Mauvaises herbes (Pulp gay)

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Mauvaise herbes

Jean-Marc Brières
Pulp de 417 000 car.
Pensionnat pour délinquant où les élèves considèrent plus importants leurs amours que les études. Les premières leur apportent tendresse et affection, même si cela se manifeste de façon brutale et maladroite.

Roger et Mario, révoltés, filous, condamnés à un avenir de bagnards, s'unissent corps et âmes, passant leurs journées à se jeter dans une sexualité qui leur laisse entrevoir ce qu'est l'affection d'autrui tout en cachant les échecs d'une vie auxquels ils se pensent condamnés. Décidés à ne rien perdre de cet acquit, ils bataillent de front jusqu'au jour où ils se retrouvent libres de leurs choix.

Les événements narrés ici sont basés sur 4 faits divers réels différents les uns des autres, dans 4 régions différentes sur une douzaine d'années (de 1949 à 1961). Le tout réuni en une seule histoire vécue par les mêmes personnages, alors que, dans la réalité, ils ne se connaissaient pas d'une région à l'autre, d'une histoire à l'autre.
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Publié le : samedi 15 décembre 2012
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EAN13 : 9782363075086
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Mauvaises herbes

 

 

de Jean-Marc Brières

 

 

 

 

 

Chapitre 1

 

 

 

Le directeur fixe obstinément ses doigts jouant avec un crayon. Il toussote à maintes reprises, embarrassé. De temps à autre, il lève les yeux en direction de l'adolescent assis sur une chaise placée en face de son bureau. L'homme lève les deux mains en signe de résignation, se racle une nouvelle fois la gorge, constate :

— Si encore tu faisais un effort, ne serait-ce qu'un tout petit effort. Mais non ! Tu t'évertues à malmener tes camarades. Tu insultes continument tes professeurs et éducateurs quand tu ne les menaces pas de violence physique. Tu persévères à passer outre le règlement qui, pourtant, n'a rien de bien contraignant. Résultat : tu nous obliges à de sévères mesures. Une fois de plus, tu es passé en conseil de discipline. Après consultation de l'ensemble des enseignants, j'ai donc décidé de t'accorder une chance, la dernière. Et encore, tu la dois à seulement deux voix sur 28 ! À la prochaine incartade, si minime soit-elle, tu seras renvoyé immédiatement de ce pensionnat, avec pour destination "Les Lys Blancs" à G… où tu resteras jusqu'à ta majorité. Tu sais ce que cela signifie ? 5 ans de quasi-bagne. Alors je compte, nous comptons sur toi, pour ne pas nous obliger à prendre une telle mesure. En attendant, durant un mois tu feras quatre heures de colle chaque jeudi et chaque dimanche après-midi. Un programme spécial d'étude sera prévu pour ces heures de punition. As-tu bien compris ?

— Ouais.

— Bien ! Tu peux rejoindre tes camarades en cours.

— Salut !

Le directeur en question ne se fait aucune illusion. Combien de jours se passeront avant que le jeune Roger ne retombe dans ses travers ? Deux ? Trois ? Quatre ? Certainement pas au-delà. Pourtant, c'est un garçon intelligent, malin (un peu trop peut-être), à l'esprit vif. Toutefois impossible de l'assagir. Un révolté en herbe, un anarchiste en culottes courtes dans son genre. Il collectionne les punitions comme d'autres les timbres. À croire qu'il aime ça ! Et cet éternel sourire ironique sur ses lèvres, agaçant, irritant, énervant ! Sans parler de ses yeux frondeurs montrant le peu de considération qu'il éprouve pour tout autre que lui ! Sans compter l'aspect physique du gamin : déjà presque celui d'un homme alors qu'il atteint ses 16 ans. Ce physique qui attire les sympathies malgré la noirceur du personnage. Ici, tout le monde pense agir au mieux envers ce gosse. Mais les structures ne sont pas prévues pour des cas aussi difficiles. En fait, jamais le conseil de discipline n'aurait dû se montrer aussi généreux avec lui. Roger devrait résider aux "Lys Blancs" depuis longtemps déjà. On ne lui a pas rendu service en le gardant, ne faisant que retarder l'échéance.

Telles sont les pensées de Monsieur le directeur qui, après un long soupir de désespoir, s'empare du téléphone :

— Mademoiselle ! Passez-moi, je vous prie, les "Lys Blancs". Je vous remercie…

Roger, pouces sous la ceinture de son short reste de la main sur le vêtement, se rend aux toilettes. Un rapide coup d'œil montre qu'il est seul. Il sort une craie rouge de sa poche, inscrit sur toutes les portes des WC :

— Alain la donneuse aime la bitte ! On va lui en donné.

