Une Excitante Soirée De Saint-Valentin

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Jeune architecte ambitieux et travailleur, Patrick s’investit à fond dans la réalisation des projets, qui lui sont confiés par sa direction. Un soir, alors qu’il est seul dans les locaux de l’agence, il surprend une jeune femme en train de voler des dossiers confidentiels, dans le bureau de l’un de des collègues. Prise sur le fait, elle lui fait une proposition pour le moins étrange et inattendu.
Publié le : vendredi 18 novembre 2016
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Une Excitante Soirée De Saint-Valentin.
Mariam Catche Copyrith 2016 Mariam Catche
*** Tables De Matières. Une Excitante Soirée De Saint-Valentin.Notes De L’Auteure.Le Bûcher Des Sentiments.« Je voudrais remercier toutes les personnes, qui me suivent sur la toile. Par un simple clic, vous m’apportez la dose de courage nécessaire, pour continuer à écrire, et à vous dévoiler mon univers. J’espère que cette nouvelle sera à la hauteur de vos attentes. Je vous souhaite un agréable moment de lecture. Ps : En dépit de mon petit logiciel de correction, de nombreuses erreurs ont pu m’échapper. Alors n’hésitez pas à m’en faire part, je m’empresserai de les rectifier ». Cordialement M. C.
Une Excitante Soirée De Saint-Valentin.
Il était vingt-deux heures passé d’une dizaine de minutes, lorsque Patrick Reynolds leva enfin la tête de sa tablette graphique. Il posa son stylet sur le bureau, ôta ses lunettes, et se frotta délicatement les yeux. Cela faisait un peu plus de quatre heures, qu’il était penché sur les plans de construction de leur future réalisation. Un immeuble de haut standing, destiné à abriter un hôtel, un restaurant gastronomique, des bureaux, ainsi que plusieurs appartements privés. Cette configuration n’avait en soit rien d’exceptionnel, dans une ville comme Toronto, remplie de gratte-ciels aussi majestueux, et grandioses les uns que les autres, si ce n’était qu’elle représentait un véritable challenge pour le jeune homme. Depuis deux ans qu’il travaillait au sein de la prestigieuse agence d’architecture Avery & Co, c’était la première fois qu’on lui confiait un projet d’une telle envergure, et il en était survolté. Ses sentiments oscillaient sans cesse entre la fierté d’avoir été choisi, et une certaine appréhension dû à l’énorme pression que représentait ce défi. Patrick se leva, puis franchit la courte distance qui le séparait de la fenêtre de son bureau, en étirant ses membres engourdis. Déjà une semaine, qu’il avait commencé à dessiner les plans d’architecture de la Poseid Corporation, et il n’en revenait toujours pas d’avoir été désigné chef de projet.Leur agence regorgeait d’architectes bien plus âgés, et chevronnés que lui. La tradition dans le monde de l’entreprise, aurait voulu qu’il prenne part au projet en tant qu’assistant de l’architecte en chef; ceci afin de capitaliser de l'expérience dans l’optique d’affiner ses compétences.Mais qui se référait à cette logique, devait s’exclure de l’univers de leur patron, le très célèbre architecte Estéban Avery. Cet homme au parcours atypique faisait partie des exceptions confirmant la règle à tout point de vue. A l’âge de vingt et un an, il avait créé sa propre agence d’architecture, et lui avait conféré une renommée internationale à peine quatre ans plus tard. Ses œuvres reflétaient la force de son talent, et en dépit de son jeune âge, il avait une prestance, et un charisme qui imposait le respect. Mais à l’instar de certaines personnes dotées d’une intelligence supérieure, son patron se comportait souvent comme un enfant capricieux. Il lui arrivait par exemple d’annuler tous ses rendez-vous de la journée sur un coup de tête, ou
