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Bientôt maman

De
384 pages
L’héritier d’Ambria, Raye Morgan
Sur le point d’être mariée à un homme qu’elle n’aime pas, Pellea ne cesse de penser à Monte de Angelis, le prince héritier d’Ambria, le père de l’enfant qu’elle porte… Cet homme dont elle est tombée follement amoureuse ne pourra-t-il donc jamais faire partie de sa vie ? Mais voilà que, par une nuit étoilée, Monte fait irruption dans la chambre de Pellea pour l’enlever et bouleverser son destin…
 
Un rêve de bonheur, Michelle Douglas
Bien sûr, Keira aurait préféré rencontrer l’homme de ses rêves plutôt que de faire un bébé toute seule. Mais, maintenant qu’elle est enceinte, elle est bien décidée à profiter pleinement de sa grossesse, à Candlebark. C’est compter sans Luke Hillier, l’homme très attirant mais franchement rustre chez qui elle a loué une chambre. Persuadé qu’une femme de la ville ne peut leur apporter que des ennuis, Luke lui réserve en effet un accueil glacial…
 
L’espoir des Rinucci, Lucy Gordon
Il suffit d'un simple regard pour que Ferne tombe sous le charme de Dante Rinucci, un homme rencontré lors d'un voyage à Milan. Alors, même s'ils se connaissent à peine, Ferne accepte très vite d'emménager dans son immense villa. Un coup de tête qu'elle ne tarde pas à regretter, cependant. Car, en dépit de l'attirance qu'il semble éprouver pour elle, Dante lui cache un secret, elle en est certaine.
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1
Pellea Marallis était passée si près de sa cachette que, même s’il n’avait pu la voir, les effluves de son parfum étaient parvenus jusqu’à Monte. Cette odeur enivrante fit remonter à la surface une myriade de souvenirs : une robe vapo reuse laissant passer les rayons du soleil, une silhouette féminine mince et voluptueuse à la fois, une cascade de gouttelettes d’eau ruisselant comme mille diamants sur sa peau laiteuse et soyeuse… Quant à la suite, la simple évocation de la sensation des draps de satin suffisait à lui rappeler leurs caresses et à l’enflammer. Il se mordit violemment la lèvre pour réprimer la vague de sensualité qui menaçait de le submerger. Il n’était pas venu revivre leur aventure mais l’enlever et, cette fois, rien ne l’en empêcherait. Elle frôla de nouveau le mur derrière lequel il se cachait et il perçut le bruissement de sa longue jupe contre les pierres. Sans doute était-elle nerveuse, elle arpentait son jardin privé, conçu comme une petite jungle luxuriante amé nagée dans un recoin du château. Monte connaissait bien les lieux et savait que l’appartement était organisé autour du jardin et que les trois pièces qui le composaient : un bur eau, un petit salon et une somptueuse chambre agrémentée d’un immense dressing, s’ouvraient toutes sur l’extérieur. Les limites avec le jardin s’en trouvaient ainsi confondues et l’appartement semblait envahi par la végétation, labyrinthe enchanté de couleurs et de parfums. Elle vivait comme une princesse. Ce constat ne pouvait que remplir son âme d’amertume, même si c’était dans une autre aile du château qu’avait vécu la famille de Monte a vant le coup d’Etat. Cette partie du palais avait été réduite en cendres la nuit où ses parents avaient été assassinés par les Granvilli, les meurtriers qui usurpaient aujourd’hui le pouvoir sur la petite île d’Ambria. Vingt-cinq ans après la nuit fatidique, Monte n’en avait rien oublié. Cependant, Pellea n’avait aucune responsabilité dans la déchéance de sa famille, mais son père, en revanche, était loin d’atteindre la mê me innocence : grand conseiller de la famille Granvilli, il jouissait du privilège de viv re dans le palais, sa trahison avait été récompensée par ses maîtres. Monte s’en occuperait en temps voulu. Aussitôt sorti du passage secret, Monte s’était glissé dans le dressing et n’avait pas encore vu Pellea. Il attendait le moment opportun pour révéler sa présence. Ce temps d’attente n’était pas pour lui déplaire car, malgré ses résolutions, elle exerçait toujours sur lui une fascination si intense qu’elle menaçait de lui faire perdre la tête, alors qu’il voulait garder le contrôle de la situation. A u son de sa voix, il tendit l’oreille. Quelqu’un se trouvait-il avec elle ? Non, ce n’était qu’une conversation téléphonique et, lorsqu’elle se tourna vers lui, il put en saisir quelques bribes. — Des perles de culture, bien sûr, et de petits bou tons de roses. Je pense que cela suffira. Le son de sa voix suffit à l’envoûter, il n’écoutai t même pas ses paroles. Jamais il n’avait remarqué à quel point cette tonalité séduisante évoquait un