Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF - MOBI - EPUB

sans DRM

Palingénésie

De
0 page

« Si elle poussait l’audace jusqu’à se représenter son amant nu et en érection, le film de leurs ébats virtuels ne lui montrait jamais que des scènes fortement édulcorées où leurs deux corps s’enlaçaient avec douceur, sans rage ni frénésie, sans passion non plus. »

Sirvat, jolie Marseillaise des quartiers nord, est une jeune femme ambitieuse : elle hait la pauvreté et sait mettre à profit ses charmes pour épouser Claude, client du salon de coiffure dans lequel elle travaille, fonctionnaire fortuné qui a le double de son âge. Le couple est dépareillé et devrait donc battre rapidement de l'aile...

Alain Giraudo est l'auteur de nombreux contes dits de l'Éros triste, où l'amour et la sexualité entre deux êtres trouvent un difficile accomplissement. La narration n'est pourtant pas triste, loin s'en faut...
Palingénésie est le premier conte d'une série à découvrir prochainement.

Collection e-ros & bagatelle, des récits érotiques tout en légèreté, des nouvelles délicatement excitantes !

Des auteurs novices ou plus confirmés, tous amateurs d’érotisme, se donnent rendez-vous dans cette collection dynamique : des textes inédits adaptés à des lectures d’aujourd’hui, à parcourir avec délectation sur l'écran des ordinateurs, smartphones, tablettes et autres liseuses.

Nouvelle numérique, 53 pages, couverture illustrée par Sandokan.


Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

La dentelle du Colorado

de amarante-editions55732

Voyeurs !

