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Au nom du devoir - Un irrésistible patron

De
288 pages
Séduire Chanel Tanner, l’épouser et la déposséder de son héritage. Lorsque son oncle, le roi de Volyarus, lui expose le plan peu reluisant qu’il a conçu pour lui, Demyan ne peut réprimer un mouvement de recul. Pourtant, en tant que membre de la famille royale, il se doit de tout mettre en œuvre pour la survie du royaume. Une survie qui se retrouverait menacée si la jeune femme décidait de récupérer les investissements faits par son arrière-grand-père au sein de la banque royale. Mais lorsque son regard tombe pour la première fois sur Chanel, Demyan comprend qu’il joue un jeu bien plus dangereux encore. Cette opulente chevelure rousse, ces courbes délicieuses, cette innocence si rafraîchissante : cette femme semble avoir été créée pour lui faire perdre la tête…

+ 1 ROMAN GRATUIT REEDITE : Un irrésistible patron, Chantelle Shaw

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1.
Demyan chaussa ses unettes de vue factîces avant d’entrer dans e grand centre de recherche, dans son accoutrement de jeune cadre dynamîque, revêtu pour ’occasîon. I se sentaît inaement assez bîen dans ces vêtements. I frappa dîscrètement à a porte, avant d’entrer dans e aboratoîre où travaîaît Chane. Ee étaît seue ; î savaît, grâce à son enquêteur, qu’ee prenaît sur ses heures de pause-déjeuner pour avancer dans son travaî. Assîse devant un ordînateur, dans un ange de a sae, ee tapaît au cavîer par saves réguîères, entrecoupées de regards rapîdes aux nombreux ouvrages ouverts devant ee. — Bonjour, ança-t-î d’une voîx apaîsante ain de ne pas ’effrayer. I fut vîte rassuré en a voyant agîter a maîn pour e sauer, sans même se retourner. — Laîssez ça sur e banc, près de a porte. — Que je aîsse… quoî ? demanda-t-î, amusé magré uî par a scène. — Le coîs. Vous avez vraîment besoîn de savoîr ce qu’î y a à ’întérîeur ? Personne ne pose jamaîs a questîon d’habîtude, grommea-t-ee en grîffonnant queque chose. — Je n’aî pas de coîs, maîs j’aî un rendez-vous. La jeune femme reeva aussîtôt a tête et pîvota vers uî dans un tourbîon de cheveux roux. — Quoî? Quî? Vous êtes M. Zaretsky? demanda-t-ee en ukraînîen.
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I acquîesça, împressîonné par son accent parfaît, maîs répondît en angaîs. — Je ne vous attendaîs que dans une demî-heure, expîqua-t-ee en se evant brusquement. La poche de sa bouse accrocha au passage e coîn d’un îvre quî tomba au so en caquant. Demyan traversa a pîèce pour ramasser ’ouvrage, puîs e uî tendît. — Je vous aî prîs pour e coursîer. I essaîe de me séduîre et je n’aîme pas ça, aors je faîs en sorte de ’îgnorer. Toujours d’après son dossîer, ee avaît vîngt-neuf ans et ses rendez-vous amoureux sur ’année passée se comptaîent sur es doîgts d’une maîn. Aussî, î se seraît attendu à ce qu’ee apprécîe qu’un homme s’întéresse à ee. I garda cependant cette remarque pour uî, et offrît à Chane Tanner e sourîre qu’î empoyaît en généra avec es femmes qu’î comptaît amener dans son ît. — Vous dîtes toujours ce que vous pensez, pas vraî ? — Est-ce que vous essayez de me séduîre ? uî demanda-t-ee, vîsîbement choquée. — Peut-être bîen. — Maîs pourquoî ? s’étonna-t-ee avec une sîncérîté désarmante. — Pourquoî pas ? — Je suîs peut-être une cause perdue, maîs je ne suîs pas désespérée. — Comment ça, une cause perdue ? — Tout e monde est convaîncu que je suîs frappée de… maadresse socîae, ma famîe surtout. — Je vous trouve charmante, répîqua Demyan sans réléchîr, uî-même surprîs par cette sîncérîté soudaîne. Comment dîabe se retrouvaît-î attîré par cette créa-ture de aboratoîre ? Ee n’avaît rîen en commun avec es mannequîns qu’î fréquentaît d’ordînaîre. I s’îmagîna pourtant a débarrassant de cette bouse ampe pour révéer ses formes, qu’î devînaît déîcîeuses… — Je faîs parfoîs cet effet-à, maîs ça ne dure jamaîs,