instrument de musique : elle lui accrochait l’oreille, tel un solo de guitare, avec ses notes détachées, cristallines et profondément touchantes. Souriant, il l’écouta, mourant d’envie de la voir e nfin. C’était malheureusement impossible sans prendre de risques. Il s’était glissé facilement dans son immense dressing mais il lui fallait à présent se cacher dans une niche située derrière une imposante armoire, d’où il pouvait tout voir en restant invisible. Tenaillé par la curiosité, il finit par se déplacer précautionneusement et l’aperçut enfin. Son cœur se mit à battre violemment, lui coupant le souffle. Alors même qu’aucune goutte de sang bleu ne coulait dans ses veines, Pellea semblait l’incarnation même de la royauté. Comparées à sa beauté, les statues grecques semblaient massives, les peintures de la Renaissance trop éthérées et les vedettes de cinéma perdaient
tout leur rayonnement. Elle était la féminité pouss ée à la perfection, tout en restant merveilleusement humaine. Certes, pour un regard non initié, elle avait tout d’une femme normale, certes exceptionnellement jolie, mais elle n’était pas la seule à posséder des yeux noirs en amande et de longs cils épais. Même si ses cheveux flottaient autour de son visage comme un nuage vaporeux d’or filé, si sa silhouette svelte restait voluptueuse, même si ses lèvres rouges, pleines et pulpeuses incarnaient la perfection, elle n’était pas la seule à posséder la beauté physique. Cependant, même si d’autres femmes avaien t attiré le regard de Monte ces dernières années, aucune n’avait su captiver son cœur et son esprit comme elle l’avait fait. Cela provenait-il de la dignité de son maintien, du feu qui semblait brûler derrière son regard triste, révélant une force de caractère peu commune ? Elle pouvait se montrer aussi joueuse qu’un chaton un instant puis se révéler fem me fatale l’instant d’après, avant de s’embraser d’une vertueuse colère. A l’instant même où il l’avait vue, il avait su qu’ elle ne ressemblait à aucune autre. Deux mois plus tôt, le destin avait permis qu’elle lui appartienne, l’espace de quelques jours. — Vous n’avez pas eu mes croquis ? demandait-elle au téléphone. J’ai des goûts plus traditionnels et ne souhaite pas avoir les épaules trop dénudées. Ce serait inconvenant. Intrigué, il se demanda de quoi elle parlait. Une r obe de bal peut-être ? Fermant les yeux, il s’imagina en train de danser avec elle dans la cour… C’était encore l’hiver lors de sa précédente visite ; à l’époque tout était encore mort et sombre mais, avec l’arrivée du printemps, le jardin était devenu une symphonie de couleurs, un magnifique décor où des sentiers carrelés serpentaient entre rosiers et plantes exotiques, palmiers et bambous. Pour ajouter à la magie du lieu, l’eau qui jaillissait d’une fontaine au milieu du jardin créait une douce musique. Toujours plongé dans ce rêve délicieux où il la tenait entre ses bras, il lui jeta un regard à la dérobée, admirant son long cou gracieux et son port de tête, la manière dont sa main voltigeait dans les airs pour accompagner ses expli cations. Affolant ses sens, l’entrebâillement de sa robe de chambre révélait une nuisette en dentelle. — Des diamants ? disait-elle au téléphone. Non, pas de diamants, mis à part celui qui est obligatoire ! Je ne raffole pas des bijoux… Il tendit la main et effleura vivement la bordure évasée de sa manche au moment où elle passait, avant de se rejeter au fond de sa cachette. Consciente d’un mouvement, elle se retourna mais pas assez vite pour l’apercevoir. Il sourit, satisfait, il serait seul à décider du moment où il révélerait sa présence. — Si je me souviens bien, le voile est de couleur ivoire, parsemé de perles. Un voile ? Monte fronça les sourcils. Ce n’était quand même pas de son mariage qu’elle parlait ? Il la dévisagea, horrifié, et dut se retenir pour n e pas sortir de sa cachette et lui demander des comptes. L’avait-elle déjà oublié ? Il était hors de question qu’elle se marie, il ne le permettrait pas. Bien entendu, lui ne l’épouserait pas, d’abord parce qu’il avait d’autres soucis en tête, un coup d’Etat à fomenter, par exemple… De plus, il lui aurait été impossible de vivre avec la fille de celui qui avait trahi sa famille. Ces évidences n’empêchaient pas que l’idée qu’elle allait en épouser un autre, si peu de temps après leur aventure, le brûlait comme le venin d’un scorpion. Le bruit assourdi d’un gong retentit, le faisant su rsauter. Encore une nouveauté qui venait remplacer le vénérable heurtoir de bronze ! Un mariage ! Heureusement qu’il arrivait à temps pour l’enlever.
