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Manifestons pour une école libre suivi de Un site de rencontres et La journaliste

De
9 pages

Les petits érotiques : une nouvelle collection de textes érotiques courts publiés exclusivement en version numérique, à télécharger où et quand vous le souhaitez.
5 à 15 minutes de lecture ; le plaisir à portée de main...


Trois nouvelles sucrées :


Manifestons pour une école libre


Une jeune fille de bonne famille profite d'une manifestation à Paris contre une réforme du ministre de l'Education nationale pour faire son éducation... sexuelle.




Un site de rencontres


Entre gens mariés... et de bonne compagnie.




La journaliste


Un reportage très... excitant.



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couverture
Galatée de Chaussy

Manifestons pour une école libre
 suivi de
 Un site de rencontres
 et
 La journaliste

12-21

Manifestons pour une école libre

C’était les années Mitterrand. Lionel Jospin, ministre de l’Éducation nationale voulut réformer l’enseignement privé. La France catholique descendit dans la rue. Mes parents me proposèrent de manifester avec eux. J’avais tout juste dix-huit ans et ne me sentais pas du tout concernée. Mais ça se passait à Paris. Et puis il y aurait sans doute des garçons.

Nous réservâmes un train entier. Nous étions si nombreux ! L’ambiance était à la fête. Pas de casseurs ni de syndicalistes hargneux. Mais des hommes en polos Lacoste et des femmes en lavallières.

À vrai dire, je ne me souviens pas de mes parents. Mais je me vois, moi, assise entre deux compartiments, mon corps sans formes caché dans des fringues de garçon. Veste de jeans, bandana, petite casquette, cheveux courts, je jouais sur l’ambiguïté de mon prénom : Frédérique.

Paris ! C’était ma première fois. Les organisateurs avaient prévu un circuit qui passait par l’Opéra, la Madeleine, la Sorbonne et d’autres étapes prestigieuses dont le nom n’évoquait rien pour moi.

Parvenu à hauteur du boulevard Saint-Michel, le cortège piétinait. Nous fîmes une pause-déjeuner. Je m’adossais à un mur pour manger mon sandwich.

Face à moi, en plein milieu du boulevard Saint-Michel, s’affichait un cinéma pornographique aux titres évocateurs. Bourgeoises vicieuses pour ouvriers pervers. Il n’y avait pas d’images, pas de photos. Seulement des titres en capitales en dessous desquels étaient tracés trois grands X.

Je n’avais jamais vu le corps d’un homme nu. J’étais encore vierge. J’avais eu des copains ; connu les séances interminables de baisers, de pelotage, mais la limite n’avait jamais été franchie.

Et puis tout était encore caché à l’époque. Pas de magazines ou d’émissions qui montrent des corps. Une fille dont les parents étaient divorcés avait bien apporté une revue à l’école. Mais elle fut confisquée – et la fille renvoyée – avant qu’elle ne parvienne jusqu’à moi.

Dans ce cinéma, on montrait tout. Des corps de vicieuses que déshabillaient des ouvriers. Des baisers interdits, les caresses du plaisir. J’avais fini mon sandwich et perdu de vue mes parents.

Le cortège se remettait en branle. Je profitais de la foule pour entrer dans le hall, cachée par ma casquette et mon foulard. Bien sûr, je possédais une pièce d’identité dans le cas où je me serais perdue. La caissière me regarda d’un air soupçonneux. J’avais honte. J’étais toute rouge. Je voulais m’enfuir. Ou bien me cacher dans la salle.

Elle était pleine d’hommes entre lesquels je me frayais. Certains debout à l’entrée. La plupart assis ou se levant pour aller aux toilettes. Beaucoup fumaient. Je ne voulais voir personne, seulement l’écran et le film qu’on y projetait en grand.

C’était l’histoire d’un homme impuissant qui méprisait sa femme. Fortuné, habitant une maison somptueuse et roulant en Rolls-Royce, il avait une bonne et un majordome à son service. Sa femme était très belle, exactement comme j’aurais voulu être avec deux beaux seins lourds, des hanches larges et une taille toute fine. Mais son mari la traitait de putain et la giflait.

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