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Une femme-juge instruit un dossier. Au cours de l'interrogatoire qu'elle conduit, elle en apprend plus sur elle-même car les déclarations du présumé coupable sont davantage le récit d'une vie que des aveux, le reflet de l'être que tout un chacun est. Ces vies grappillées ici et là, ces histoires volées, qui resurgissent et que l'on étale, en réponse aux questions, récoltées au fil des jours, reflètent l'envie d'être autrement, autre chose.
Publié le : mercredi 1 octobre 2003
Lecture(s) : 256
EAN13 : 9782296337749
Nombre de pages : 106
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L'Harmattan,

2003.

5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris - France L'Harmattan, Inc. 55, rue Saint-Jacques, Montréal Canada H2Y 1K9 L'Harmattan, Italia s.r.1. Via Bava 37 10124 Torino L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest ISBN: 2-7475-5270-5 (Qc)

VAROUJAN

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Théâtre

L'Harmattan

Du même auteur THÉÂTRE Gallimard La ville en haut de la colline La caverne d'Adullam Viendra-t-il un autre été? Les Baracos Mort d'un oiseau de proie Les Nouvelles littéraires
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Rue Mogador

Editions Astrid Apsoss Thank you, Sir, suivi de Les Baigneuses de Californie, Le Quatrième mur et de La Vague L'Avant-scène Baron, baronne La Dame d'Onze-heures, suivi de Incertain Croulle Emile (n° 1000) L'Arche Dieu de vengeance (de Sholem Asch) : adaptation Actes Sud Les Baigneuses de Californie, suivi de Le Brûlat Façades 2 L'Ankou, suivi de Papiers d'Arménie Les Filles de la voix Chacun pleure son Garabed, suivi de Un drôle de vent sous la terre Littératures du monde (Pékin) Des harengs rouges (traduit en chinois par Zhiming Shen) Les Quatre Vents Des harengs rouges Lansman (de Mémoires d'ondes) Abisag L'Harmattan À I autre bout du pont Judith et Holopherne La Voleuse d'histoires Pour trois femmes (seules) ESSAIS Éditions Kirk Si c'est rond. .. (Tentative 1) . .. C'est pas carré (Tentative II) 2015 (Tentative III) La Quadrature du siècle (Tentative IV) Édipol De quoi je

AVANT-PROPOS

Que resterait-il de l'homme s'il se défaisait du superflu, de tout ce qui l'encombre' inutilement, le défigure, s'il se dépouillait non seulement de ses effets, de ce qui l'engonce, lui alourdit le corps et l'esprit, s'il se débarrassait de lui-même avec toutes ces multiples vies vécues, pas nécessairement les siennes, s'il les faisait tomber comme de petites peaux? Et que resterait-il du théâtre, donc de la scène, si on la désencombrait, elle aussi, de tout ce qui charge pas nécessairement, si on y faisait le vide, si supprimait tout ce qui inutilement attire le regard, remplit, le noie, tout ce qui bouge pour illusionner la on le les

sens? . .. il ne resterait pas même le texte mais l'âme du texte. Et même les personnages - n'étant plus des personnages de théâtre -, céderaient la scène à ce qui est essentiel, à l'être - qui, lui, est de tout lieu, de tout temps, en dehors et en dedans de chacun, dans et entre les mots. Être, unique,

sexe, sans nom, ressemblance. Sans visage ni costumes ni décor. Tout nu, tout cru. Sans dieu. Nous sommes un. Toutes les histoires, faites de crimes, d'héroïsmes et de toutes sortes de saletés (avec un commencement, un milieu, une fin, comme on dit des bons scénarios - alors qu'il n'y a jamais ni commencement ni milieu ni fin) ne forment qu'une

sans appartenances, sans sans différences avec personne ni

seule histoire.

Le mal est le bien et le bien est le mal,

c'est tout un. Comme sont ciel et terre. Ce qui pénètre et ce qui reçoit, les deux sexes, l'homme et la femme, qui dit oui et qui dit non, c'est tout un. Il n'y ni a ici-bas et là-haut ni jour ni nuit ni hier ni demain jamais. Que toujours. Toujours à plus. Voilà reflets qu'on pourquoi, pourrait sans doute, qualifier cette de pièce métaphysiques.

a des

Mais toutes les pièces, depuis les poètes tragiques grecs, ne sont-elles pas métaphysiques, même sans qu'on pas l'ait voulu, même si on s'en défend? Reste à savoir si cette considération dans l'ombre - sa propre ombre de curiosités insatisfaites, ne laisse - plein plein de

d'interrogations,

lendemains à recommencer toujours. Le théâtre n'est pas seulement dans ce que la pièce représente. Non plus que dans ce que les personnages figurent, pas davantage dans ce que le spectateur pense qu'il est, un homme, une femme, quelqu'un, car la vie est tout autre chose que ce que l'on croit, on entend, que c'est. Ce tout autre chose est la seule inconnue monde qu'il faut ne pas cesser de chercher, d'ennui le restant de ses jours, de mourir on dit en ce

sous peine ou d'être,

sur le coup, frappé d'inexistence, bien que persuadé, par avance, qu'on ne saura jamais et comme si on devait le trouver.

- 10-

à Martine

Forsse et

à Florence Bonin.

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