À l'ombre d'une lady

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« Ce livre réunit tout ce qu’apprécient les fans de Jane Austen, de Downton Abbey et même de Jane Eyre. » Historical Novels Review

Employée des Mayfield, Hannah Rogers survit à un terrible accident de voiture. Lorsqu’elle reprend conscience, tout le monde l’appelle lady Mayfield et la rassure en lui affirmant que son mari est toujours vivant, mais elle est devenue amnésique. Peu à peu, la jeune femme recouvre la mémoire et se rappelle qu’elle détient un lourd secret. Dans un monde où il est difficile de discerner les mensonges de la vérité, Hannah va devoir surmonter bien des épreuves pour sauver son honneur et mener à bien une mission mystérieuse à moins que l’homme qui l’aime dans l’ombre parvienne à la sauver...


Publié le : vendredi 24 juin 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782820526137
Nombre de pages : 544
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Julie Klassen
À l’ombre d’une lady
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Agnès Jaubert
MILADY
À Betsey, Gina, Patty, Suzy et Lori. Je remercie le ciel qui nous a réunies, voilà déjà si longtemps, quand nos bébés étaient des nouveau-nés. À une amitié qui dure depuis leurs premiers pas, leurs premiers rendez-vous, et bien au-delà !
« Trois choses font trembler la terre, et il en est quatre qu’elle ne peut supporter : un esclave qui vient à régner, un insensé qui est rassasié de pain, une femme dédaignée qui se marie, et une servante qui hérite de sa maîtresse… » Proverbe 30 : 21 – 23
DEMOISELLE DE COMPAGNIE DÉVOUÉE Jeune femme de vingt-quatre ans cherche sérieusement la situation ci-dessus. Musicienne, lectrice accomplie, femme d’intérieur, travailleuse, est en mesure de fournir d’excellentes références. Serait la demoiselle de compagnie idéale pour dame âgée. S’adresser au A.R.A poste, High Wycombe. Petite annonce,Le Times de Londres, 1847
Chapitre premier
Bath, Angleterre, 1819. Habillée, les cheveux bouclés, le visage poudré, lady Marianna Mayfield, feignant d’examiner son reflet dans le miroir de sa coiffeuse, regardait la femme de chambre qui, derrière elle, finissait d’emballer ses derniers effets. Tôt ce matin, sir John était venu la trouver dans sa chambre pour lui annoncer qu’ils quittaient Bath le jour même. De crainte qu’elle ne réussisse d’une manière ou d’une autre à en aviser Anthony Fontaine, il avait refusé de lui préciser leur destination. Il lui avait en outre donné l’ordre de n’emmener aucun des domestiques. Ces derniers n’auraient, bien entendu, pas manqué de demander où ils partaient et auraient pu trahir le but de ce voyage inopiné. Marianna sentit son estomac se nouer. Sir John pensait-il vraiment qu’un nouveau déménagement suffirait à la faire renoncer ? À le faire renoncer ? Elle se leva d’un bond, s’avança d’un pas vif vers la fenêtre et tira les voilages. Avec un froncement de sourcils, elle observa le palefrenier et le cocher qui, dans la ruelle des écuries, à l’arrière de la maison, préparaient l’attelage neuf pour leur départ. Après avoir remplacé les longues bougies montées sur ressorts dans les lanternes de cuivre, ils vérifièrent les roues et les suspensions. Elle comprenait maintenant pourquoi son mari avait commandé une berline adaptée aux longs trajets. C’était un équipage onéreux mais, pour un homme comme John Mayfield, l’argent ne comptait pas. Surtout quand il était déterminé à filer en douce avec elle sans que personne ne puisse les suivre. Anthony me trouvera. Bien sûr, il la trouverait ! N’y était-il pas parvenu sans aucune difficulté la dernière fois qu’ils avaient déménagé pour louer une maison à Bath ? Si seulement il pouvait revenir de Londres plus tôt que prévu, arriver avant leur départ. Peut-être allait-il enfin tenir tête à sir John, lui faire entendre à quel point son plan était vain et mettre un terme à la mascarade qu’était ce mariage. Un petit coup sur le chambranle de la porte ouverte la fit sursauter. Les sourcils toujours froncés, elle jeta un coup d’œil de côté, s’attendant