encore de disparaitre pendant plusieurs semaines d’affilées sans donner de nouvelles, ni laisser des consignes sur des travaux en cours. Estéban Avery avait également d’étranges lubies. Sa dernière fantaisie était une femelle phalanger volant, qu’il avait nommé Angeni. Il l’emmenait partout avec lui, et n’hésitait pas à suspendre une réunion pour s’en occuper. L’affection qu’il portait à sa bestiole frisait l’obsession. Patrick avait encore en mémoire le souvenir d’un incident survenu une semaine auparavant, lorsque son patron lui avait annoncé la grande nouvelle, concernant le projet de construction de la Poseid Corp. Tower. Suite à un appel de Krystalia Neith, l’assistante personnelle d’Estéban, il s’était rendu à la direction de l’agence, située deux étages au-dessus. Après qu’elle l’eut annoncé, le jeune homme était entré dans le bureau de son patron, et c’est sans surprise qu’il l’avait trouvé en compagnie du petit marsupial.Angeni était installée sur un magnifique coussinet en velours de couleur bleu roi, et dégustait de petits morceaux de fruits, qu’Estéban lui donnait à l’aide d’une courte pince. Son patron semblait tellement concentrer à la tâche, que Patrick avait hésité à se rapprocher. Il est à vous, lui avait soudain lancé Estéban, sans lui accorder un regard. Distrait par ce tableau pour le moins particulier, Patrick n’avait pas tout desuite remarqué la chemise cartonnée, posée sur l’un des sièges, face au bureau de son patron. Il s’était alors avancé vers le fauteuil pour prendre le document, et une fois en sa possession, il avait eu le souffle coupé en lisant le nom marqué dessus. Vous… vous en êtes sûr monsieur ? S’était-il risqué, sans parvenir à maitriser le léger tremblement qui perçait dans sa voix. Même dans ses rêves les plus fous, cette option n’avait jamais été une possibilité. Avez-vous des incertitudes concernant mes compétences managériales ? Avait répliqué Estéban d’une voix doucereuse, sans relevé la tête.Surpris par sa réaction, Patrick avait levé son regard vers son patron. Ce dernier était en train de farfouiller à l’intérieur de la coupelle de fruits destinée à Angeni, avec la pince qu’il tenait entre ses doigts. De temps à autre, il sélectionnait un petit morceau de fruit, puis l’examinait avec la dextérité d’un diamantaire avant de le donner ou pas, à son animal de compagnie. Non, monsieur, lui avait répondu le jeune homme. Bien, s’était exclamé Estéban en l’invitant à prendre place d’un geste de la main. A présent que ce détail est réglé, je vais vous épargner le discours du patron qui a suivi avec un grand intérêt l’évolution
prodigieuse de votre travail, durant ses deux dernières années. Je vous poserai simplement une question, dont vous et moi connaissons déjà la réponse. Pensez-vous être capable de relever ce défi ? Patrick avait réagi sans l’ombre d’une hésitation.Parfaitement, monsieur. Alors, pour quelle raison devrais-je douter de vous ? Lui avait demandé Estéban en plongeant dans son regard des yeux d’un bleu-vert très intense. Sans attendre sa réponse, il lui avait désigné le dossier d’un mouvement du menton. Ouvrez-le. Patrick s’était empressé de le faire, et ce qu’il avait découvert en prenant connaissance des exigences de leur client, l’avait laissé sans voix. Au premier abord, le building ne différait en rien des autres gratte-ciels de la capitale de l’Ontario, mais ce qui était prévu pour les sous-sols étaient complétement dément. Une telle réalisation était impossible. S’il n’avait pas eu son patron assis en face de lui, Patrick aurait certainement pensé qu’il s’agissait d’une grosse farce. Comment cela pourrait…Je me charge des niveaux inférieurs, l’avait coupé Estéban en offrant un petit morceau de fruit à Angeni. Concentrez-vous uniquement sur la partie supérieure. Oui, monsieur. Mais, comment…Une chose à la fois, Patrick. Pour l’instant contentez-vous de me prouver que j’ai eu raison de vous faire confiance. Le sujet était clos, et le message, on ne peut plus clair. Ravalant sa frustration, Patrick