B comme Brûlant

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Une brûlure. C’est ce que ressent Corryn à la seconde où Luke pose les yeux sur elle. Mais Luke est le meilleur ami de son nouveau patron, le fruit interdit. Jusqu’où laissera-t-elle le désir l’entraîner ?

Publié le : mercredi 1 juillet 2015
Lecture(s) : 12
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280282215
Nombre de pages : 51
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Chapitre 1

Mai…

Tout choix comporte son lot de conséquences… Je le savais pertinemment, et c’était exactement la raison qui me poussait à refuser.

— Non, vraiment, je ne préfère pas.

Naturellement, ma réponse fut accueillie par une salve de protestations de la part du groupe de jeunes publicitaires qui m’entourait. Parmi toutes les voix qui s’élevaient, une était plus véhémente que les autres. C’était celle de leur meneur, un blond au visage rougeaud convaincu qu’il était mon genre d’homme. S’il avait su à quel point il en était loin…

— Allez… juste un poème !

Déclamer de la poésie en soirée n’était pas dans mes habitudes, encore moins lorsque la soirée en question se déroulait chez mon patron. Mais si Tony m’avait invitée, c’était justement pour ma réputation de slameuse et pas pour mes qualités de secrétaire. Il organisait régulièrement des soirées chez lui, lors desquelles il réunissait le gratin de Manhattan et l’abreuvait d’alcools hors de prix entre deux conversations sur la mode, la bourse, la publicité, l’édition ou l’art. Je me trouvais donc au milieu d’une mêlée bruyante et alcoolisée, ce qui était loin d’être idéal pour réciter des vers.

Il faut dire que ces gens n’en avaient pas grand-chose à faire de la poésie en général. A leurs yeux, j’étais juste une jolie fille qui allait les distraire un moment. L’idée ne me ravissait pas mais je savais que le meilleur moyen de me débarrasser d’eux était de leur donner ce qu’ils voulaient. De plus, mon expérience m’avait appris que, après une performance, même les admirateurs les plus fervents avaient tendance à me laisser tranquille. Et, au pire des cas, j’avais d’autres techniques en réserve pour me débarrasser d’eux.

— Très bien, finis-je par céder. Mais juste un, alors.

Je pris une grande bouffée d’air, comme si je voulais absorber l’énergie qui se dégageait de la fête et du bruit de la rue qui nous parvenait depuis les immenses fenêtres. Puis j’expirai tandis que le silence gagnait peu à peu mes auditeurs et je me lançai. Les mots du poème qui avait remporté le prix du concours de slam de New York le mois précédent se mirent à affluer en moi. Malgré le bruit et les deux verres de vin que j’avais déjà bus, je savais que je ne bafouillerais pas. Quand j’écrivais des poèmes, je les écrivais toujours dans le but de les réciter. Je les faisais rouler sous ma langue en parcourant les rues de la ville, au milieu des bruits de voiture, ou dans le boucan du métro. Alors ce n’était pas le brouhaha d’une soirée branchée qui allait me faire perdre mes moyens.

Mais lorsque mes yeux se posèrent sur lui, je bredouillai, puis je me tus. Il était là, au milieu de la foule bruyante, visiblement insensible aux rires qui résonnaient autour de lui, à en juger par son air impassible. Il avait les cheveux bruns et une barbe de trois jours. Son regard sombre et audacieux me fit l’effet d’une décharge électrique, et je sentis la pointe de mes seins durcir instantanément, tandis qu’une sensation de chaleur naissait dans mon ventre.

Que ne donnerais-je pas,

Pour être seule avec toi…

C’était une belle rime, mais malheureusement, elle ne faisait pas partie de mon poème. Nos regards restèrent rivés l’un à l’autre deux secondes. Puis trois. Bien trop longtemps pour que cela cadre avec le rythme naturel de mon texte. Et néanmoins pas assez longtemps à mon goût.

Je me forçai à regarder ailleurs et repris la parole. Heureusement, la chaleur qui régnait dans la pièce et le vin pouvaient parfaitement expliquer la rougeur de mon visage. En dépit de mon hésitation, je repris le dessus et parvins à la fin de mon texte. Je reçus quelques compliments de la part de mes auditeurs ainsi que des œillades admiratives, puis tous s’éloignèrent. De nouveau seule, je bus une gorgée de vin et risquai un coup d’œil dans la direction de l’homme qui m’avait tant troublée.

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