Amelia la Scandaleuse

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Gagnante du concours de nouvelles 2013 des Éditions Laska

Depuis son enfance, Amelia a dû subir les mauvaises plaisanteries de son frère et de son inséparable comparse, Damian, le jeune duc de Knightbridge. Mais à quelques jours de son entrée dans le monde, une nouvelle farce dégénère. Cette ultime humiliation la pousse à la rébellion. Elle quitte la demeure familiale pour rejoindre sa tante, et prend fait et cause pour les suffragettes.

Pour Damian, la révélation est brutale. Il réalise qu’ils sont allés trop loin et surtout, qu’Amelia a grandi. Elle est devenue une belle jeune femme qui suscite son admiration autant que son désir. Dès lors, il ne souhaite plus qu’une chose : être pardonné. Malheureusement, la guerre éclate en Europe, jetant le monde dans le chaos...

15 000 mots (nouvelle)

« ... mon coup de cœur du concours. J’aime le personnage d’Amelia, sa force et son courage. J’aime le contexte historique, on s’y croirait. » Jo Ann von Haff (auteure de La Réelle Hauteur des hommes)

« L’écriture est maîtrisée, les personnages sont fouillés, avec un passé, un caractère, une histoire propre... Toutes les relations sont justes, les actes des personnages sont compréhensibles, il n’y a pas de cliché... » Valéry K. Baran (auteure de Quatre ans, deux mois et dix-huit jours)


Publié le : jeudi 20 février 2014
Lecture(s) : 21
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782924395165
Nombre de pages : non-communiqué
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Amelia

Résumé

Depuis son enfance, Amelia a dû subir les mauvaises plaisanteries de son frère et de son inséparable comparse, Damian, le jeune duc de Knightbridge. Mais à quelques jours de son entrée dans le monde, une nouvelle farce dégénère. Cette ultime humiliation la pousse à la rébellion. Elle quitte la demeure familiale pour rejoindre sa tante, et prend fait et cause pour les suffragettes.

Pour Damian, la révélation est brutale. Il réalise qu’ils sont allés trop loin et surtout, qu’Amelia a grandi. Elle est devenue une belle jeune femme qui suscite son admiration autant que son désir. Dès lors, il ne souhaite plus qu’une chose : être pardonné. Malheureusement, la guerre éclate en Europe, jetant le monde dans le chaos…

De la même auteure
aux Éditions Laska

L’Homme de la sierra

Dans la ligne de tir

Le Club des A - 1 : Julia

Le Club des A - 2 : Lena

Le Club des A - 3 : Samantha



AMELIA LA SCANDALEUSE

Pauline Libersart

Éditions Laska
Montréal, Québec
Courriel : info@romancefr.com

Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnages, lieux et incidents sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés de manière fictive.

Tous droits réservés
© Stéphanie Joubert, 2014
Extrait de L’Homme de la sierra © Stéphanie Joubert, 2013.

Aucune reproduction ou transmission, totale ou partielle, n’est autorisée sans le consentement écrit préalable de la détentrice des droits et de l’éditeur.

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Design de la couverture : Jeanne Corvellec
Photos de couverture : iStockphoto et RazzDazzStock

ISBN : 978-2-924395-16-5

Table des matières

Résumé

Autres publications de l’auteure

Page titre

Droits d’auteur

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Merci !

L’Homme de la sierra (Chapitre 1)

L’auteure

Chapitre 1

1918, Knightbridge Hall

La nuit tombait. Une froide nuit de septembre. Damian sortit de sa chambre. Il caressa machinalement la tête de son chien, un énorme dogue, qui l’attendait derrière la porte. Il prit le temps d’écouter le silence qui régnait dans le château. Un calme si loin des bruits assourdissants et des cris qui résonnaient en permanence dans son esprit.

Le jeune duc ne put retenir une grimace de douleur lorsqu’un élancement violent lui traversa la jambe, l’obligeant à s’appuyer plus lourdement sur sa canne à pommeau d’argent.

