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Ode a trois

De
65 pages

Un jeune couple fonde sa relation sur l'échange et le partage. Elle est belle, gourmande, un peu perverse et a un goût sans limite pour le désir des hommes. C'est elle qui commence à initier son mari à des plaisirs inconnus où se mêlent amour, sexe et partage. Il se découvrira un tel goût pour les plaisirs douloureux de la jalousie qu'il favorisera les rencontres de sa femme, parfois dans la gêne qui décuple l'extase. Puis il cherchera à son tour, après quelques tâtonnements forts plaisants, à lui faire revivre un passé idyllique qu'elle croyait perdu. Elle lui a appris le plaisir de la surprise et c'est lui qui la prendra à son propre jeu au risque de tout perdre pour elle.





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Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo

Le mot “chien” ne mord pas…

À tous ceux qui me l’ont enseigné.

1

Après quelques détours, il me fit entendre qu’un seigneur étranger

Semblait avoir beaucoup d’amour pour Mademoiselle Manon.

Manon Lescaut, Prévost

Il y avait à peine dix minutes que nous étions assis l’un à côté de l’autre que je sentais déjà ton genou effleurer le mien. Nous ne nous connaissions pas encore, je me demande même si nous avions échangé plus qu’un bonsoir et un sourire. Une longue nappe blanche tombait sur nos cuisses, sur les miennes en pantalon de toile écrue, sur les tiennes, nues jusqu’à la lisière de ta jupe moulante, et nul autre que nous ne pouvait savoir quelle merveilleuse aventure naissait alors dans l’invisible dessous d’une table conviviale. La lumière vacillante de quelques bougies donnait à cette soirée une ambiance irréelle et feutrée. Tout flottait dans la chaleur ouatée d’une fin d’été orageuse.

 

Nous avions à peine plus de vingt ans. Ta hardiesse m’avait surpris, comme je crois, elle me surprendra toujours. C’est l’essence même de ton magnétisme, de cette enjôleuse aura qui attise tant le feu du désir dans le regard concupiscent des hommes que tu croises. Tant de jolies femmes sont insipides sans cette audace qui se lit dans tes yeux et leur pétillante malice ! C’est ainsi que je t’aime, et que je t’aimerai aussi longtemps que tu me feras souffrir de plaisir. Aussi longtemps que j’aurai peur de te perdre chaque fois que tu ris avec un autre que moi, chaque fois que tu évoques un rival à ma folle passion.

 

D’habitude, ce sont plutôt les hommes qui prennent les devants. D’habitude, ce sont eux qui s’approchent des filles, les invitent à danser, posent les mains sur leurs hanches, et, dans la pénombre de la piste des corps enlacés, insensiblement les font glisser du bas de leur dos jusque sur leurs fesses, les caressent lentement, si bien, avec une telle application fiévreuse et gauche qu’elles se laissent faire, attendries, puis s’abandonnent au rythme langoureux de l’ondulation des ventres si proches, jusqu’à ce qu’elles concèdent enfin les quelques centimètres entre leurs corps, jusqu’à ce qu’elles frôlent et se collent bientôt contre la bosse qui a gonflé sous le tissu fin du pantalon de l’homme. Ce sont eux qui guident le mouvement. Ce sont eux qui inventent ce mouvement lent de roulis, autour de cette ancre qui les unira peut-être... Ce sont elles qui font comme si elles ne s’apercevaient de rien, mais en profitent discrètement pour mesurer la taille et la vigueur de ce dont elles rempliront leurs mains, un peu plus tard, à l’abri des regards.

 

Et là, ce soir d’été de notre première rencontre, sous cette nappe blanche qui recouvrait nos cuisses, c’était ta main qui s’était posée sur mon genou.

