Nedje

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Nedje, femme-fleur, jetée très jeune dans le monde impitoyable du marché de la chair fraîche est l'héroïne de ce roman. Un peu perdue dans cet univers sordide, elle comprend vite l'enjeu de sa propre survie. User au maximum de son corps sublime et de sa sensualité pour tenter d'apaiser un tant soit peu, les passions qui se déchaînent autour d'elle. Offerte en pâture aux plus offrants ou aux plus fanatiques, elle n'a d'autre choix que de se surpasser. De cette réalité exacerbée, naît, sous la plume de l'auteur, un univers féroce où l'érotisme et la guerre se côtoient. Le lecteur est tenu en haleine dans les dédales des passions humaines. Quoique la lecture de ce roman sollicite nos sens, il est aussi question de se plonger dans un monde allégorique pour un voyage initiatique.
Publié le : jeudi 5 octobre 2006
Lecture(s) : 314
EAN13 : 9782748173185
Nombre de pages : 405
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NEDJE
EGRAL
NEDJE
ROMANEROTIQUE
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-7319-8 (fichier numérique) ISBN 13 : 9782748173192 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-7318-X (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748173185 (livre imprimé)
EG R A L
CHAPITREI :LA PRÉSENTATIONAussitôt après qu’on l’eut introduite, je n’avais qu’une envie : la renvoyer. C’était en vérité une enfant, une gamine aux cheveux mal peignés, nu–pieds l’air d’une mendiante dont le regard furetait partout à travers les recoins d’un décor auquel elle n’était visiblement pas habituée. Elle était remarquablement grande, pourtant, mais son attitude d’extrême inconfort, sa tête baissée, sa robe blanche, lui donnaient plutôt l’air d’une communiante : pas du tout la nouveauté que je recherchais Et puis, il y avait autre chose. Sa couleur, celle d’une métisse assez claire, ses longs cheveux, ses yeux mauves, des particularités censées, j’en étais certain, faire monter sa valeur, mais qui, en ce qui me concernait, ne faisaient que rendre la situation encore plus embarrassante. Emmenez-la, vous êtes fou, qu’ai-je à faire de ça ? L’homme lui-même faisait pitié : un vieillard aux cheveux blancs, au port altier, des yeux d’aigle, l’air même de l’ancienne dignité acculée par les circonstances aux pires veuleries; tout son être était un vivant reproche au luxe insolent que je déployais. Eh ! oui, on pourrait l’imaginer dans bien d’autres rôles que celui d’entremetteur. Que lui était cette gosse :
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une fille, une petite fille peut-être que le besoin le forçait à vendre : comme je venais de le remarquer, c’étaient l’un et l’autre des mulâtres, et ceci rendait en vérité la chose encore plus inconfortable. Pour me débarrasser au plus vite de cette compagnie embarrassante, je lui tendis prestement un billet : allez, prends ça et un grand merci ! Sans faire attention à mon geste, l’homme se contenta de pousser la petite, et, d’une voix chevrotante : mais monsieur, regardez ! Ce faisant, il enleva prestement le corsage de cette dernière, dont il saisit alors les épaules pour mieux faire ressortir le buste. Ça alors, sifflai-je malgré moi ! La jeune fille (il n’était plus question de parler d’enfant) n’avait pas de soutien. Les seins fermes et durs se dressaient fièrement comme si les lois de la pesanteur n’avaient pas été crées pour eux. Et sa tête, jusque- là baissée se releva alors soudain, cependant que deux grands yeux, d’une couleur mauve étrange autant que fascinante, se plantèrent carrément dans les miens. Un instant après, un simple hochement de tête libérait une flopée de cheveux d’une nacre intense qui vint ruisseler en nappes palpitantes jusqu’au blanc de la tunique qui ceignait encore ses hanches. Pas pour longtemps ! L’homme s’approcha d’elle et la bouche collée à mon oreille, me souffla : « elle s’appelle Nedjé », et ce faisant, avec des gestes d’une tendresse inouïe, fit glisser tout doucement la jupe de la jeune fille le long de ses pieds nus. Une foisonnante toison, au sein de laquelle un double bourgeonnement semblait avoir concentré toute l’impudicité de l’univers, se révélait à présent à mon appréciation.
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