* * *
Pellea venait de terminer une conversation avec sa styliste et releva la tête en entendant le gong résonner. A la perspective d’une compagnie dont elle n’avait nulle envie, ses épaules s’affaissèrent : à n’en pas douter, il s’agissait de son futur mari… — Entrez, lança-t-elle. L’ouverture de la grille provoqua un lourd claquement métallique, suivi d’un bruit de bottes sur les dalles ; un homme de haute taille, l es cheveux coupés très courts, fit son entrée. Son corps bien proportionné et ses larges épaules révélaient un sportif, et son visage allongé n’aurait pas manqué de beauté sans ce perpé tuel rictus moqueur, affiché comme une marque de supériorité. Leonardo Granvilli était le fils aîné de Georges Granvilli, le chef de la rébellion qui avait pris le pouvoir de la petite nation insulaire vingt-cinq ans plus tôt. Georges se faisait
appeler le Général, mais le terme de despote aurait été plus adéquat. — Ma chérie, lança Leonardo d’une voix grave et son ore. Tu es aussi radieuse que l’aube d’une belle journée. — Oh ! Je t’en prie, Leonardo, soupira-t-elle avec un geste dédaigneux. Evitons les politesses creuses, nous nous connaissons depuis toujours, restons simples. Leonardo mima une contrariété légèrement outrée. — Pellea, pourquoi ne pas accepter simplement mes c ompliments comme toutes les autres femmes ? Ce n’est qu’une marque de civilité, ma chérie, une façon de rompre la glace, rien de plus. Pellea éclata d’un rire bref et feignit d’entrer dans son jeu. — Dites-moi donc, noble chevalier, que me vaut l’ho nneur de votre visite en mes humbles appartements ? Il sourit. — Je préfère cela. Devant sa révérence pourtant largement teintée d’ir onie, le sourire de Leonardo s’accentua. — Bravo. Eh bien voilà, peut-être ferons-nous d’heureux jeunes mariés, en définitive ! Elle le foudroya du regard mais il l’ignora. — J’ai des nouvelles. Nous allons peut-être devoir reporter la date de notre mariage. — Pardon ? Instinctivement, elle avait porté la main à son ven tre et, prenant conscience de son geste, la retira vivement. — Pourquoi ? — Le dernier duc du clan Angelis, ce vieux fou, s’e st enfin décidé à mourir. Nous pouvons donc nous attendre à des bouleversements da ns la communauté des exilés ambriens qui vont s’agiter en tous sens pour se trouver un nouveau patriarche. Il faut que nous soyons sur nos gardes, prêts à réagir face à toute menace envers notre régime.
TITRE ORIGINAL :CROWN PRINCE, PREGNANT BRIDE ! Traduction française :CHARLOTTE LUCAS © 2011, Helen Conrad. © 2011, 2017, HarperCollins France pour la traduction française. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : Femme : © SHUTTERSTOCK/ROYALTY FREE Réalisation graphique : E. COURTECUISSE (HARPERCOLLINS France) Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-7626-6
HARPERCOLLINS FRANCE 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13 Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47 www.harlequin.fr Ce roman a déjà été publié en 2011. Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence.