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Chapitre 1 : Premiers pas
La cité. Quelques rares passants se pressent de rentrer chez eux. Ici où là, des petits groupes de jeunes qui passent le temps en échangeant on ne sait trop quels mystérieux secrets, quelles affaires douteuses disent certains, quels projets insensés, quels fantasmes encore inassouvis, quels souvenirs bons ou mauvais. Mais se révèlent-ils leurs véritables espérances, celles qu'ils craignent d'avouer à leurs parents ? S'ils le font, c'est entre eux, uniquement par allusion, en truquant dans leur façon d'exprimer afin qu'on ne devine pas réellement leurs espoirs.
Omar, jeune garçon aux regards sans cesse étonnés, à la belle chevelure bouclée aussi noire que ses yeux. Sa magnifique bouche déjà bien dessinée ne sourit que très rarement. Grand pour son âge, on lui donne facilement quinze ans, aime nager, courir. Fier d'une certaine musculature naissante il écoute son prof de sport qui lui recommande de ne pas trop « pousser » son corps tant que celui-ci n'a pas achevé sa croissance. Timide, Omar qui rougit à la moindre allusion sexuelle. Un fils parfait qui aime ses parents, ses deux jeunes sœurs et ses deux frères aînés. Un inquiet aussi, quand une dispute s'annonce à l'appartement familial. En général, c'est Mehdi, l'aîné, qui donne le plus de fil à retordre. Sa mère n'arrive plus à le discipliner. Son père s'épuise en reproches, le soir en rentrant du travail. Omar n'aime pas les voir fâchés.
Omar cherche à comprendre la vie, seul dans son coin, soucieux de ne pas ennuyer quiconque et surtout pas ses parents bien trop accaparés à les élever tous. Quant à ses frères, ils sont trop occupés par leurs problèmes personnels pour se préoccuper des siens. Certes, ils aiment bien Omar dans la mesure où il ne leur demande rien.
Omar dont le zguègue se relève fréquemment depuis quelques jours. Il le tâte à travers le jogging, de plus en plus souvent. Chacune de ces caresses lui provoque un sentiment de plaisir, mais ne calme pas son envie de le toucher. Il croit savoir ce que cela veut dire. Dans sa tête, un verbe lui taraude le cerveau : niquer. Il se rappelle de ce qui se dit dans la cité. Se résout à solutionner le problème par lui-même puisque personne ne viendra l'aider.
Un dimanche après-midi, il va voir une voisine, une meuf pâle comme lavabo, maquillée, que ses frères traitent de pute, de salope, dans leur parler à eux.
Omar sonne à l'appartement. La dame ouvre sa porte, le regarde, sourit :
— Eh bien jeune homme, que veux-tu ?
— Tiens, la tepu, je te donne dix euros pour niquer ton cul de lopsa.
Sourire épanoui d'Omar qui tend le billet de dix euros. La porte s'ouvre en plus grand. Omar s'apprête à entrer. Mais la dame voulait un peu plus d'espace afin de pouvoir plus aisément lui balancer deux gifles que le gamin a du mal à encaisser, atterrissant sur le cul. Un claquement brutal de porte lui fait comprendre que quelque chose ne tourne pas rond dans sa démarche ou que ses informations sont dénuées de fondement. Il se relève, étourdi, les joues en feu.
Une lumière jaillit sous son crâne : une meuf française, on ne doit pas lui parler comme à une meuf de la cité. Faut le parler utilisé à l'école. Il se rengorge un peu, sonne de nouveau. La dame apparaît :
— S'cuse, m'dame, j't'ai mal dit. Mais faut que je nique, ma teub est raide du matin au soir. Dix euros, j'ai pas plus, m'dame.
L'interpellée soupire, rit aux éclats devant la mine affligée du gamin.
— Ce n'est pas de ton âge, petit !
— J'ai quinze ans. Regarde, mon zguègue ! Y dit que je peux niquer, maintenant.
— Petit menteur. Je connais bien tes frères. Tu as treize ans. Je suis assistante sociale, n'oublie pas. Viens avec moi, allons voir tes parents. C'est à eux qu'il faut parler de cette question.
— Ben non, pas aux parents. La honte si je fais ça. Ici, y'en a qui disent que t'es une tepu. Pour ça que je viens te voir.
— Ils se trompent, mon garçon. Maintenant, rentre chez toi et laisse-moi tranquille. Sinon c'est moi qui vais m'expliquer avec tes frères et tes parents.