Lentement, il se dirigea vers le monumental escalier de marbre, le chien sur ses talons. Il songea, non sans dérision, que sa mère allait encore essayer de le persuader d’installer ses appartements dans les pièces du rez-de-chaussée.

Agrippant de sa main libre la rambarde de cuivre impeccablement astiquée, il commença sa pénible descente. Dire qu’autrefois, il glissait à toute allure, à califourchon sur cette même rambarde…

Pourquoi s’infligeait-il cette torture ? Il serait si simple de céder, de transformer la bibliothèque en chambre. Tout comme il serait plus simple d’utiliser le magnifique fauteuil roulant capitonné de cuir que sa mère avait fait venir de Londres, et tout oublier…

Et pourquoi ne pas m’abrutir au laudanum pendant que j’y suis ! songea-t-il avec une amère ironie.

Haletant, il fit une pause sur le palier. Très exactement sous le portrait de son défunt père, Jonathan Whitfield, huitième duc de Knightbridge. Le tableau avait été achevé seulement quelques jours avant qu’il ne se tue dans un stupide accident de chasse, laissant le titre à son fils unique âgé de quatre ans et toutes les responsabilités à sa jeune veuve.

Damian serra les dents pour contenir la douleur. Il ne voulait pas oublier ce qui le hantait, comme l’en suppliait sa mère. Il ne pouvait pas. Ses pensées restaient attachées à ses hommes sur le front et cela durerait tant que cette guerre ne serait pas terminée… Seule cette maudite blessure l’empêchait de les rejoindre dans ces fichues tranchées.

Il reprit sa lente descente. Arrivé au bas de l’escalier, il se dirigea vers la petite salle à manger, celle réservée aux repas intimes en famille, devinant la présence silencieuse des domestiques qui le surveillaient, toujours prêts à venir l’aider… Il détestait cette sensation.

Sa mère, la duchesse douairière, l’attendait déjà, assise à table. Il était en retard. Elle ne put retenir complètement le froncement de ses aristocratiques sourcils. Damian devina sans peine la cause de ce reproche muet, qui n’avait rien à voir avec l’heure. Il ne s’était pas changé, ni même rasé. En fait, il ne voyait plus l’utilité de toutes ces simagrées : la tenue de soirée, les baisemains… Le monde était devenu fou. Il n’y avait plus de civilisation.

Seuls l’affection et le respect qu’il éprouvait pour cette mère qui l’avait élevée seule, affrontant toutes les difficultés avec honneur, l’empêchaient de se conduire comme un sauvage. Mais pour combien de temps encore ? Chaque jour, les démons qui hantaient son âme gagnaient du terrain.

Le repas commença dans un silence qui devint vite pesant pour la duchesse. Alors, bien malgré elle, elle entama un long monologue sur l’état du domaine, sur la vie des gens du village, espérant que son fils réagisse enfin autrement que par des hochements de tête polis.

« Vous avez reçu un colis », lança-t-elle soudain.

Sa phrase mit quelques instants à franchir les murs de l’indifférence de Damian.

« J’ai posé le paquet sur votre bureau, continua-t-elle, la gorge serrée, en le fixant intensément, son beau regard chargé d’inquiétude.

— Pourquoi ? Vous vous chargez parfaitement du courrier. Vous êtes bien plus habile que moi pour répondre à tous ces gens qui veulent savoir à quel point je suis amoindri », riposta-t-il, amer.

Voyant sa mère se raidir, Damian ajouta plus doucement, avec un sourire contrit :

« D’ailleurs, je vous en remercie. »

La duchesse hésita, mais elle avait commencé, alors elle devait aller au bout…

« Le paquet vient d’Amelia Deverell ! »

Elle vit son fils serrer les mâchoires puis se contraindre à se détendre, avant de se remettre à manger, sans faire aucun autre commentaire. Au moins ce soir mangeait-il.

La duchesse retint un soupir peu élégant. Elle espérait de toute son âme que le contenu de cette petite boîte lui ramènerait son fils. Pas cet inconnu froid et taciturne, mais le garçon merveilleux, drôle, plein de vie qu’il était avant son départ et qu’elle sentait disparaître un peu plus chaque jour.

