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á la recherche du plaisir
ELIZABETH ESSEX
á la recherche du plaisir
Traduit de l’anglais (EtatsUnis) par CÈcile Ardilly
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Titre original : THE PURSUIT OF PLEASURE Éditeur original : Brava Books, published by Kensington Publishing Corp.
Elizabeth Essex, 2010 Pour la traduction française : Éditions Jai lu, 2013
À Judith, pour son amitié et son dévouement au roman sentimental.
1
Dartmouth, Angleterre, mai 1794
 Croismoi, jamais je ne me marierai. Cest dommage, car jai toujours rêvé dêtre veuve. Sur la terrasse faiblement éclairée de la salle de bal, la voix lasse de la jeune femme flotta dans la nuit, se mêlant aux volutes de fumée qui séchap paient du cigare de Jameson Marlowe. Ce dernier serra le cigarillo entre ses dents pour se retenir de rire. Il neut pas besoin de jeter un coup dil de lautre côté de la colonne près de laquelle il se tenait pour savoir qui sexprimait ainsi. En dépit de ses longues années dabsence, il ne lavait pas oubliée. Lizzie Paxton. Aucune autre femme ne saurait être aussi ridiculement charmante.  Tu plaisantes ? sécria sa compagne, manifeste ment scandalisée.  Pas du tout. Si jétais veuve, jaurais tout : lindépendance, le statut social, la stabilité finan cière. Tout ce dont jai besoin, ajouta Lizzie avec un 9
soupir mélancolique. Un mariage sans avoir à sencombrer dun mari.  Tu nes pas sérieuse ! insista son amie. De toute évidence, elle connaissait mal Lizzie. Car Lizzie pensait toujours ce quelle disait. Il imaginait sans peine son sourire impudent tandis quelle lan çait ses opinions à la ronde telles des grenades. Marlowe esquissa un sourire, appuya la tête contre la colonne, et tira longuement sur son cigare tandis que les pensées tourbillonnaient dans sa tête et quun plan prenait forme. Cela faisait longtemps quil attendait ce moment. Et il ferait tout pour par venir à ses fins. Lizzie Paxton, lindocile. Elle ferait très bien laffaire. En fait, elle serait même parfaite. Il écrasa son cigare sous le talon de sa botte, puis sortit de derrière la colonne.  Lizzie pense toujours ce quelle dit. Nestce pas, Lizzie ? Au son de sa voix, deux jeunes femmes vêtues de robes de mousseline blanche à la dernière mode tournèrent la tête dans sa direction. Une seule lui sourit. Oh, à peine ! Lizzie. À sa vue, une douleur aiguë le traversa, comme si lon rouvrait une plaie depuis longtemps cicatrisée. En dépit des années quil avait passées à létranger, et quoiquelle ait mûri, Marlowe retrouva chez la belle jeune femme nonchalamment adossée à la balustrade la fille quil avait connue autrefois. Elle avait toujours la même chevelure fauve. La même grâce féline. Et ce même sourire espiègle de sauvageonne. Elle se redressa lentement. Sa robe serrée à la taille par une ceinture de satin vert assortie à ses 10