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Valentin

De
15 pages

un jeune étudiant observe son oncle et une de ses conquêtes avant de se joindre au couple.





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couverture
Emmanuelle Poinger

Valentin

12-21

Je m’appelle Valentin, j’ai 19 ans et je suis étudiant.

J’ai grandi dans une petite ville de province où mes parents sont également nés. Maman est infirmière, papa est fonctionnaire territorial. J’ai deux frère et sœur, plus jeunes que moi, que j’adore et qui me le rendent bien.

J’ai aussi une petite amie. Elle s’appelle Amélie. Amélie est très jolie. Blonde, les yeux clairs, elle est très musclée car elle pratique la planche à voile et l’escalade. Elle porte toujours des tenues confortables. Elle ne se maquille pas et mange bio. J’adore son côté naturel.

Nous sommes ensemble depuis nos 15 ans. Elle est en fac de droit. Après nos études, on a programmé de prendre une année sabbatique pour faire le tour du monde en stop avant de commencer à travailler.

Nous nous aimons. Nous avons découvert ensemble les plaisirs du corps. Elle est la première fille que j’ai embrassée, la première que j’ai possédée, la seule d’ailleurs.

Enfin, jusqu’à aujourd’hui…

En effet, il vient de m’arriver un truc hallucinant. Un truc dont je n’aurais même pas osé fantasmer. Avant d’en arriver aux détails de l’histoire, il faut que je vous explique.

Après une année de prépa, j’ai réussi le concours d’entrée de l’une des écoles de commerce les plus prestigieuses de Paris. Or, mes parents n’ont pas les moyens de m’héberger en région parisienne et, en même temps, leurs revenus ne me permettent pas de prétendre à une bourse.

J’étais sur le point de renoncer et de m’inscrire à la faculté de droit du coin, avec Amélie, lorsque mon oncle Jean, le plus jeune frère de maman, a proposé de m’héberger.

— Enfin, Clarisse, mon appartement est immense et j’y vis seul. Valentin est mon filleul et je n’ai jamais eu l’occasion de jouer mon rôle de parrain…

— Mais Jean, il en a pour trois ans…

— Et alors ?

— Il va te déranger, tu ne sais pas ce que c’est que les jeunes… La musique, le bordel, les copains…

— Arrête, Clarisse… Je ne suis jamais là ! Ton fils ne me dérangera pas.

Maman était réticente non pas à cause de moi, mais à cause de Jean. Toute la famille le connaissait pour ses frasques. À 35 ans, il menait une vie de bâton de chaise. Aller m’installer chez Jean, c’était comme aller m’installer dans une maison close, un lupanar géant. Il avait une telle réputation au sein de la famille.

Mais papa a rassuré maman…

— Enfin, Chérie, ton fils va avoir 20 ans. Faire ses études à Paris est une chance inouïe et tu devrais remercier ton frère au lieu de vouloir garder ton fils près de toi.

Moi, j’étais triste de m’éloigner d’Amélie mais fou d’excitation à l’idée de découvrir la capitale…

Et puis j’ai emménagé dans ce luxueux appartement du VIIe arrondissement.

Jean a mis à ma disposition la chambre d’amis et son petit cabinet de toilettes.

Le soir de mon arrivée, il m’a accueilli avec chaleur, il a même pris le temps de m’emmener dîner à la Brasserie Lipp… Une façon plutôt agréable de découvrir le Quartier latin.

Il m’a donné un trousseau de clés en me disant de faire comme chez moi.

Et puis mes cours ont commencé et je me suis vite rendu compte que Jean n’était jamais chez lui. Nous sommes en janvier, et si je l’ai croisé dix fois depuis mon installation, c’est le maximum.

Parfois, lorsque je travaille dans ma chambre, je l’entends rentrer tard, le soir. Il est rarement seul. Je devine des gloussements féminins annonciateurs de la soirée qui l’attend. Sa chambre est à l’opposé de l’appartement. Une fois fermées les portes du couloir, je n’entends plus rien.

Je dois reconnaître que j’ai souvent eu envie d’aller écouter derrière la porte.

Il faut dire que ses compagnes de jeu sont… comment dire… Rien à voir avec Amélie… J’en ai croisé une, un jour, qui avait de faux airs d’Angélina Jolie et qui portait un tailleur si court que j’ai cru apercevoir la lisière de ses bas. Cette nuit-là, j’ai eu des difficultés à trouver le sommeil…

Mais hormis ce croisement furtif qui a mis mes sens en émoi pendant plusieurs jours, mon oncle ne m’a jamais mis dans une quelconque situation de débauche et je suis un modèle d’étudiant travailleur, concentré et amoureux de sa petite amie.

Ce matin, j’avais cours à 9 heures. J’ai quitté l’appartement vers 8 heures, en silence, sachant par un code qu’il avait mis au point à mon intention que Jean était là, encore au lit, et pas seul.

Son emploi du temps, qu’il avait également pris l’habitude d’afficher, signalait qu’il devait être à Roissy en début d’après-midi… Il n’allait donc pas tarder à raccompagner la demoiselle et à quitter Paris pour trois jours.

En arrivant à l’école, j’ai eu la désagréable surprise d’apprendre que le personnel enseignant avait décrété une journée de grève.

La bibliothèque était aussi fermée et, au regard du crachin froid qui commençait à tomber, j’ai décidé de retourner me mettre au chaud à l’appartement.

En arrivant, j’ai ramassé d’une main le courrier et j’ai reconnu, parmi les enveloppes qui m’étaient destinées, l’écriture penchée et volontaire d’Amélie. J’aime qu’elle m’écrive à la main, par courrier, avec un timbre, à cette époque où tout va trop vite avec le SMS et le mail.

J’ai posé les lettres de Jean dans la corbeille de l’entrée et j’ai traversé le salon pour rejoindre ma tanière.

Je ne les ai pas vus au début… Je les ai aperçus trop tard pour faire marche arrière.

Sur la table du salon, une jeune femme était assise, nue, cuisses ouvertes, tête renversée et poitrine crevant le ciel. Entre ses jambes, Jean était à genoux, le visage perdu quelque part dans l’intimité de la dame qui semblait fort apprécier l’instant.

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