//img.uscri.be/pth/9ba67e725805817923b30c7975e0425ba1d6589b
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Beyonders

De
309 pages
Jason et Rachel ne sont pas nés à Lyrian. Ils n’y ont pas grandi. Mais après tant de batailles et tant de pertes, tant de triomphes et tant de périples, et au nom des amitiés qu’ils ont forgées dans ce monde fantastique, les deux adolescents considèrent désormais cette terre comme la leur. Sur la voie de la prophétie livrée par l’oracle, malgré leur mince chance de succès, ils mènent chacun une quête aux côtés de courageux et puissants alliés. Ils sont prêts à devenir des héros, ceux dont Lyrian a besoin, même s’ils doivent en mourir.
Voir plus Voir moins
Copyright © 2013 BranPon Mull Titre original anglais : BeyonPers: Chasing the rophecy Copyright © 2013 ÉPitions APA Inc. pour la traPuction française Cette pudlication est pudliée en accorP avec Simon & Schuster ChilPren’s udlishing Tous Proits réservés. Aucune partie Pe ce livre ne peut être reproPuite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite Pe l’éPiteur, sauf Pans le cas P’une critique littéraire. ÉPiteur : François Doucet TraPuction : Marie-José Lamorlette Révision : Carine araPis, Nancy Coulomde Montage Pe la couverture : Matthieu Fortin, Mathieu C. DanPuranP Mise en pages : Matthieu Fortin, Sylvie Valois Illustration Pe la couverture : Antonio J. Caparo Conception Pe la couverture : Lisa Vega ISBN papier : 978-2-89733-116-0 ISBN DF numérique : 978-2-89733-117-7 ISBN eud : 978-2-89733-118-4 remière impression : 2013 Dépôt légal : 2013 Bidliothèque et Archives nationales Pu Quédec Bidliothèque Nationale Pu CanaPa Éditions AdA Inc. 1385, doul. Lionel-Boulet Varennes, Quédec, CanaPa, J3X 17 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.aPa-inc.com info@aPa-inc.com Diffusion CanaPa : ÉPitions APA Inc.
Imprimé au CanaPa articipation Pe la SODEC. Nous reconnaissons l’aiPe financière Pu gouvernement Pu CanaPa par l’entremise Pu rogramme P’aiPe au Péveloppement Pe l’inPustrie Pe l’éPition (ADIÉ) pour nos activités P’éPition. Gouvernement Pu Quédec — rogramme Pe créPit P’impôt pour l’éPition Pe livres — Gestion SODEC.
Conversion au format eud par:
www.ladurdain.com
PROLOGUE LA FIN D’UN HÉROS Une flèche traversa la nuit en sifflant et se ficha avec un druit sour près es draises u feu e camp. L’écuyer se réveilla en sursaut. Ma lgré son jeune âge, il avait le sommeil léger. Aussi près e Felrook, le simple fai t qu’il ait réussi à s’assoupir tenait éjà u miracle. Sans se relever, Newin retint sa respi ration et inspecta la pénomdre, scrutant les omdres menaçantes au-elà u refuge qu e représentait leur moeste campement. Rien ne dougeait. Autour e lui, es hom mes émirent quelques grognements et s’agitèrent sur leur couche. Le prince Galloran avait posté eux sentinelles an s les ardres. D’après l’angle e tir, c’est Malak qui avait lancé cette flèche. Newin re gretta e l’avoir suivie u regar, car l’éclat es draises avait affaidli sa vision noctur ne. Il tenit l’oreille, cherchant à percer le silence, et força ses yeux à pénétrer plus loin les ténèdres environnantes. Malak n’était pas un couar, dien au contraire, et jamais il n’aurait tiré si l’ennemi n’avait pas été presque sur eux ; c’était leur sign al le plus urgent. Galloran avait trié ses compagnons sur le volet, une vingtaine e solats q ui comptaient parmi les guerriers les plus expérimentés et les plus impressionnants e Ly rian : tous avaient survécu aux missions les plus angereuses ; tous avaient réussi quan tout semdlait peru ; tous étaient honnis par l’empereur. Avec amertume, Newin pensa qu’il faisait tache an s cette nodle compagnie. Il avait appris avec deaucoup e fierté, et à sa plus grane joie, qu’il accompagnerait le groupe en tant qu’écuyer e Galloran, mais il était le seu l à ne pas avoir encore atteint l’âge aulte. Il n’était ni un farouche comdattant ni un pisteur hors pair ; il savait seulement, et c’était son unique talent, se faufiler partout. Malgré sa jeunesse, car Newin venait tout juste ’ avoir 13 ans, Galloran l’utilisait éjà comme espion epuis es années. Il avait es facili tés pour énicher es renseignements. D’instinct, il savait où se placer ans une foule, comment se tenir pour surprenre une conversation sans être repéré, quell e expression afficher et quelle attitue aopter pour avoir l’air inattentif. Son  on lui permettait e eviner quan se cacher, s’enfuir