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Bons baisers du vampire

De
296 pages
Que faire lorsqu’un homme est un peu plus âgés et qu’habituellement il regarde les femmes comme un dîner? Oui, Roman Draganesti est un vampire, mais un vampire qui a perdu un de ses crocs car il a enfoncé ses dents dans quelque chose qu’il n’aurait pas dû. Maintenant, il a une nuit pour trouver un dentiste avant que ses capacités de guérison naturelle répare la plaie, le laissant déstabilisé par rapport à son éternité. Les choses ne vont pas bien pour Shanna Whelan... après avoir assisté à un
assassinat macabre par le mafia russe, elle apprend qu’elle est la prochaine sur leur liste. De plus, sa carrière de dentiste semble être en pente descendante suite à sa peur du sang. Lorsque Roman la sauve d’une tentative d’assassinat, elle se demande si elle a trouvé l’homme qui peut la sauver et la garder en vie. Bien que l’attraction entre eux est immédiat et toride, Shanna cherche à surmonter sa peur du sang, ce qui lui éviterait la morcure de Roman.
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Copyright © 2005 Kerrelyn Sparks Titre original anglais : How to marry a millionaire vampire Copyright © 2010 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Harper Collins Publishers Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Guillaume Labbé Révision linguistique : Féminin Pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Montage de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © istockphoto Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89667-039-0 ISBN numérique 978-2-89683-041-1 Première impression : 2010 Dépôt légal : 2010 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Sparks, Kerrelyn Bons baisers du vampire Traduction de : How to marry a millionaire vampire.
ISBN 978-2-89667-039-0 I. Labbé, Guillaume. II. Titre.
PS3619.P37H6814 2010 813’.6 C2009-942708-7
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— Je ne suis pasicipour vous faire du mal.
Sa voix était basse, presque hypnotique. C’était donc ainsi qu’il procédait. Il attirait ses victimes dans un piège en les faisant entrer en transe grâce à ses yeux dorés et à son ton de voix mielleux. Shanna secoua la tête. Elle pouvait lui résister. Elle ne cèderait pas. Il fronça les sourcils. — Vous faites la difficile. — Vous êtes bien mieux de le croire. Elle fouilla dans sa bourse et en sortit brusquement un revolver Beretta Tomcat de calibre .32. — Surprise, enfoiré ! Son visage aux traits rudes n’eut aucune réaction de surprise ou de crainte. À peine pouvait-on y deviner une légère irritation. — Madame, votre arme est inutile. Il fit un pas vers elle. — Je vous en prie, posez-là sur le sol. — Non ! Elle lui lança son regard le plus furieux. — Je vais tirer. Je vous tuerai. — Voilà qui est plus facile à dire qu’à faire. Il fit un autre pas vers elle. — Je ne veux pas vous faire de mal. J’ai besoin de votre aide. Elle haleta. — Vous... vous saignez. — Pouvez-vous m’aider ? Dieu qu’il était beau. C’était bien sa chance de voir ainsi l’homme parfait entrer dans sa vie d’un pas désinvolte deux minutes avant sa mort...
J’aimerais faire part de mon amour et de ma reconnaissance à mes copines d’écriture qui m’empêchent de devenir folle quand les choses vont moins bien et qui célèbrent avec moi quand les choses vont bien— MJ Selle, Vicky Dreiling, Vicky Yelton, et Sandy Weider.
J’aimerais également témoigner ma plus sincère reconnaissance à ces femmes de génie— mon agente, Michelle Grajkowski,et mon éditrice, Erika Tsang.
Remerciements
J e suis repevable aux Bersonnes suivantes Bour l’aipe qu’elles ont su m’aBBorter : un gros merci à tout le Bersonnel pu centre pe soins pentaires pe la pocteure SteBhanie Troeger pe Katy, au Texas, Bour m’avoir aipée à réimBlanter un croc pe vamBire. Merci aussi à Paul Weiper, pont les ipées au sujet pe la technologie numérique ont ouvert un monpe pe Bossibilités excitantes, incluant celle p’un réseau pe télévision numérique pes vamBires. J’aimerais remercier mon mari, Don SBarks, p’avoir baBtisé ce réseau. Je me pois également pe remercier mes collègues écrivains pes chaBitres pe West Houston et pe Northwest Houston pe la Romance Writers of America Bour leur soutien sans faille. Enfin, j’aimerais témoigner ma reconnaissance éternelle à mon mari et à mes enfants, Bour leur Batience et leurs encouragements.