Petite vengeance en attendant de faire mieux : un plan est en cours de maturation. Cela achevé, il regagne la salle de cours. Dès qu'il entre, toutes les têtes se tournent vers lui. Quelques-unes font un signe interrogateur de la tête pour demander le résultat de l'entrevue. Digne, fier de lui, sans se presser, prenant un plaisir évident à interrompre la leçon, Roger ignore ces demandes silencieuses, s'installe à sa place habituelle, à côté de son grand copain Mario, juste devant le bureau de l'estrade aujourd'hui occupée par le prof de morale et d'instruction civique qui reprend son cours :

— Maintenant que Sa Majesté Roger daigne enfin ne plus se faire admirer, continuons.

 

 

***

 

Deux ombres furtives se glissent dans les escaliers : l'horloge du couloir marque 3h du matin. Aucun bruit, on marche les pieds nus. Les silhouettes stoppent devant une chambrée. Une main tourne délicatement la poignée. La porte s'ouvre lentement. Les ombres pénètrent dans la pièce où l'on entend des respirations, un léger ronflement, un grognement, un craquement de sommier. Les occupants de cette chambrée dorment du sommeil du juste (ou supposé tel). Les intrus connaissent les lieux, se séparent, vont de chaque côté du lit le plus proche. Avec célérité, une main se pose sur la tête du dormeur qu'elle immobilise avec force, une autre se plaque sur sa bouche. Le corps entier du second personnage s'assied sur les jambes afin de les bloquer tandis que les bras sont paralysés. Alain, réveillé en sursaut, ne comprend pas ce qui lui arrive, tente de se libérer. Il remue la tête dans le but de mordre la main l'empêchant de crier. Mais ses agresseurs possèdent une force bien supérieure à la sienne. Il entend, tout prêt de son oreille :

— T'aimes la bite, tu vas en avoir une bonne ration, sale merdeux !

Alain reconnaît cette voix. Il perd toute assurance : Roger ne recule jamais, il ira jusqu'au bout de ce qu'il a décidé de faire. Alors, fataliste, le garçon cède, n'oppose plus aucune résistance, espérant seulement qu'ils n'en veulent qu'à son cul. Il se rassure encore plus en réfléchissant qu'ils n'oseraient rien faire d'autre dans la chambrée. Ils vont certainement l'enfiler, chacun son tour, sans bruit afin de ne pas réveiller les autres. Certes, le supplice ne sera pas agréable, considérant l'énormité de la bite de Roger et la longueur incroyable de celle de Mario, selon les rumeurs. Tout porte à croire qu'ils n'ont pas l'intention de le ménager en le fourrant en douceur. L'un des assaillants approche son visage de celui de la victime, murmure :

— Je vais enlever ma main de ta bouche. Tu mouftes pas sinon c'est l'avoinée ! Toute façon, tu crieras pas longtemps, je vais boucher ta grande gueule avec ma queue.

Les deux garçons tournent leur souffre-douleur, le mettent à plat ventre. Alain hésite quelques secondes : appeler de l'aide, au risque d'en baver encore plus ultérieurement en mettant ainsi contre lui tous les autres pensionnaires, ou obtempérer en espérant que tout se déroulera au mieux sans trop de dommages pour son intégrité physique ? Mario sort une fine et longue pine, profite de l'hésitation de l'autre pour lui enfourner la barre de chair entre les lèvres, l'enfonçant brutalement. Alain tente un mouvement de recul, mais son tortionnaire maintient sa tête, balance son corps afin de baiser cette gorge. Roger, quant à lui, attache les chevilles de sa victime à l'aide de ficelle prise dans sa poche puis, baissant son pantalon de pyjama, tend un énorme bâton de chair déjà en érection. Il déchire le slip d'Alain, pousse vers la raie du cul le pénis surdimensionné. Il mollarde copieusement, sans bruit, sur l'engin et l'orée du trou qu'il pénètre de deux doigts. Passée une minute à trifouiller l'anus, il enfourne sa queue, sans brutalité, mais sans mollesse, la laissant s'enfoncer régulièrement et sans s'arrêter si ce n'est lorsqu'elle est entièrement introduite dans le fourreau. Les deux baiseurs donnent de méchants coups de reins. Alain, à plusieurs reprises, grogne de douleur, tente de réprimer certains spasmes dus à une envie de vomir, tant la queue de Mario va se nicher profondément dans son gosier. L'excitation, la jeunesse des corps, provoquent de rapides et copieuses coulées de lave humaine. Les unes heurtent les parois anales, chatouillant au passage la prostate déjà bien enflammée, les autres s'écoulent dans l'œsophage d'Alain qui ne peut que subir laissant quelques débordements salir la literie. Les bites quittent le corps. La victime émet une sorte de gargouillis, tentant de cacher sa queue raide d'où sort une giclée de foutre.

Remontant son pantalon de pyjama, Roger, d'une voix douce, décrète :

— Puisque ça te plaît tant, on te baisera tous les jours. Si tu râles, c'est toutes les bites de la boîte que t'auras dans le cul. Juré ! Crois-moi, y'en a qui demandent que ça de t'enfiler.

