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Bad Desires - L'intégrale

De
138 pages
« Son corps est parfait, nos nuits sont torrides, le sexe est dément… mais puis-je lui faire confiance ? »





***





Je m’observe dans le miroir en pied. C’est la première fois que je suis déstabilisée à l’idée de participer à un shooting.


Quand je me décide enfin à sortir du dressing, mon cœur bat fort, j’ai l’impression d’être nue à un dîner habillé, offerte au regard du monde entier. Et lorsque celui d’Alexander se pose sur moi, une gêne incomparable m’envahit. Poings sur les hanches, il plaisante gentiment :


– Je commençais à me demander si vous comptiez vraiment nous rejoindre.


– J’ai failli me dégonfler, avoué-je d’une voix aussi assurée que possible.


Alexander m’observe un instant, avant de s’approcher. Il est à deux pas de moi et j’ai l’impression de me liquéfier.


– Vous ne vous mettez jamais en maillot sur la plage ?


– Ça n’a rien à voir, avouez-le, répliqué-je en haussant les épaules.


– D’accord, ça manque un peu de sable et on ne voit pas la mer, mais il suffirait… d’imaginer !


Je retiens un sourire.


– Là, j’ai franchement du mal. D’ailleurs, j’aimerais bien vous y voir.


Alexander recule d’un pas, adopte un air songeur, avant d’afficher un sourire inhumain.


– Dans ce cas, je ne vois qu’un moyen de vous mettre à l’aise.


Sur ces paroles, il commence à déboutonner sa chemise sans me quitter des yeux. Je suis hypnotisée. Je l’observe, effarée et troublée à la fois.


– Vous… vous n’allez quand même pas vous… déshabiller, bégayé-je.


– Imaginez la plage, le sable, la mer, s’amuse-t-il avec douceur tout en défaisant le dernier bouton de sa chemise.


Je rêve ou quoi ?





***





Aileen Summer est une jeune mannequin indépendante à qui tout sourit. Les marques les plus célèbres la veulent pour égérie, les hommes succombent à son charme insolent… elle a le monde à ses pieds.


Alexander Simmons est un photographe réputé autant pour ses exigences que pour la qualité de son travail.


Mais lorsqu’ils se rencontrent sur un shooting pour une grande marque de lingerie, Aileen et Alexander voient leur monde basculer. Entre attirance irrépressible, désir de liberté, séance de photos hot et nuits de sexe inoubliables, les deux amants ne cessent de se fuir et de se retrouver. Leur amour sera-t-il assez fort pour résister aux ennemis cachés, aux secrets et aux trahisons ?





Après Contrôle-moi, Captive : possédée par un milliardaire, Moonlight : Bloody Lily et Addictive Love, découvrez la nouvelle romance d’Amber James, 100 % addictive !





Vous trouverez réunis les volumes 1 à 3 de la série.
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Extrait
Avec la maestria d’un pilote de rallye, mon chauffeur de taxi se faufile dans la circulation des artères de Milan. Depuis l’aéroport, ce doux dingue m’offre un incroyable festival de gymkhana entre les voitures. Mais à cinq cents mètres de la ligne d’arrivée, un bouchon se forme qui l’oblige malheureusement à s’immobiliser.
Il soupire bruyamment, je vérifie l’heure : plus qu’une minute avant mon rendez-vous ! Je m’apprête à le régler pour continuer en courant quand il se tourne vers moi :
– Giuseppe est un battant ! Accrochez-vous, prévient-il de son accent chantant.
Il braque soudain sur la droite pour emprunter une ruelle très étroite qu’il dévale à tombeaux ouverts.
– Pas trop peur, bella ragazza ? s’exclame-t-il sans quitter la route des yeux.
– Non, j’adore ! répliqué-je tout en agrippant la poignée de ma portière.
Et c’est vrai, ça me plaît. Les immeubles défilent comme dans un film en accéléré. Je suis une casse-cou depuis toujours et je m’amuse beaucoup.
– On va gagner ! lance-t-il.
– On est les meilleurs ! m’écrié-je pour l’encourager.

Il éclate de rire et débouche soudain sur la via Manzoni.
Une centaine de mètres plus loin, notre taxi pile enfin le long du trottoir dans un strident crissement de pneumatiques. L’écran de mon portable indique « 12 :00 », je suis pile à l’heure !
– Terminus, annonce Giuseppe sur un ton victorieux.
– C’était génial, déclaré-je dans mon italien de base tout en réglant ma course.
– Tout le plaisir était pour moi. Filez maintenant ou vous allez être en retard !
– Merci encore, dis-je avant d’ouvrir la portière pour m’extirper de l’habitacle.
Sous le soleil de juin, le Quadrilatero della moda, célèbre quartier de Milan où l’on dénombre la plus impressionnante concentration de marques de haute couture, est littéralement bondé. Les touristes comme les incontournables beautiful people milanais ont l’air heureux de vivre. Je lisse à la hâte les bords de ma jupe en soie, arrange une mèche rebelle, inspire un grand coup et m’élance vers la porte de l’immeuble.
Je pousse la porte cochère, laquelle s’ouvre d’emblée sur un vaste hall au sol de marbre. C’est un espace feutré qui respire le luxe de bon goût.
La classe à l’italienne !

