A la poursuite de l'amour - L'orchidée noire - L'inconnue sans passé

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A la poursuite de l’amour, Kristin Gabriel

Parce qu’elle enrage de ne pas être prise au sérieux par ses collègues, détectives privés comme elle, Maddie a décidé de leur montrer de quoi elle est capable. C’est donc elle qui se chargera de confondre et de faire arrêter celui que la presse surnomme déjà le « séducteur fatal ». Mais pour cela il lui faudra garder la tête froide et résister au charme, réputé irrésistible, du gentleman cambrioleur…

L’orchidée noire, Susan Kearney

La vie de Daria tourne au drame après le décès de sa sœur et de son beau-frère, empoisonnés par le nectar d’une orchidée noire. Une variété rare que Daria est la seule à importer aux Etats-Unis dans sa chaîne de boutiques d’art floral. Soupçonnée de meurtre par la police, alors qu’elle est persuadée d’être la prochaine cible du tueur, Daria ne peut se fier à personne… Excepté à Ryker Stevens, un troublant détective, le seul à croire encore en son innocence.

L’inconnue sans passé, Ryanne Corey

Depuis l’accident qui lui a fait perdre la mémoire, Jenny se sent désemparée. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Par chance, le shérif Tyler Cook s’est engagé à élucider le mystère. Mais alors que l’enquête avance, et que Tyler se fait de plus en plus protecteur, Jenny se met à redouter que la vérité vienne à la séparer de cet homme sans qui elle n’envisage déjà plus de vivre…
Publié le : mercredi 1 août 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280277488
Nombre de pages : 512
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— Détends-toi, conseilla Tanner Blackburn à son cousin. Ce n’est que la répétition de la cérémonie de demain. — Rassure-toi, je suis calme, répondit Cabe White d’une voix étranglée par l’émotion. Je suis seulement ébloui par la beauté de ma future épouse. Accompagnés de quelques amis et du pasteur, les deux hommes se tenaient dans la grange d’un ranch situé dans la verdoyante campagne qui entoure la petite ville d’Abilene, à l’ouest de Dallas. L’air qui entrait par les portes grandes ouvertes était chaud et apportait avec lui des odeurs de foin et d’écurie. Des mouches bourdonnaient autour des personnages réunis là pour l’ultime mise au point d’une cérémonie de mariage. Tanner regarda Hannah, la future mariée qui venait lente-ment vers eux. Elle portait un ensemble en denim. Un Stetson recouvrait ses cheveux blonds, qu’elle avait noués en queue-de-cheval sur la nuque. Une idée de Hannah, cette cérémonie dans la plus pure tradition texane, une idée qui avait séduit Cabe, toujours prêt aux pires extravagances. En plus de la chaleur, des mouches et des bottes de cow-boy achetées la veille et qui lui meurtrissaient les orteils, Tanner sentait un petit pincement d’envie lui serrer le cœur. Hannah était vraiment très belle et elle était selon toute évidence folle-ment amoureuse de Cabe. Pourtant, aujourd’hui, c’était lui, Tanner, qui aurait dû être à la place de son cousin. Après que sa jeune sœur Lauren lui eut fait l’énorme farce d’envoyer sa photo et de passer, à son insu, une annonce dans une revue spécialisée dans les rencontres entre âmes solitaires, Tanner
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avait reçu une foule de propositions. Par jeu, il en avait retenu une, celle d’une îlle blonde et pétulante, Hannah Cavanaugh. Ils s’étaient donné rendez-vous, étaient sortis ensemble deux ou trois fois à Dallas où travaillait Tanner. L’idylle avait suivi son chemin… jusqu’au moment où Cabe était apparu. Hannah était aussitôt tombée follement amoureuse du cousin de Tanner. Bien que dépité, Tanner était obligé de reconnaïtre que ces deux-là partageaient les mêmes goûts excentriques et semblaient vraiment être faits l’un pour l’autre. Tanner Blackburn, son jumeau Ronnie, sa jeune sœur Lauren et son cousin Cabe White, tous quatre avaient grandi ensemble dans