Omar obéit, comprenant qu'il y a erreur quelque part. Donc, la dame n'est pas une pute. Ses frères l'appellent comme ça parce qu'ils sont en colère contre elle.
Il recommence avec une autre, dans l'immeuble d'en face, dont on dit qu'elle a une bouche à bouffer deux zobs à la fois. Là encore, il reçoit une torgnole à vous estourbir son homme. Larmes aux yeux, n'y comprenant plus rien, Omar consulte son frère aîné qui le rabroue puis cède devant l'insistance de son cadet. Il explique ses deux démarches. Mehdi d'éclater de rire, larmes aux yeux. Pour la première fois de sa vie, il explique quelque chose à Omar qui écoute, oreilles attentives. Il lui dit qu'il y a la façon de parler de quelqu'un, surtout des meufs, et la réalité de ce qu'elles sont. Il lui donne deux ou trois indications afin de se mieux comporter et, surtout, de ne pas se ramasser un râteau.
Heureux de ces confidences, Omar pare aux urgences, se promettant d'être plus circonspect à l'avenir. Ce qui ne l'empêche pas de continuer sa quête auprès de deux autres filles qui le rembarrent sans ménagement. Dégoûté, il se planque dans un recoin de son immeuble, baisse son jogging, empoigne son zob circoncis qu'il masturbe. L'éjaculation ne tarde pas, sa première, qu'il subit avec force spasmes, mais en silence. Il s'essuie avec un mouchoir en papier, regagne l'appartement de ses parents où il se lave queue et mains. Une heure plus tard, son zguègue de nouveau dressé, il recommence l'opération, chez lui, dans les chiottes.
Le lendemain, toute la cité est au courant des exploits d'Omar s'agissant de sa quête d'une meuf. On en rit. On le charrie gentiment. On plaisante. Il n'apprécie pas, en veut à Mehdi pour avoir trahi son secret. Il se promet de ne plus jamais confier à qui que ce soi ses « petits trucs à lui ». Du coup, il ne cherche plus, se contente d'une branlette le matin, une autre l'après-midi, en silence, prenant bien soin de ne laisser aucune trace sur ses vêtements.
*
* *
Les professeurs, au lycée, sont très contents du travail effectué par Omar. Certes, ça n'est pas un élève surdoué. Mais ses progrès depuis un an sont très nets. En voilà un qui s'en sort pas mal. À quatorze ans il est en quatrième, lui que l'on voyait déjà prenant une « voie de garage » s'agissant de sa scolarité. Quelques changements sont intervenus dans la vie d'Omar. Mehdi ne vit plus avec eux, parti avec sa meuf, une vieille de 32 ans, qui possède un appartement. Son autre frère, Akim, s'en va chez leur oncle Ahmed, à Marseille, avec qui il va travailler dans sa supérette. Du coup, Omar se retrouve seul à occuper sa chambre dont on retire les lits des deux partants. Ses deux petites sœurs (12 et 8 ans) restent les seules véritables enfants dans la maison où l'ambiance est beaucoup plus calme, sereine. La mère se permet certains moments de détente, le père aussi. Omar fait en sorte de ne pas leur créer de souci, de leur donner le moins de travail possible. Il fait l'orgueil des siens : le plus intelligent, dit sa mère.
Samedi soir. La cité est illuminée par les feux que projettent les derniers rayons de soleil. Il est presque 22h, en ce 30 juin. Beaucoup de monde dehors, en majorité des jeunes. Ça discute, ça rit, ça joue, ça complote aussi. Rien de méchant, tout très bon enfant. Ce sont les vacances scolaires depuis une semaine. Omar observe, selon son habitude. Il parle toujours aussi peu, n'a aucun véritable copain bien qu'il soit sympa avec tout le monde. On le regarde un peu comme un spécimen rare qui, faisant partie de la communauté reste en marge. Certains lui rappellent sa « chasse aux meufs », ironiques.