à voir sir John venu lui intimer un nouvel ordre. Mais c’était Hopkins, le majordome. — Madame a une visite. Marianna sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. — C’est Miss Rogers, précisa-t-il. Dois-je lui dire que vous êtes disponible ou dois-je la congédier ? Sa joie subite retomba légèrement. — Oh, non ! Ne la congédiez pas. Faites-la entrer dans le petit salon. — Bien, madame. Elle était perplexe. Après la démission abrupte de Hannah Rogers six mois auparavant, l’arrivée de son ancienne demoiselle de compagnie était certes une surprise. Plutôt bonne, toutefois. Après un dernier regard à ses armoires et à ses tiroirs vides, le cœur serré, Marianna sortit de sa chambre et descendit au rez-de-chaussée. Quand elle vit la familière silhouette longiligne se lever à son entrée dans le petit salon, une vague d’une affectueuse nostalgie la submergea. Immédiatement suivie par le souvenir de la trahison de Hannah Rogers. La jeune femme n’était-elle pas partie sans un mot ? Elle refoula son amertume et s’exclama : — Hannah ! Bonté divine. Je n’aurais jamais pensé vous revoir un jour. — Madame, la salua cette dernière, l’air tendue.
— Vous êtes un véritable don du ciel, poursuivit Marianna avec un sourire radieux. Qui me ferait croire aux miracles ! Vous tombez vraiment à pic ! Les mains crispées sur son réticule, Hannah Rogers baissa les yeux. — Je… je n’ai jamais reçu mes derniers émoluments. Le modeste salaire des demoiselles de compagnie portait le nom d’émoluments et non de vulgaires « gages ». Dissimulant son étonnement devant cette requête tardive, Marianna ne discuta pas. — Mais vous devriez les avoir reçus, naturellement. Je n’ai jamais compris pourquoi vous êtes partie sans toucher votre dû. Elle actionna une sonnette posée sur le guéridon et Hopkins surgit. — Pourriez-vous prier Mr Ward d’apporter le solde de ce que nous devons à Miss Rogers, s’il vous plaît. Une fois le majordome sorti, elle s’enquit avec empressement : — Comment allez-vous ? — Oh…, murmura Miss Rogers en esquissant un faible sourire. Plutôt bien, je vous remercie. Peu convaincue, Marianna se redressa et l’observa : le regard était empreint de lassitude, les joues semblaient pâles, les pommettes encore plus saillantes que dans son souvenir. — Vous avez l’air en bonne santé, fit-elle remarquer. Mais vous me paraissez un peu fatiguée. Et bien maigre. — Je vous remercie, madame. — Je vous en prie, asseyez-vous. Je vous aurais proposé un rafraîchissement mais sir John a déjà jugé bon de donner leur congé à la plupart des domestiques. Il ne reste plus que Hopkins, Mr Ward et une femme de chambre. Voyant que Hannah ne bougeait pas, Marianna n’insista pas. Au lieu de cela, elle poursuivit, hésitante : — Avez-vous trouvé une nouvelle place ? J’ai attendu de vos nouvelles, ou une demande de références, mais je n’ai jamais rien reçu. — Oui. J’ai une autre place. Du moins, j’en avais une, jusqu’à ces jours-ci. L’espoir renaissant en elle, Marianna s’exclama : — Oh ? Vous n’êtes pas employée en ce moment ? — Non. Se levant, elle prit vivement la main de son ancienne demoiselle de compagnie. — Encore une fois, vous tombez à pic. Voyez-vous, j’ai grand besoin d’une compagne de voyage. — Une « compagne de voyage » ? s’étonna Hannah. — Oui. Sir John insiste pour déménager de nouveau. Dire que je commençais tout juste à apprécier la société de Bath. Mais il ne cédera pas. Par conséquent, il faut que nous partions. Elle ponctua sa phrase d’un petit rire faussement gai. — Dites-moi que vous acceptez, Hannah. Il refuse même de me laisser emmener ma camériste. Il l’a déjà renvoyée. Tout comme il refuserait sans doute de laisser Miss Rogers venir avec eux, songea Marianna. Néanmoins, elle ne perdrait rien à essayer de l’en convaincre. Hannah secoua la tête. — Je ne pourrais quitter Bath, madame. Pas maintenant. — Vous le devez. Je vais… doubler vos émoluments pour vous convaincre. Si sir John n’est pas d’accord, j’aurai recours à mes propres fonds. L’air incertaine, Hannah parut fléchir. — Mais… je ne sais pas où vous allez.
