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Sexothérapie

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Sexothérapie

... ou comment pimenter une banale cure de thalassothérapie !





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couverture
Alexia Saint-Ange

Sexothérapie

12-21

L’existence nous réserve des surprises parfois mauvaises, parfois bonnes. Je le sais depuis longtemps. Mais de là à supposer que la meilleure expérience physique de ma vie découle d’un banal accident de la circulation… Et pourtant !

Un imbécile m’étant rentré dedans (lui étant en voiture et moi à pieds), mon médecin – une femme très compétente, d’un dynamisme remarquable – m’avait prescrit deux semaines de remise en forme dans un centre thalasso spécialisé. Je n’avais qu’une foulure légère. Toutefois je bénéficiais d’un arrêt en bonne et due forme. En somme, c’était quinze jours de vacances gratuites ! Après avoir confié mes enfants à mon ex-mari, j’avais donc pris le train pour la mer.

J’arrivai en Bretagne à la nuit tombée.

Un taxi me déposa au pied de l’établissement balnéaire. Posé au bord de la côte, l’endroit, qui offrait l’apparence d’un vaste hôtel de charme, comptait alors une cinquantaine de curistes. « Que des femmes ! » me précisa, non sans esquisser un sourire ironique, le réceptionniste derrière son guichet. Tombée au milieu des formalités d’accueil, l’annonce, totalement inattendue, ne manqua pas de me désappointer. Pouvais-je être maudite au point d’arriver au seul moment de l’année où aucun mâle ne fréquentait la cure ? À croire que j’étais victime d’une fatalité… Dînant au milieu des tables vides de la grande salle de réception (les résidentes étaient déjà enfermées dans leurs chambres à regarder la télé), je saisissais l’amère mesure de la situation. Inutile d’imaginer rencontrer le grand amour sur place. Ni même quelque coup d’un soir, comme j’avais pu l’espérer durant le trajet. J’en serais quitte pour deux semaines de gynécée, à me morfondre entre les mamies et les éclopées. Point barre. Adieu le rêve d’en finir avec ma frustration ! Je me gavai de crêpes allégées pour étouffer ma déception. Après quoi, un membre du personnel me guida jusqu’à ma chambre.

« Membre du personnel »… L’expression pourrait ici s’entendre au sens propre ! Sitôt entrée dans la pièce (où m’attendait un lit immense), mes yeux bleus se posèrent en effet sur l’entrecuisse du garçon de bain, dont les fonctions s’étendaient à celles de garçon d’hôtel. Brun, le crâne rasé, la vingtaine, l’homme arborait un pantalon de lin d’une blancheur éclatante, façon pub pour lessive. L’extrême finesse du tissu permettait de distinguer nettement les contours de son sexe. Comment résister à la tentation de mater tout cela et d’évaluer, sans y toucher, les proportions du joujou ? D’autant qu’à vue de nez, celles-ci s’annonçaient tout à fait généreuses. Mon trouble était immense et à toutes les explications que le bellâtre me donnait, je répondais par des interjections quasi extatiques. Pire, quand me furent précisés les horaires en vigueur dans l’établissement, et qui étaient pourtant dignes d’un monastère – coucher à 22 heures, lever à 6 h 30 – je poussais même une sorte de braillement ébahi ! Écoutant sans entendre, ne me rendant compte de rien. Fascinée par le spectacle que, d’un œil faussement innocent, j’observais en déballant ma valise. Je divaguais carrément. N’avais-je pas la certitude de voir sous la mince étoffe du futal remuer les formes bien distinctes du gland, de la hampe et des testicules, qui ne paraissaient ne demander qu’à être manipulées et caressées par mes soins ?

L’appel de la chair avait été trop fort. Dès que l’employé fut parti, après m’avoir salué d’un sourire enjôleur (avait-il donc repéré mes regards ?), m’étant déshabillée et couchée, la tentation éprouvée en sa présence – celle de lui bouffer la queue, et de me faire prendre ensuite par lui sans autres formes de préliminaires – me revint avec une acuité déroutante. Je pensais encore sentir dans l’air l’odeur de son parfum. Avoir son corps à portée de mains. Et d’un simple geste pouvoir en obtenir possession, sans explication. Très exactement comme une reine de l’Antiquité aurait jeté son dévolu sur son plus bel esclave. N’était-ce pas là un de mes plus vieux fantasmes ? Assouvir brutalement, à l’instar de Sharon Stone dans Basic Instinct, les pulsions sexuelles qui à certains moments m’assaillent ? Je n’ai jamais osé le faire. Et ce soir-là, comme toujours depuis mon divorce, je me rabattis sur ma solution de repli. Mes jambes s’étaient écartées sur le couvre-lit. Et mon sexe s’étalait sans pudeur sous la lumière crue qui rayonnait du plafond. La simple vue de ma chatte, surmontée de son ticket de métro, et dont les babines luisantes exprimaient une voracité animale, mit le feu à mes sens. Je me penchai au bord du lit pour atteindre ma valise. Ouvris la poche intérieure.

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