Dans le jogging d'Omar, c'est l'alerte bi quotidienne. Son coin favori est occupé par trois mecs, il ne peut donc s'y rendre. Il se dirige vers la cave de ses parents. Il a entendu dire que, dans les caves, se déroulaient des orgies, des gang-bangs disent certains, des tournantes disent d'autres. Il n'aime pas que l'on salisse ainsi l'acte qui donne tant de plaisir. Il longe les autres caves, arrive devant la sienne, encombrée de toute sorte d'objets plus hétéroclites les uns que les autres. Un bruit attire sa curiosité. Il s'approche de la cave voisine. Une faible lumière lui permet de voir ce qui se passe à l'intérieur, les planches de la porte étant disjointes. Un homme debout, jeans et caleçon aux chevilles, tient fermement les hanches d'une femme devant lui, courbée, fesses bien cambrées, qu'il nique férocement. Les deux restent silencieux, seule grince la vieille chaise sur laquelle s'appuie la femme, bruit ayant alerté Omar. Il regarde, sent son jogging gonfler encore plus, plonge une main dessous, empoigne sa verge qu'il malaxe énergiquement. Une voix le sort de sa torpeur masturbatoire :
— Viens, mon pote ! Y'en aura pour toi aussi. Hein ma poule ? Ça te dit une autre bite dans ton cul ? Y'en a un autre qui se la tient, prête pour te la fourrer. Dommage on voit pas, il est là où qui fait sombre ! Approche, mec ! Malik y veut voir la marchandise. Putain je vais cracher dans ton cul, ma poule. Trop tard, c'est parti ! C'est bon de te baiser ! Prends tout mon foutre ! La prochaine fois, t'en auras autant.
Omar, yeux grands ouverts, regarde les contorsions du keum qui ne cesse de gémir des insanités tout en louant le cul qu'il vient de baiser et qu'il remplit avec autant de plaisir. Omar reconnaît le fils du gardien de son immeuble, mais fait comme s'il ne savait pas de qui il s'agit. Le gardien, lui, un gars de quarante-cinq ans, bien foutu, gentil avec tout le monde, sévère
quand il le faut. On le respecte, ce qui est très important ici. Quant au fils, on l'apprécie moins. On le croit faux jeton, mielleux, à l'affût de coup fourré et souvent foireux. Pour l'heur, fiston se régale en fourrant un trou. Souriant, il retire sa queue du fion noyé au foutre, la libère de la capote qu'il jette dans un petit sachet en plastique. Cédant la place, en quelque sorte, il déclare, passant devant Omar dont la capuche cache le visage :
— Quand t'as fini, fout la capote dans ce sac et le tout à la poubelle. Laisse pas traîner ce genre de truc. Mon père nous massacrerait. Et n'oubliez pas de refermer la cave en partant, tous les deux. Suffit de pousser le cadenas pour qu'il ferme. Faut laisser aucune trace, surtout quand c'est pas notre cave.
Dans un geste machinal, Omar a sorti sa queue, un joli petit morceau bien bandé d'environ une vingtaine de centimètres, déjà. Le partant ironise :
— Dans le prochain, y'a ce qu'y faut, ma poule ! Un morcif que tu vas en gueuler ta race de salope ! Putain de sauciflard !
Omar attend que l'autre se soit définitivement éloigné, une main caressant les fesses nues. Suivant ce qu'il a appris tout seul, il déchire un sachet, en retire le préservatif, se le place consciencieusement sur le zob. Ceci fait, ses doigts s'en vont tâter les chairs offertes tandis que son zguègue se coltine dans la raie. Les fesses lui paraissent appétissantes. Le corps imberbe l'excite. La poitrine…rien ! Ses doigts se dirigent vers le bas ventre. Une grosse voix l'avertit, gentiment :
— Si tu cherches des gros nénés, y en a pas. Plus bas, tu trouveras un gros zob qui bande jamais et des glaouis. Moi, c'est mon cul que je t'offre.
Le mec se relève, fessier bien en arrière afin de ne pas perdre la queue qui se frotte contre la raie. Souriant, il fixe Omar :
— Tu sais que t'es vachement mignon. T'es Omar, le frère à Mehdi ? Un que j'ai jamais pu avoir. Par contre, l'autre, Akim, y m'a fourré pas mal de fois. Dommage, il est plus là ! Mais toi, t'es là. Depuis le temps que je bave après toi. Moi c'est Malik. On était ensemble à l'école l'année dernière, tu te souviens ? Pas dans la même classe. Remarque, j'ai pas dû t'impressionner. C'est que j'ai pas resté longtemps. Je me suis cassé vite fait. Alors, t'en veux du Malik et de son cul ?
