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Addicted To Sin Saison 1 Episode 3

De
69 pages

Depuis que sa fiancée l'a quitté six semaines avant leur mariage, Dixon Mathews a renoncé à toute liaison durable. Il enchaine les rencontres éphémères et n'hésite pas à coucher avec les patientes qui fréquentent son cabinet de psychiatre. Mais alors qu'il pensait ne plus jamais éprouver d'intérêt durable pour elles, deux femmes vont croiser son chemin. Juliet est belle et toxique, addict au sexe. Madison est innocente et fragile. Une l'attire sexuellement, l'autre touche son âme et son coeur.
Dixon n'est peut-être pas le meilleur des hommes et il a ses faiblesses mais il sait qu'il doit choisir. Mais les choix les plus évidents ne sont pas toujours les meilleurs et la voie la plus simple peut parfois se compliquer.
Dixon va vite découvrir ce qu'il veut vraiment mais les erreurs du passé reviennent souvent hanter le présent.



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pagetitre

   

– Ce ne serait pas ta petite jeune là-bas ?

Il pointe le doigt devant lui.

– Quoi ?

Je parcours frénétiquement des yeux la zone qu’il désigne. Ce n’est pas possible.

Le rire de Hunter qui s’élève à ma droite m’indique que c’est tout à fait possible.

– Putain, le petit chou à la crème a grandi.

Je lui donne un coup sur le torse sans quitter des yeux ce que j’ai en face de moi. Madison se trouve juste devant nous. Sa silhouette, qui m’a toujours semblé incroyable, est encore plus belle que dans mes souvenirs. Elle a toujours été longiligne, mais ce n’est plus le cas. En l’espace de quelques mois, on croirait qu’elle a fait un cours intensif de musculation. Elle n’est plus que courbes harmonieuses et chair souple et ferme.

– Et dire que tu as préféré le gâteau au chocolat à ça, chuchote Hunter dans mon oreille.

En temps normal je riposterais par une phrase pleine d’esprit, mais là, je reste bouche bée devant ce que je vois.

Une chanson au rythme plus rapide commence, Madison, tout excitée, agrippe son amie par le bras, la rouquine. Elles se mettent à danser et éclatent de rire en essayant de suivre le tempo rapide de la musique.

Elle porte une robe moulante rouge, très courte et très décolletée. À chaque pas de danse, sa robe descend au niveau du décolleté et l’ourlet remonte Je me lève alors de mon siège dans l’espoir d’apercevoir ce qui se cache en dessous.

Les hormones en furie, c’est comme si je recevais une douche glacée lorsqu’un bel Adonis s’approche d’elle et passe ses bras autour de sa taille, la pressant contre son corps musclé.

Le mâle alpha en moi proteste en hurlant intérieurement. Je serre très fort le verre dans ma main imaginant que c’est sa tête à lui que je broie. Mais à la façon dont Madison lui sourit et se colle contre lui, cet enfoiré absolument ravi semble bien être son nouveau prétendant.

Qui pourrait lui en vouloir ? Elle est tellement belle.

Ses longs cheveux bruns ont poussé et, après à sa danse effrénée, ils ont ce look sauvage et indomptable d’après le sexe. À cette idée, je grince des dents. Je n’ai pas envie de l’imaginer en train de coucher avec ce pauvre mec, ou avec n’importe quel autre mec, d’ailleurs.

Putain. J’ai besoin d’un verre.

– Ça alors, je…

– Boucle la, Hunter, dis-je d’un ton sec en me relevant pour me diriger vers le bar, ignorant son commentaire sarcastique.

La queue est longue et je n’ai pas du tout envie d’attendre, vu mon humeur massacrante. Si je reste là une minute de plus, je dois au moins me saouler la gueule et oublier que j’ai vu Madison.

Je suis pourtant bien conscient du paradoxe de ma situation. C’est classique, on désire toujours ce que l’on ne peut pas obtenir. J’aurais pu être avec la douce et innocente Madison, mais au lieu de ça, j’ai opté pour un plan cul facile et intense, Juliet, avec qui je couchais déjà avant de me rendre compte que j’en pinçais pour Madison.

Mais ce soir, je ne suis pas sûr d’avoir fait le bon choix, non pas parce que je viens de voir que Madison est torride. Je le savais déjà. Sous son maquillage sophistiqué et sa robe moulante, elle reste toujours la jeune fille maladroite qui m’a invité à déjeuner et qui m’a fait rire.

Je remets en question ce choix parce que je ne cesse de me demander si Juliet et moi ne serions pas trop semblables. Le sexe avec elle est vraiment dingue mais une fois que ça retombera – ça va forcément retomber – aurais-je toujours envie d’elle ?

Voilà ce qui arrive quand on se lance dans une « relation » avec une ancienne patiente, qui est dépendante au sexe, que j’ai observée se masturber sur mon bureau et que je saute comme une brute pour oublier mon ex-fiancée.

C’était foutu d’avance. Comment ai-je pu penser que cela pourrait se passer autrement ?

– Dixon ?

Je grogne intérieurement et maudit les dieux du ciel qui m’observent et rient de mes malheurs.

