Bel esprit

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Lorsque Bronu, rimailleur bohème, apprend que deux de ses amis, Tibo, peu cultivé, mais enthousiaste, et Rémian, noble par mariage et pédant, sont tous deux épris d'Elodie, il se confie une mission : les aider à séduire le coeur de la belle. Pour écarter un comte arrogant et brillant, ils devront rivaliser d'esprit, de bons mots et de verve, notamment lors d'un dîner où tous prennent part.
Publié le : vendredi 1 avril 2011
Lecture(s) : 77
EAN13 : 9782296461123
Nombre de pages : 152
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Bel Esprit
© L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-54768-1 EAN : 9782296547681
Bruno Loret
Bel Esprit
Comédie en cinq actes et en vers
Préface de Mathias Degoute
L’Harmattan
SOMMAIRE PRÉFACE...............................................................................9
ACTE I..................................................................................17
ACTE II ................................................................................43
ACTE III...............................................................................61
ACTE IV...............................................................................79
ACTE V ..............................................................................115
ANNEXES..........................................................................141
PRÉFACE Bruno Loretn’est pour moi pas qu’un ami d’enfance: c’est un complice. Pas au sens criminel, nonquoique l’auteur de la présente pièce eût parfois pu souffrir des effets d’une autorité maladroite pour laquelle la plume habile d’un lycéen pût être interprétée à tort comme le signe de viles agressions, mais au sens intellectuel, puisque nous portions, lorsque nous fréquentions les mêmes établissements scolaires, un regard reposant sur une compréhension commune et entendue des enjeux académiques, et, dirons-nous, sociaux, qui se profilaient sous nos yeux. Un regard, en somme, qui était également désolé et qui se consolait, sans doute assez lamentablement, dans une jubilation satirique tout exutoire.
La pièce qui suit est de fait une première publication, mais pas une première œuvre, encore moins un coup d’essai. C’est le résultat d’une fulgurance, certes, mais qui fut suivie d’un long travail de maturation, de relectures minutieuses et d’un polissage progressif et méticuleux. LeBel Esprit peut se voir comme l’élaboration d’un écrit plus ancien, et donc très précoce, sauvagement intituléTisserandromaque, mot-valise dont l’onomastique charrie une expérience triplement douloureuse: 9
souvenir de l’étude absconse d’une certaine tragédie classique à l’âge ingrat, d’une misère enseignante en charge d’une sorte de cours d’histoire et surtout, d’une malchance ordinaire, récurrente, au loto national de l’éducation.
La présente publication est plus aboutie. Si, dans leBel Esprit,le ton est à la parodie, il n’en est pas moins curieusement pertinent, ni moins érudit. Comme dans les meilleures comédies classiques, même les tours les plus frivoles ne sont jamais très détachés d’une réalité mordante voire,commechez Bruno, d’une impressionnante érudition. Les figures d’un Molière, d’un Racine ou d’un La Rochefoucauld semblent parfois jaillir d’entre les lignes comme le feraient celles des marionnettes d’un petit théâtre de Guignol, mais en (un peu) moins burlesque. Le réseau d’allusions qui forment le socle du discours dans la pièce est particulièrement dense. LeBel Esprit est certes un récit saturé d’anecdotespersonnelles, mais qui se situe néanmoins quelque part au croisement de l’autofiction et des canons théâtraux. Cette hybridité a pour premier symptôme l’inventivité de sadramatis personnae, mélange invraisemblable de prénoms de proches ou de personnalités réelles, de sonorités faussement hellénisantes et d’une riche intertextualité dramaturgique. La qualité de l’écriture, caractérisée par un style délibérément anachronique, et le décalage, à la fois subtil et hilarant, que cette dernière introduit avec le théâtre classique, compense largement le caractère parfois cryptique des allusions et des situations évoquées. Même en ce qui me concerne, d’ailleurs, puisque l’éloignement géographique qui a marqué la période de nos études supérieures ne nous a pas permis de fréquenter les mêmes individus, ni de suivre mutuellement le cours des événements dans lesquels nous avons été pris au quotidien. La lecture de la pièce n’en est queplus saisissante et 10
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