Brûlante trahison

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Depuis des mois, Andreas Xenakis n’a qu’un but : retrouver la femme sans scrupules qui a détruit sa vie cinq ans plus tôt. Et aujourd’hui, enfin, Siena DePiero se tient devant lui. Une Siena trop mince, aux yeux cernés, perdue dans un costume de serveuse trop grand pour elle, et qui semble bien éloignée de la riche héritière qui s’est jadis jouée de lui. Mais qu’importe, hors de question de se laisser attendrir. Maintenant qu’elle est totalement à sa merci, Andreas compte bien assouvir sa vengeance. En commençant par mettre dans son lit cette femme dont le corps sublime et les murmures enfiévrés n’ont jamais cessé de hanter ses nuits…
Publié le : samedi 1 février 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280317054
Nombre de pages : 160
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Prologue

Dans le hall du palazzo, Siena DePiero suivait son père et deux gardes du corps, main dans la main avec sa grande sœur Serena.

Malgré leur âge — elles avaient déjà douze et quatorze ans ! —, elles n’avaient jamais perdu cette habitude enfantine. A deux, elles étaient plus fortes pour supporter les crises de nerfs de leur père. Et aujourd’hui, elle le sentait, il était encore plus à cran que d’habitude. Un rien et il deviendrait violent. Alors, elles ne disaient pas un mot.

Dès qu’ils passèrent la porte d’entrée, un jeune homme surgi de nulle part se jeta sur leur père. Avant que Siena ait pu comprendre ce qui se passait, l’un des gardes du corps se dressa devant elle et Serena, bras écartés, pour leur boucher la vue. Que se passait-il ? Qui était cet homme qui s’en prenait à leur père ? Pourquoi criait-il comme ça ?

La curiosité fut trop forte. Risquant un œil sous le bras du garde, elle détailla l’inconnu habillé comme un mendiant. Brun, les yeux noirs, la mâchoire carrée… Oui, c’était le portrait craché de leur père ! Etait-il de leur famille ? Impossible, elle ne l’avait jamais vu de sa vie. Mais quel âge pouvait-il bien avoir ? Dix-huit ans ? Moins ? Il était plus vieux que Serena, en tout cas.

Soudain, le garçon reçut le poing de leur père en pleine figure et s’effondra au sol. Etouffant un cri, Siena détourna vivement le regard.

Du sang, il avait du sang plein le nez…

A ses côtés, Serena tremblait comme une feuille et lui broyait la main.

Elles n’eurent pas le temps de se remettre de leurs émotions, que déjà leur père les interpellait.

— Vous deux, dans la voiture. Immediatamente.

Il n’eut pas à le dire deux fois. Dès que le garde s’écarta, Siena s’élança vers la limousine en entraînant Serena.

Garde la tête haute, les yeux droit devant toi, se récita-t-elle. Si tu restes impassible, comme papa te l’a appris, tout se passera bien.

Le jeune sauvageon était étendu devant la portière. Alors elles durent l’enjamber pour se glisser sur la banquette arrière. Du coin de l’œil, Siena vit son père cracher sur l’adolescent avant de monter dans la voiture. Il n’eut qu’à claquer des doigts pour que ses hommes empoignent l’inconnu, qui se débattit en hurlant.

— Salaud ! Tu ne peux pas faire comme si je n’existais pas ! Je suis ton fils ! Ton fils, Rocco !

Siena retint un cri. Elle avait un frère ?

Tandis que la voiture démarrait, elle ne put s’empêcher de jeter un regard par la lunette arrière. Rocco se faisait traîner à l’intérieur du palazzo.

Oh non, les hommes de leur père allaient lui faire du mal, c’était sûr !

Une vive douleur à l’oreille la fit se rasseoir correctement sur son siège. Toutefois, elle ne cria pas. Surtout pas.

Son père la saisit par le menton pour l’obliger à le regarder dans les yeux. Des yeux plus noirs que jamais.

— Je peux savoir ce que tu fabriques ?

— Rien, papa.

— Je préfère ça. Tu sais ce qui arrive si tu me mets en colère.

A ces mots, elle sentit les ongles de Serena lui labourer la peau.

Terrifiée, Siena s’empressa de répondre :

— Oui, papa.

Oh, oui, elle savait parfaitement ce qui arrivait quand elle le mettait en colère : il punissait Serena. Depuis toujours, il s’en prenait à sa sœur, jamais à elle.

Juste parce qu’il aimait ça.

Il la dévisagea si longtemps qu’elle osa à peine respirer. Puis, enfin, il la libéra et se désintéressa d’elle. Alors, ravalant sa salive, elle fixa la route, raide comme un piquet, et n’ouvrit plus la bouche pendant le reste du trajet.

Pas une seconde elle ne lâcha la main de Serena.

1.

