Protections rapprochées (Tome 3) - Charisme fatal

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Ce n’est pas une cliente ordinaire qui se présente ce jour-là à l’agence de sécurité RBK de San Diego. Chloé Mason, qui vient de faire le récit de son enfance fracassée à Harry Bolt, n’est autre que sa petite sœur, qu’il croyait morte. Fou de joie, Harry lui ouvre les bras et lui présente ses deux frères de cœur, Sam et Mike. Mais les regards enfiévrés qu’échangent Chloé et Mike n’ont rien de fraternels ! L’ex-Navy Seal au passé sombre s’efforce pourtant de museler le désir que lui inspire Chloé. Il doit avant tout la protéger. Car des tortionnaires de la mafia russe sont à ses trousses…
Publié le : mardi 8 juillet 2014
Lecture(s) : 29
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290064801
Nombre de pages : 321
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Charisme fatal
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Le fil rouge du désir Nº 9334
LIAISONS SULFUREUSES 1 – Souvenirs Nº 9402
2 – Désir Nº 9429 3 – Mystère Nº 9395
NUITS BLANCHES 1 – L’homme de minuit Nº 9654
2 – Quand sonne minuit Nº 9740 3 – L’ombre de minuit Nº 9758
PROTECTIONS RAPPROCHÉES 1 – Magnétisme fatal Nº 9901 2 – Angélisme fatal Nº 10120
LISAMARIE RICE
P R O T E C T I O N S R A P P R O C H É E S – 3 Charisme fatal
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Ferréol-Dedieu
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Titre original NIGHTFIRE Éditeur original HarperCollins Publishers, New York
Lisa Marie Rice, 2012 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2012
1
San Diego, Californie, 4 janvier, tôt le matin
— Plus fort ! gémit-elle. Mike Keillor redoubla d’ardeur. Le lit grinça. La femme couchée sous lui avait les joues en feu et les yeux révulsés. — Encore ! ordonna-t-elle entre ses dents serrées. En arrivant, elle lui avait dit qu’elle aimait être domi-née pendant l’amour. « Que ça ressemble un peu à un viol, tu vois le genre ? » C’est pourquoi il la tenait pla-quée contre le matelas. Elle projeta son bassin en avant, violemment, et gémit encore une fois. Cela ressemblait plutôt à de la douleur qu’à du plaisir. Étonné, Mike s’arrêta de bouger et la lâcha. Elle avait les poignets tout rouges et qui commençaient déjà à enfler. Bon Dieu, il ne connaissait pas sa force ! Avec ses grandes mains, il venait de lui faire mal. Et elle avait l’air d’aimer ça ! C’était dingue. Horrifié, il se retira, se releva précipitamment et chercha les toilettes. Il ouvrit une porte, c’était un 7
placard. La deuxième était celle d’une minuscule cui-sine. À la troisième tentative, il se retrouva enfin dans la salle de bains. Il eut juste le temps de soulever le couvercle de la cuvette des W.-C. avant de vomir les whiskys et les bières ingurgités ce soir, en quantités égales, une demi-douzaine de chacun, ainsi que la part de frites censée éponger tout cet alcool. Mais ce qui lui retournait l’estomac, c’était surtout d’avoir couché avec une espèce de folle qui avait envie qu’on lui fasse mal. Il était encore penché au-dessus des toilettes, cra-chant de la bile, quand un ongle pointu comme une griffe vint s’enfoncer dans son dos nu. — Hé, Ducon ! Tu m’as laissée en plan. Qu’est-ce qui t’arrive ? Mike ne bandait plus. Il ôta la capote qui pendait au bout de sa queue et la jeta dans la poubelle archipleine. — C’est à toi que je parle, dit la fille en lui enfonçant méchamment son pouce entre les omoplates. Mike se retourna. Il n’avait pas la moindre idée de qui était cette nana. Avait-il jamais su son nom ? Sans doute pas. Elle ne le lui avait pas dit. Il n’avait pas eu la curiosité de le lui demander. Il y avait beaucoup de bruit dans le bar où ils s’étaient rencontrés et ils avaient surtout communiqué par gestes – c’est-à-dire qu’elle lui avait mis la main à la braguette. Moins de cinq minutes après, ils par-taient ensemble, en titubant ; direction chez elle, à deux rues de là. Ce n’était pas une pute. Elle n’avait pas demandé d’argent. Elle voulait juste qu’on la baise. Et qu’on lui tape dessus. En la regardant mieux, il distingua des traces de coups sur son visage, deux cicatrices d’estafilade sur 8
sa poitrine et des ecchymoses plus ou moins anciennes un peu partout sur son corps. Pour ce qui était de se faire taper dessus, c’était déjà arrivé, et pas qu’une fois. Elle avait dû servir de punching-ball à des tas de mecs. Pour la décrire, on ne pouvait pas se contenter de dire qu’elle était mince : elle était maigre comme un clou. Non seulement elle ne mangeait pas suffisam-ment, mais elle devait manger des cochonneries. Elle avait dragué un inconnu dans un bar. Un gros balèze complètement saoul. Lui… Mike. Et maintenant, elle le provoquait. Elle le gifla puis recula d’un pas et le toisa en essayant de se donner un air méprisant. Avec son rouge à lèvres tartiné autour de la bouche, elle était surtout pathétique. — Tu entends, connard ? On est ici pour s’envoyer en l’air et on ne s’arrête pas tant que je n’ai pas dit stop. Et puis, tu vas gerber ailleurs, hein, couilles molles ! Mike resta impassible. Pourtant, elle le regardait avec une lueur d’espoir dans ses yeux noirs. Il se ren-dit compte qu’elle suivait un scénario qu’elle connais-sait par cœur. Elle venait de mettre en cause sa virilité. Il était forcé de réagir. En principe, c’était là qu’il devait se mettre à hurler et à la frapper. Elle attendait ça avec impatience. Sauf erreur – et en matière de désir féminin, il ne se trompait pas sou-vent –, elle était aussi excitée à l’idée de dérouiller qu’une autre à l’idée de faire l’amour. Mike en eut le souffle coupé. Il fallait se tirer de là, et vite ! Immobile dans l’encadrement de la porte, elle lui bloquait le passage. Ça aussi, ça devait faire partie du scénario.
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