— Moi non plus. Il n’avise même pas sa propre femme de notre destination. N’est-ce pas à mourir de rire ? Il pense que je le répéterais à une certaine personne, ce que, bien entendu, je m’empresserais de faire. Hannah secoua de nouveau la tête. — Je ne pourrais pas partir maintenant. J’ai de la famille ici… — Votre père habite Bristol, lui rappela Marianna. Et vous l’avez laissé quand vous êtes venue vous installer à Bath. — Oui, mais… c’était différent. — Oh, je ne pense pas que ce soit très différent, insista lady Mayfield. Je doute que nous allions bien loin. La dernière fois, nous avons quitté Bristol pour Bath. Comme si douze malheureux miles pouvaient nous séparer. Elle ne prit pas la peine de s’expliquer. Hannah comprendrait sans peine qu’elle faisait référence à son premier amour. En tant que demoiselle de compagnie, elle l’avait rencontré à de maintes occasions. Pourtant, cette dernière semblait toujours aussi indécise. — Je ne sais pas. — Oh, venez, Hannah ! plaida-t-elle. Vous ne serez pas condamnée à y passer votre vie. Si vous n’aimez pas l’endroit, ou que vous deviez aller retrouver votre famille, vous serez libre. Après tout, vous êtes déjà partie une fois sans crier gare, le jour où cela vous a arrangée. D’un sourire, Marianna adoucit sa pique, lancée avec une grande assurance. — Je ne peux vraiment pas supporter cette épreuve seule, poursuivit-elle. Voyager avec sir John vers une destination inconnue, sans une présence réconfortante à mes côtés. Un visage amical, familier. Il insiste pour engager de nouveaux domestiques à notre arrivée. Nous ne devons emmener ni Hopkins, ni même Mr Ward. Comme si elle avait donné un signal, la porte s’ouvrit et le secrétaire de son mari entra. Un peu étonnée, elle perçut la soudaine crispation de Hannah. — Ah ! Mr Ward. Je suppose que vous vous souvenez de Hannah Rogers ? L’homme mince, aux cheveux clairsemés surmontant un visage grêlé, hocha la tête, le regard inexpressif. — Oui, madame. Elle est partie sans préavis, si je ne m’abuse. — En effet. Mais cela n’a pas d’importance. Elle est venue chercher les émoluments que nous lui devons, en toute justice. Je vous prierai donc de ne pas discuter. Les yeux de l’homme étincelèrent de contrariété. Ou peut-être était-ce de la rébellion. — Oui, madame. Hopkins m’en a avisé. Raide comme la justice, il se tourna vers Miss Rogers et poursuivit avec condescendance : — Étant donné que vous êtes partie sans nous donner de préavis, j’ai retenu une pénalité sur vos gages. J’ai aussi déduit vos onze jours d’absence ce trimestre. Voici le solde. La tête baissée, telle une mendiante, Miss Rogers tendit prestement sa paume. Sans se départir de son sourire chafouin, le secrétaire laissa tomber plusieurs souverains et shillings dans la main ouverte. — Merci, bredouilla Hannah. Sans un mot, il tourna les talons et quitta la pièce. Marianna le regarda sortir et sentit un frisson la traverser. — Je ne peux pas dire qu’il me manquera. Quel homme abject ! Il doit retourner à Bristol pour veiller aux intérêts de sir John. Avec un coup d’œil aux pièces dans sa main, Hannah reprit :