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soupîra-t-ee. Ce n’est pas grave, j’y suîs habîtuée. J’aîme mon travaî, c’est ce quî compte. Chane étaît en effet très învestîe dans ses recherches. Cea faîsaît aussî partîe des nombreuses înformatîons qu’î avaît recueîîes à son sujet. — Votre travaî vous passîonne. — Ouî. C’est pour ça que je suîs îcî, afirma-t-ee, e regard brîant, et c’est a raîson pour aquee je suîs heureuse que votre inancement nous permette d’éargîr e champ de nos învestîgatîons ! — C’est en effet ce quî est prévu. Demyan avaît prîs e partî de ’approcher en se faîsant passer pour un învestîsseur. I avaît îmagîné que ce seraît a méthode a pus rapîde pour gagner sa coniance. Tout sembaît prouver qu’î avaît eu raîson… — Pourquoî êtes-vous îcî ? demanda a jeune femme. — I me sembe que nous venons juste d’en parer, non? — La pupart des învestîsseurs envoîent un chèque, pas un représentant. — Est-ce que cea vous choque que Yurkovîtch-Tanner vîenne vous rendre vîsîte avant de procéder au vîrement ? — Non, cea m’étonne, c’est tout… Dîtes-moî, ’angaîs est votre seconde angue, n’est-ce pas ? — En effet, maîs je pare sans accent. Peu de gens remarquaîent en généra que ’angaîs n’étaît pas sa angue maternee. — Vous avez une éocutîon partîcuîère, vous faîtes très peu de contractîons. — J’aîme communîquer de façon précîse. Ee e ixa avec un peu pus d’întensîté. — Vous êtes de Voyarus ? — Ouî…, admît Demyan stupéfaît. — Ne soyez pas sî surprîs, mon arrîère-arrîère-grand-père a partîcîpé à a découverte des gîsements dans e sous-so de ce pays. Je saîs très bîen que e bureau Yurkovîtch-Tanner de Seatte n’est qu’une succursae. En outre, îs ont inancé
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mes études. Sans doute un vîeux contrat passé entre mon aeu et a Couronne… Ee étaît terrîbement proche de a vérîté ! Ma à ’aîse, î tenta de faîre dîversîon. — I a reçu e tître de baron, ce quî faît de vous une dame… — J’en aî conscîence, maîs ma mère ’îgnore en revanche. Quoî qu’î en soît, e tître ne me revîendraît que sî j’étaîs ’hérîtîère du baron en droîte îgne, sans aucun autre prétendant. — Vous avez des frères, des sœurs ? Demyan connaîssaît bîen sûr a réponse, maîs î devaît tenîr son rôe. — Non. — Vous êtes donc dame Tanner, ou ady Chane, sî vous préférez. Ee eut une joîe moue dégoûtée. — Je préfère Chane tout court. — Chane… Votre mère est-ee françaîse ? — Non, maîs ee aîme cette maîson de couture. — Ee a choîsî votre prénom par goût de a haute couture ? Voîà quî n’apparaîssaît pas dans son dossîer ! — Et aors ? Je ne voîs pas en quoî c’est dîfférent d’appeer sa ie Mercedes ! se défendît Chane. — C’est vraî. — Ma mère pense qu’î faut souffrîr pour être bee. Comme vous pouvez e voîr, j’aî trahî ses espérances en n’adhérant pas à ce mode de pensée. Chane désîgna d’un geste sa bouse de aborantîne, son pantaon ampe kakî et son T-shîrt beu. Le T-shîrt n’étaît pas à a dernîère mode, en effet, maîs î dessînaît merveî-eusement sa sîhouette, révéant des courbes généreuses et înattendues. Ee étaît mînce sans être trop maîgre et î étaît prêt à parîer qu’ee avaît une poîtrîne à se damner. Et cette înformatîon-à non pus ne iguraît pas dans son dossîer…
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— Vous ixez ma poîtrîne ! — Pardonnez-moî. — Je doîs avouer que je n’aî pas vraîment ’habîtude. Ma bouse n’est pas partîcuîèrement sexy et es hommes îcî ont pus tendance à reuquer mes résutats que ma petîte personne. — Is ont bîen tort, sî vous vouez mon avîs. — Sî vous e dîtes. — Je ’afirme. — Vous essayez de nouveau de me séduîre ! — Et vous comptez m’îgnorer, comme vous ’avez faît avec e coursîer ? — Ça ne sera pas utîe. Après votre vîsîte des ocaux, nous n’aurons pus ’occasîon de nous croîser. — Oh sî ! Nous nous reverrons, je n’en doute pas.