Un R oman Draganesti savait que quelqu’un était entré en douce dans le bureau de son domicile. C’était un ennemi, ou un ami proche. Il décida que c’était un ami. Un ennemi ne parviendrait jamais à déjouer la vigilance des gardes postés à chaque entrée de sa maison en bande du Upper East Side Manhattan, ou de ceux postés sur chacun des cinq étages. Comme il possédait une excellente vision nocturne, Roman pensa qu’il pouvait voir bien mieux que cet intrus. Son impression se confirma lorsque la sombre silhouette trébucha sur le coffre de style Louis XVI et jura à voix basse. Gregori Holstein. Un ami, certes, mais du genre embêtant. Le vice-président du marketing des Industries Romatech abordait chaque problème avec un enthousiasme inlassable. C’était suffisant pour que Roman se sente vieux. Vraiment vieux. — Qu’est-ce que vous voulez, Gregori ? Son invité se retourna subitement et regarda en direction de Roman en plissant des yeux. — Pourquoi êtes-vous assis ici, tout seul, dans le noir ? — Hmm. C’est là une question bien difficile à répondre. Je suppose que je voulais être seul. Et dans le noir. Vous devriez vous y adonner plus souvent. Votre vision nocturne n’est pas au niveau qu’elle devrait être. — Pourquoi devrais-je me donner la peine de pratiquer ma vision nocturne quand les lumières de la ville sont allumées toute la nuit ? Gregori chercha à tâtons le long du mur jusqu’à ce qu’il localise l’interrupteur. La pièce devint alors visible sous une douce lueur dorée. — Là, voilà qui est mieux. Roman s’appuya contre le dossier en cuir frais de son fauteuil à oreilles et prit une petite gorgée de son verre à vin. Le liquide lui brûla la gorge. Substance affreuse. — Y a-t-il un but à votre visite ? — Bien sûr. Vous avez quitté le bureau très tôt, et nous avions quelque chose d’important à vous montrer. Vous allez aimer ça. Roman posa son verre sur son bureau en acajou. — J’ai appris que nous avions amplement de temps. Gregori poussa un grognement. — Essayez d’avoir l’air un peu intéressé. Nous avons eu un développement étonnant au laboratoire. Il remarqua le verre à moitié vide de Roman. — J’ai envie de célébrer. Qu’est-ce que vous buvez ? — Vous ne l’aimerez pas. Gregori marcha à grands pas vers le bar. — Pourquoi ? Est-ce que vos goûts sont trop raffinés pour moi ? Il saisit la carafe et versa un peu de liquide rouge dans un verre à vin. — La couleur semble bonne. — Suivez mon conseil et prenez une nouvelle bouteille dans le réfrigérateur. — Ha ! Si vous pouvez le boire, je le peux aussi. Gregori en avala une grande gorgée avant de déposer son verre avec force tout en affichant un sourire méprisant de victoire à l’intention de Roman. C’est alors que ses yeux
sécarquillèrent. Son visage habituellement pâle prit une teinte violacée. Un son étranglé vibra profondément dans sa gorge, et le bafouillage commença. Il se mit à tousser, puis à vociférer des malédictions étranglées, avant de tousser de plus belle. Il appuya finalement ses paumes contre le bar et se pencha vers l’avant pour reprendre son souffle. « Une substance plus qu’affreuse, en effet », pensa Roman. — Avez-vous repris vos sens ? Gregori prit une profonde inspiration entrecoupée de quelques soubresauts. — Qu’est-ce que c’était que ça ? — Du jus d’ail dans une concentration de dix pour cent. Que diable ? Gregori s’était redressé brusquement. — Êtes-vous devenu fou ? Essayez-vous de vous empoisonner ? — J’ai pensé vérifier si ces vieilles légendes étaient vraies. La bouche de Roman esquissa un léger sourire. — Certains d’entre nous sont manifestement plus sensibles que d’autres. — Manifestement, certains d’entre nous aiment vivre pas mal trop dangereusement ! Le sourire de Roman s’estompa graduellement. — Votre commentaire aurait plus de mérite si nous n’étions pas déjà morts. Gregori marcha avec raideur vers Roman. — Vous n’allez pas recommencer avec vos balivernes du genre : « Quel malheur, je suis un pauvre démon maudit de l’enfer », n’est-ce pas ? — Acceptez les faits pour ce qu’ils sont, Gregori. Nous avons survécu pendant des siècles en prenant des vies. Nous sommes une abomination aux yeux de Dieu. — Vous allez cesser de boire ça. Gregori arracha violemment le verre de la main de Roman et le déposa hors de sa portée. — Écoutez-moi. Aucun vampire n’a jamais