Des voix s'élèvent qui approuvent la sentence : personne ne dort plus, dans la chambrée, à l'écoute des événements. On félicite les jouteurs, à voix basse.

Deux ombres quittent la pièce, ferment la porte doucement, remontent à l'étage supérieur. Avant de regagner leur lit respectif, Mario déclare à voix basse :

— Demain, c'est moi qui l'enfile. Faut que j'apprends.

— Si je lui fous ma queue dans la gueule, il va étouffer.

— T'inquiètes ! Les putes ça a de grandes gueules à sucer des bites.

On se quitte en ricanant.

 

 

***

 

Alain se lève, l'arrière-train irrité, ses draps tachés de sperme, mais également de sang. Très vite, il panique. Il fonce aux WC, s'enferme, se met précautionneusement un doigt dans le cul : une douleur vient interrompre l'inspection. Il le retire et observe les phalanges incriminées, note quelques traces brunâtres. Pour lui, aucun doute : Roger lui a déchiré les boyaux ! Plus rien ne compte, excepté de se faire soigner. Il se précipite à l'infirmerie, sans passer par les voies hiérarchiques. Devant l'infirmière, il affirme :

— Je crois que j'ai une hémorroïde qu'à pétée, M'dame.

L'interpellée procède à un examen rapide des lieux concernés, constate que le maillot de corps du gamin porte des auréoles de semence et des petites traînées sanguinolentes tout comme le slip déchiré. Elle quitte la pièce. Deux minutes plus tard, elle revient, invite le garçon à entrer dans la salle de consultation du médecin dont c'est le jour de visites. Nouvelle auscultation, plus minutieuse, à l'aide de matériels adaptés. Le toubib demande :

— Qu'est-ce qui s'est passé, exactement, Alain ?

— Ben rien, Docteur. Comme j'ai dit, une hémorroïde qu'a pétée.

— Tu n'as pas d'hémorroïde, mon garçon. Dis-moi la vérité sinon je ne pourrais pas te soigner convenablement. Aurais-tu introduit quelque chose dans ton anus ? Cela arrive. Dis-moi. Tu sais que je suis tenu par le secret et que je ne dirais rien à personne.

— Pas même au directeur ?

— Pas même à lui ! Alors, dis-moi.

— Ben… cette nuit y'a le Roger et son copain le Mario, y sont venus dans ma chambre. Y m'ont … enfin, vous voyez.

— Oui, je vois. Mais je dois savoir plus précisément. Je sais que ça te fait mal de raconter, mais c'est indispensable.

— Ben… Roger m'a foutu sa grosse queue dans le cul, à fond, à la dure ! Et le Mario, la sienne m'a raclé le fond de la gorge. C'est qu'elle est longue la sienne, au Mario. Je sais pas comment j'ai pas vomi, surtout avec tout le fromage qu'avait. Mais j'avais drôlement mal au derrière quand l'autre me la fourrait. Y donnait des coups secs, à fond. J'ai pas l'habitude d'en prendre de si grosse. Y'a aussi que je l'avais cherché en baragouinant des trucs pas propres sur Roger. Voilà ce qu'a eu, Docteur.

Tout en parlant, le visage d'Alain rougit, qui revoit la scène jusqu'à presque la revivre. Une bouffée de chaleur le submerge à nouveau quand il songe à sa propre éjaculation. Et dire qu'il désirait tant avoir Roger comme Grand ! Jamais il n'aurait cru que leurs premières amours se passeraient de la sorte.

Le médecin soigne son patient, non sans l'adjurer de faire en sorte que les violeurs soient punis. Il explique longuement l'importance de ces actes, les conséquences tant pour la victime que pour les coupables sans omettre la possibilité de nouvelles victimes dans un futur proche. Harassé, le moral plus bas que terre, la peur au ventre, Alain résiste. Le toubib lui trace les prochains sévices :

— … Tu veux qu'ils recommencent tous les jours ? Tu veux continuer à trembler chaque nuit dans l'attente de leur visite ? Car, crois-moi, ils ne s'arrêteront pas là. De telles agressions sur ta personne peuvent faire des émules chez les autres qui verront en toi une personne sans défense.

— Et si je suis d'accord pour que vous le disiez, vous ? Ça serait pas mieux ?