Andreas Xenakis jubilait. Enfin, il avait réussi à remettre la main sur elle. Siena DePiero. La femme qui avait détruit sa vie, il y a cinq ans. Celle qui avait crié au viol pour ne pas que son cher papa découvre qu’elle batifolait avec un garçon qui n’était pas de son milieu. Celle qui lui avait valu de se faire passer à tabac, puis de perdre son travail. Celle à cause de qui il avait dû repartir de zéro au bout du monde, parce que plus un seul hôtel en Europe n’avait voulu l’employer.

Il lui avait fallu six mois pour retrouver sa trace, percer sa fausse identité, découvrir quel hôtel de Londres l’avait engagée, mais, aujourd’hui, Siena était là, à quelques pas. Elle passait entre les convives, un plateau dans les mains, ses cheveux d’un blond argenté relevés en un chignon qui dégageait son cou gracile.

Pour l’instant, il ne la voyait que de profil, mais c’était bien elle, ça ne faisait pas l’ombre d’un doute. Même dans cet uniforme de serveuse qui lui donnait une allure de garçonne, elle gardait ce port de reine qu’il aurait reconnu entre mille. Ce port de reine qui avait aimanté son regard pendant le bal des débutantes, le soir fatidique où il avait posé les yeux sur elle pour la toute première fois. Déjà, à l’époque, elle avait su, sans le moindre effort, éclipser toutes les jeunes femmes qui l’entouraient, aussi apprêtées fussent-elles.

Comment aurait-il pu en être autrement ? La nature s’était montrée plus que généreuse avec elle. Elle tenait ses traits racés et harmonieux de la noble famille italienne dont elle descendait, et son teint de porcelaine, de sa mère anglaise.

Andreas ignora les invités qui vinrent le saluer. Il n’était venu ici que pour Siena. Soudain, elle se tourna dans sa direction ; la voir de face lui fit l’effet d’un coup de poing dans le ventre. Elle était toujours aussi sublime. Plus encore : la dernière fois qu’il l’avait vue, elle sortait à peine de l’adolescence, mais voilà qu’elle était devenue une femme. Une femme d’une beauté à couper le souffle. Elle ne portait pourtant pas une once de maquillage — et n’en avait d’ailleurs nul besoin. Ses longs cils noirs rehaussaient l’azur de ses yeux immenses, et ses lèvres pulpeuses naturellement roses ne demandaient qu’à être embrassées… Sa bouche avait-elle toujours ce goût de miel qui avait affolé ses sens ?

Transpercé par un éclair de désir, Andreas ferma les paupières. Il se rappelait encore le velours de sa peau sous ses doigts. Au tout début, c’est à peine s’il avait osé la toucher — il n’aurait pu que souiller une créature si pure, si parfaite… Jusqu’à ce que, d’une voix sexy à se damner, elle lui murmure à l’oreille :

« Oh ! je t’en supplie, Andreas… Je veux sentir tes mains sur mon corps… »

Il revint brutalement à la réalité, furieux contre lui-même. Il fallait qu’il se ressaisisse, bon sang ! Après toutes ces années, cette femme parvenait encore à réveiller ses instincts primitifs, et, pour ça, il la haïssait.

Il ne connaîtrait de paix que lorsqu’elle serait sienne, lorsqu’ils termineraient ce qu’elle avait commencé dans le grand hôtel parisien, avant de balayer cruellement tout ce qu’il avait réussi à bâtir. A l’époque, elle s’était permis de jouer avec lui parce qu’elle en avait le pouvoir. Et parce qu’il n’était personne. Mais ce n’était plus le cas aujourd’hui, oh, ça, non ! Le temps avait passé et les rôles s’étaient inversés. A présent, il était un homme important, alors que Siena était tombée plus bas qu’il n’avait jamais été. A présent, c’était lui qui détenait le pouvoir, et il comptait bien en profiter.

Tel un fauve guettant sa proie, Andreas regarda Siena se rapprocher peu à peu.

* * *

Siena DePiero tenait son lourd plateau à deux mains pour ne pas renverser de champagne sur les convives. Il y avait vraiment un monde fou, ce soir ! Alors, il fallait qu’elle fasse attention : un accident bête pourrait lui coûter très cher. Si jamais elle était renvoyée, elle ne s’en sortirait pas ! Pas avec tous les frais de Serena… Joindre les deux bouts était déjà assez difficile comme ça, même avec son autre job…

Un sourire factice aux lèvres, elle se faufilait entre deux groupes d’invités lorsqu’un homme à la carrure impressionnante lui barra le passage. Levant les yeux, le visage qu’elle découvrit la glaça d’effroi.

Andreas Xenakis. Un fantôme du passé…

— Tiens, tiens ! lança-t-il, comme on se retrouve…

Aucun son ne sortit de la gorge de Siena. Elle était abasourdie. Andreas était encore plus beau que dans son souvenir. Plus ténébreux, plus sûr de lui. Et tellement élégant ! Malgré elle, elle se perdit dans ces yeux qui l’avaient tant fascinée le soir de leur première rencontre. Cette couleur bleu nuit était si rare, surtout pour un Méditerranéen…

Elle laissa son regard glisser sur ses pommettes hautes et la ligne volontaire de sa mâchoire, avant de finir hypnotisée par sa bouche. Dio, cette bouche sensuelle… Comment aurait-elle pu l’oublier ?