Omar ne répond pas qui continue de glisser sa queue dans cette raie. D'une main, il pousse sur le dos de Malik. Celui-ci comprend, se penche, appuie ses mains sur la chaise grinçante. Doucement, Omar ondule du bassin, sa queue ne glisse plus le long de la raie. Le gland pénètre le trou, s'enfonce dans la moiteur du tuyau bien lubrifié par la pénétration précédente. Il se retire puis replonge, sans précipitation. Il sait que l'affaire sera rondement menée, ses couilles réclament un rapide assouvissement. Il devine ses entrailles se crisper. Il sent sa queue grossir, vouloir s'enfoncer encore et encore. Malik apprécie : pas de bavardages inutiles et inconsidérés, de la douceur, de la sensualité. Il subit la merveilleuse pénétration de son puceau, la rumeur le dit, durant près de cinq minutes. Omar ferme les yeux, tout à sa jouissance qui se déverse dans la capote. Ses doigts s'agrippent aux hanches. Il donne un dernier coup de reins, s'affale sur le dos de Malik qu'il mordille langoureusement. Lorsqu'il se redresse, Omar reprend ses va-et-vient, presque tendrement. Malik propose :
— Viens, on change de crèmerie. Je sais où on sera mieux. Toi, je veux pas te gâcher.
Il sourit, retire la capote de la queue d'Omar, baisouille ses tétons avant de passer une main sous ses couilles joliment duveteuses.
Ils quittent les caves, sortent de l'immeuble. Malik annonce :
— On sera peinard, mes vieux rentrent pas ce soir, que demain. Ma frangine, elle va rentrer pas avant une heure du mat', elle est avec son keum. On habite une maison avec jardin.
En effet, la maison, très ancienne, est un vestige du passé, juste à quelques mètres de la première grande barre appelée immeuble A1.
Plus un mot. Ils se retrouvent sur le lit. Malik déshabille Omar qui se laisse faire, tige toujours bien dressée. Un peu maladroitement, aussi parce qu'il se trouve inutile, Omar tâte le cul qu'il vient de fourrer une première fois. Les deux jeunes dévêtus intégralement, la bouche de Malik gobe la bite offerte, avale le gland. D'un coup de bassin, Omar la fait pénétrer entière dans la gorge. Le suceur tousse, crache, face rouge, larmes aux yeux. Omar se rend compte de sa brutalité et des conséquences. Tout penaud, il dépose un bisou presque pudique sur la joue de son partenaire qui se remet de son émotion. Partenaire qui n'émet aucun reproche voyant qu'Omar a bien compris. La fellation reprend. Omar pose une main sur la tête de son suceur, sans appuyer, juste pour accompagner. Il rêve d'envoyer la purée dans un trou, mais pas dans celui-ci : un reste de timidité, une réticence à vider ses couilles dans une bouche. Par gestes doux, il fait savoir ses désirs. Malik pige vite qui s'assied à califourchon sur son amant, s'empale en enfonçant la longue queue dans son anus, sourires aux lèvres. Il sait faire plaisir à Omar qui lui sait qu'on tient à lui faire plaisir. Cet échange lui convient, il manifeste la volonté d'y participer en procurant le plus de joies possibles à l'enculé qui commence un lever baisser des plus savoureux. L'enculeur aperçoit la longue et grosse bite non circoncise, l'impressionnant sac à couilles de Malik, n'y prête aucune attention spéciale se contentant de les voir s'agiter au rythme de la sodomie tout en parsemant sa poitrine de perles de mouille. Pour la seconde fois, Omar sent ses tripes bouillonner, ses entrailles se tordre. Il crispe ses doigts sur les cuisses de Malik qui, dans un râle, éjacule, envoyant sa semence dans les airs. Omar le suit de près, remplissant le préservatif, son cerveau envahit par une multitude d'ondes plus bénéfiques les unes que les autres. Épuisé Malik s'affale sur Omar qui conserve sa queue dans l'anus. Malik lèche ses débordements spermatiques ayant fusé sur la peau d'Omar qui apprécie les effleurements. Malik pose enfin sa tête près du cou de son enfileur, déclare d'une voix douce :
— C'est la première fois qu'on m'encule comme ça, aussi bien. On dit que t'es puceau, ben on croirait pas. Tu baises mieux que l'autre connard qui me fait chanter pour avoir mon cul, alors que je le donne volontiers à ceux qui me plaisent. Toi tu me plais vachement. J'ai jamais craché sans me branler, quand on m'enculait. T'es le premier avec qui ça m'arrive. T'es un chouette keum, Omar. On refait quand tu veux.