— C'est une possibilité, mon garçon, mais pas la meilleure. Si tu veux, un jour prochain, oublier tout ça, tu dois faire le premier pas vers la guérison : demander justice. Trop de personnes se font violer qui ne disent rien…

Le sermon s'éternise. Alain cède, excédé, épuisé, désireux de dormir afin d'oublier toute cette affaire et surtout qu'il perd tout espoir de voir Roger devenir son Grand à lui. En début d'après-midi, le directeur se pointe au pied du lit, souriant, mais soucieux :

— Alors, mon garçon, tu as quelque chose à me dire, il me semble…

 

 

***

 

Roger ressasse les évènements nocturnes. Enfin, il vient de goûter au fruit tant désiré ! C'est qu'il en pince vachement pour Alain, un gars sans prétention, mais tout mignonnet. Un naïf, évidemment ! Mais croquignolet à tomber à genou devant lui. Cela fait plusieurs mois que Roger guigne le gonze (un peu plus de15 ans). Mais un faible qui cherche protection, un corps gracile trop souvent tabassé par les camarades. Ici, les grands, ou baraqués, enfilent les petits ou faibles, appelés les Jeunots. En échange de quoi, les Grands protègent les Jeunots. C'est un fait, une coutume et il n'y a pas à revenir là-dessus. Donc, Roger s'amourache du garçon fragile, en grand secret. Ici, pas question d'amour. On ne veut pas savoir ce que c'est, on n'en parle jamais. Ici, que des mecs qui en protègent d'autres en échange de petits services. Alors, Roger garde pour lui ce doux sentiment fait de pureté, y compris ses branlettes en pensant à l'Aimé, actes qu'il estime également purs.

La semaine passée, un incident brisait tous les rêves érotiques, sentimentaux de Roger. Alain, à qui l'on demandait quel était son "Grand préféré", ajoutait un commentaire inattendu :

— … En tout cas, pas Roger. Il a la queue pleine de fromage et des clochettes au cul ! Y doit sentir le putois ! Je l'ai vu à poil, sous la douche, y cherchait à éviter les gouttes d'eau.

Une langue, bien "pensante", rapporte à l'intéressé les paroles du garçon. Les remarques d'Alain, concernant l'hygiène de Roger, ne font que décrire une réalité évidente. Ce dernier n'aime guère la douche, le savon, le gant de toilette. Il pense que les bains dans la rivière sont plus que suffisants, l'été. Pour l'hiver, un passage hebdomadaire sous l'eau chaude ne nécessite pas de se frotter le corps. Telles sont ses croyances en ce domaine. En une heure, tout le monde est au courant. Outre l'orgueil blessé, la fierté outragée, Roger comprend qu'il vient de se voir définitivement rejeté par l'objet de ses sentiments. Maintenant, son amour-propre est atteint. Une mise à la raison s'impose. D'abord, corriger ses habitudes de soins corporels afin de lancer une sorte de démenti. Il s'attardera plus longtemps aux lavabos, le matin au lever et le soir avant de se coucher. Sous la douche, il nettoiera le moindre recoin, y compris le gland, sous la peau, comme il dit. Ensuite, corriger le responsable de ses déconvenues. La punition sera d'autant plus sévère que le condamné est l'Aimé. Consulté, Mario le copain des mauvais coups averti, un plan est établi avec mise à exécution immédiate, à savoir la nuit dernière.

L'acte accompli, une fois revenu dans son lit, Roger ne trouve pas le sommeil. Ses doigts se souviennent de la douceur de la peau des fesses, de la chaleur envoûtante dégagée par l'anus pénétré. Il s'émeut en comprenant que les soubresauts d'Alain, tandis qu'ils l'enfilaient, étaient dus à la douleur. Tout, dans la tête de Roger, se mêle : amour, souffrance, rancune, bonheur, douceur, vengeance. Une seule question surgit dans son esprit, alors que le sommeil s'empare enfin de lui :

— Pourquoi lui avoir fait ça ?

La résolution vient d'elle-même : Roger se doit de réparer, de tout faire pour que son besoin de se mettre avec Alain se réalise. Reste à éloigner Mario de leurs futures rencontres. Ce ne sera pas bien difficile : Marcel, un autre Jeunot, cherche un protecteur et, manifestement, il en pince pour le Mario.

Ce midi, au réfectoire, tandis que tous les garçons manifestaient en tapant sur les tables en formica avec leur gamelle en ferraille, Roger n'a pas vu Alain, sa place restait vide. Jamais il ne moucharderait, et surtout pas un caïd comme lui, Roger. Alors pourquoi cette absence ?

En cachette, Roger passe un mot à Mario, par l'entremise de deux gars. Le destinataire lit :

— Faut qu'on parle, moi et toi. Sérieux ! Derrière la buanderie à la pause du goûter.

D'un geste de tête, Mario donne son accord.

 

 

***

 

Les deux copains se retrouvent à l'endroit prévu. Roger décrète :

— Écoute, Mario, faut qu'on prenne chacun un Jeunot sous notre coupe. Nous voir toujours ensemble, que nous deux, ça fait pédé. C'est temps que t'aies ton Jeunot à toi et moi le mien. On commence à jaser sur nous. Tu piges ?

— Tu crois ça ? Moi j'ai rien entendu. Et on fait rien tous deux.

— Y vont pas te raconter à toi des vannes sur toi, eh banane ! Et y savent pas si on fait rien, y le croient. C'est ça qui compte. Voilà ce qu'on va faire : tu te mets avec le petit Marcel. L'a une belle petite gueule le môme. Sans compter ses fesses bien rondes. Paraît qu'y demande qu'à se faire mettre par toi !

