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Nuits blanches (Tome 3) - L'ombre de minuit

De
320 pages
Kowalski dirige une agence de sécurité à Portland. Son physique de colosse et sa balafre terrifient les âmes délicates. Pourtant, la voix d'un ange va le foudroyer, lui, le baroudeur endurci. Allegra Ennis est harpiste, rousse et divinement belle. Entre eux, la passion est immédiate, explosive. Les cicatrices de Kowalski n'effraient pas Allegra. Et pour cause, elle est aveugle suite à un accident, ce dont Kowalski vient à douter rapidement. Après enquête, il découvre un complot : quelqu'un cherche à tuer la jeune fille. Mais ce quelqu'un devra d'abord l'affronter.
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L’ombre de minuit
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
LE FIL ROUGE DU DÉSIR Nº 9334
LIAISONS SULFUREUSES 1 – Souvenirs Nº 9402 2 – Désir Nº 9429 3 – Mystère Nº 9395
NUITS BLANCHES 1 – L’homme de minuit Nº 9654 2 – Quand sonne minuit Nº 9740
LISAMARIE RICE
N U I T S B L A N C H E S – 3 L’ombre de minuit
R O M A N
T r a d u i t d e l ’ a m é r i c a i n p a r A g a t h e N a b e t
Titre original MIDNIGHT ANGEL Éditeur original Ellora’s Cave Publishing, Inc., Akron
Lisa Marie Rice, 2005 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2011
1
Samedi 15 janvier Portland, Oregon – Fondation Parks Vernissage de l’expositionLes Joyaux des Tsars
— Satané costard de pingouin, grommela John Huntington en ajustant la cravate noire de son smoking. Le commandant en chef Douglas Kowalski, retraité de la marine, regarda son ancien supérieur, et désormais associé d’affaires, remuer impatiem ment les épaules. Kowalski n’était pas le genre d’homme à sourire, cela ne lui était pas arrivé depuis des années, mais il fut tenté de le faire. Durant vingt ans, John et lui avaient vécu dans les conditions les plus intensément dangereuses et potentiellement mortelles de la planète. Ils avaient nagé sous l’eau près du cercle polaire, passé des mois dans le désert afghan sans le moindre abri, et s’étaient retrouvés coincés sous les tirs ennemis, sans nourriture et avec à peine quatre litres d’eau à se partager pendant une semaine. 7
Sur l’échelle de l’inconfort, un smoking trop serré était dérisoire en comparaison. Et pourtant, le grand méchantMidnight man, comme l’avaient surnommé ses hommes, pestait contre un simple morceau d’étoffe. — Fichu smoking. Bordel, je me demande ce qui m’a pris… Le coup de coude que sa femme lui décocha dans les côtes coupa court à ses récriminations. Les côtes de John étaient recouvertes de muscles aussi fermes que ceux de Kowalski, et Suzanne, sa superbe épouse, aurait été bien incapable de lui faire le moindre mal. Midnight avait sans doute à peine senti son coup de coude. Cependant, depuis deux semaines qu’ils étaient associés John et lui, Kowalski avait découvert que Suzanne avait le pouvoir d’infli ger à Midnight des souffrances qui n’avaient rien de physique. Pour une raison connue de lui seul, John Huntington avait donné à sa toute nouvelle épouse un énorme pouvoir sur lui. Elle obtenait de lui ce qu’elle voulait. En l’occurrence, elle souhaitait qu’il se taise. John s’exécuta aussitôt et pinça les lèvres. — Silence, John ! sifflatelle en regardant autour d’elle, un sourire éclatant plaqué sur les lèvres pour la galerie. Fort heureusement, personne n’avait entendu John ronchonner. Les invités étaient bien trop occupés à s’extasier sur la splendeur des joyaux exposés. Suzanne avait conçu le design des vitrines, et Kowalski dut reconnaître qu’elles étaient magnifi ques. Cette soirée représentait pour Suzanne un petit triomphe professionnel, et faire plaisir à Suzanne était bien la seule raison sur terre susceptible d’obli ger John à s’affubler d’un smoking. 8
Kowalski se tourna à demi pour étudier la brillante assemblée réunie dans la somptueuse villa début de siècle qui abritait la Fondation Parks. Son propre smoking lui allait comme un gant. N’ayant aucune chance d’en louer un qui fût à sa taille, il s’en était fait confectionner deux sur mesure par un tailleur de Singapour. L’un et l’autre étaient coupés à la perfec tion, et suffisamment amples sous l’aisselle gauche pour loger sans problème le holster et l’arme qui l’accompagnaient partout. Une arme qu’il avait pourtant dû laisser chez lui ce soirlà. Et dont l’absence était pour Kowalski source d’inconfort. Suzanne s’était montrée inflexible : pas d’arme. John avait fulminé, mais il avait suffi qu’elle frappe le sol de son pied délicat pour qu’il s’incline. Kowalski n’en était pas revenu. C’était bien la pre mière fois qu’il voyait Midnight céder ainsi. Suzanne était non seulement parvenue à persuader son mari de laisser son arme à la maison, mais elle avait également exigé que Kowalski fasse de même. Elle s’était montrée inflexible, ce qui signifiait qu’elle apprenait très vite depuis qu’elle était mariée avec John. Pas d’arme. Aucune. Pas de revolver, de fusil, de mitraillette ou d’automatique. Pas de KaBar. Pas d’Emerson CQC6 rétractable. Pas de garrot, pas de Tazer. Rien du tout. L’un comme l’autre. Kowalski avait dévisagé Midnight d’un air sidéré. C’était John l’enchaîné qui était censé faire plaisir à sa femme, pas lui. Pourquoi se soumettraitil à ce diktat ? Au nom de quoi ? Kowalski avait horreur d’être désarmé, il avait l’impression de se balader à poil. 9
Il ouvrait la bouche, s’apprêtant à opposer un refus net, quand il avait croisé le regard suppliant de Midnight. Ce dernier lui avait sauvé la vie à trois reprises et avait reçu une balle à sa place en 1998. Kowalski lui avait également sauvé la vie à plusieurs reprises. Les liens qui les unissaient étaient trop forts et trop pro fonds pour qu’il ne cède pas à son tour. Réprimant un soupir, il s’était donc tourné vers Suzanne pour lui assurer, la mâchoire crispée, qu’il serait évidemment ravi d’assister au vernissage de l’exposition des joyaux russes. Sans arme. Et sans préciser qu’il aurait préféré se faire arracher toutes les dents sans anesthésie plutôt que de s’infliger un tel supplice. John avait cependant eu l’air aussi profondément reconnaissant que s’il venait de lui sauver la vie. Kowalski verrait ce sacrifice récompensé un jour ou l’autre. — Vous passez un bon moment, Douglas ? demanda Suzanne en levant les yeux vers lui. Kowalski ne répondit pas tout de suite. Il faillit même ne pas répondre du tout parce qu’il n’avait pas compris qu’elle s’était adressée à lui. Suzanne Barron était la seule personne au monde à l’appeler Douglas. On l’appelait Kowalski ou commandant depuis si longtemps qu’il en avait oublié son prénom. — Excellent, mentitil. Superbe exposition. Bijoux splendides. Vitrines extraordinaires. — Je suis ravie que cela vous plaise. Maintenant, voudriezvous avoir l’obligeance d’expliquer à mon mari que c’est également ce que j’attends de lui ? Kowalski se tourna vers John. — Tu dois passer un bon moment, Midnight. C’est un ordre. 10

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