Seulement, ce colis pouvait également être la boîte de Pandore. Elle avait hésité toute la journée avant d’aller le déposer dans le bureau et d’oser en parler. À voir son fils si beau, si élégant autrefois, venir dîner soir après soir complètement débraillé, mal rasé… Elle s’était finalement décidée. Peut-être ce paquet agirait-il comme un électrochoc sur lui ?

Amelia la scandaleuse…

* * *

Damian avait eu du mal à masquer sa réaction. Amelia lui avait écrit. Lors de leur dernière rencontre, elle l’avait pourtant congédié sans retour. Pourquoi lui avait-elle envoyé ce colis ?

Il serra les mâchoires, mangea machinalement tout en essayant de se concentrer sur la discussion. Il refusait de céder à l’impatience qu’il sentait monter en lui. Il s’astreignit à terminer son repas et même à raccompagner sa mère jusqu’à ses appartements, malgré les élancements dans sa jambe. Après avoir tendrement embrassé la duchesse, il se rendit au bureau seigneurial. L’immense pièce était froide et austère, meublée de chêne foncé. Autrefois, il détestait cet endroit, lui préférant la lumineuse bibliothèque. Mais aujourd’hui, cet antre lugubre lui convenait à merveille.

Après s’être servi un cognac, Damian posa le carafon sur le bureau à côté du petit colis, à portée de main, et se laissa tomber dans l’énorme fauteuil de cuir.

Il fixa longuement le petit paquet, tache claire sur le bois sombre. De la taille d’une boîte à cigares, enveloppé de papier kraft, il semblait le narguer. D’une main qu’il ne pouvait empêcher de trembler, il défit la ficelle et déchira l’emballage. Prenant une profonde inspiration, il souleva le couvercle.

Le duc de Knightbridge reçut un uppercut en plein ventre et se trouva projeté des années en arrière…

Chapitre 2

À l’âge de douze ans, comme tous les pairs du royaume, le jeune Damian avait été envoyé en pension à Eton. Là, il s’était lié d’amitié avec Nathaniel Deverell, fils d’un petit hobereau du Surrey. Une amitié qui avait commencé par une mémorable bagarre, lorsque Nathan lui avait lancé :

« C’est pas parce que t’es duc que ça m’empêchera de te cogner ! »

Et le petit dur avait aussitôt mis l’idée en pratique. Une longue punition plus tard, ils étaient devenus inséparables, au grand désespoir de tous leurs professeurs.

Fils unique d’une mère qui ne lui refusait quasiment rien, Damian avait exigé de passer toutes ses vacances avec son meilleur ami. Alors, la duchesse avait fait le nécessaire pour obtenir l’accord des parents de son camarade. La famille Deverell était de modeste lignage. Face à la promesse d’être invitée, à chaque réveillon du jour de l’An, dans l’un des plus beaux châteaux d’Angleterre et parmi les plus prestigieuses familles de l’aristocratie, l’ambitieuse lady Deverell avait accepté l’arrangement avec joie.

Les garçons passaient donc une moitié de leurs vacances dans le Surrey et l’autre à Knightbridge Hall. Damian adorait aller chez son ami, dont le manoir, bien plus petit que sa propre demeure, était aussi bien plus chaleureux.

Nathan était l’aîné d’une fratrie qui comptait une sœur, Amelia, et deux petits frères, Nick et Harry, des jumeaux.

Amelia avait six ans à l’époque où il avait commencé à se rendre chez eux. C’était une fillette rondelette que sa mère habillait de blanc, de rose et de dentelles, comme une poupée de porcelaine, douce, toujours sage et polie.

Avec les années, la pauvre petite était devenue leur victime préférée. Au fil des étés, ils l’avaient enfermée dans une malle au grenier un après-midi entier, au simple prétexte qu’elle rentrait dedans. Plus d’une fois, ils avaient mis des lézards dans son lit, du sable dans sa...

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