Omar fixe Malik, donne un coup de reins afin de montrer que recommencer, c'est maintenant. Son hôte ne dit pas non qui change de procédé. La capote pleine retirée, il avale la bite, l'essuie bien, s'en pourlèche. Il gobe le sac de couilles, faisant rouler ces dernières dans sa bouche. Sa langue furète du côté du périnée, taquine, joueuse. Omar apprécie, lève un peu son bassin. Malik n'ira pas plus loin, soucieux de ne pas mécontenter son amoureux du moment. Il reprend la fellation, y met tout son cœur, tout son art. Omar refuse de jouir dans cette bouche avenante. Mais le suceur le tient ferme qui ingurgite toutes les lampées de foutre, ne laissant rien s'échapper de son gosier. Lui-même arrosant les draps de sa jute.
Comme excuse à son insistance pour une pipe, Malik reconnaît :
— J'ai le cul en feu. Tu m'as trop bien niqué. L'autre avant toi m'a bien baisé aussi, même si j'ai moins pris mon pied qu'avec toi.
Il se lève, montrant ainsi que les plaisirs s'achèvent, l'heure du retour de la frangine approchant. Avant de se séparer, Omar croit bien de déposer un bisou sur une joue de Malik qui le lui rend. Ils soupirent, non de regret, mais de satisfaction.
Ils ne parlent pas d'une autre rencontre, n'envisagent pas de reprendre leur relation dans les prochains jours.
*
* *
Cette première avec Malik ne fait que titiller encore plus la libido d'un Omar en quête de recommencement. Certes, le cul de ce keum lui a apporté soulagement et contentement. Mais une meuf serait plus appropriée, selon Omar. Il sait très bien qu'ici, dans la cité, on se console comme on peut. Quand on n'a pas de meuf, on prend le boule d'un keum pédé, comme Malik. Le principal c'est de ne pas en parler. Mais il est quand même plus honorable de niquer une meuf et de le faire savoir. Toujours aussi naïf, Omar cherche le corps sœur, si l'on ose l'expression. Les jours passent, sa main continue de le soulager.
Peu avant la rentrée scolaire, il obtient un tuyau fiable. Une certaine Myriam, 16 ans, aime à multiplier les conquêtes masculines. Elle ne s'en cache pas, au grand dam de ses parents qui n'en peuvent, mais. Omar se renseigne plus avant. Elle habite non loin de la cité. Une bourge, quoi ! Ici, qui n'habite pas la cité est un bourge, même si c'est à la limite. La fille va au même lycée qu'Omar. À la rentrée, il la zieute discrètement, enregistre son emploi du temps, constate qu'elle est toujours entourée d'une cour de mecs plus ou moins âgés et de copines toutes aussi coquines qu'elle. Omar se dit qu'il a trouvé le bon filon, qu'un peu d'audace devrait suffire, son charme naturel aidant. Le voilà rôdant deux jours durant autour de ce groupe dont il convoite un élément en particulier. On le remarque. Les rires vont bon train, de bouche à oreille, dès qu'on l'aperçoit. Il fait « nouveau » dans ce cercle très fermé. On l'interpelle. Il s'approche. On le questionne, il rougit, répond en hésitant. On lui envoie quelques vannes bien senties, il ne les comprend pas, loin d'imaginer que l'on puisse le railler, se fiche de lui, uniquement parce qu'il tente de s'immiscer dans ce groupe. Le fils du gardien de l'immeuble parle à l'oreille de Myriam qui éclate de rire, hurle à la cantonade :
— T'as pas encore trouvé la meuf que tu vas baiser pour dix euros ? Moi, c'est gratuit, mais j'aime pas le beur, c'est gras et ça fait mal au foie….
On rit du bon mot et de la méchanceté. Omar sent qu'il va péter un plomb. Il le pète, le plomb :
— Sale pouffiasse ! Tu donnes ta chatte à tous les keums qu'on rien d'autre à niquer. On dit que les keums préfèrent mieux les putes que toi. S'y te niquent, c'est que les putes sont pas
libres.
Le fils du gardien s'interpose afin de rabaisser Omar au niveau qu'il croit être le sien :
— Doucement, mec. Reste à ta place, celle des beurs rances, sinon va y avoir du grabuge.
— Toi, sale con, t'es même pas capable d'emballer une meuf que t'es obligé de faire du chantage à un mec pour le niquer dans la cave des autres. On sait tous ça, dans la cité !
