Arrangements privés

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Un duc ou rien ! Tel était le credo de Philippa Rowland dans sa chasse au mari titré. Jusqu’au jour où elle rencontre lord Tremaine, qui n’est que marquis. L’amour les foudroie. Tremaine est déjà fiancé ? Qu’importe. Ce que Philippa veut, elle l’obtient, par tous les moyens et sans s’embarrasser de scrupules. Elle va devenir lady Tremaine, mais son mari la quittera le lendemain de leurs noces pour s’installer en Amérique. Dix ans plus tard, Philippa a bien changé. Elle souhaite refaire sa vie et contacte Tremaine afin de réclamer le divorce. Celui-ci revient vers cette épouse qu’il n’a cessé de haïr pour lui proposer le plus cruel des marchés : il lui rendra sa liberté, à condition qu’elle lui donne un héritier…
Publié le : mardi 29 juillet 2014
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EAN13 : 9782290060711
Nombre de pages : 354
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Shery Thomas es arrIvÉe sur le erIoîe aÉrIcaIn à lâge de reIze ans Un an pus ard, à l'aIde de son pÉ­ cIeux dIcîonnaIre anglaIs-chInoIs, elle englouîssaî dÉjà dés roances hIsorîques de sîx cens pages. Le vocabulaîre glanÉ au grÉ de ces hîsoIres passIonnÉes luI pemI dobenIr des scores ÉlevÉs aux ess de langue ïse ÉvÉla Égaemen rès uîle losqu'elle commença ele­ même à Écrîe des romances · Shery es IuaIre dun dIplôme en ÉconomIe de lunI­ versîÉ de LouIsIane, aInsî que d'un maser en compa­ bîlîÉ de unîversIÉ dAusîn Ele vî dans le cene du texas avec son marI e leus deux ils
Arrangements privés
SHERY THOMAS
Arrangements privés
ROMAN
D D Tra uit E 'américain par AnnE BuSnE
Titre origInal PRIVATE ARRANGEMENtS
Édieur ORigiNal Banam Books, publîshed y Banam DeLl, a dîvîsïon of Random HoUse inc., New YorK
©Serry Tomas,2008
Pou La tadUctîon fançaise ©Édîîons J'aî Lû,2009
onDres 8 mai 1893
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Ûne seule sore de mariage recevait lapp robation de la háute société es mariages d'amourétaient considérés comme vulgaires le bonheur domestique retombant en géné­ ral aussi vite qu'un soué a fâcherie conjugale était encore plus déconsidérée e suJeT restait tabou car la moitié des membres de la caste supérieure en avait fait la douloureuse eXpérience Non décidément il n'y avait qu'une sore de mariage susceptible de traverser les vicissitudes du temps : l'entente cordiale Et il était de notoriété pubLique que le couple formé par lord et lady remaine appartenait à cette catégorie bénie En diX ans de mariage aucun deuX n'avait jamais prononcé contre lautre le moindre mo� déplacé que ce soit devan des parents des amis ou des étran gersÀleur domicile les domestiques pouvaient en attester il n'y avait jamais eu la moindre querelle ou la plus petite dissension Apparemment ils étaient touours d'accord sur tout Evidemment chaque année il se trouvait toujours une débutante fraïche émoulue de son pensionnat pour faire remarquer avec impertinence que lord et lady remaine ne vivaient pas sur le même conti­ nent et qu'ils ne s'étaient pas revUs depuis le lende­ main de leurs épousailles.