fait plus de choses que vous pour protéger la vie et apaiser notre soif. — Et voilà que nous sommes devenus les plus sages créatures démoniaques sur Terre. Bravo. Appelez le pape afin qu’il me canonise dès maintenant. Les yeux impatients de Gregori affichèrent soudainement un regard curieux. — Ce qu’ils disent pourrait donc être vrai ? Vous étiez un moine ? — Je ne veux plus vivre dans le passé. — Je n’en suis pas si sûr. Roman serra les poings. Son passé était un de ces sujets dont il ne discutait avec personne. — Je crois vous avoir entendu parler d’un certain développement dans le laboratoire ? — Oh, c’est vrai. Bon sang, et Laszlo qui attend dans le hall. J’avais voulu préparer la scène, pour ainsi dire. Roman respira à fond. Ses mains se détendirent tout doucement. — Alors, je vous suggère de commencer tout de suite. Il n’y a que tant d’heures dans une nuit. — Bien entendu. Et je vais faire la tournée des boîtes de nuit plus tard. Simone vient d’arriver en avion depuis Paris, et… — Ses ailes sont fatiguées. C’était il y a un siècle. Roman serra de nouveau les poings. — Concentrez-vous sur le sujet, Gregori, ou je serai dans l’obligation de vous envoyer
réfléchir dans votre cercueil. Gregori lui lança un regard exaspéré. — J’en ai seulement fait mention au cas où vous auriez voulu vous joindre à nous. C’est diablement plus amusant que de rester ici tout seul à boire ce poison. Il ajusta sa cravate noire en soie avant de poursuivre. — Vous savez, Simone a toujours eu un faible pour vous. En fait, toutes les femmes des étages inférieurs de cet édifice aimeraient bien vous égayer. — Je ne les trouve pas particulièrement réjouissantes. Aux dernières nouvelles, elles étaient toutes mortes. — Si vous faites ainsi le difficile, peut-être en voudriez-vous une qui soit encore vivante. Non. Roman bondit sur ses pieds, saisit son verre de vin, et fonça à la vitesse fulgurante des vampires en direction du bar, qu’il atteignit en une seconde. — Plus question de toucher à une mortelle. Plus jamais. — Ouf. Ça a vraiment touché un point sensible. — Fin de la discussion. Roman versa le mélange de sang et d’ail de son verre dans l’évier, puis vida le reste du mélange toxique de la carafe. Il avait eu sa leçon, il y a longtemps. Une relation avec une mortelle finissait inévitablement par lui fendre le cœur. Littéralement. Et il préférerait ne pas recevoir de pieu en plein cœur. C’était là les choix de partenaires qui s’offraient à lui : une femme vampire morte, ou une femme en vie qui voudrait sa mort. Et ça ne changerait jamais. Cette existence impitoyable s’étirerait sans cesse pendant des siècles. Pas étonnant que son moral ne soit pas si bon. En sa qualité de scientifique, il pouvait habituellement trouver quelque chose d’intrigant pour occuper son esprit, mais parfois, comme ce soir, ça n’était clairement pas suffisant. Qu’est-ce que ça pouvait bien faire qu’il soit tout près de trouver une formule qui permettrait à un vampire de demeurer éveillé en plein jour ? Que ferait-il avec ces heures supplémentaires ? Encore plus de travail ? Il avait des siècles devant lui pour cela. La vérité venait de le frapper de plein fouet. S’il demeurait éveillé en plein jour, il n’aurait même pas personne à qui parler. Il ne ferait qu’ajouter de nouvelles heures de solitude à sa soi-disant vie. Et c’est alors qu’il y avait renoncé pour rentrer à la maison. Pour être seul dans l’obscurité, à écouter les battements monotones de son cœur froid et solitaire. Il serait de nouveau délivré à l’aube lorsque le soleil naissant arrêterait son cœur, et qu’il serait de nouveau mort pendant le jour. Il commençait malheureusement à se sentir mort en tout temps. — Roman, est-ce que ça va ? Gregori l’observait prudemment. — J’ai entendu dire que les vieux vampires comme vous aviez parfois le cafard. — Merci de me le rappeler. Et puisque je ne rajeunis pas, peut-être que vous pourriez faire entrer Laszlo qui patiente depuis un moment dans le hall. — Ah oui. Désolé. Gregori tira les poignets de sa chemise blanche. — Alors, voilà. Je disais plus tôt que j’avais voulu préparer la scène. Vous vous souvenez de la mission des Industries Romatech ? Rendre le monde sécuritaire pour les vampires et les mortels. — Je m’en souviens parfaitement. Cette mission, c’est mon idée.