– Madison ? dis-je en tentant d’adopter le même ton de surprise qu’elle, bien que mon étonnement ne soit qu’une mascarade.

Je me tourne vers elle et mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Je me ressaisis vite, remettant mon masque.

– Qu’est-ce que tu fais-là ? demande-t-elle encore essoufflée par la danse.

– Oh, mes amis voulaient qu’on vienne faire un tour ici.

Elle hoche la tête et je vois bien que ses yeux observent chaque détail de mon visage pendant notre échange…

– Cool, moi aussi. Enfin, mes amis voulaient venir, explique-t-elle.

Je suis hypnotisée par ses lèvres brillantes.

– Génial.

Je m’éclaircis la gorge car je ressens exactement les mêmes choses que lors de notre première rencontre. L’attirance entre nous ne fait aucun doute, mais Madison a changé. Elle a l’air plus… confiante, plus sûre de sa beauté, sans pour autant être devenue prétentieuse. Je me demande ce qui l’a fait changer.

La réponse à cette question ne tarde pas à se manifester comme une claque dans la figure. Son copain arrive et pose ses grosses mains sur sa taille, comme pour marquer son territoire. Ce mec est vraiment immense par rapport à elle. Madison lève les yeux vers lui. Comme si elle avait brièvement oublié où elle se trouvait, elle secoue la tête et puis elle lui sourit.

– Dixon, je te présente David.

David le géant me tend sa main que je serre sans empressement.

– Enchanté, dis-je d’un ton légèrement sarcastique.

Sa poignée de main est aussi peu enthousiaste que la mienne… J’ai soudain l’envie pressante de l’essuyer sur mon jean. David me dévisage, visiblement en alerte, et passe un bras protecteur autour des épaules de Madison.

– Comment tu connais Maddy ? aboie-t-il en essayant de m’intimider.

Ce garçon a encore beaucoup à apprendre s’il imagine que ses bouffonneries de cours de récré m’impressionnent.

– Eh bien, Madison n’arrêtait pas de se retrouver les quatre fers en l’air en ma présence, n’est-ce-pas Maddy ? dis-je d’un ton sarcastique sans jamais quitter David des yeux.

Sa mâchoire se contracte et je me félicite intérieurement de mon sens de la répartie.

– Comment va ton front ?

Je me penche vers elle pour balayer les cheveux sur sa tempe, à la recherche d’une possible cicatrice.

Ça alors ! Madison se laisse aller contre moi. Sa volonté de s’abandonner à mon contact fait hurler victoire le barbare qui se cache en moi. Tiens, prends ça, grand con.

Par chance, je suis le prochain à être servi, je mets alors immédiatement fin à cette plaisante rencontre.

– Bon, ravi d’avoir faire ta connaissance, Damon, dis-je en faisant exprès de me tromper de prénom.

– C’est David, corrige-t-il en pressant de plus belle ses doigts sur la peau de Madison.

– Ah, d’accord, réponds-je d’un ton dédaigneux puis hoche la tête et dirige mon regard sur Madison, qui a l’air plutôt énervée.

Je ne sais pas ce qui a pu faire naître tant d’hostilité en elle mais je n’ai pas le temps de le découvrir, la personne devant moi vient de payer ses verres.

– Madison, ravi de t’avoir revue.

Je me penche en avant et dépose un simple baiser sur sa joue. Dès que son parfum à la vanille atteint mes narines, je dois lutter pour ne pas enfouir mon visage dans le creux de son cou.

Je me recule calmement, m’efforçant d’apparaitre impassible. Je suis alors ébahi de la voir se pencher vers moi et de l’entendre murmurer à mon oreille :

– Tu me dois encore un dîner.

Sous mon air calme, je me décompose totalement. Madison me lance un sourire en coin et tourne les talons, poursuivie par le babouin.

Je reste immobile, subjugué par ses belles fesses fermes et galbées, et manque mon tour pour commander au bar. Mais je m’en fiche. Je viens tout juste de me faire prendre à mon propre jeu.

Bien joué, mon chou à la crème, je m’incline.

Chapitre 14 : Mec, j’ai l’impression d’être une femme


Dixon

Je me réveille d’un rêve extrêmement précis dans lequel Madison me suçait. Curieusement, elle faisait exactement tout ce que j’aime. Mais soudain, je me rends compte que quelqu’un est vraiment en train de me tailler une pipe. Malheureusement, la personne qui a mon sexe dans la bouche n’est pas Madison, mais Juliet.

Je regarde vers le bas et découvre une masse de beaux cheveux blonds allant et venant entre mes cuisses. Je décide d’ignorer le fait que j’aurais plutôt préféré découvrir des cheveux bruns.

Juliet me relâche et lève un regard lourd de désir vers moi.

– Bonjour mon chou, murmure-t-elle.

Je fais la grimace car je déteste ce petit nom, mais elle a l’air de s’en foutre.

– Salut, réponds-je d’une voix rauque à cause de mon abus de whisky, la veille. Comment es-tu rentrée ?

– J’ai mes propres techniques, répond-elle, la voix basse.