— Ouais, mais moi j'ai jamais mis un mec. Je comptais essayer cette nuit avec Alain. Je m'es toujours fait mettre, quand j'étais le Jeunot à Pierrot. Et depuis qu'il est parti, je me branle ou on me suce.

— Ben faudra t'y faire à l'enculade, mon pote ! Et si je crois ce qu'on raconte, le Marcel en connaît un sacré rayon. Y saura sûrement guider ta queue où qu'y faut.

— Et toi ?

— Je me réserve Alain. Faut que vengeance se fasse, comme on dit, pas vrai ? Si je tenais pas la promesse de l'enculer tous les jours, tout le monde me prendrait pour une moule. Je suis pas une lopette, moi.

— Ça me dit trop rien tout ça. Faut que j'essaye d'abord. Sinon, si je foire avec le Marcel, y va cancaner partout que je suis un sans bite.

— Écoute, on va faire un essai. Je baisse mon froc et tu me la mets.

— Tu rigoles !

— Sérieux, vas-y !

— Pourquoi tu fais ça ?

— On est potes, oui ou merde ?

— Ben oui, mais…

— Vas-y, je te dis ! Enfonce !

— Toi, t'es un vrai pote. Te faire mettre pour rendre service, c'est quelque chose, y'a pas à dire ! Mais faudra le dire à personne, que j'essaye pour la première fois, à mon âge !

Le couple ne perd pas de temps. Les shorts aux chevilles, les queues se dressent après une manipulation masturbatoire des plus brèves. Roger s'humidifie le trou en de copieuses quantités de salive. Il se doigte avec deux puis trois doigts, laissant son autre main branler la queue de Mario. Roger prévient :

— Vas-y mollo ! Y'a longtemps que j'ai pas pris une bite entre les fesses. J'ai plus l'habitude et mon trou s'est resserré. Gaffe avec ta queue longue comme un jour sans pain et dure comme une barre de fer.

L'engin pousse l'entrée. Roger écarte ses fesses de ses deux mains. Mario le gratifie d'une grande claque sur la cuisse, après un complément de salive, selon ce qu'il a vu faire. Le sphincter se relâche laissant le passage à la queue qui investit les fonds. Le balancement jouissif commence, accompagné d'appréciations cochonnes :

— Putain c'est bon un cul.

— Vas-y, à fond ! Elle va juste bien, ta queue. Fourre-moi bien.

— T'as raison, c'est trop bon d'enculer. Je sais pas si je vais tenir longtemps.

— Ralentis ! Laisse-moi m'enculer sur toi. Assieds-toi, sans sortir de mon cul. Je te suis, t'inquiète.

Mario tient Roger par la taille. Tous deux se baissent doucement, s'appuyant sur un mur. Le premier se retrouve allongé à même le ciment du sol, le second empalé sur lui qui tortille son cul afin de mieux sentir la pénétration. Les encouragements salaces reprennent :

— Pourquoi qu'on n'a pas fait ça avant ? T'as un cul d'enfer !

— Et toi une bite de feu ! Après, je te la mets. Chacun son tour, y'a pas de raison.

— D'accord. Mais continue à te tortiller comme tout à l'heure… Voilà… Comme ça… je sens que ça monte. Je vais te badigeonner la tronche avec mon foutre.

— Non, Mario, vides-toi dans mon cul. Y'a longtemps que j'ai pas senti gicler dans mes boyaux : quand je te le ferai, tu pigeras comme c'est bon.

— Va pour le nettoyage des intestins à la crème d'homme !

— Tu baises chouette, Mario, malgré ta longue queue. Elle me fouille loin, ça me botte vachement. Je comprends pas qu'à 17 balais t'as pas encore baiser un cul ! Accélère, pousse, mec !

— J'y vais mon grand. Maintenant, je vais le pilonner le petit Marcel. Son cul en pourra plus tellement je le défoncerai.

— Je sens que ça vient.

— OK ! Ooooooooohhhhh merde, j'explose. Tu sens le jus ?

— Putain, t'as une citerne à la place des couilles. Un vrai lavement au foutre que tu me fais là. J'y crois pas, tellement c'est bon ! Attends, tire-toi de mon cul, je vais juter dans le tien. Fissa, Mario, sinon c'est le ciment qui va en prendre un coup.

Mario sort de Roger. Ils restent allongés, mais sur le côté, le premier devant le second. Bien humide de salive, l'énorme bite cherche à entrer dans le trou offert. Deux claques sur les fesses du futur enculé permettent un début de pénétration. Mario murmure :

— Ouah ! La matraque ! Vas-y, fonce. Mon Pierrot il avait à peu près la même que la tienne. Droit au but, que je lui disais.

— D'accord, j'y vais ! Ouvre bien ! Ça y est, elle est à moitié. Tu sens quand je l'enfonce ?