— Sale raton, je vais te faire voir…
Il ne finit pas sa phrase, personne ne saura jamais ce qu'il voulait faire voir. Lui, en attendant, voit des étoiles dans sa tête bien bousculée par le poing d'Omar qui s'apprête illico à réitérer son coup. Le blessé beugle :
— Putain ce con, y m'a pété le pif ! On va porter plainte…
Tout le monde se défile, Myriam la première qui, passant devant Omar, lui souffle :
— Bravo ! T'as quatorze ans et tu viens d'assommer un mec de dix-huit ! T'en as, je les veux ! J'aime qu'on me tienne tête, beur ou pas. Dans une heure, dans les toilettes des filles, à la bibliothèque. Y'a jamais personne.
Soulagé, Omar regagne son coin, admiré par les isolés qui se lassaient de ce groupe moqueur, prétentieux. Il se promet de lui faire bouffer sa chatte, à la Myriam, juste pour qu'elle apprenne à respecter les beurs.
À l'heure convenue, Omar se glisse dans les toilettes des filles, au niveau de la bibliothèque. Dès qu'entré le plus discrètement possible, Myriam l'attrape par une manche, l'attire dans une cabine. Sans préparation aucune, elle baisse jeans et petite culotte, lève pull et chemise sortant sa volumineuse poitrine, l'œil torve, la bouche crispée d'envie, présente sa moule ordonnant dans un chuintement :
— Baise-moi ! Mets ta grosse queue dans ma chatte de pute !
Ce qu'Omar fait avec promptitude, capote en place. La gueuse admire le bâton de chair qui s'enfourne en elle. Sans ménagement, la prenant pour ce qu'elle est, à savoir un objet sexuel volontaire, Omar la pilonne, sans se préoccuper de savoir si elle prend son pied, appliquant un suçon sur chacun des gros seins. Elle réclame quelques autres faveurs qu'il lui refuse, décrétant une bonne fois pour toutes qu'une pute comme elle n'avait que ce qu'elle méritait : une grosse bite pour la niquer et que la niquer. Dans sa rage, il assied Myriam sur la cuvette, lui lève les jambes, l'encule sans préparation, décrétant que c'était la seule façon de traiter une enculée comme elle. Il pousse, il rugit, il gicle dans la capote, Myriam pleurant ses plaisirs perdus, mais pas son pucelage arrière qu'elle a perdu depuis près d'un an.
Omar retire le préservatif bien rempli, le jette sur la tronche de la fille, quitte les lieux satisfait de lui, pensant qu'une idole n'a pas le droit de rabaisser ainsi ses fans. Son idole vient de recevoir ce qu'elle méritait : une bonne leçon.
Le lendemain, après les cours, Omar rentre chez lui. Il croise Malik qui lui sourit, visage doux, yeux câlins. Dans un élan inconscient, Omar le salue, demande :
— Ta frangine est là ?
— Non, mes parents non plus, jusqu'à minuit à peu près. La maison est vide.
— Je peux venir ?
— Avec plaisir, Omar. J'ai appris pour le fils du gardien. Tu t'es fait un ennemi.
— Un sale con ! Y te nique encore, lui ?
— Non. Plus maintenant que tu lui as envoyé qu'il faisait du chantage pour niquer un mec. Paraît que son père l'a chopé.
— Je passe chez moi dire aux parents que je rentre un peu plus tard. Je te retrouve chez toi ?
— Dans une heure. J'ai pas fini de bosser.
— Tu bosses où, Malik ?
— Au pressing. J'apprends un boulot de con…
Le gardien est là, buvant un thé à la menthe en compagnie des parents d'Omar. Ce dernier croit que la guerre commence. L'homme le salue très courtoisement, lui demande ce qui c'est passé au lycée. Cherchant ses mots afin de ne pas paraître trop rustre, trop « cité », Omar explique le plus sincèrement possible, n'omettant aucun détail racontable. Le gardien écoute sans mot dire puis :
— … Tu aurais dit, je te cite : «Toi, sale con, t'es même pas capable d'emballer une meuf que t'es obligé de faire du chantage à un mec pour le niquer dans ta cave. On sait tous ça, dans la cité !». Dis-moi, Omar, c'est quoi cette histoire de chantage ?