Je ne prends pas la peine de lui demander de m’expliquer puisqu’elle baisse la tête et reprend là où elle s’était arrêtée.

J’adore me faire sucer par Juliet. Sa bouche, sa langue, ses mains et sa gorge se synchronisent en parfaite harmonie. En général, je jouis au bout de quelques minutes. Mais aujourd’hui, Juliet ne me satisfait pas. Sa bouche est trop humide, sa langue bouge dans tous les sens, ses mains n’en font pas assez et sa gorge est trop profonde.

Elle sent que je ne suis pas d’humeur et relâche mon sexe, la bouche humide et gonflée de m’avoir sucé à fond.

– Qu’est-ce qui ne va pas ? demande-elle le souffle haletant, écartant ses cheveux de son visage.

Je plonge dans ses yeux bleus étonnés, mal à l’aise d’être aussi peu sensible à ses attentions. Elle fait des efforts.

Peut-être que j’ai juste envie de baiser.

– Déshabille-toi, lui dis-je en me redressant et en ouvrant le tiroir de la table de nuit pour prendre une capote.

Elle a l’air surprise, d’habitude je n’en mets pas, car je me laisse entièrement emporter par mon besoin de sexe et que toute ma raison s’évapore face à mon érection. Juliet se lève néanmoins et se déshabille, arrachant littéralement son pull en cashmere et sa mini-jupe noire. Elle se tient debout, provocante, vêtue simplement d’un soutien-gorge noir sans bretelles, d’un string assorti et de talons hauts rouges. Je ne peux pas le nier, elle est vraiment très belle.

– Enlève tout.

Le dos appuyé contre la tête de lit, je la regarde s’exécuter.

Elle affiche un grand sourire, sans doute excitée par le fait que je lui donne des ordres, puis elle dégrafe son soutien-gorge. Il tombe par terre, atterrissant à ses pieds. Mon regard se focalise sur ses seins lourds et généreux. Ses tétons sont roses et érigés. J’en ai l’eau à la bouche et brûle d’envie de les sucer.

– Ça aussi, dis-je en désignant sa petite culotte.

Elle passe sa langue sur ses lèvres avant de me tourner le dos et de se pencher en avant, le dos droit, ce qui me permet d’observer ses fesses fermes. Elle passe les doigts sous l’élastique de son string et le fait glisser lentement le long de ses jambes en se tortillant, jusqu’à ce qu’il atteigne le sol. Elle se relève tout doucement en me regardant par-dessus son épaule, ses longs cheveux blonds voilent son visage de femme fatale.

– Et maintenant quoi, Docteur Mathews ? demande-t-elle en passant sa langue sur les lèvres.

– Maintenant je vais te sauter jusqu’à ce que tu me supplies de te laisser jouir, réponds-je en déchirant l’emballage de la capote et en me préparant à l’action.

Juliet tente de se retourner mais je l’en empêche.

– Ne bouge pas.

Elle obéit, son corps est secoué par un frisson.

Je me lève du lit et pose une main sur sa taille pendant que l’autre s’aventure devant. Mes doigts se faufilent jusqu’à son sexe humide. Elle pousse un gémissement guttural et ce son qui d’habitude me rend fou, n’a bizarrement aucun effet sur moi. Mais je continue, enfonçant un doigt dans son sexe avide et en en ajoutant rapidement un autre. Un seul doigt ne suffit pas pour l’insatiable Juliet.

Elle ondule contre ma main et son corps s’agite lorsque je commence à caresser son clitoris avec mon pouce.

– Prends-moi Dixon, crie-t-elle en frottant ses fesses rondes contre mon sexe.

– Tu es vraiment une vilaine gourmande.

Je me presse de retirer mes doigts tandis qu’elle pose ses mains sur le placard face à elle, puis se penche en avant et écarte largement les jambes. Cambrant le dos, elle pousse ses hanches vers l’arrière, me présentant son cul pour mon plus grand plaisir. Je plie les genoux, la maintiens des deux mains au niveau de la taille et je la prends par derrière.

Dès que je me suis enfoui dans ce fourreau brûlant, mon corps prend la direction des opérations, mes hanches se mettent à aller et venir en elle, avec une précision de métronome. Je sais que ça ne va pas être long, car plus je la pénètre, plus elle gémit, ce qui me va parfaitement vu que nous sommes là pour la même chose. À la façon dont elle agite ses fesses, je sais ce qu’elle veut mais je ne suis pas d’humeur pour ce type de jeu aujourd’hui.

Je place une de mes mains plus bas sur ses hanches tandis que mon autre main l’agrippe par le cou. J’appuie sur sa nuque pour que ses hanches se relèvent, me permettant de la pénétrer plus en profondeur, car j’ai du mal à trouver mon rythme. Je sais qu’elle est proche de l’orgasme, mais pas moi et je ne comprends pas pourquoi. C’est une de mes positions préférées, mais aujourd’hui Juliet ne m’excite pas autant. Je la pistonne avec mes hanches et pose ma main sur ses tétons érigés, ce qui d’habitude me rend dingue. Mais aujourd’hui… Rien.

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