— Même pas mal. Ton engin fait même pas mal. Allez, mec ! Je veux la sentir entière.

— Service, Mario ! Je vais te contenter. Mes couilles touchent tes fesses, je suis en plein dedans. Alors, ça fait quoi de se faire enculer ?

— J'avais perdu l'habitude !

— Ça se perd pas comme ça. C'est comme le vélo.

— Dis pas ça, on pourrait penser qu'on est des pédales.

— Arrête tes conneries, Mario. Bouge ton cul tu la sentiras mieux et moi ça me fera du bien encore plus.

— Là, comme ça, ça te va ?

— Ouais ! Bonne bite dans bon cul ! Putain je biche vachement.

— Dis, Roger, on remettra ça, hein ?

— Tant que tu voudras, Mario. Mais faudra en jacter à personne. Se faire enculer à nos âges c'est pas normal, hein !

— Toujours chacun son tour à la mettre, hein ? T'inquiètes, je causerai pas. Sinon faudrait que j'avoue avoir jamais fourré un cul avant d'avoir 17 balais.

— Chacun son tour, comme maintenant, mon pote.

— T'as déjà sucé ?

— Pour ça oui !

— Moi aussi. On le fera tous deux ?

— Va pour la sucette à bites. En 69 si tu veux.

— J'ai jamais fait en 69. Dis, Roger, j'ai envie d'un truc. Mais te fâche pas, hein !

— Dis toujours.

— Je voudrais qu'on se roule une pelle. Paraît que c'est plus joice encore.

— Là tu tombes dans la tantouze, mec.

— Tu crois ? Se faire enculer, à nos âges, c'est de la tantouze aussi.

— T'as raison. Allez, ramène tes babines que je les caresse avec les miennes.

Mario tourne la tête, Roger se penche légèrement. Les bouches s'unissent dans un baiser maladroit durant lesquelles les langues agissent peu. Alors, Mario reprend :

— Fourre ta langue dans ma bouche, en entier. On va se les faire batailler.

Mais l'apogée approche. Roger grimace, le corps tendu, secoué de spasmes tandis qu'il arrose l'anus de son ami. Celui-ci, d'une main agile, arrive au même niveau de plaisir. Une coulée de foutre s'épanche sur le sol. Les organismes se détendent. Les bites rapetissent. Les garçons se rhabillent. Mario, tout chose, constate timidement :

— Tu sais, Roger, c'est dommage qu'on peut pas se mettre ensemble, tous deux. On s'entend bien, même pour la baise. Tu crois pas ?

— Ouais, c'est dommage. On n'y peut rien, c'est comme ça. Mais t'inquiètes, on le refera et pas plus tard que demain, à la même heure, même endroit. Seulement motus, mec !

— Chouette programme. Alors, pour ce soir, t'y vas tout seul, niquer Alain ?

— Ouais ! Et toi, tu va planter ta queue dans le cul du Marcel.

 

 

***

 

Les élèves regagnent leur classe respective pour une heure d'étude, en file indienne, longues lignées de corps maigrelets recouverts de blouses grises perchés sur des galoches avec semelles de bois. Roger et Mario déboulent juste à l'heure, le visage rubicond dû aux efforts récemment fournis. Devant la porte d'entrée, deux éducateurs les attendent :

— Vous deux, suivez-nous ! Et pas un seul mot, compris ?

Le ton est impératif, sec, voire méchant. Le quatuor passe devant une autre classe. Roger marche sur la pointe des pieds, la tête tournée vers les fenêtres, cherchant Alain : sa place est vide. L'inquiétude s'empare de lui quand un de ses "gardiens" le bouscule pour le faire avancer plus vite :

— Pas la peine de cogiter à de nouvelles brimades sur Alain. Tu n'en n'auras probablement plus jamais l'occasion, Roger. Et toi non plus, Mario. Alain couche à l'infirmerie par votre faute, bien amoché. Allez ! Filez !

Mis dans une pièce sans fenêtre, tout juste une petite lampe tremblotante, Mario questionne :

— Tu crois que c'est pour cette nuit ? Comment y z'auraient su ?

— Facile à comprendre.

— Ah oui ?

— Ben on vient de nous dire qu'Alain est à l'infirmerie. Donc malade. Et pourquoi y serait malade, d'après toi ?

— Bof ! Pas à cause de nous, sûr. On lui a fait que du bien, à ce mec. L'est habitué aux bites dans le cul, c'est pas la première qu'y prenait.

— L'avait mal quand on le baisait. Si ça se trouve, ma queue lui a foutu le cul en chou-fleur. Et il est allé se faire soigner.

— Comment y z'auraient trouvé qu'il a le cul en chou-fleur ?

— T'inquiètes ! Y-z'ont des trucs qui peuvent te faire voir ce qu'y a au fond, comment c'est fait. Tu sais, comme les spéléologues qu'on a vus l'autre jour dans le film. Ben là, c'est un appareil qu'on te met dans le trou, on allume et on regarde.