une belle grande maison familiale,Green House, dans l’Iowa, sous l’œil indulgent de leur grand-mère maternelle. Après la mort de ses parents, Tanner, qui avait alors vingt ans, s’était senti responsable de sa jeune sœur Lauren, âgée à l’époque de dix ans. Son frère et son cousin pouvaient commettre les pires sottises, et ils ne s’en privaient pas, Tanner estimait qu’il n’avait pas à jouer les moralistes avec eux. Huit ans avaient passé. Lauren était devenue une brillante étudiante qui habitait un studio dans la même maison que Tanner. Pendant tout ce temps, Cabe et Ronnie avaient bourlingué à travers le monde et, à part la sacro-sainte carte du nouvel an, ils n’avaient plus donné de leurs nouvelles. Six mois plus tôt, ils n’avaient même pas assisté aux funérailles de leur grand-mère. Tanner avait été nommé exécuteur testamentaire par l’aeule qui désirait qu’à sa mort son confortable capital fût partagé entre ses quatre petits-enfants. Tanner, Ronnie et Lauren avaient hérité d’une ferme, entourée de cent hectares de bonne terre, dans l’Iowa. Le domaine qui était loué appartenait à la famille depuis trois générations. Cabe, lui, avait reçu en partageGreen House, la grande maison de leur enfance, à Hominy. Bien qu’il n’attendït pas après cet héritage, car il semblait avoir fait fortune à l’étranger, Cabe était venu, un mois plus tôt, demander ses titres de propriété à son avocat de cousin. C’est à ce moment-là qu’il avait rencontré Hannah. Le coup de foudre avait été immédiat et réciproque. Quant à Ronnie, le jumeau de Tanner, il avait rejoint une
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communauté à Guam. Depuis dix-huit mois, il évangélisait les populations de l’archipel des Mariannes. Tanner n’était pas tellement convaincu de la conversion de son jumeau. Play-boy dans l’âme, comment Ronnie pouvait-il se satisfaire d’une vie monacale de missionnaire ? Tanner n’avait pas encore trouvé la réponse à cette question. Il regarda Hannah et Cabe s’étreindre tendrement tout en discutant avec le pasteur des rites à suivre au cours de la céré-monie du lendemain. « Au fond, c’est mieux ainsi, se disait Tanner. Cabe et Hannah sont bien les seuls à trouver romantique de se marier dans une ancienne grange, transformée en chapelle pour l’occasion. Ils sont aussi fous l’un que l’autre. » Tous les invités avaient été priés de venir au mariage en costume de cow-boy. Les femmes seraient en jean et les hommes porteraient des bottes, une ceinture à grosse boucle et l’inévitable Stetson. Après la cérémonie, un banquet monstre devait réunir tous les convives. Les parents de la future mariée, de riches commerçants, avaient retenu tout un hôtel à Dallas pour y loger les invités, venus des quatre coins du pays. Pour des raisons pratiques, Tanner, Hannah, Cabe et quelques amis avaient préféré réserver leurs chambres au Sheraton d’Abilene. Après le mariage, Tanner comptait prendre deux semaines de vacances en Jamaque. Il avait acheté son billet d’avion en pensant découvrir sur les plages de la mer des Carabes la îlle de ses rêves, une îlle qui le désirerait pour lui-même et non pas pour son compte en banque ou pour sa nouvelle Triumph, une îlle qui illuminerait enîn sa vie terne de célibataire. Il la voulait douce, tendre, féminine et, de préférence, blonde comme cette Hannah Cavanaugh qui, après avoir répondu à l’annonce, avait înalement préféré ce coureur de Cabe. Elle devrait aussi s’intéresser à la peinture et à la musique. La grand-mère de Tanner n’avait pas seulement légué des biens matériels à ses petits-enfants. Tous quatre tenaient d’elle leurs yeux bleus, leurs cheveux d’ébène, leur fossette au menton et un goût très sûr pour les arts… Un cheval hennit dans l’écurie toute proche. Tanner s’arracha à ses pensées et regarda autour de lui. Des rangées de bancs
