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De
384 pages
Candide et amoureuse, Sophie a épousé Evans. Très vite, le prince charmant a révélé sa vraie nature en la cloîtrant à la campagne pendant qu’il dilapidait sa dot avec les catins de Londres. Puis il est mort. Aujourd’hui, Sophie s’indigne de la demande en mariage du comte de Banallt. Ce débauché a fait les quatre cents coups avec Evans à l’époque où lui aussi était marié. Et il ose affi rmer qu’elle l’a toujours fasciné ? Fadaises ! Sophie a trop souffert. On ne l’y reprendra pas deux fois, se promet-elle.Mais Banallt est une canaille si attachante... Et l’amour ne demande la permission à personne...
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CAROLYN JEWEL
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Traduit de l’anglais (EtatsUnis) par Lonie Speer
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Titre original SCANDAL Éditeur original The Berkley Publishing Group published by the Penguin Group (USA) Inc. Carolyn Jewel, 2009 Pour la traduction française Éditions Jai lu, 2013
REMERCIEMENTS
Aux suspects habituels. À Megan Frampton, qui a relu les brouillons ; merci, Megan, tu es géniale. À mon éditrice, Kate Seaver : il ma fallu un moment pour y arriver, mais jai réussi. Merci pour ta patience et ton enthousiasme. À mon agent, Kristin Nelson, qui a lu une version (jai oublié laquelle) et a dit : « Recommence, cest tout. » Cest ce que jai fait, et je crois que je ne men suis pas mal sortie. Et puis, il y a mon fils, Nathaniel, qui mérite vraiment de manger moins souvent des pizzas et desburritos, mais la date butoir, cest la date butoir, mon chéri. À Fudgester (également connu sous le nom de Speed Brick), Jake et Jasper : oui, vous pouvez tous tenir sur la chaise avec moi, mais ça rend la frappe diffi cile. Et merci aussi à maman et à papa. Je vous aime. Je dois également remercier les étudiants du cours danglais 530 et les professeurs Sherril Jaffe et Noelle Oxenhandler, qui ont lu les premiers chapitres.
Enfin, à toutes les lectrices qui ne cessaient de me demander quand jallais sortir un nouveau roman historique : voilà, votre vu est exaucé.
1
Havenwood, près de Dukes Head, Angleterre, 2 novembre 1814
La première chose que vit Gwilym, comte de Banallt, au détour de lallée, ce fut Sophie, penchée sur une fontaine. Il existait forcément une autre explication à laccé lération brutale des battements de son cur. Car plus dun an sétait écoulé, et ils ne sétaient pas séparés dans les meilleurs termes. Pourtant, à sa vive consternation, il éprouva, en la revoyant, un choc dont lécho se répercuta jusque dans son âme. À côté de lui, le frère de Sophie continua de che vaucher sans rien deviner de son trouble. En les entendant arriver, elle se redressa. Mais il eut le temps dentrevoir sa nuque pâle, et cela suffit à lui couper le souffle. Sans se relever, elle tourna la tête vers lallée et regarda dabord son frère, puis Banallt. Elle ne sourit pas ; mais, sous son calme apparent, il devina quelle nétait pas indifférente. Rien navait changé.  Sophie ! cria John Mercer en dirigeant son che val vers la fontaine. Quelle chance de te trouver dehors ! 9
Banallt prit une profonde inspiration pour essayer de maîtriser les battements erratiques de son cur, puis il suivit son compagnon. Il navait pas peur de Sophie, bien sûr. Avec son expérience, pourquoi auraitil craint une femme, et une femme à peine jolie, de surcroît ? Il nempêche quà cet instant, rien dautre ne comp tait que davoir la preuve quelle ne régnait pas sur son cur ; et que le souvenir quil gardait delle était déformé par les circonstances passées. Ils sétaient rencontrés à un moment tumultueux de son exis tence au cours duquel il ne sétait pas toujours conduit en gentleman. Et ils sétaient séparés en une occasion dont il garderait la cicatrice à jamais. Sil voulait se persuader quelle ne le fascinait plus, il échoua totalement. Encore et toujours, il aurait fait nimporte quoi pour lattirer dans son lit. Au premier regard, Sophie nétait pourtant pas une beauté. Ni même au second. Son visage était trop osseux, son menton un peu pointu, son nez pas tout à fait droit, sa bouche pas particulièrement pul peuse. Quant à ses yeux, surmontés dépais sourcils encore plus noirs que ses cheveux, ils étincelaient dintelligence. La première fois que Banallt lavait vue, il avait trouvé dommage quune femme dotée dun tel regard ne fût pas plus belle. Une erreur de jugement, comme il en commit plusieurs à son sujet.  Bonjour, John, ditelle, la main audessus des yeux, avant de se mettre debout et de sapprocher. Bonjour, monsieur, ajoutatelle avec une révérence à lintention de Banallt. Son sourire natteignit pas ses yeux bleuvert empreints de méfiance. Vu sa réputation et ce qui sétait passé entre eux, Banallt ne sen étonna pas. 10