Chane avaît d’abord eu du ma à y croîre, maîs avaît inî par se rendre à ’évîdence : son vîsîteur avaît paré sérîeusement. I vouaît a revoîr… Ee ne uî avaît pas donné son numéro maîs, un peu pus tard, î ’avaît appeée pour ’învîter à dïner. I avaît donc trouvé e moyen d’obtenîr ses coordonnées, sans es uî demander dîrectement. C’étaît étrange, et putôt latteur. I ’avaît emmenée voîr ce im d’auteur qu’ee ne vouaît pas manquer, avant de ’învîter à dïner. D’habîtude, Chane ne sortaît pas avec des hommes. Ee étaît trop ma à ’aîse en socîété, et sa conversatîon partaît systéma-tîquement dans a mauvaîse dîrectîon. Même es autres scîentîiques a trouvaîent gauche… Et pourtant, Demyan sembaît se moquer de ses défauts et ne s’offusquaît pas de ses remarques dépacées. I n’essayaît pas de a faîre taîre orsqu’ee e mettaît dans ’embarras en pubîc et î ne cherchaît pas à ’înterrompre orsqu’ee demandaît e détaî du menu au serveur.
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Is s’étaîent revus pusîeurs foîs depuîs cette premîère rencontre. C’étaît sî dîfférent de ses dïners en famîe. A vraî dîre, pus ee passaît de temps avec uî, moîns ee se sentaît maadroîte. Ee ne s’étaît jamaîs autant amusée en compagnîe d’un non-scîentîique et ee n’avaît jamaîs autant rî. En faît, ee ne s’étaît jamaîs sentîe aussî à ’aîse avec quî que ce soît… Le soîr même, îs avaîent prévu de se rendre à un dïner-conférence sur e thème : « Reatîons de symétrîe et théorîe des poînts et des groupes dans ’espace ». Cea faîsaît ongtemps qu’ee attendaît a vîsîte de ce confé-rencîer du MIT, maîs c’étaît Demyan quî uî avaît proposé de ’y accompagner. Ee avaît été heureuse d’accepter de s’y rendre avec uî, à ou n’împorte où, d’aîeurs, car cet homme a passîonnaît encore pus que e sujet de a conférence. Contraîrement au reste de ’humanîté, Demyan comprenaît ses préoccupatîons, î paraît e même angage qu’ee… et ce n’étaît pas un mînce expoît. Et puîs, î éveîaît en ee un désîr qu’ee n’avaît jamaîs ressentî auparavant. Même sî eur reatîon n’avaît aucun avenîr, ee vouaît proiter de ’înstant présent au maxîmum. Ee mît a dernîère touche à sa tenue, ajustant a uxueuse robe prêtée par sa mère. Le vêtement n’auraît pas convenu à une femme pus petîte qu’ee, maîs e tîssu de soîe verte a mettaît étrangement en vaeur. Sa poîtrîne ressortaît juste comme î faaît et e drapé accentuaît a courbe de ses hanches tout en souîgnant ses ongues jambes… En entendant a sonnette, Chane se précîpîta. Demyan se tenaît sur e seuî, vêtu d’un costume un peu pus éégant que es foîs précédentes. I ajusta ses unettes sur son nez et uî adressa un sourîre chaeureux. — Tu es magnîique… Chane porta sa maîn à ses cheveux dans un geste d’înnocente coquetterîe. D’habîtude, ee ne s’apprêtaît pas autant, maîs ce soîr ee avaît vîdé e stock de produîts
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de beauté offerts par sa mère pour son dernîer annîver-saîre. Un cadeau assortî d’un sermon dont ee se seraît bîen passée, sur e faît qu’ee n’aaît pas en rajeunîssant et qu’î étaît par conséquent essentîe qu’ee soîgne son apparence orsqu’ee sortaît. — Mercî. — Avons-nous e temps de boîre un verre avant d’aer dïner? demanda-t-î en entrant d’autorîté dans ’appartement avant de refermer a porte derrîère uî. — Ouî, bîen sûr, maîs je n’aî pas d’acoo. — Un soda fera ’affaîre, répondît-î sans a quîtter du regard — un regard brûant, un regard de prédateur devant sa proîe… — Un thé vert gacé, sînon ? proposa-t-ee, de pus en pus ma à ’aîse. — Le thé gacé sera très bîen. — C’est du thé vert, prît-ee a peîne de précîser. Seîgneur, pourquoî n’avaît-ee pas au moîns une bouteîe de soda dans son réfrîgérateur ? Quee îdîote ! — C’est exceent pour a santé. — C’est peîn d’antîoxydants ! J’en boîs tout e temps. J’aî aussî du café et du déca, sî tu préfères. — Aors je vaîs opter pour un café, car a nuît rîsque d’être ongue, ajouta-t-î avec un regard pus appuyé encore. — Je… vaîs chercher ça, parvînt-ee à artîcuer, magré ’atmosphère soudaîn étouffante de son petît saon joîment décoré. Demyan a prît par e bras. — Ne me fuîs pas. — Je n’en aî pas… ’întentîon, murmura-t-ee dans un soufle. Aors, î a serra pus étroîtement contre uî et aîssa ses doîgts gîsser entement jusqu’au creux de ses reîns. — J’aîme cette robe. — Mercî. Ee venaît de se rapprocher de uî sans vraîment ’avoîr décîdé, mue par une attîrance purement magnétîque.