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avaient été installées dans la grange. Sa sœur s’employait à y déposer des cartons portant le nom de chaque invité. Des ouvriers venaient d’apporter un harmonium. L’organiste de la paroisse et le pasteur s’en approchaient et discutaient avec les futurs époux des hymnes à jouer pendant la cérémonie. L’organiste s’installa devant le clavier et pianota les quatre premières mesures de laMarche nuptialede Mendelssohn, ce qui eut pour effet de faire fuir en piaillant une nuée d’hirondelles qui nichaient derrière les poutres. Lorsque le calme fut revenu, Cabe se retourna vers son cousin. — As-tu pensé à prendre les alliances que j’avais retenues chez le joaillier ? Tanner ît signe qu’elles étaient dans sa poche. — Tu les veux maintenant ? demanda-t-il. — Non, non, garde-les. Tu me les remettras demain matin avant la cérémonie. Et il étreignit de nouveau Hannah. Le pasteur s’essuya le front avec un grand mouchoir blanc tout en prévenant les futurs mariés que, demain, pour s’em-brasser, ils devraient attendre de s’être passé, mutuellement, leurs alliances à l’annulaire. Dès qu’il eut le dos tourné, Cabe et Hannah s’amusèrent à répéter leur futur baiser. Celui-ci se prolongea au point que Tanner protesta. — Eh, tous les deux, n’oubliez pas que ce n’est qu’une répétition ! Bien décidé à ne rien leur montrer de sa déconvenue, il avait parlé d’un ton enjoué. Cabe s’écarta de sa îancée et, pendant que le pasteur bavar-dait avec l’organiste, il déclara à son cousin que Hannah et lui avaient bien envie de commencer, tout de suite, leur lune de miel. Hannah affecta un air offensé. — Oh, Cabe, vous n’êtes pas sérieux. — Je ne le suis jamais, chérie. Tanner qui connaissait l’étourderie de son cousin lui rappela qu’il devait verser, avant ce soir, une avance au traiteur et régler également la location de la grange. Hannah sourit gentiment à Tanner.
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— Heureusement que dans la famille quelqu’un pense à tous ces détails ! J’ai toujours dit que vous étiez un homme plein de bon sens… Tanner soupira. Apparemment, le bon sens ne sufîsait pas pour séduire une femme. Il en avait fait la triste expérience. Hannah qui avait surpris un nuage dans le regard bleu ajouta : — Demain, ma cousine Jane arrivera de Californie avec ses parents pour assister au mariage. Vous allez l’adorer, Tanner. Jane est une îlle douce, jolie, rafînée. Sa passion, c’est la broderie. Elle nous a offert une parure de lit brodée par ses soins à nos initiales. Cabe adressa un clin d’œil à Tanner par-dessus l’épaule de sa îancée avant de protester : — Chérie, as-tu songé que Tanner avait probablement déjà choisi sa cavalière ? Hannah haussa ses sourcils blonds. — C’est ce que vous avez fait, Tanner ? — Naturellement. C’était faux, bien sûr, mais Tanner se méîait maintenant des rencontres arrangées. Il n’appréciait pas davantage les présentations au cours d’une cérémonie que celles que sa sœur avait imaginées à la suite de la petite annonce publiée dans Chasseurs de cœurs. Demain, Tanner assisterait au mariage par amitié pour Cabe et il s’éclipserait dès qu’il le pourrait. Sa prochaine conquête, il espérait la trouver sur une plage de sable blond et non pas dans une grange de ranch. Proîtant du moment où le couple de îancés retournait près du pasteur, Lauren s’approcha de son frère et lui conîa : — Je sais que je vais te choquer, mais ce soir je pars camper avec des amis et ne rentrerai pas avant demain soir. Crois-tu que Ronnie pourra s’échapper de son couvent et venir vous rejoindre ? Tanner eut un vague mouvement des épaules. — Je l’ignore et, rassure-toi, tu ne me choques pas. Il y aura tellement de monde que ton absence ne se remarquera pas. Des détails restaient à régler. Cabe et Hannah s’en occu-pèrent, tandis que Lauren demandait à son frère de l’aider à
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înir d’attribuer leurs places aux invités. Elle avait hâte d’aller rejoindre un groupe d’amis qui l’attendaient. C’était avec eux qu’elle devait camper quelque part dans les environs.