Des oliviers plantés dans de larges pots en terre cuite décorent les lieux et se marient parfaitement avec les grands tirages de mannequins célèbres encadrés et alignés le long de murs en Tadelakt illuminés par des éclairages indirects. Au centre de ce hall procurant l’impression de se trouver dans un autre monde se tient la réception. Toute de fer forgé et surplombée d’un plateau de bois précieux, elle évoque une sculpture et je me fais la réflexion qu’il s’agit probablement de l’œuvre d’un designer coté à Milan. L’hôtesse d’accueil est une blonde pulpeuse aux yeux en amande. Elle me décoche un sourire enjoué et je la rejoins, un peu impressionnée par le claquement sonore de mes escarpins sur le marbre du sol.
– Bienvenue, que puis-je pour vous ? me demande-t-elle avec un charmant accent italien.

– Bonjour, je suis Aileen Summer, j’ai rendez-vous pour le shooting Just 4 You.
– Oh, oui, c’est au dernier étage, le staff vous attend.
Elle m’adresse un clin d’œil chaleureux tout en m’indiquant l’ascenseur sur ma droite.
Quand je croise mon reflet dans le miroir de la cabine, je ne peux m’empêcher de me tirer la langue tant j’ai l’air crispé. Mes joues sont rosies par l’effort, mes cheveux bruns heureusement pas trop ébouriffés, et une lueur d’inquiétude brille dans mes yeux verts. Il faut dire que c’est la première fois que je vais faire ce genre de photos et je ne suis pas très à l’aise.
Du calme, c’est juste un boulot !
Au dernier étage, la porte de la cabine coulisse silencieusement et je découvre l’un des plus beaux studios de ma carrière de mannequin. J’en ai le souffle coupé. Éclairée par une enfilade de hautes fenêtres, la pièce doit faire dans les cent mètres carrés. Le parquet peint en blanc ajoute à cette sensation de luminosité. Au centre de cet espace très pur, j’aperçois un groupe de quatre personnes occupées à discuter autour d’une large table en verre. Sur le dessus d’un long meuble qui rappelle le style du design de la réception s’étale un attirail impressionnant d’appareils photo et d’objectifs. Je me sens toute petite et j’ai presque envie de faire demi-tour. Mais ça n’est pas mon genre ! Je m’approche, affiche un large sourire, et lance d’une voix claire :
– Bonjour !
Un homme dans la trentaine lève la tête pour me regarder. Et je suis aussitôt hypnotisée par ses yeux noirs. Son sourire bienveillant me permet de reprendre le contrôle de ma respiration. Chemise Oxford et pantalon chino, c’est un mélange de chic et de décontraction. Je remarque également qu’il est pieds nus.
– Aileen Summer, nous n’attendions plus que vous ! déclare-t-il d’une voix grave. Venez donc nous rejoindre.
Je donne l’ordre à mes jambes d’obéir. Et le miracle se produit. Je me rapproche d’Alexander Simmons. Car je l’ai bel et bien reconnu. C’est l’un des plus célèbres photographes de mode et réalisateurs de films publicitaires au monde. J’ai lu récemment un portrait dithyrambique que Vogue lui a consacré. Dans le milieu, on le surnomme « l’œil absolu » ! En plus d’être milliardaire grâce à l’héritage de son père, grand magnat de l’informatique, il peut compter sur son talent artistique qui lui rapporte des sommes colossales. Il se lève et je n’arrive pas à détacher mes yeux de sa silhouette aussi impressionnante que… sublime. Parce que oui, pour couronner le tout, ce type incarne la beauté du diable !
Je m’efforce de me concentrer pour ne pas confirmer la véracité de l’expression « beau à tomber par terre ». Mes jambes vacillent, mais je tiens bon. C’est vraiment la première fois que ça m’arrive, un truc pareil ! Une fois à sa hauteur, je suis obligée de lever les yeux. Il doit mesurer près de 1,9  0 mètre quand je culmine à 1,6  9  mètre ! Je suis en effet une exception dans le milieu ; d’aucuns prétendent que j’ai eu la chance de Kate Moss. D’autres qualités que ma taille m’ont autorisée à me faire une place dans cette profession d’ordinaire très réglementée. La voix enveloppante d’Alexander m’extirpe brusquement de mes pensées.
– Je suis enchanté de vous rencontrer, chère Aileen.
– Idem, monsieur Simmons, réponds-je sur un ton que j’estime un peu niais.
Un pour Un
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