 

Nous étions plus d’une vingtaine de joyeux convives dans le halo jaune orangé des petites flammes qui scintillaient au fond de nos pupilles illuminées. La conversation s’animait au fur et à mesure que les coupes de champagne se vidaient, et ta main voyageuse s’insinuait à l’intérieur de mes cuisses fiévreuses. Elles se raidissaient à chaque centimètre parcouru. Je sentais la pointe de tes doigts remonter, sans se presser, s’arrêtant, rebroussant chemin, et puis ils reprenaient leur lente progression vers le haut, inexorablement. Ils avaient la juste pression d’une assurance mesurée.

 

J’avais du mal à respirer. Je me laissais faire, immobile, de peur que quelqu’un ne remarque ce qui se passait si près de lui, de peur que tu ne suspendes ton voyage vers mon sexe gonflé, et qui m’en pouvait plus de forcer le tissu élastique de mon slip.

 

Nous étions à un bout de la table, le moins éclairé sans doute. Pourtant, j’ai compris quand tes doigts ont commencé à effleurer ma braguette et à l’entrouvrir, cran après cran, millimètre par millimètre, que ma voisine de gauche, la dernière avant le coin le plus obscur de la pièce, avait remarqué ton manège. Je me sentais de plus en plus mal à l’aise sur ma chaise, prisonnier de ta main, prisonnier de ton petit sourire de plaisir, prisonnier de la splendeur luisante de tes longs cheveux blonds. Des sueurs parcouraient mon dos. J’étais pétrifié chaque fois que je percevais le regard furtif de cette femme, un peu plus âgée que nous, d’abord intriguée par les petits mouvements de la nappe blanche. Puis ta main s’est enroulée dans un va-et-vient souple sur mon sexe dressé vers toi, juste derrière le tissu blanc, à quelques centimètres de ton corps, à peine plus loin du sien. Mes jambes tremblaient. J’avais les doigts glacés et des gouttes de sueur parcouraient le bas de mon dos. Cependant, malgré ma honte, je n’avais d’autre ressource que de me laisser faire. Tu te plaisais à manipuler ma chair lentement, à glisser jusqu’à mes couilles gonflées, prêtes à exploser. Dans un mouvement lent, très lent, calé sur une respiration, tu faisais coulisser la peau de ma verge, et au bout de cette course seulement je reprenais mon souffle. J’allais jouir, c’était inévitable. La pression était insupportable.

 

Mais c’était impossible, tu le savais bien, et tu jouais du plaisir et de la frustration que tu me donnais en même temps. J’étais terrorisé à l’idée qu’on pouvait nous découvrir. Il suffisait d’une simple maladresse, de l’autre côté de la table, pour que la nappe se soulève et que nos voisins découvrent ce qui se tramait si près d’eux...

 

Puis tu t’es arrêtée de me caresser. Tu savais l’instant à ne pas dépasser, le point de non-retour, la limite ultime du temps suspendu dans l’orgasme. Tu t’es tournée vers moi, et tu m’as souri. Une candeur juvénile ornait ton visage d’ange. Une pointe de malice, seule, se lisait au coin de tes lèvres gourmandes. Tu as dû lire, au fond de mes yeux, que tu avais gagné, définitivement gagné. Je n’avais plus le moindre choix. Tu serais le maître de mon corps, le maître de mon âme. Tu aurais sur moi tous les droits. Je t’avais tout concédé en moins d’un quart d’heure.

 

Tu as retiré ta main de mon sexe insatisfait. Ma voisine de gauche t’a regardée. Tu l’as dévisagée d’un regard moqueur, une sorte de défi de femmes, et, dans un geste d’une sensualité infinie, tu as passé ton index sur tes lèvres. Puis de la pointe de ta langue tu as léché discrètement l’endroit où ton doigt avait déposé mon odeur. Elle avait les yeux écarquillés, le souffle court. Mon cœur battait la chamade au fond de ma poitrine. J’étais partagé entre l’envie que tu recommences et la honte d’affronter une conversation avec toi et surtout avec elle.