Maddie exhala un long soupir de satisfaction. Enîn, elle allait pouvoir capturer sa proie ! Au fond, localiser le « Séducteur fatal » avait été plus facile qu’elle ne l’avait redouté. Arrivée à Dallas depuis trois jours, elle avait commencé sa traque par une visite à la rédaction du magazine. Là, les secrétaires ne s’étaient pas fait prier pour lui fournir les coordonnées du beau Tanner Blackburn. Il habitait Dallas et travaillait chez Collins et Cook, un cabinet d’avocats. La suite n’avait été qu’un jeu d’enfants pour Maddie. Adroitement, elle avait questionné les commerçants voisins et la gardienne de l’immeuble où habitait Tanner. Elle avait appris que M. Blackburn n’était là que depuis dix-huit mois et que tout le monde l’appréciait pour sa courtoisie et sa simplicité. Il avait même conîé à la gardienne que vendredi prochain il partirait à la campagne pour assister au mariage de son cousin. Le vendredi, au volant d’un break Toyota loué pour un temps indéterminé, Maddie avait suivi, de Dallas à Abilene, Tanner sur sa puissante moto. Elle l’avait vu entrer avec un sac de voyage dans le meilleur hôtel de la ville, puis en ressortir une demi-heure plus tard des bottes de cow-boy aux pieds, une veste en daim à franges sur les épaules et un chapeau Stetson sur la tête. A son tour, elle était entrée dans le palace. Elle avait retenu une des dernières chambres encore libres, la 621, confortable mais pourvue seulement d’une douche. Elle n’avait pas cillé lorsqu’elle en avait découvert le prix : deux cents dollars la nuit ! Après tout, s’était-elle dit, la capture du « Séducteur fatal » rapporterait des milliers de dollars à Gustave Grifîn qui, naturellement, ignorait encore tout des prouesses de sa îlle. Après avoir préparé le matériel qu’elle utiliserait pour capturer le bandit, elle avait dïné d’un sandwich, ôté son tailleur de voyage et ses mocassins. A présent, perchée sur des escarpins à hauts talons, vêtue d’une élégante robe rouge qui la moulait comme une seconde
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peau, ses cheveux bruns relevés en chignon, le visage maquillé avec un art quelque peu provocant, elle était assise dans l’im-mense hall du palace. Un journal déployé devant son visage, elle guettait les arrivants. Elle savait son plan audacieux mais réalisable… à la condition toutefois de ne commettre aucune faute. Ce serait sa première arrestation et aussi sa première victoire car, cette fois, ses frères ne viendraient pas se mettre en travers de ses projets. Ils la croyaient en train de se dorer au soleil sur une plage de Floride. Depuis trois jours qu’elle était à Dallas, elle s’était abstenue de rendre visite à son amie, Shirley. Même en dissimulant le motif de son voyage, elle craignait que, par une indiscrétion de sa trop bavarde amie, sa présence au Texas n’arrivât aux oreilles de son père. La soirée était déjà bien avancée lorsqu’elle vit entrer Tanner Blackburn. Il était accompagné d’une demi-douzaine d’amis. Hommes et femmes étaient vêtus comme des cow-boys. Le groupe se scinda en deux. Une partie se dirigea vers les ascenseurs. L’autre, entraïnée par Tanner, alla s’installer dans les fauteuils du pub anglais, dont les portes vitrées s’ouvraient sur le hall. Tout se déroulait comme elle l’avait espéré… sauf que Tanner n’était pas seul. Un couple l’accompagnait. La femme était blonde, grande, très belle. L’homme offrait une vague ressemblance avec Tanner. Maddie en déduisit qu’il s’agissait peut-être du cousin qui se mariait le lendemain. Elle sortit de son sac un petit miroir et vériîa son maquillage. Jouer les femmes fatales était nouveau pour elle mais, pour parvenir à ses îns, Maddie se savait capable de tenir n’importe quel rôle. Celui-ci, pourtant, serait difîcile, car l’expérience lui avait appris qu’elle n’attirait pas le sexe opposé. Les garçons qu’elle avait fréquentés l’avaient quittée après quelques sorties et elle devinait pourquoi. Elle était trop entière, trop autoritaire, trop indépendante… imbuvable, disaient d’elle ses frères. La plupart des hommes adorent jouer les chevaliers auprès de leur conquête. Ils cherchent à l’impressionner avec le récit de leurs exploits, vrais ou faux. Or, non seulement Maddie ne se