— C'est que j'avais les glandes contre lui. J'ai dit n'importe quoi pour qu'il arrête de faire le bouffon devant les meufs et nous traiter de beurs rances…
Le gardien parti, Omar dit à ses parents :
— N'empêche que c'est vrai qu'il fait du chantage pour niquer les mecs. Mais ça me regarde pas, je suis pas de la police…
Agrément silencieux du père et de la mère.
L'incident est clos. Le fiston du gardien en est quitte pour se soigner le nez tout juste un peu écrabouillé. Son père vérifie malgré tout les fermetures des caves, inspecte les « richesses » de son gamin, note quelques billets de dix euros qui ne devraient pas être là ainsi qu'une demi-douzaine de boîte de capotes, certaines revues pornos et un téléphone portable avec un autre nom que le sien. Il ne cherche pas à investiguer outre mesure, se contentant de resserrer sa surveillance et de diminuer les heures de sortie libre, tout en confisquant les possessions douteuses de son fils.
Omar quitte son appartement, rejoint Malik en prenant bien soin de ne se faire voir de personne.
*
* *
Queue magnifiquement érigée, une main sous les fesses de Malik, Omar s'oblige à patienter, à ne pas se jeter sur un trou comme un mort de faim sur un quignon de pain. Son doigt titille l'anus de Malik qui, la tête posée sur la poitrine d'Omar savoure ces quelques instants de douce intimité :
— Comment c'est venu de te faire niquer, Malik ? T'as un zob qu'est vachement gros et bien. Et y'a les couilles qui vont avec, en plus.
— Justement, c'est ça le problème. Mon zguègue y bande jamais. Toujours mou qu'il est. Quand je nique, y glisse sur le trou, mais y rentre jamais, ou alors faut que ce soit un trou qu'est aussi grand qu'une bouche de métro. Quand je me branle, c'est la Bérézina, comme y dit toujours notre con de gardien à nous : je crache jamais rien ou y faut des heures. J'ai rien dit aux parents. Y sauraient pas quoi faire de toute façon. Et ces couilles qu'on croirait une grosse courge desséchée qui pend. Des fois, ça me gêne dans le froc. Depuis que j'ai douze ans, j'ai essayé de faire comme les autres keums. La cata à chaque fois. L'année dernière, au lycée justement, on se branlait avec un mec, dans les chiottes. Pas la joie pour moi. Le gars m'a mis la main au cul. En riant, il a dit que si on me fourrait une bite, peut-être que la mienne se réveillerait. Je sais qu'y voulait que me niquer. Mais j'ai pensé que ça pouvait faire quelque chose pour arranger ce qu'allait pas. Je sais qu'on a un truc au fond du cul qui fait qu'on aime se faire niquer. Le keum a pas attendu que je dise oui. M'a enculé profond, mais doucement, sans forcer. Faut dire qu'il a craché un max sur son zob et sur mon trou. C'était la première fois qu'y niquait, moi la première qu'on me niquait. Il a pas mis de capote. Ça m'a bien plu. Pas la grande effervescence, faut dire, mais c'était chouette. Je me branlais pas tout seul comme un con sans rien espérer. Ma queue est devenue plus raide. J'aimais bien. Le keum a mis un bon moment avant d'envoyer son jus dans mon trou. J'ai vachement aimé quand il a balancé la sauce. C'est à ce moment-là que moi aussi, j'ai craché en me branlant. Après, j'ai continué avec lui pendant quelques semaines. Il a trouvé une meuf, m'a laissé tomber. Je le revois souvent. J'y tenais à lui. Y me fait un clin d'œil, à chaque fois qu'on se croise, sympa quand même. Ensuite, c'était pas trop difficile de trouver un keum pour me niquer, dans la cité. Y'en a à tous les coins de bâtiment. Mais faut rien dire et surtout pas s'amuser à tortiller du cul comme les pédés qu'on voit. Y'a eu l'autre con, le fils de ton gardien. Je sais pas comment il a su que je me faisais mettre. Y voulait le dire à ma famille si je le laissais pas me niquer. Et y me piquait dix euros pour me la mettre ! Ça durait depuis deux mois. Et y'a eu toi. Crade ma vie, hein ? T'en penses quoi, Omar ?
Omar ne répond pas, son doigt bien enfoncé dans le cul de Malik. Il le regarde, dépose un bref bisou sur la joue du keum qu'il se prépare à niquer. Il lui fait comprendre qu'une pipe serait la bienvenue. Heureux, Malik satisfait ce désir bien anodin. Tandis qu'il s'applique à sucer gland, hampe et lécher...