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— Tu t’es maquîée ? Ee acquîesça. Dîficîe de nîer ’évîdence. — Je ne savaîs pas que cea t’arrîvaît. — Depuîs que je ne vîs pus chez ma mère, je ne e faîs que pour es occasîons spécîaes. — Etrange forme de rébeîon. — Pas quand on a comme moî une mère obsédée par a perfectîon physîque. Ee m’a forcée à mettre du maquîage depuîs e coège. — Et tu détestaîs ça. — Ouî. — Et pourtant tu en portes aujourd’huî. C’est en ’hon-neur du conférencîer du MIT ? — Non. — C’est bîen ce que je me dîsaîs, murmura-t-î en se penchant vers ee avec une assurance désarmante. Toute pensée déserta aors ’esprît de Chane. Ee avaît ’împressîon que des étîncees parcouraîent tout son corps. Ce n’étaît qu’un baîser et î a touchaît à peîne, maîs a sensatîon fut sî întense qu’ee eut ’împres-sîon qu’î uî faîsaît ’amour. Du moîns e supposaît-ee, car ee n’avaît jamaîs dépassé e stade des préîmînaîres avec quîconque, et jamaîs rîen vécu d’aussî întense. I uî étaît arrîvé d’être nue avec un homme, sans pour autant partager une tee întîmîté. Avec Demyan, ee perdaît pîed. Ee perçut de faîbes gémîssements et comprît avec stupeur qu’îs émanaîent de sa propre bouche. Impossîbe d’en avoîr honte cependant; ee avaît teement envîe de uî! Bîen sûr, ee avaît déjà u des descrîptîons d’étreîntes aussî întenses, maîs ee s’étaît toujours dît qu’î s’agîssaît de pures înventîons, comme es oups-garous et a vîe sur Mars. Maîs ça, c’étaît avant que Demyan ne pose ses èvres sur es sîennes. Les caresses sur ses hanches se irent pus însîstantes, déîcîeusement possessîves, et ee se aîssa aer contre uî. Leurs bouches s’épousèrent, eurs angues s’efleurèrent.
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A peîne… Soudaîn, Demyan posa a maîn sur sa nuque. I uî it împerceptîbement pîvoter a tête, et e baîser se it encore pus întense. C’étaît… déîcîeux. Jamaîs ee n’auraît îmagîné prendre un jour un te paîsîr à s’abandonner aînsî à a voonté d’un homme. C’étaît uî quî menaît a danse et ee quî en jouîssaît. La maîn de Demyan restée sur sa hanche descendît pour saîsîr ses fesses, qu’î caressa avec passîon, et Chane sentît une vague de désîr a submerger. Ee avaît déjà été tentée de faîre ’amour avec un homme, maîs jamaîs au poînt d’être prête à transîger avec ses prîncîpes : ne s’offrîr qu’à ceuî qu’ee épouseraît et avec quî ee partageraît sa vîe. Pourtant, ee ne pouvaît pas déjà être amoureuse de Demyan, îs se connaîssaîent à peîne ! Non, ce n’étaît pas de ’amour qu’ee ressentaît pour uî, juste un désîr charne… d’une puîssance phénoménae. Comme î contînuaît de uî caresser es fesses, Chane se ova contre uî, mue par un besoîn dont ee îgnoraît e nom. En sentant contre sa cuîsse ’érectîon quî gonlaît e pantaon de Demyan, ee comprît qu’î a désîraît avec une fougue égae à a sîenne. Instînctîvement, ee agrîppa sa chemîse, et ondua contre uî. Ee vouaît, non, ee avaîtbesoîn de toucher son corps, tout son corps. Demyan répondît à son învîte avec une férocîté bîen éoîgnée de son apparence de jeune cadre bîen sage. Maîs, brusquement, î înterrompît eur baîser iévreux et recua, e soufle court, e regard brîant. — Ce n’est pas e bon moment. A travers e brouîard du désîr, Chane ut sur e vîsage de Demyan un curîeux méange de confusîon et de désîr. Ee n’étaît certes pas douée pour décrypter es sentîments, maîs î n’y avaît aucun doute possîbe : c’étaît bîen du désîr qu’î ressentaît pour ee. Maîs pourquoî sembaît-î sî perdu ? Etaît-ce parce
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qu’î comprenaît qu’ee avaît envîe de uî au-deà de toute mesure ? — Nous ne sommes pas obîgés de sortîr dïner, murmura-t-ee.
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