— Je vous sais gré de votre offre, madame, mais je… j’ai besoin d’y réfléchir. Marianna Mayfield l’étudia. Quelque chose avait changé chez Miss Rogers.Quoi au juste ?Elle aurait été bien incapable de le dire. — Eh bien, ne réfléchissez pas trop longtemps, lui intima-t-elle. D’après sir John, nous partons à 16 heures, cet après-midi. À moins que je ne parvienne à le convaincre d’abandonner cette idée stupide. Un jaloux doublé d’un imbécile ! Voilà ce qu’il est. Hannah la regarda, l’air déchirée. D’une voix empreinte de tristesse, elle déclara : — Si je ne suis pas là à quinze heures trente, ne m’attendez pas, madame. Cela signifiera que je ne viens pas. Les heures passaient beaucoup trop vite. Tandis que la femme de chambre mettait la dernière main aux bagages, Marianna faisait les cent pas. Mais aucun signe d’Anthony. Ni de Hannah. Elle regarda par la fenêtre du salon qui surplombait la rue. La berline attendait maintenant devant la maison. Quatre chevaux y étaient attelés, l’animal de tête frappant de temps en temps le pavé d’un sabot impatient. La femme de chambre, le majordome et un enfant engagé pour l’occasion empilèrent les affaires dans l’impériale située sur le toit. D’autres bagages furent attachés au siège extérieur, à l’arrière, où deux domestiques auraient pu prendre place si sir John les avait autorisés à venir. À cet instant, son mari entra dans la pièce d’un pas décidé. Vêtu d’une veste de chasse, il avait une allure très imposante. D’un ton sans réplique, il lui intima de prendre ses bagages à main et de se préparer à partir, afin que Hopkins puisse commencer à fermer la demeure. Sur ces mots, il fit demi-tour et s’éloigna à grandes enjambées, l’expression grave de son visage décourageant toute contestation. Bien que l’une de ses amies ait évoqué sa chance d’avoir pour époux un homme doté d’un caractère si décidé, Marianna ne trouvait aucun avantage à se voir soumise au bon vouloir de cette personnalité impérieuse. Mais elle savait qu’il serait vain de continuer à protester. La maison était vendue. Elle jeta un coup d’œil à sa montre qui indiquait « 15 h 20 ». Encore dix minutes… Sans renoncer à tout espoir de voir apparaître Hannah, elle rassembla ses effets personnels et sortit. À côté de la voiture, sir John s’entretenait avec le postillon engagé pour monter le cheval de tête lors de la première partie du voyage. Ils n’emmenaient ni palefrenier ni garde. Alors qu’elle approchait, il sortit un fusil à silex de l’étui dissimulé à l’intérieur la berline. Après l’avoir vérifié, il le remit en place. Apparemment, son mari comptait faire lui-même office de garde. Peut-être devait-elle se féliciter qu’Anthony ne soit pas encore arrivé, en fin de compte. Son regard se posa une fois de plus sur sa montre montée en broche.Quinze heures trente. Juste ciel !Elle avait espéré que Hannah viendrait. Soudain, sa frêle silhouette surgit à l’endroit où la rue en arc de cercle de Camden Place rejoignait Lansdown Street. Le cœur de Marianna se gonfla de joie. Elle remarqua soudain l’homme qui courait après la demoiselle. Jeune, grand, les cheveux bruns, il l’attrapa par l’épaule. La distance ne lui permettait pas d’entendre leur conversation mais elle vit Hannah secouer la tête et dégager doucement son bras de son emprise. Puis, se détournant de lui, elle s’avança vers l’attelage d’un pas vif. Ses traits qui exprimaient la résignation n’avaient rien d’effrayé. Marianna était perplexe. Sa demoiselle de compagnie avait-elle un soupirant ? Si c’était le cas, elle ne s’étonnait plus de sa réticence à l’idée de quitter Bath. — John, regardez ! s’exclama-t-elle. Miss Rogers vient avec nous !