— Alors, on est cuits, si je comprends bien.

— Ouais, mec, on est cuits comme tu dis. Mais avant, on va leur jouer une comédie qu'y z'en reviendront pas avant longtemps, foi de Roger. Ça regarde pas les éduc, nos règles entre nous. S'y nous emmerdent, vont le payer.

— Qu'est-ce tu vas faire ?

— Laisse, tu verras bien. Ferme-la, on vient nous chercher.

En effet, la porte s'ouvre. L'éducateur leur fait signe de les suivre. Ils se dirigent vers le bureau du directeur où ils pénètrent tous les trois. L'éducateur reste debout, derrière les gamins. Le grand patron, d'une voix se voulant calme, impersonnelle, explique :

— Je suppose que vous savez pourquoi vous êtes là. Inutile de s'attarder sur les faits. La nuit dernière, vous avez pénétré, tous les deux, dans la chambrée d'Alain. Sans faire de bruit, vous l'avez immobilisé. Ensuite, Roger l'a sodomisé pendant que Mario l'obligeait à lui faire une fellation. Le tout sous la contrainte. C'est un viol, messieurs. Si vous étiez majeurs, vous seriez passibles des tribunaux correctionnels. Je ne suis pas chargé de rendre la justice. Je suis chargé de vous garder dans le droit chemin qui devrait vous permettre un avenir serein. Vous refusez que je sois votre guide. Que nous soyons vos guides, devrais-je dire. Devant tant d'efforts à nous repousser, je m'incline et accepte de me séparer de vous. J'ai demandé aux "Lys Blancs", une place pour toi, Roger. Quant à toi, Mario, tu es plus bête que méchant. Mais pas question que tu restes avec Roger. Aussi, j'ai choisi une maison un peu similaire à la nôtre bien que le règlement y soit beaucoup plus sévère. En attendant que vous soyez transférés, je vous dispense de cours. Vous irez coucher à la cave. L'endroit est propre, sec. Nous vous laisserons le nécessaire pour votre toilette, un pot de chambre. Nous y emmènerons tous vos effets personnels avec vos valises que vous tiendrez prêtes au départ. Trois fois par jour, on vous portera à manger. Vous aurez droit à une heure de promenade journalière sous la surveillance d'un éducateur. Vous aurez droit à la douche hebdomadaire, toujours sous la surveillance d'un éducateur. Tout contact avec vos camarades vous est formellement prohibé, excepté celui qui vous portera la nourriture. Voilà, messieurs. Je vous souhaite bonne chance, malgré tout.

Le directeur ne cache pas son émotion. Pour lui, c'est un terrible échec. Roger, renaude :

— Alors comme ça, on nous condamne sans même entendre ce qu'on a à dire ? Bravo !

— Qu'auriez-vous à dire que nous ne sachions déjà ?

— Rien, puisque tu ne veux rien entendre, directeur de mes fesses. T'es réputé pour ça : rien entendre. Mais t'en fais pas. On va les ouvrir tes esgourdes, et dans pas longtemps. Je saurais bien me faire entendre.

— Inutile de fanfaronner, Roger. Ton cinéma ne marche plus. Allez ! Ouste ! Du balai !

— C'est qu'il est fâché le bon directeur. On se barre, et on t'encule, connard !

Sur cette éventualité virtuelle, Roger quitte la pièce, fier de lui, suivi par un Mario décomposé et d'un éducateur qui, s'il ne ferme pas sa bouche va gober une quantité impressionnante de mouches. Ce dernier, enfin remis de sa surprise, décide :

— Tu es cinglé, mon pauvre Roger ! C'est une tannée de première que tu mérites et après direction l'hôpital psychiatrique.

Tout en parlant, l'homme pousse Roger qui lève les bras afin de se protéger des coups qu'il sent venir. L'éducateur reprend :

— N'aie pas peur, je ne frappe pas les pervers par peur de me salir les mains. Je vous emmène dans votre nouvelle chambrée où vous pourrez vous violer mutuellement en toute tranquillité, si ça vous démange tant que ça.

— Et nos affaires ?

— Elles vous attendent sur vos paillasses.

Cinq minutes plus tard, la lourde porte de bois se referme, laissant les deux adolescents.

 

 

***

 

Leur nouveau "meublé" est des plus rudimentaires : murs peints à la chaux, sol cimenté sur lequel sont posés deux matelas, un vase de nuit, pas de table ni de chaise, aucun meuble de rangement, dans un coin un balai et une pelle avec un seau en guise de poubelle. Posés à même le sol, deux brocs d'eau, deux bassines en ferraille. Les valises jetées sur les matelas, ouvertes, ont été fouillées et les effets jetés pêle-mêle. Mario reproche :

— C'était ça, ton plan pour les faire chier ? Lui dire qu'on va l'enculer ?

