

— Fais-le-moi !

Nerwell hésite. Il regarde autour de lui. Personne. Alors, il plonge la main sous les braies d’Oengard et en sort un engin triomphant. Cinq doigts s’en occupent rapidement. Quelle belle chose ! Nerwell voit pour la première fois un autre phallus que le sien, qui grossit justement à son tour sous sa propre ceinture. Alors, Nerwell s’agenouille face à Oengard et lui montre la bosse qui lui déforme à son tour l’entrejambe. Service croisé. Ils ont maintenant chacun la virilité de l’autre entre les doigts. Ooough, c’est bon ! Ça coulisse contre la peau. Ça coulisse entre les doigts. Ça coulisse contre les cuirs. Oooups, ça part. Les deux adolescents s’arrosent mutuellement, et rient à gorge déployée…

Ils recommencent chaque fois qu’ils peuvent s’isoler, derrière une dune, sous les fougères d’une lande, derrière les rochers. Ils deviennent inséparables et leurs dix doigts connaissent parfaitement les contours de leurs intimités respectives. Leurs dix doigts, et leur bouche, aussi, bien sûr. Ils ont goûté. Ils ont touché avec la langue. Ils ont embouché. Ils ont pompé… Ils ont avalé. Ah, comme c’est bon quand ça part ! Surtout quand ils déchargent ensemble et que les deux adolescents frissonnent tête-bêche, leurs deux corps chaudement serrés l’un contre l’autre…

Un jour, ils sont en train de bavarder côte à côte lorsqu’un gros verrat s’empare non loin d’eux de l’arrière-train d’une truie, avec force grognements autoritaires. Les deux garçons s’arrêtent et observent. Ils ne font pas trop la différence entre un orifice mâle ou femelle, identique chez ces animaux-là. Leurs regards muets se croisent et se disent la même chose. Pourquoi ne feraient-ils pas pareil ? Sitôt dit, sitôt fait. Ils se rapprochent du couvert des grandes fougères et s’y blottissent l’un contre l’autre. Voilà notre Nerwell qui présente son arrière-train à ce petit cochon d’Oengard. Les deux garçons n’ont pas besoin que l’animal leur explique le plaisir qu’il y prend de son côté. Ses grognements sont assez parlants. Les voilà bientôt partis eux aussi tous les deux sur les nuages du grand plaisir cosmique, ahanant et grognant comme les animaux, ruisselants de sensualité sauvage. Oengard se vide soudain au fond de son copain avec rage et brutalité, dans des râles de folie. Nerwell couine comme la truie voisine, manifestant bruyamment un plaisir extraordinaire, éprouvé pour la première fois. Un nouvel avenir de sensations lubriques et brûlantes s’ouvre pour les...

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