Comme si personne ne le savait ! Navrées par tant de candeur les matrones secouaient a tête a petite ingénue tomberait de haut quand elle apprendrait que son fiancé entrete­ naiT une cocotte à Chelsea ou quand elle se rendrait compt que son amour pour son mari sétait éteint soué comme la amme dune bougie Elle comprendrait alorsàquel point larrange­ ment des remaine était ingénieu Dès le début courtoisie indépendance et liberté avaiet été les maïtres mots çe cette union dépour­ vue de toutes ces émotions pénibles qui ruinaient le quotidien : déception chagrin jalousie . .  Que pou vaitOn espérer de mieux ? Ce mariage était donc parfaien tout point Cest pourquoi la nouvelle t leet dune bombe lorsque lady remaine demanda le divorce pour abandon du domicile conjugal et adultère Dans les salons huppés de ondres les esprits · senammèrent D jours plus Ārd on apprenait que lord remaine avait quitté lAmérique et posé le pied sur le sol anglais pour la première fois deuis dix ans Et une stupeur incrédule envahit les élégantes demeures de Grosvenor Square et de Park ane Peu à peu des bribes dinformations arrivèrent es commères se déchaïnèrent alors et les ragots se répanirent en ville comme une traïnée de poudre De maison en hôtel particulier on rapporTait que tout avait commencé un beau matin par un ipé rieux coup de sonnetteàla pore de lady remaine Goodman son fidèle majordome avait été répondre. Sur le seuil il avait trouvé un bel homme grand bien bâti qui dégageait une forte autoritÉ naturelle Quoique surpris Goodman avait conservé une mine parfaitement impassible comme tout bon majordome qui se respecte Et il avait salué le visi teur dun placide :
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 Bonsoir, monsieur Que puisje pour vous ? Il s'attendaitàce que l'inconnu lui tendït sa carte et exposât le but de sa visite Au lieu de cela, ce der­ nier lui Fourra son hautdeForme entre les mains avant de pénétrer dans le hall d'un pas décidéà il entreprit d'ôter ses gants, sans daigner Fouir la moidre justicationàcette intrusion scandaleuse - Mais, monsieur   milady ne vous a pas auto­ riséàpénétrer chez elle, balbutia Goodman · homme se retouaàdemi pour le transpercer d'un regard acéré, qui donna au malheureux domes­ tique l'envie de se recroqueviller sur place - Nouŝ sommes bien chez lord et lady remaine ? s'enquit le vîsiteur  Certes, monsieur. En dépit des manières sauvages de l'inconnu, Goodman n'avait pu s'empêcher d'employer la For mule de politesse Ce type avait une prestace cer taine  Et depuis quand le maïtre des lieux auraitil besoin de la permission de son épouse pour entrer chez lui ? reprit l'homme en Faisant claquer ses gants dans la paume de sa main gauche out d'abord, Goodman ne saisit pas Sa maï tresse était comme la reine Elizabeth en son temps : elle régnait seule sur la maisonée Puis, lentement, le jour se t dans son esprit horriFîé. Celui qui se teait devant lui n'était autre que le marquis de remaine, l'époux de la marquise qu'on n'avait pas revu depuis dix ans, l'héritier du duc de airFord GÔodman s'étaitmisàtranspirer outeFis, sans perdre son sangFroid, il débarrassa lord remaine de ses gants - e vous demande pardon, milord Nous n'avons pas été prévenus de votre arrivée. e vais Faire immédiatement préparer vos appartements  Puisje vous oFFrir des raFraïchissements pour vous Faire patienter ?
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 ourquoi pas. Et vous veillerez à faire déchar ger mes malles de la voiture  ady remaine estelle à la maison ? e ton était tout à fait banal On aurait pu croire que le marquis revenait de son club après y avoir passé laprèsmidi Mais il s'éTait absenté dix ans  ady remaine est parie se promener dans le parc, miord. ·  rès bien. Sur un hochement de tête, lord re maine s'éloi gna e n direction du salon D'instinct, Goodman le suiVit, comme il l'aurait fait si une bêTe féroce s'éTait introduite dans la maison. re nte secondes plus tard, le marquis se retoua et, l'apercevant, haussa les sourcils. e majordome comprit alors que sa pré­ sence était devenue indésirable
Il y avait quelque chose de perurbant dans l'amé nagement de cette demeure, songeait lord remaine qui venait de jeter un coup d'œil au salon a décoration étaiT de très bon goûT, ce qui était plutôt surprenanT Il s'était attendu à trouver une profusion de dorUres, de pampilles, de brocart et de pompons, comme sur laseAvenue où ses voisins semblaient vouloir reconstituer chez eux la splen deur passée de ersailles. Ici, les chaises Tapissées de velours paraissaient confortÀbles avant tout On ne trouvait pas de murs lambrissés de bois sombre. Et surout, on échappait à cette prolifération de bibelots que les Anglais ado raient disséminer aux quatre coins de leur maison PoUr un peu, il aurait retrouvé l'ambiance aïche et ensoleillée de ceTte villa turinoise où il avait passé quelques semaines très heureuses dans sa jeunesse. Il se rappelait encore les Tapisseries dans les tons pastel, les tables en fer forgé, les pots en faence dans lesquels poussaient des orchidées , et ces raVissants meubles couleur miel qui dataient du siècle passé.
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