s’était levé pour regagner son bureau, lorsqu’une chose curieuse s’était produite. Angeni s’était soudain désintéressée de son repas, et avait foncé droitdans sa direction. Arrivée devant lui, elle s’était redressée, et l’avait intensément fixé, avec ses grands yeux noirs d’obsidienne. Mue par une étrange et irrésistible pulsion, Patrick avait lentement levé la main vers le petit marsupial. Angeni avait reniflé ses doigts, visiblement à la recherche d’une chose dont elle seule détenait le mystère, puis sans crier gare elle avait sauté sur le dos de sa main. La texture de sa fourrure avait été si douce, et si soyeuse au contact de sa peau, que Patrick n’avait pas résisté à l’envie d’y plonger les doigts. Mais à peine avait-il levé son autre main pour la caresser, qu’Estéban avait vivement réagi.
Je vous interdis de la toucher, avait-il crié en bondissant hors de son fauteuil. Habitué aux réactions excessives de son patron, surtout en ce qui concernait son animal de compagnie, Patrick s’était vite ressaisi, et avait essayé de poser le phalanger volant sur son coussinet. Malheureusement cette dernière n’était pas disposée à coopérer. Elle avait rapidement grimpé le long de son bras, et était allée se réfugier sous le col de sa chemine. Jusqu’à ce moment-là, Patrick avait pensé que la situation était sous contrôle. Mais lorsqu’Angeni avait commencé à frotter son museau contre sa nuque, en émettant de petits bruits à la résonance douce et exotique, il avait tout de suite compris son erreur. Son patron était entré dans un état de fureur extrême. Il avait serré les poings, le regard animé par une colère noire, et s’était exprimé d’une voix tranchante.Vous êtes vi…Je crois que cette entrevue est terminée, était soudain intervenu Krystalia du pas de la porte. Estéban s’était brusquement retourné vers son assistante, et l’avait fusillé du regard. Je ne vous ai pas sonné, vieille chouette. Arrêtez, vous allez me faire rougir, avait répliqué celle-ci un brin railleur. Elle s’était ensuite avancée vers son collègue, un charmant sourire sur les lèvres. Toutes mes félicitations Patrick, lui avait dit Krystalia en délogeant Angeni de sa cachette. Je suis sûre que vous allez faire de l’excellent travail. Quant à toi, avait-elle ajouté à l’attention du petit animal. Arrête de faire des infidélités à ton maître. Encore sous le choc de son possible congédiement, Patrick l’avait regardé, contourner le bureau d’Estéban, pour lui rendre son animal de compagnie. Il avait beau côtoyer cette jeune femme pleine de charme et d’attention, depuis son arrivée à l’agence sept mois plus tôt, il était toujours sidéré par son aplomb. Krystalia était une assistante très compétente, qui aurait pu remporter le prix de l’employé de l’année, si on faisait abstraction du comportement étrange qu’elle affichait vis à vis de leur patron. Pour une raison inconnue de tous, elle détestait Estéban et ce dernier le lui rendait bien. Ils s’envoyaient des pics à longueur de journée sous le regard médusé des employés de l’agence. Krystalia prenait un malin plaisir à le sermonner, surtout lorsqu’il s’adonnait à ses nombreuses foucades.
De son côté, Estéban la renvoyait au moins une fois par semaine, mais plus personne dans l’entreprise ne s’étonnait de la voir rappliquer le lendemain, et continuer son travail, comme si son licenciement ne dépendait pas du bon vouloir de son patron. La relation qu’entretenaient ces deux personnages, était entourée d’un mystère qui alimentait toutes sortes d’hypothèses à l’agence et au-delà. Mais peu importait à Patrick la nature de cette relation. Ce jour-là, il avait éprouvé de la reconnaissance à l’égard de sa collègue. Sans son intervention, le pire aurait pu se produire concernant son avenir professionnel. Les réactions démesurées de leur patron pouvaient leur jouer de sacrés tours, selon la position dans laquelle ils se