— Tu me prends pour un barjot ? Ça, c'était juste pour rigoler. Mon plan, on va le mettre au point. Y nous ont laissé nos cahiers et nos crayons. Y sont cons ! Comme si on allait bosser dans ce trou à rats, après ce qu'y nous font !

— Parle toujours ! En attendant, on est dans la merde. Toi tu vas te farcir les "Lys Blancs". C'est pas des rigolos, là-bas.

— Parce que tu crois qu'ici, les profs et les pions sont marrants, peut-être ?

— Oh je te parle pas d'eux ! Mais des mecs qu'on y envoie pour qu'y rentrent dans le droit chemin, comme y disent si bien. Des balaises, des durs. Toi, à côté, t'es poids plume. Je te plains !

— Possible, on verra bien. Tu sais, quand on a un beau cul qu'attire les bites, une belle grosse queue vaillante pour culs affamés, on se facilite la vie n'importe où.

— Tu comptes faire la pute ?

— Et pourquoi pas, si ça m'aide à bien vivre ? Mais j'aurais préféré rester ici, profiter un max d'Alain, et aussi de toi. Remarque, on a du temps pour se dégorger le poireau et fusionner dans nos turbines à chocolat, moi et toi. Qu'est-ce t'en penses, Mario ?

— T'as le courage de penser au cul, toi ?

— Ben ouais, pourquoi pas ? Allez, on baise. On a largement le temps avant qu'on nous porte la bouffe du soir. Ça te foutra le moral au beau fixe. Rien de tel qu'un coup de queue pour oublier tout ce merdier. Sans compter que l'autre nase a dit de pas nous gêner. Regarde, Mario, ma queue gonfle, elle va faire craquer le short.

En effet, l'impressionnante bosse ne cache plus les envies de son possesseur qui s'approche de Mario, lui caresse la joue, se penche afin d'approcher leurs lèvres, de les poser les unes contre les autres, de laisser les langues s'entrecroiser, les mains se palper. Mario susurre :

— D'accord, maintenant que tu m'as allumé. Mais on le fait en grand, une baise complète.

— Juste un coup vite fait. Cette nuit, on le fera en grand.

— Pourquoi pas maintenant ?

— J'ai un truc à faire avant la bouffe. Mais avant, y me faut un remontant : ta jute.

— Tu veux me sucer jusqu'à la fin ?

— Ouais ! Et toi tu me suceras aussi jusqu'à la fin.

— Un acompte, alors, avant le grand bal après la bouffe ?

— Un acompte, oui. Je t'expliquerai après.

Tout en parlant, Roger positionne les deux matelas côte à côte, étend une couverture dessus, puis s'allonge après avoir baissé son short, bite en mât de cocagne. Il constate :

— Tu te rends compte, y z'ont même pas mis de draps les pourris !

Mario s'allonge, position 69, fesses à l'air. Les bouches voraces happent les pénis turgescents. Gloutonnes elles s'activent avec férocité. La sève monte très vite, sous ce rude traitement d'urgence. Les filets de sperme s'écoulent dans les gosiers avides. L'un et l'autre se complimentent, satisfaits de la saveur de leur jus.

Les shorts remis, Mario regrette :

— J'aurais bien mis ma bite au chaud. Pas toi, Roger ?

— Si. Promis, on le fera. En attendant, aide-moi.

— À quoi faire ?

— Quand le dirlo a dit qu'on dormirait à la cave, j'ai de suite pigé que c'était celle-ci. Ce con sait même pas qu'on a dégommé la vitre du soupirail depuis longtemps. Y'a encore 5 mois de ça, les mecs venaient se troncher ici, en passant par là. Depuis que les sorties sont autorisées, deux fois la semaine, les gars le font ailleurs, dans les bois, mais y viennent plus ici. Ça sert la mémoire, mon pote ! C'est comme ça qu'avec mon Grand à moi, au tout début de mon arrivée, on passait par là pour qu'y me baise dans cette cave. On ressortait par là. Fais-moi la courte échelle.

Mario obtempère. Roger pose un pied sur les deux mains jointes puis un genou sur l'épaule de son camarade et appuie son corps sur le mur. Il touche la vitre, tapote. Elle tremble :

— C'est bon, on pourra enlever les pointes qui restent, elles sont juste un peu enfoncées.

— Avec quoi ?

— Ben la fourchette qu'on va nous amener pour bouffer, eh ducon !

— Tu crois peut-être qu'y vont nous les laisser ?

— Sûr et certain. Y s'emmerderont pas à venir ici avant de se pieuter, juste pour ramasser la vaisselle.

— Si tu le dis…

— Je suis prêt à parier !

— On n'a rien à parier.

— Si, nos culs.

— Ça, on les a déjà.

— Pas tout, mec. Si je gagne, tu me lèches le cul, le trou, avec ta langue pendant cinq minutes. Si je perds, c'est moi qui te lèche le cul avec le...

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