de editions-dominique-leroy

Du même auteur :
 Aux Éditions Dominique Leroy : De l'amertume d'un moyen sûr, Conte de l'Éros triste, à paraître Le Train initiatique, Conte de l'Éros triste, à paraître
Aux Éditions Persée : Raconte-moi ta rue, 2011
Aux Éditions 7ecrit : L'homme qui voulait être libre, 2012 Après moi le déluge, 2012 Le Plus Grand Amour du petit homme, 2012
Alain Giraudo
Palingénésie Conte de l'Éros triste
Collection e-ros&bagatelle
DOMINIQUE LEROYebook
Ouvrage publié sous la direction de ChocolatCannelle
Couverture illustrée par Sandokan
Si vous désirez être tenu au courant de nos publications, il vous suffit de nous adresser un courrier électronique à l'adresse suivante :
Éditions Dominique Leroy 3, rue Docteur André Ragot, B.P. 313, 89103 Sens, France Tél. : 33 (0)3 86 64 15 24
courriel : domleroy@enfer.com Site internet : Dominique Leroy ebook
Onnattellepasaumêmetimonlechevalfougueuxetlabichecraintive. TOURGUENIEV
I
Cétait une évidence pour tous ceux qui le connaissaient : il s’était fait avoir et ce mariage n’était rien d’autre qu’un non-sens monumental. Pourtant cela faisait déjà plus de dix ans qu’il lui avait passé la bague au doigt. Et pas une seule fois ses amis ne l’avaient entendu parler ne serait-ce que du plus petit démêlé conjugal. C’est un fait qu’il passait toutes ses vacances avec sa femme, que les dimanches, il les v ivait avec sa femme, et que de temps à autre, quand il faisait allusion à un quelc onque spectacle ou à une sortie improvisée, c’était en compagnie de sa femme qu’il y avait participé. Ils étaient pourtant tellement dissemblables ! Lui, à peine de taille moyenne, plutôt fluet, glabre, les cheveux châtain clair, au fil du temps de plus en plus clairsemés. Discret et même plutôt timide, il contrastait on ne peut pl us avec l’aspect m’as-tu-vu et les manières exubérantes de son épouse dont il subissai t évidemment avec une forme d’admiration latente l’espèce de charme dont elle prenait soin d’entourer sa personnalité. Elle n’avait pourtant rien de distingué et, que ce fût dans ses habitudes vestimentaires où le tape-à-l’œil marseillais faisait office d’élégance censée être ravageuse ou dans sa faconde populacière et souvent dénuée de correction , elle offrait l’illusion parfaite de ce qu’elle était véritablement : une belle brune sortie des quartiers nord de la cité phocéenne et qu’une éducation rigoureuse et quelque peu rétro grade avait protégée efficacement des propositions de dessalage au quotidien de la pa rt des petits nervis qui l’avaient accompagnée durant le ratage à peu près définitif de sa scolarité. Certes, pour cet échec elle pouvait arguer de circonstances atténuantes : l’accident de son père, écrasé par une palette sur les docks, accident que certains mauvai s esprits, sûrement bien informés, interprétaient charitablement en règlement de compt es syndical, sa situation de fille unique, et en conséquence gâtée et pourrie par sa m ère, une Libanaise demeurée au foyer toute sa vie et qui, trente ans après son arr ivée en France, suite à un mariage d’arrangement, se débrouillait pour massacrer une langue qu’elle n’avait jamais comprise qu’imparfaitement, les difficultés financières croissantes de ses parents, la mort du père… Ainsi donc, ultra-protégée par une femme un peu arr iérée pour laquelle elle faisait office de huitième merveille du monde, habituée à s usciter convoitise et admiration, relativement peu portée à l’ascétisme du travail autant par tempérament que par habitude de voir sa mère assumer sans se plaindre les taches courantes, Sirvat n’avait qu’une envie : grimper dans l’ascenseur social et poser se s belles fesses bombées sur un canapé de cuir, se parer de belles fringues et par- dessus tout sortir de ce lycée professionnel où l’avenir semblait tellement désenchanteur, tellement voué au quotidien minable et pénible requis par sa profession, si tant est qu’elle pût dénommer telle l’activité qui consistait à colorer les mèches ou faire la per manente des vieilles rombières qui venaient perdre chaque quinzaine la moitié d’un après-midi dans le salon miteux pour y rivaliser de cancans corrosifs sur chacune de celles qu’elles avaient gratifiées d’un « au revoir, ma chérie » avant d’attendre qu’elle fermât la porte pour commencer l’hallali. Sans expérience des hommes, sa mère n’ayant eu de c esse de lui seriner « qu’elle devait conserver sa virginité pour son époux », plu s avide de confort pérenne que de voluptés éphémères, elle s’était toujours refusée à se laisser « chasper » comme on dit à Marseille, autant par calcul que par mépris pour ce s gens de basse extraction qui n’aspiraient qu’à la mettre dans leur lit sans lui apporter les compensations dont s’ébaudissait son esprit en perpétuelle quête pragmatique. Et pourtant, ce grand corps recelait de copieux désirs, des invitations au plaisir qui la titillaient souvent avec insistance. Plusieurs fois , dès ses quinze ans, profitant d’une
absence de sa mère, elle s’était déshabillée, et, de bout devant une psyché, longuement elle s’était contemplée. Déjà à cet âge, la nature avait achevé de modeler cette jeune femme dont les seins larges et superbement plantés rivalisaient avec une épaisse toison bouclée, insuffisamment drue toutefois pour dissimu ler un clitoris d’une longueur remarquable qui faisait même saillie au-dessus de s es lèvres pendantes et fortement développées. La première fois, elle s’était longuement caressé les seins en frottant les mamelons durcis de la paume de ses mains : puis, comme une chapardeuse de pommes à l’étal qui craint à tout moment d’être surprise en flagrant dé lit, elle avait saisi entre son pouce et son index ce clitoris qui l’intriguait et lentement, très lentement l’avait pétri en le faisant rouler sous ses doigts. Elle avait joui, en silence, intensément, puis lasse, s’était laissée retomber sur son petit lit. Les jours suivants, ses doigts se firent plus curieux, plus audacieux aussi, et, un soir, quelques gouttes de sang tombèrent sur le drap aprè s qu’elle eut ressenti une vive douleur à l’entrée de la petite fente que son majeur s’amusait à écarter...

Avertissement

Ce thème est destiné à un public légalement majeur et averti. Il contient des textes et certaines images à caractère érotique ou sexuel.

En entrant sur cette page, vous certifiez :

  • 1. avoir atteint l'âge légal de majorité de votre pays de résidence.
  • 2. avoir pris connaissance du caractère érotique de ce document.
  • 4. vous engager à ne pas diffuser le contenu de ce document.
  • 4. vous engager à ne pas diffuser le contenu de ce document.
  • 5. consulter ce document à titre purement personnel en n'impliquant aucune société ou organisme d'État.
  • 6. vous engager à mettre en oeuvre tous les moyens existants à ce jour pour empêcher n'importe quel mineur d'accéder à ce document.
  • 7. déclarer n'être choqué(e) par aucun type de sexualité.

Nous nous dégageons de toute responsabilité en cas de non-respect des points précédemment énumérés.