Ardentes retrouvailles - Un troublant défi - L'enfant de l'oubli

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Ardentes retrouvailles, Sara Craven
Lorsqu’elle surprend Mick, son mari, avec son ancienne maîtresse, Kate est anéantie, et bien décidée à divorcer. Après avoir nié tout en bloc et affirmé qu’il s’agissait d’un malentendu, Mick finit par capituler et promet à la jeune femme de lui rendre sa liberté en échange d’une dernière faveur : qu’elle l’accompagne à une fête de famille et se conduise une dernière fois comme son épouse…

Un troublant défi, Jamie Denton
Coach en entreprise, Jaycee est chargée de relooker Simon Hawthorne, un brillant financier désireux de faire progresser sa carrière. Une mission pour le moins délicate car, si les atouts de Simon sont réels, celui-ci semble peu soucieux de les mettre en valeur. Pourtant, au fil de leurs rendez-vous, Jaycee assiste à la métamorphose d’un homme auquel elle a de plus en plus de mal à rester insensible…

L’enfant de l’oubli, Moyra Tarling
Sur le point d’accoucher, Maggie rencontre par hasard Dylan, le père de son enfant, dont elle n’a plus eu de nouvelles depuis presque huit mois… La colère qu’elle éprouve sur l’instant cède vite la place au désarroi quand elle comprend qu’il est amnésique et ne la reconnaît pas… Comment, dans ces conditions, lui annoncer qu’il va devenir père ?

Publié le : mardi 15 mai 2007
Lecture(s) : 28
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280266598
Nombre de pages : 480
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1.

La pièce était plongée dans l’obscurité. Filtré par les lames des volets, le clair de lune projetait de fines bandes dorées sur le carrelage.

Au-dessus du grand lit, un ventilateur brassait l’air chaud dans un bourdonnement assourdi par le chant des cigales.

Fut un temps où tous ces bruits lui étaient totalement étrangers. Aujourd’hui, ils accompagnaient agréablement toutes les nuits qu’elle passait dans cette maison.

Tout comme ce pas ferme et assuré qui approchait du lit. Et la voix chaude, légèrement enrouée, teintée d’une pointe d’amusement, qui murmurait dans la pénombre.

— Katharina. Ma Katharina.

Nue entre les draps, elle se tourna lentement, langoureusement, et tendit les bras en souriant, le corps vibrant de désir...

Avec un petit cri, Kate se redressa dans l’obscurité, la gorge nouée, le cœur battant à cent à l’heure. Elle se trouvait dans sa chambre, dans son appartement. Des rideaux protégeaient les fenêtres. De la rue montait le vrombissement sourd de la circulation londonienne.

Un rêve... ce n’était qu’un mauvais rêve. Encore un de ces satanés cauchemars.

Au début, ils l’avaient hantée toutes les nuits, tandis que, encore sous le choc, elle s’efforçait d’analyser ce qui lui était arrivé.

Vaines tentatives... Le chagrin, la trahison l’avaient cruellement blessée. Toujours présents dans un coin de son esprit, les événements de l’année précédente refusaient de se faire oublier.

Les cauchemars, en revanche, s’espaçaient de plus en plus. Deux semaines s’étaient écoulées depuis le dernier.

Elle s’était crue sur la bonne voie... et voilà que cela recommençait !

Etait-ce un signe ? songea Kate, troublée. Allait-elle recevoir des nouvelles bientôt ? Demain, peut-être ? La lettre, le coup de téléphone, qui lui rendrait enfin sa liberté ?

Elle avait pourtant tout fait pour simplifier les choses, au grand dam de son avocat. « Je ne veux rien, avait-elle déclaré d’un ton ferme. Rien du tout. Et je compte sur vous pour le préciser aimablement à... l’autre partie. »

L’avocat avait hoché poliment la tête, mais son haussement de sourcils en disait long sur ce qu’il pensait réellement.

Kate avait ôté son alliance. Hélas, elle n’avait pu se débarrasser aussi facilement des événements qui avaient émaillé l’année écoulée.

Officiellement, elle était encore l’épouse de Michael Theodakis, et elle le resterait jusqu’à ce que ce dernier daignât donner son accord au divorce à l’amiable qu’elle demandait.

Dès qu’elle serait libre, les cauchemars cesseraient de venir la hanter. Du moins l’espérait-elle... Elle pourrait enfin tourner la page, repartir sur de nouvelles bases.

C’était cette promesse de lendemains meilleurs qui l’avait aidée à surmonter les journées moroses et les nuits sans sommeil qu’elle vivait depuis qu’elle avait quitté Mick, mettant ainsi un terme à la mascarade qu’avait constitué leur mariage.

Parcourue d’un frisson, elle remonta ses genoux sous son menton. Trempée de sueur, sa nuisette en coton lui collait à la peau. Elle était épuisée physiquement par son travail de guide touristique et pourtant, son corps et ses cinq sens étaient en éveil, nostalgiques des moments de volupté qu’elle s’efforçait à tout prix d’effacer de sa mémoire.

Pourquoi diable ne pouvait-elle pas l’oublier aussi facilement qu’il semblait l’avoir oubliée ? Pourquoi ne répondait-il pas aux courriers de son avocat ? Le puissant clan Theodakis disposait pourtant d’un bataillon d’avocats qui aurait pu régler l’affaire en un clin d’œil, si les ordres avaient été donnés dans ce sens.

Kate se rallongea, ramenant la couverture sur elle malgré la chaleur qui régnait dans l’appartement.

Un terrible sentiment de solitude la rongeait, en même temps qu’une souffrance teintée d’amertume.

*  *  *

Il était presque 20 heures lorsqu’elle rentra chez elle, le lendemain. A la fois exténuée et soulagée, elle pénétra dans le hall d’entrée de l’immeuble. Elle avait passé la journée à Stratford-sur-Avon, ville natale de Shakespeare, en compagnie d’un groupe de touristes japonais, charmants et attentifs. Le manque de sommeil commençait cependant à se faire sentir... Ce soir, elle prendrait le somnifère que lui avait prescrit son médecin lorsqu’elle était rentrée de Grèce.

Elle avait absolument besoin de ce travail, même si elle ne faisait que remplacer une employée partie en congé maternité.

De retour à Londres, en effet, elle s’était vite aperçue que tous les postes de commerciaux auprès des tour-opérateurs étaient déjà pris pour la saison d’hiver. Son ancien employeur, Halcyon Club Travel, lui avait toutefois promis un emploi pour l’été prochain.

Avec des gestes d’automate, elle ouvrit sa boîte aux lettres et prit le courrier. De la publicité, la facture d’électricité. Elle se figea soudain, les yeux rivés sur le timbre grec.

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