Son mari se retourna et, arborant une expression indéchiffrable, toisa la nouvelle venue de toute sa hauteur. Hannah Rogers se hâtait vers eux, sa valise cognant contre sa jambe. — Oh, Hannah, je suis si heureuse de vous voir ! s’exclama Marianna, radieuse. Ce voyage que je redoutais me sera beaucoup moins pénible avec vous à mon côté. — Votre proposition tient toujours ? demanda Hannah, essoufflée. Ignorant son époux qui la foudroyait du regard, lady Mayfield répondit, toujours souriante : — Cela va sans dire. — Et je pourrai rentrer si la situation ne me convient pas ? — Vous ne serez pas prisonnière, Hannah. J’aimerais pouvoir en dire autant de moi-même, ajouta-t-elle. Elle jeta un coup d’œil éloquent à sir John et s’attendit à ce qu’il refuse. N’allait-il pas insister pour qu’ils voyagent seuls ? Marianna vit les mâchoires de l’homme se crisper mais, à sa grande surprise, il garda le silence. Laissant le jeune postillon attacher la valise de Hannah avec les autres malles, ils montèrent en voiture et prirent place sur les banquettes capitonnées de velours du luxueux intérieur. Marianna effleura de ses doigts les galons dorés des rideaux bleu roi des fenêtres. — Quelle jolie cage ! murmura-t-elle. La berline s’ébranla et ils voyagèrent toute la nuit dans un silence pesant, s’arrêtant en route pour changer de chevaux dans des relais de poste. Engourdie, somnolente, Marianna était assise aussi loin que possible de sir John sur la banquette qu’ils partageaient. Calée contre le dossier, elle regardait par la fenêtre, évitant de croiser ses yeux. Derrière les vitres, les lanternes de cuivre brillaient de façon continue. Alors que la nuit s’estompait, leur lumière finit par décliner. À l’ouest, sur le canal de Bristol, les premières lueurs de l’aube teintaient le ciel de traînées roses. Perchée sur le strapontin à côté d’elle, Miss Rogers semblait de plus en plus agitée à mesure que les miles défilaient. Le front plissé, elle se mordillait la lèvre inférieure, et tordait ses longs doigts sur ses genoux. À l’extérieur, une petite pluie fine se mit à tomber et Marianna remarqua que les yeux de sa compagne paraissaient bien humides aussi. La berline aborda un nouveau village inconnu et longea le pré communal dans un fracas de roues. Leurs regards furent attirés par une vision qui les laissa tous trois songeurs : sur la pelouse, deux prisonnières, assises derrière des carcans en bois, y étaient attachées par les chevilles. L’une des deux injuriait les passants moqueurs. Silencieuse, l’autre regardait droit devant elle, avec autant de dignité que le permettait une position aussi humiliante. Se demandant de quels crimes ces femmes avaient été jugées coupables, Marianna fut frappée par leur différence de comportement face aux conséquences de leurs actes, quels qu’ils fussent. Un frisson glacé lui parcourut la nuque. Devrait-elle, elle aussi, faire face aux conséquences de ses actions ? D’un haussement d’épaules, elle chassa cette pensée désagréable. Rien ne lui arriverait. Tout cela n’avait été ni sa faute ni son idée. Et depuis plus de deux ans maintenant, n’avaient-ils pas toujours réussi à s’en sortir en toute impunité ? Un peu plus tard, ils s’arrêtèrent dans un autre relais de poste. Depuis leur départ, ils avaient voyagé avec quatre chevaux, conduits par une succession de postillons. Mais cette auberge ne put leur proposer que deux bêtes qui n’auraient pu être plus mal assorties. Leur dernier cocher, fatigué, prit congé pour être remplacé par un jeune homme d’une vingtaine d’années, frais et alerte. Il s’installa sur le siège à l’avant de la
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