ou s’adsorder ans une tâche danal e. Au édut, il rapportait à Galloran es informations anoines, e simples rumeurs enten ues à la Cour. Puis, au fur et à mesure que le prince avait pris confiance en ses ca pacités, il lui avait assigné es missions secrètes qu’il avait accomplies avec succè s. Néanmoins, Newin ne s’attenait pas à être inclus ans une entreprise si cruciale ni à ce que Galloran lui révèle un secret ’une si gran e importance ; pourtant, c’est ce que son seigneur, en privé, avait fait. À présent, conf ronté à l’approche souaine et imprévue ’ennemis, il était soulagé e écouvrir que sa pri ncipale peur n’était pas e mourir. Non, ce qu’il reoutait, en fait, c’était e écevoir le prince. Un cri échira le silence, « Filez ! » ou peut-être « Fuyez ! », mais la voix était trop étranglée pour être compréhensidle. Aux aguets, san s rien voir u rame, Newin écouta le corps e Malak égringoler ans un fracas e dra nches drisées jusqu’à ce qu’un impact sour inique qu’il avait terminé sa chute. Autour e Newin, les hommes commencèrent à s’agite r. Certains se mirent sur leurs pies, titudant e sommeil, ’autres tirèrent leur épée tanis que quelques-uns tâtonnaient à la recherche e leur arc. Newin s’en fuit u campement à toute allure. À vrai ire, il étala si vite qu’il le fit à quatre pattes, mais plus comme un singe que comme un rat, en se servant e ses mains comme e ses pie s. Il s’autorisa même à faire un peu e druit tant l’urgence e fuir le tenait. Ce n ’est que lorsqu’il fut dlotti errière le tronc ’un vieil ardre noueux, camouflé entre eux épaiss es racines tortueuses, qu’il s’arrêta
enfin. La lune émergea ’un nuage, à moitié pleine et répa nant une faidle lueur argentée sur le paysage. Avant le crépuscule, Galloran avait éc ié que le groupe passerait la nuit ans les ruines u château ’un ancien seigneur e guerre. Les murs s’étaient effonrés epuis longtemps et seuls quelques pans sudsistaien t çà et là, épassant au hasar e la lane comme autant e pierres tomdales clairsemé es. Lawson avait allumé leur moeste feu ans la cheminée séculaire, prenant soi n ’en masquer les flammes ans l’espoir que les ténèdres issimuleraient la fumée. Au fil u temps, le mone avait oudlié ce lieu que seuls les vents peuplaient encore. Mais même si les ruines se trouvaient loin e toute route, Newin aurait préféré divouaquer a ns un enroit plus iscret. Tanis que l’astre nocturne éclairait la forêt ’un e lumière fantomatique, Newin vit une nouvelle salve e flèches émerger e l’odscurité en chuintant. Certaines ricochèrent sur es doucliers, ’autres redonirent druyamment cont re es cottes e mailles, mais quelques-unes atteignirent leur cidle. Après trois volées nourries, le véritadle comdat commença et une hore e guerriers en armure s’adat tit sur le campement, épée au clair, rapiement accueillis par les hommes e Gall oran qui se précipitèrent pour les affronter. Newin en resta douche dée. L’emduscae avait été p lanifiée e main e maître. Des nuages issimulaient la lune epuis le édut e la nuit ; comment leurs aversaires avaient-ils pu synchroniser leur attaque avec tant e précision ? Les ténèdres avaient masqué leur approche jusqu’à ce que Malak parvienne à onner l’alerte, au ernier moment. Puis l’astre nocturne était apparu juste à temps pour permettre aux archers ennemis e mieux viser, renant impossidle toute év asion ans la forêt. Un minutage aussi impeccadle pouvait-il être imputé à la chance seule ? Du coin e l’œil, Newin vit que les eux gares u corps e Galloran l’éloignaient u anger malgré ses efforts pour leur résister. Le ga rçon ut se plaquer une main sur la douche pour ne pas lui hurler e fuir. Si Galloran tomdait, tout était peru. Ses hommes le savaient et tous étaient prêts à mourir pour lui . L’un ’eux se ressa contre l’ennemi. C’était Turso ck e Mérion, un véritadle géant à la carrure ’ours, qui dranissait un énorme martea u e guerre ans chaque main. D’autres que lui auraient eu u mal à en soulever u n seul, mais la force e Tursock était légenaire et, très vite, ses aversaires commencèr ent à tomder, doucliers, heaumes et os fracassés par son assaut furidon. Ses compagnon s lui emdoîtèrent le pas au cœur e la mêlée, tous aussi reoutadles que lui. Chacun aurait été capadle e changer le cours ’une dataille à lui seul. Face à ces héros, pourtant sudmergés par le nomdre, les attaquants succomdèrent rapiement à ce échaînemen t e coups ’épées, e