Au paradis

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Le paradis est la demeure de rêve dans la cité moderne. C'est aussi l'objet et le théâtre de toutes les convoitises. Pour y régner, Évelyne empoisonna l'épouse du propriétaire des lieux, avant de le séduire et de l'asservir. Elle s'attela ensuite à martyriser leur fils Gabriel. Seulement, contre sa volonté, elle tomba éperdument amoureuse de ce dernier...
Publié le : mardi 1 mai 2012
Lecture(s) : 17
EAN13 : 9782296491977
Nombre de pages : 82
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Liéraures e Savoirs C ollection dirigée par E mmanuel Matateyou
D ans cette collection sont publiés des ouvrages de la littérature fiction mais également des essais produisant un discours sur des savoirs endogènes qui sont des interrogations sur les conditions permettant d’apporter aux sociétés du Sud et du Nord une amélioration significative dans leur mode de vie. D ans le domaine de la création des œuvres de l’esprit, les générations se bousculent et s’affrontent au Nord comme au Sud avec une violence telle que les ruptures s’accomplissent et se transposent dans les langages littéraires aussi bien oral qu’écrit). Toute réflexion sur toutes ces ruptures, mais également sur les voies empruntées par les populations africaines et autres sera très éclairante des nouveaux défis à relever. La collection Littératures et Savoirs est un espace de promotion des nouvelles écritures africaines qui ont une esthétique propre ; ce qui permet aux critiques de dire désormais que la littérature africaine est une science objective de la subjectivité. Romans, pièces de théâtre, poésie, monographies, récits autobiographiques, mémoires... sur l’ A frique sont prioritairement appréciés.
D éjà parus
LU C Y, Les fils du vent , 2012. A lphonsius A T EG H A , C landestin sur son propre continent …, 2012. A ubin Renaud A LON G NI FA L, La pluie dans le jardin de la vie , 2012. C hristian K A K A M de POU A NTOU, Une tribune pour la douleur , 2012. M. DA SSI, Oremus. Poésie et développement , 2012. Jean-C laude F OUTH, Le cercle vicieux , 2012. Jean-C laude F OUTH, La règle du jeu , 2012. B enoît M A SS A ZI B I, Luminaire , 2011. F idèle Mohdestes T AGA TSIN G T A NKOU, Quête solitaire , 2011. Simplice K A M GA , Le revers de l’amour. Nouvelles , 2011. E mmanuel M A T A T E YOU, C omment enseigner la littérature orale africaine ? , 2011.
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Le coupable. Pièce de théâtre en cinq actes , L’Harmattan, 2012.
© L’Harmaan   rue de l’ E colePolyechnique  Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
IS B N : 978-2-296-96505-8 EA N : 9782296965058
A L A WR E N CE N K EDE
Mon cher ami, j’imagine quelle sera ta surprise en découvrant ton nom sur cette page, car je connais ton humilité. Mais chaque travail mérite une reconnaissance et chaque grand homme, un hommage. Tu as suivi et soutenu mes premiers pas. Tu m’as offert une disponibilité inconditionnelle. Tu m’as appris que la gratuité était encore de ce monde et que l’union faisait la force. Mon cher ami, d’autres s’inspireront sûrement de ce que nous nous chuchotions quotidiennement dans notre monde des oubliés : « Nous n’avons pas de nom, nous n’avons pas de parrain, il nous manque bien des choses et des avantages, mais nous ne sommes pas des lésés. Nous avons des têtes et des compétences, avec de la foi et de l’entraide en plus, nous réaliserons de grandes choses ». Je te salue, mon ami.
A V A NTPROPOS
Un jour, m’apprêtant à brûler un livre, un dernier réflexe m’amena à l’ouvrir. Je découvris alors la célèbre légende de Phèdre et Hyppolite. E lle était si bien relatée par Racine que la passion pour le théâtre s’empara de moi. Il me sembla au fil des répliques, des tirades, des monologues et autres que je revivais des faits familiers, au parfum antique. J’imaginai alors cette fascinante histoire d’une passion liant une belle-mère à son beau-fils dans le moule du modernisme. C ’est ainsi que cette fable, moult fois révisée déjà, m’inspira à mon tour. D ans cette autre version, le sentiment ardent qu’éprouve E velyne pour G abriel est tant vecteur de déchéance que contrairement à l’idée originelle, il ne peut se justifier simplement par la destinée et l’hérédité. E velyne s’est dès lors affirmée comme le personnage idéal pour peindre l’homme moderne dans sa laideur. C e dernier est capable de tout, il n’hésite pas à immoler ses proches et la vertu pour atteindre ses objectifs immédiats et égoïstes. Il n’a ni scrupule, ni pudeur, ni crainte. E velyne illustre bien cette ignominie. La mère de G abriel l’a récupérée dans la rue et lui a offert toit, nourriture, dignité, richesse et confiance. Insatiable, elle l’empoisonne pour lui ravir sa place. E lle persécute ensuite le pauvre orphelin et amène son père à le déshériter. E lle asservit son époux et le met au service de ses cruels desseins. Tant d’offenses à l’amour attirent sur elle sa fureur, d’où cette passion justicière. Paradoxalement, tout ceci se déroule dans Le Paradis, demeure de rêve dans la cité moderne. La réalité que vivent ses occupants est en effet aux antipodes du bonheur qu’elle fait miroiter de loin et pour lequel les hommes sont prêts à tout. C ela est de nature à rappeler que : « tout ce 7
qui brille n’est pas or ». Le paradis n’est donc finalement que l’expression et le symbole de la prétention des hommes. C ette histoire s’est également révélée indiquée pour mettre à nu la déroute de la famille dans nos sociétés actuelles. Mais le monde n’est pas fait que de laideur et de désespoir ; c’est l’idée qui a dominé la construction du personnage de G abriel. Il semble doté d’une mission qu’il ignore lui-même. C ’est lui qui fait naître, sans le savoir, cette passion ravageuse. L’amour le retient dans cette maison pervertie jusqu’à ce que cette passion fasse triompher la justice.
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