trouvaient. Assis dans son fauteuil, ce dernier n’avait toujours pas décoléré. Il avait croisé les bras sur sa poitrine, lorsque son assistante lui avait tendu son animal de compagnie. Krystalia avait poussé un soupir exaspéré, et s’était légèrement tournée vers son collègue. Vous pouvez y aller, Patrick. Je gère la situation. Le jeune homme avait regardé son patron afin d’obtenir son approbation, mais celui-ci était occupé à flinguer Angeni du regard. Patrick avait hésité un court instant, puis il s’était dirigé vers la porte, pas mécontent qu’Estéban reporte enfin sa fureur contre le véritable responsable de sa jalousie. Je veux voir les premières ébauches sur mon bureau, avant la fin de la semaine prochaine, lui avait lancé froidement celui-ci, alors qu’il refermait la porte du bureau. C’est ainsi que c’était achevé son entrevue avec son patron. Un échange abracadabrantesque, qui n’aurait trouvé sa place nulle part ailleurs, qu’au sein de l’agence d’architecture Avery & Co. Patrick avait regagné son bureau, et s’était immédiatement mis au travail. L’excitation à son paroxysme, et la pression fidèle au rendez-vous. *** Debout devant la fenêtre de son bureau, Patrick contemplait la myriade de couleurs, produites par les multiples édifices de Toronto.A chaque fois qu’il levait son regard sur ces magnifiques tours de verre futuriste, l’architecte qu’il était, s’extasiait à la vue de tant de merveilles technologiques. Mais en cette
douce soirée de la Saint-Valentin, l’ambiance était particulière. La villeétait littéralement assiégée, par un langoureux et envoutant parfum de romantisme. Surfant sur cette vague, les pensées de Patrick glissèrent tout naturellement vers sa petite amie, Ariane. Il l’imaginait assise toute seule sur le sofa, dans leur appartement, en train de regarder la télévision, et fut envahi par un sentiment de culpabilité. Ce programme était bien loinde la soirée épicée, qu’ils avaient initialement prévu, pour leur toute première fête des amoureux. Patrick sortit la main de la poche de son pantalon, et pinça ses lèvres en consultant sa montre. Il était vingt-deux heures et trente-cinq minutes. Pour la révision du guide complet du Kâma-Sûtra, c’était loupé. Par contre, s’il se dépêchait de terminer les plans de vues standards de la tour de la Poseid Corporation, il pourrait au moins lui offrir son cadeau, avant les douze coups de minuit. Jusque-là son travail se déroulait sans encombre, mais la pression augmentait graduellement à l’approche de son rendez-vous avec Estéban. Et vu les regards assassins que lui assénait de temps en temps ce dernier, ça n’allait pas être une partie de plaisir. Son patron avait vraiment la rancune tenace. Le jeune homme retourna s’installer à son bureau, puis saisit son mug de café, et le porta à ses lèvres. La froideur du breuvage lui arracha un rictus de dégoût. Cette boisson n’avait décidément le plaisir de flatter son palais, que lorsqu’elle était chaude et fumante. Patrick fit pivoter son fauteuil, et se retrouva face à la machine à café, qui se trouvait sur une armoire basse posée contre le mur, derrière son siège. Il s’empara d’une capsule dans le coffre à café, et s’apprêtait à l’insérer dans la machine, quand il fut interrompu par la sonnerie du téléphone. Patrick reconnut d’emblée l’avertisseur attribué aux services de sécurité de l’immeuble. Il décrocha l’appareil, et s’entretint un instant avec l’agent en service.Vous en êtes sûr ? lui demanda le jeune homme, après avoir écouté son rapport. Certain, monsieur. Elle nous a fourni de fausses informations, mais le système de reconnaissance faciale nous a révélé sa véritable identité. Très bien, Lloyd. Inutile de prévenirla police, je m’en charge.Bien, monsieur. Patrick raccrocha le téléphone, et le fixa d’un air perplexe. Une ancienne employée de l’agence venait de s’introduire illégalement dans leurs locaux, en utilisant l’identité et le laissez-passer de l’assistante d’Estéban. Bien qu’il ne fût arrivé dans l’entreprise qu’après son départ, le nom de cette femme lui était familier. Pour en avoir le cœur net, il contacta de nouveau l’agent de sécurité.
Pourrais-je avoir accès aux caméras de surveillance ? Lloyd comprit aussitôt la raison de sa requête. Mais ne pouvant y répondre favorablement à cause du règlement, il lui proposa de lui envoyer par e-mail, un extrait de l’enregistrement vidéo, où apparaissait la jeune femme.Ça sera parfait, Lloyd ! Merci. Je vous en prie, monsieur Reynolds. Le mail arriva quelques secondes après que Patrick eut reposé le combiné du téléphone. Il chaussa ses lunettes, puis saisit sa tablette tactile et lança la vidéo, en s’adossant contre le dossier de son fauteuil.Malgré les nombreux efforts qu’elle avait déployés, pour ressembler à l’assistante de son patron, il la reconnut dès l’apparition des premières images. La jeune femme se trouvait dans l’ascenseur. Elle portait une perruque blonde, dont la coupe était identique à celle de Krystalia. Patrick remarqua également qu’elle s’était largement inspirée du style vestimentaire de sa collègue, essentiellement composé de vêtements près du corps, et d’escarpins à talons hauts. Physiquement les deux femmes avaient quelques points de ressemblance. De longues jambes fines et fuselées, une poitrine opulente, et sensiblement la même taille. Mais alors que la véritable Krystalia avait des hanches étroites, celles de l’autre était beaucoup plus voluptueuses. Dans sa quête de perfection, l’usurpatrice avait plutôt mis en avant leur différence, en arborant un tailleur noir, qui moulait parfaitement ses courbes. Un autre détail attira soudain l’attention de Patrick.Il appuya sur pause, puis zoomasur le collier fin paré d’une pendeloque, qui reposait sur le creux de sa poitrine. Le jeune homme rapprocha sa tablette, et examina attentivement le pendentif. C’était une pièce unique, en formechouette, orné de saphirs d’un bleu profond et lumineux.Le visage de Patrick s’éclaira un bref instant, lorsqu’il trouva enfin le détail qu’il recherchait. Plus aucun doute n’était possible, ce bijou appartenait bien à sa collègue. Cette découverte souleva cependant de nombreuses interrogations. Comment cette femme était-elle entrée en possession d’un objet, qui ne quittait jamais Krystalia ? Patrick était quasiment sûr que ces deux femmes ne se connaissaient pas. Et même si ce fut le cas, pour quelle obscure raison sa collègue l’aurait-elle aidé, à s’introduire dans leur agence ? Avait-elle agi sous la contrainte ? Ou était-ce encore une histoire liée à la petite guerre, que se livraient Krystalia et Estéban ? Autant de questions que Patrick devait clarifier, avant de prendre la décision de contacter ou non, les autorités compétentes. Si cette machination était l’œuvre de Krystalia, il valait mieux régler le problème en interne. Il remit la
vidéo en marche, et regarda la jeune femme sortir de l’ascenseur, d’une démarche sensuelle et pleine d’assurance.A évidence, elle ne se doutait pas une seconde, qu’il y avait quelqu’un d’autre dans les locaux de l’entreprise. Un avantage que le jeune homme comptait bien utiliser, pour la prendre par surprise. La camera changea d’angle de vue, et passa en mode infrarouge. A cette heure tardive, l’agenceétait plongée dans une obscurité quasi-totale. Seuls quelques néons disposés ci et là diffusaient une lumière douce et tamisée. Patrick vit la silhouette de jeune femme traverser le hall de réception, puis prendre la direction opposée à son bureau. *** Patrick patienta un petit moment, avant de sortir de son bureau. Son intention étant de faire croire à cette femme, que son plan se déroulait à la perfection. Il regagnaensuite l’accueil, puiss’avança prudemment dans le corridor,qu’elle avait emprunté plusieurs minutes auparavant. Cela