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laissait pas éblouir, mais elle avait souvent la riposte cinglante et toujours le dernier mot dans les discussions. De sa paume, elle caressa discrètement le tissu soyeux de sa robe. D’habitude, elle affectionnait les jeans ou les tailleurs classiques et c’était bien la première fois qu’elle portait une toilette aussi féminine. Elle l’avait achetée en în d’après-midi, en ânant dans la galerie de vitrines du palace. Là étaient exposées des créations de joailliers et de grands couturiers. Elle espérait que la somme exorbitante qu’elle avait réglée lui serait bientôt remboursée par la prime qu’encaisserait l’agence de son père. Une récompense de deux cent cinquante mille dollars devait être remise au détective qui réussirait à amener le « Séducteur fatal » devant la cour de justice de l’Illinois. Mais l’offre n’était valable que jusqu’à la în du mois de juin. Le temps îlait rapidement et le délai pour que la prime fût versée n’était plus que de dix jours. Mais Maddie était conîante. Elle se sentait capable de livrer le bandit à la justice de Chicago… à condition toutefois qu’aucun grain de sable ne vïnt détraquer la subtile mécanique du plan qu’elle avait si soigneusement élaboré.
Après un second verre de sherry, lorsque Cabe et Hannah manifestèrent le désir de se retirer dans leurs chambres, Tanner ne les retint pas. Il avait hâte d’être seul, donc libre de ses actes. Depuis qu’il avait annoncé que, le lendemain, il assisterait à la cérémonie accompagné d’une amie, Cabe et Hannah n’avaient cessé de l’interroger. Certes, une personne de plus ou de moins dans la nombreuse assistance ne posait aucun problème, mais le futur couple était tout de même curieux de connaïtre l’identité de cette mystérieuse invitée. Tanner qui ne manquait pourtant pas d’imagination était resté évasif, se contentant de répondre du bout des lèvres que ce serait la surprise et qu’ils devaient lui faire conîance. Il ne les décevrait point. A présent, il se demandait comment se sortir de ce pétrin, puisque, bien entendu, cette mystérieuse invitée n’existait pas. Plutôt que d’en être réduit à écouter un cours sur la broderie, il
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était prêt à payer la première îlle venue pour qu’elle acceptât de l’accompagner au mariage, le lendemain. Mais apparemment, le Sheraton n’était pas un endroit fréquenté par les belles de nuit. Peut-être en trouverait-il quelques-unes au night-club ? Mais il se sentait trop fatigué pour aller danser. Une idée le traversa. Il avait été champion de natation et se savait bien bâti. C’était souvent à la piscine qu’il avait dragué les plus belles îlles. L’hôtel possédait une somptueuse piscine au sous-sol. Peut-être quelques esseulées proîtaient-elles de l’heure tardive pour s’y ébattre ? Il ôta son Stetson et le posa sur la table basse à côté de son verre vide. Tout à l’heure, Lauren, à qui il s’était conîé, lui avait afîrmé qu’il n’avait aucun souci à se faire. Dès qu’il entrerait dans le luxueux pub du Sheraton, il serait entouré d’une nuée de jolies îlles car, assurait-elle, les sirènes du Texas raffolaient des beaux gosses, bien baraqués, habitués à briller dans les rodéos. Lauren s’était trompée. A 11 heures du soir, le pub était désert et aucune jolie îlle n’était perchée sur les tabourets du bar. Tanner décida de tenter l’expérience de la piscine. Il allait s’arracher au confort de son fauteuil Chesterîeld lorsqu’une voix musicale résonna dans son dos. — Bonsoir, cow-boy ! Puis-je m’asseoir à votre table ?
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