 

Quelqu’un s’est alors levé, un de nos hôtes probablement. Il a lancé un disque sur la chaîne Hi-fi. La musique invitait à la danse, et quelques-uns se sont levés. Ma voisine de gauche avait engagé la conversation avec moi, et par politesse, je ne pouvais faire autrement que lui répondre. Je brûlais de me lever avec toi et de tanguer langoureusement dans tes bras. Elle l’avait sûrement compris mais le duel avec toi était plus fort.

 

J’allais trouver quelque chose à lui dire, bredouiller une excuse de pure convenance, déjà mes lèvres s’étaient entrouvertes pour la première syllabe, quand j’ai vu un bel homme, brun, grand, l’œil souriant, s’approcher de toi, te tendre la main et t’inviter à danser. Tu m’as regardé. Une fine malice parcourait ton visage radieux. Tu l’as suivi au milieu des autres danseurs enlacés.

 

Il s’est très vite rapproché de toi. Je t’ai vu poser les mains au bas de son dos, les pouces dans sa ceinture, les doigts pendants. Il a appuyé sa joue contre la tienne. Tu me regardais toujours, lovée contre lui. Encouragé par ta familiarité, il s’est encore plus collé à ton corps, et davantage encore lorsqu’il a senti ta main descendre et glisser sur sa fesse, rejoindre enfin le pli en haut de sa cuisse. De loin, je distinguais ce même doigt qui, quelques instants auparavant, avait agacé le gland gonflé de ma verge, s’approcher si près de son cul, de ses couilles. Cette vision provoqua chez moi une nouvelle érection. J’étais déjà jaloux de cet inconnu alors que nous n’étions rien de plus que des voisins de table jouant à tromper l’ennui d’un peu trop de conformité.

 

La salive avait du mal à descendre dans ma gorge, et ma voisine me parlait encore de ses dernières vacances, du club où elle avait fait des rencontres inouïes, des bains de minuit, nue, du feu de camp, de ses aventures avec l’animateur du club. Je l’écoutais d’une oreille distraite. Ses médiocres fantasmes, ses lieux communs de l’amour en vacances n’avaient aucune chance de me détourner de toi et de l’effet que tu me faisais.

 

L’homme brun que tu avais enlacé s’est alors enhardi. C’est lui qui a posé ses lèvres contre les tiennes. Tu n’as pas reculé. Tu as seulement gardé un œil sur moi, comprenant déjà ma jalousie maladive à mon visage décomposé. Tu as laissé sa langue entrer dans ta bouche et frotter cette lèvre qui avait encore, pour toi, le goût de mon sexe tendu vers ton ventre.

 

La piste de danse était dans la pénombre naturelle du soir, mais à la fin de la chanson, j’ai vu sa main ressortir d’en dessous de ta jupe courte.

 

Puis tu es revenue t’asseoir à côté de moi, radieuse.

 

– Vous n’avez pas dansé ? m’as-tu dit malicieusement.

 

– Non, mais je vous ai regardée, me suis-je entendu te répondre.

 

Comment ai-je pu oser te le dire ?

 

Tu as ri.

 

– Et alors ? Est-ce que je danse bien ?

 

– J’aurais préféré être à la place de votre cavalier, t’ai-je répondu.

C’était toi qui me forçais à dire tout cela. Tu me fascinais de telle sorte que j’avais perdu tout contrôle, toute réserve. Tu aurais pu me faire avouer n’importe quoi, t’amuser à mes dépends, me ridiculiser. Je t’aurais raconté ce que tu voulais, il suffisait de me poser la bonne question. J’avais atteint, au son de ta voix comme entre tes doigts, le statut de marionnette.

 

– Je m’en suis aperçue, as-tu dit avec malice.

 

Tu t’es un peu plus rapprochée de moi, et tu m’as chuchoté à l’oreille :

 

– Je ne porte pas de petite culotte. Il s’en est rendu compte, je crois...

 

Je t’ai regardée, éberlué.