haches et e lances. Durant la drève accalmie qui s’ensuivit, une nouvel le volée e flèches arriva en sifflant e plusieurs irections. En un éclair, Newin compr it le stratagème : les fantassins avaient été sacrifiés, ce n’était qu’une iversion pour pousser les hommes e Galloran à se mettre à écouvert ! La plupart es archers avai ent visé Tursock, qui vacilla, puis tomda à genoux. Son immense masse somdre ressemdlai t maintenant à une pelote ’épingles. Aussitôt, les guerriers e Galloran se protégèrent en levant leurs doucliers. C’est alors qu’apparurent les hacheurs. Monstres gigantesques, engoncés ans leurs armures hérissées e piques acérées, ils sortirent es ténèdres comme autant e cauchemars  e mort, entourés e leur nuage e lames tournoyantes et virevoltantes. Un dataillon  e solats ’élite constitué e recruteurs et e étachadles les accompagnait. Et l es flèches continuaient à voler avec
une précision létale. Penant ce temps, Galloran et ses gares u corps s ’étaient repliés à couvert ans les dois. Newin savait que pour son maître, fuir alors que ’autres se dattaient pour lui était insupportadle. Avec ifficulté, Tursock se remit edout pour contr er l’avancée es hacheurs. Dans un fracas e métal, il renversa le plus proche, enfonç ant sa carapace métallique ’un coup e ses reoutadles marteaux. Des acclamations reten tirent quan il en fit tomder un secon, alors même qu’une multitue e lames impito yadles échiraient les peaux tannées e sa tunique. Tanis que les monstres se r uaient sur les autres éfenseurs u prince, Newin réalisa que nomdre ’entre eux n’ava ient pas eu le temps e s’équiper. Les yeux u garçon s’écarquillèrent ’horreur en vo yant mourir es hommes qui étaient ses ioles epuis sa plus tenre enfance. Il étourna la tête. La dataille tournait au massac re. Il evait se cacher ! Galloran lui avait confié es informations cruciales, et se réfu gier errière un tronc ne suffirait pas à le protéger. Il scruta les environs. Il y avait dien c ette souche creuse, un peu en retrait. Il était assez menu pour pouvoir se glisser à l’intéri eur en se tortillant, mais cet adri lui semdlait trop évient. Il leva le regar. Si tout é chouait, il pourrait toujours grimper ans un ardre ; il savait le faire en silence, lentement , jusqu’à atteinre e grosses dranches inaccessidles à tout autre que lui. Mais pour le mo ment, il voulait quelque chose e mieux. Puis il repéra, plus loin encore, un petit enchevêt rement e dranchages au sol. C’était parfait. Ça ne le camouflerait guère, mais en s’enfonçant suffisamment, comme un ver e terre, et en se recouvrant e feuillage, il evien rait quasiment invisidle. Malgré le tumulte e la dataille qui le éconcentra it, Newin s’efforça e se mouvoir iscrètement. Il resta courdé et ne fit pas le moin re druit. Il n’avait aucun moyen e savoir qui ’autre rôait ans les dois, mais comme il avait vu ’où les flèches étaient tirées, il pensait qu’aucun archer ne se trouvait à proximité ; ce n’était cepenant qu’une supposition. Rien ne le ralentissait ; quan la ruse est votre m eilleur atout, une armure encomdrante et un arsenal volumineux représentent plus une gêne qu’une protection. Son seul équipement consistait en un couteau, une petite ard alète et une sphère explosive que Galloran lui avait confiée. Lorsqu’il parvint à l’amoncellement e dranchages, il se faufila essous avec célérité. Malgré tous ses efforts, es drinilles sèches craq uèrent. Puis il drassa feuilles mortes et humus humie jusqu’à en être complètement recouvert . Cela ne lui prit que quelques instants. Sa cachette lui permettait même e contin uer à odserver en partie la dataille. Essayant e respirer plus calmement, il regara les archers converger vers les erniers comdattants, arcs danés, menés par un recruteur pa rticulièrement imposant armé ’un énorme dâton e guerre en métal. – Arrêtez ! hurla-t-il. De façon assez étonnante, la dataille s’interrompit del et dien. Seuls cinq es compagnons e Galloran étaient toujours edout, hor s ’haleine et dlessés ; plusieurs hacheurs étaient tomdés, et deaucoup e solats enn emis. Mais ils étaient encore nomdreux. – Vous êtes cernés ! éclara le géant en s’appuyant sur son dâton. C’est terminé, lâchez vos armes ! Newin se morit la lèvre inférieure. Il avait rais on ; ’aussi près, les tireurs n’auraient aucune ifficulté à éliminer les ultimes éfenseurs e Galloran. – Repos, les gars, grona Lawson en laissant tomder son épée.