n’allait pas être aisé de la surprendre. Les bureaux situés dans cette partie de l’agence étaient constitués de cloisons vitrées, qui n’offraient aucune intimité, tant pour la personne qui se trouvait à l’intérieur, que pour celles qui circulaient dans le couloir. Il avait parcouru quelques mètres, lorsqu’une source lumineuse en provenance du bureau de l’un de ses collègues, le stoppa net dans sa progression. Le jeune homme fronça les sourcils. Ce bureau appartenait à Upson Reed, l’un des architectes les plus brillants d’Avery & Co. Ce dernier faisait également partie de l’équipe qui travaillait avec Estéban, à la réalisation des niveaux inférieurs de la Poseid Corp. Tower. Patrick ne croyait pas aux coïncidences. Ce projet était bien trop énorme pour ne pasattirer l’attention. De nombreuses entreprises concurrentes seraient prêtes à débourser des milliers de dollars, afin d’entrer en possession de ce savoir-faire. Il se déplaça furtivement sur le côté, et risqua un coup d’œil à l’intérieur du bureau. La jeune femme était assise sur le siège visiteur, et lui tournait le dos. Elle tenait entre ses mains un smartphone, qui était reliée à l’ordinateur de son collègue par un câble USB. La distance était bien trop importante, pour que Patrick puisse distinguer quelque chose sur l’écran, mais ce n’était pas vraiment nécessaire. La raison de sa présence dans ce lieu était plus qu’évidente.
Patrick se rapprocha doucement de la porte vitrée du bureau d’Upson, le bruit léger de ses pas étouffé par la moquette. Vous êtes bien loin de votre bureau, Krystalia, lança-t-il en s’adossant contre la paroi de verre. La jeune femme tressaillit si violemment au son de sa voix, que son portable lui glissa des mains, et atterrit sur la moquette. Elle resta ensuite immobile pendant plusieurs secondes, puis se baissa lentement pour ramasser son téléphone. Un sourire s’étirait sur les lèvres de Patrick, persuadé qu’elle essayait de gagner du temps, afin de trouver une échappatoire. Il pouvait presque voir les volutes de fumée s’échapper de son cerveau. En… en effet, lui répondit-elle finalement d’une voix sourde et basse, en se redressant. Je…Vous avez un chat dans la gorge ? Sans se retourner, elle porta la main à son cou en hochant la tête. J’ai… j’ai attrapé un… méchant virus la… la nuit dernière. Curieux, dit le jeune homme. Vous aviez pourtant l’air en parfaite santé, il y a à peine quelques heures. Je… je dois y aller, répliqua-t-elle en se levant hâtivement de son siège. Durant leur bref échange, Patrick n’avait pas bougé du pas dela porte. Le bureau de son collègue ne possédant aucune autre issue, la jeune femme allait devoir lui faire face, si elle voulait prendre la poudre d’escampette.Tout en serrant son téléphone contre sa poitrine, elle s’avança vers Patrick en gardant la tête baissée, le visage en partie caché par les longues mèches blondes de sa perruque. Bonsoir, lui dit-elle dans un murmure en le contournant pour sortir du bureau. Mais alors qu’elle franchissait la porte, Patrick l’attrapa soudain par la taille, et la plaqua contre la paroi de verre. Vous pensez sincèrement vous en tirez aussi facilement ? Lui susurra-t-il dans le creux de l’oreille, légèrement troublé cependant par les délicieux effluves de pêches, qui exhalaient de son corps. La jeune femme tenta de se dégager en lui donnant un coup de coude entre les côtes, mais il bloqua son attaque, et ramena brusquement son bras vers l’arrière, lui arrachant un cri de douleur. Vous me faites mal, gémit-elle.
Les commentaires (4)
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bemy

el è trop chod j'adore

mardi 1 juillet 2014 - 04:37
Nalini

Avec plaisir :)

samedi 28 juin 2014 - 14:50
patsonamson2

J'ai envie de te baiser

jeudi 19 mars 2015 - 00:48
Michelle2014

merci

lundi 23 juin 2014 - 17:51
klodpaskal

Wow trop cool

dimanche 22 juin 2014 - 17:15