 

J’étais admiratif de l’effronterie dont tu faisais preuve avec moi, et avec laquelle tu t’étais laissée tripoter par cet inconnu comme une garce sous mes yeux, quelques instants après m’avoir caressé sous la table. Mes jambes se mirent à nouveau à trembler de l’effet que tu me faisais. Désormais, tu pouvais tout me dire, tout me demander. J’étais sous le charme de ta folie érotique. J’avais rêvé d’une femme comme toi, comme d’un idéal de perfection perverse, et tu étais à côté de moi, fine et gracieuse, lissant de temps à autre tes longs cheveux blonds de tes doigts graciles tous ornés d’une ou de plusieurs bagues.

 

« Un par amant que j’ai gardé plus d’une semaine, m’as-tu avoué un jour. Je suis un peu collectionneuse à mes heures perdues... »

 

Tout en mangeant, nous avons bavardé de choses et d’autres. Nous semblions partager le même regard amusé sur le monde et les gens.

 

Puis nous avons échangé nos numéros de téléphone, et tu m’as demandé, c’était un ordre, de t’appeler le lendemain vers midi. J’ai accepté, le cœur joyeux. Des frissons irradiaient de mon dos frémissant à mon ventre noué. Pendant tout le repas, tu n’eus de regard pour personne d’autre que moi. Tu avais oublié le type assis en face qui avait effleuré quelques instants plus tôt tes lèvres gonflées de désir, ton sexe entrouvert sur la pointe de son index, ta chatte mouillée que tu me promettais à demi-mots. Je l’ai vu deux ou trois fois, essayant vainement d’attirer ton attention par des œillades discrètes et pitoyables.

 

Mais c’est à moi que tu parlais, à moi seul.

 

Au dessert, la musique langoureuse des slows est revenue, et tu t’es levée presque aussitôt. Je croyais que tu m’inviterais à danser. Pourtant, très vite, tu as fais le tour de la table, et à ma stupeur admirative, tu as pris le bel homme brun par la main. Il bavait d’envie. Il t’a accompagnée au milieu des premiers couples enlacés comme un chien aurait suivi son maître. Il était un simple objet que tu traînais à tes pieds pour attiser ma jalousie et m’attacher un peu plus à toi. Lui, tu l’avais aiguisé en allumeuse experte, moi, tu m’avais accroché à l’hameçon de ta frénésie sensuelle.

 

Je vous ai observés un moment, toi et lui, lui contre toi, posant ses mains sur ton corps consentant, toi l’aguichant de baisers sournois, lui s’enhardissant sous ton chemisier délicat, toi caressant la peau de son cou de tes doigts fins, tes yeux cherchant les miens. Notre jeu raffiné et suave commençait ce soir-là par le désarroi de ma frustration et l’érection douloureuse de mon pénis tendu vers toi.

Vous êtes partis bientôt, la main dans la main. Je vous ai regardés. Mes jambes grelottaient sous mon corps désemparé. J’étais furieux contre moi de m’être laissé piéger de la sorte, mais j’étais ravi que ce fût par toi, une telle beauté que je n’aurais jamais espéré la moindre attention de ta part.

 

Je n’eus d’autre ressource ce soir-là que de m’enfermer dans les toilettes de nos hôtes, seul. J’ai ouvert mon pantalon et mon sexe gonflé a jailli aussitôt. Je me suis assis sur la cuvette des W.C, et je me suis masturbé doucement en pensant à toi, à tes longs cheveux blonds, à la main de cet homme, posée entre tes cuisses, à son doigt qui devait s’enfoncer entre tes lèvres humides. Vous deviez être dans sa voiture, quelque part sur le chemin de son appartement. Il roulait lentement, une main sur le volant, l’autre sous ta jupe courte, massant ton sexe offert. Tu écartais un peu plus les cuisses pour qu’il enfonce un second doigt. Il fallait que tu le guides. Il disait :

 

– Eh bien, ma salope, faut pas t’en promettre à toi ! Patiente encore un peu, on arrive bientôt. Caresse-moi plutôt en attendant !

 

J’ai joui dans ma main crispée pendant qu’il devait te lécher sur son canapé, ou quand tu le suçais, peut-être...

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