Elle n’émergea de sa torpeur que lorsque ses lèvres s’incurvèrent en un sourire narquois. Aussitôt, un sentiment de honte l’envahit. Pas étonnant qu’Andreas se réjouisse de sa nouvelle condition de serveuse. Après ce qui était arrivé, il avait toutes les raisons du monde de la détester…

Seulement, elle avait encore sa fierté ! Redressant le buste avec dignité, elle prit sa voix la plus glaciale :

— Monsieur Xenakis. Quelle joie de vous revoir…

Andreas leva un sourcil, partit d’un rire cassant.

— Ah, Siena… Si tu ne portais pas cet uniforme, on jurerait presque que je ne suis qu’un simple invité à l’une de tes réceptions. Quelle ironie que tu en sois réduite à servir ceux que tu daignais à peine regarder jadis… Enfin, je suis flatté que tu te souviennes de moi. Après tout, aussi mémorable qu’ait été cette soirée, nous ne nous sommes vus qu’une seule fois.

Deux fois, corrigea-t-elle mentalement. Avait-il oublié le lendemain matin de leur rencontre ?

Il avait perdu son fort accent grec, elle s’en rendait compte à présent que le choc était passé. Il n’en gardait que quelques notes sexy.

— Bien sûr, que je me souviens de vous, répondit-elle en baissant les yeux.

Elle ne pouvait se résoudre à le tutoyer. Cette familiarité serait bien trop dangereuse. Quant à l’appeler par son prénom… Elle n’y pensait pas ! Déjà, ses propres mots lui revenaient à la mémoire : Andreas, embrasse-moi…

De plus en plus troublée, Siena ne put empêcher ses mains de se mettre à trembler, ce qui fit s’entrechoquer les flûtes sur son plateau. A sa grande surprise, Andreas le lui prit des mains pour le poser sur une table.

Elle ouvrit la bouche pour protester, mais au même instant son manager arriva, la fusillant du regard, avant de tourner vers Andreas un sourire mielleux.

— Monsieur Xenakis, y a-t-il un problème avec mon employée ? Si elle vous importune, je…

— Tout va bien, déclara Andreas avec autorité. Il se trouve que je connais Mlle…

Non ! s’alarma Siena. Il allait trahir sa véritable identité ! Vite, elle devait intervenir !

— Monsieur Xenakis, dit-elle en l’interrompant, c’était un vrai plaisir de vous revoir. Mais maintenant, si vous voulez bien m’excuser, je dois me remettre au travail…

S’efforçant de contrôler le tremblement de ses mains, elle récupéra son plateau. Puis, sans un regard pour Andreas, elle s’éloigna aussi vite que ses jambes flageolantes le lui permettaient.

Contrarié, Andreas regarda la tête blonde disparaître parmi les convives. Ce crétin de manager avait tout fichu en l’air ! Et voilà qu’il se répandait en excuses, maintenant…

— Veuillez pardonner le comportement de mon employée, monsieur Xenakis. Je devrais m’en séparer, mais, entre nous, ajouta-t-il sur un ton de confidence, elle est très appréciée de nos clients masculins. Si vous saviez combien m’ont demandé son numéro depuis que je l’ai engagée…

Pour Andreas, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. L’idée que d’autres hommes s’intéressent d’un peu trop près à Siena lui déplaisait au plus haut point.

— J’ose espérer que vous ne donnez pas son numéro à tort et à travers ? gronda-t-il avec un regard assassin.

L’homme replet rentra la tête dans les épaules.

— Eh bien, je…, bredouilla-t-il. Non, bien sûr que non, monsieur Xenakis. Ce n’est pas le genre de l’établissement.

— Il vaut mieux pour vous. Je compte bien m’intéresser de plus près aux activités de cet hôtel.

Sur cette menace purement gratuite, il planta là le manager et partit à la recherche de Siena.

Que venait-il de lui arriver ? Avait-il été pris d’un élan de jalousie ? Non, ça ne pouvait pas être ça. Il ne faisait que désirer Siena, voilà tout. Et tout ce qui comptait pour l’instant, c’était de ne pas la laisser s’envoler.

* * *

La nuit était déjà bien avancée quand Siena quitta son travail. Elle prit la direction de son arrêt de bus, encore perturbée par sa rencontre avec Andreas.

Dire qu’elle était venue s’installer à Londres pour fuir son ancienne vie ! De toutes les personnes qui auraient pu surgir de son passé, il avait fallu qu’elle tombe sur lui ! C’était bien sa veine… Grazie a Dio, elle avait réussi à l’éviter tout le reste de la soirée. Une chance qu’il dépasse tout le monde d’une bonne tête ! Ainsi, elle avait pu l’observer tout en se tenant à bonne distance de lui.

Seulement, encore maintenant, il hantait toutes ses pensées. Pourquoi se laissait-elle affecter de cette façon ? Elle avait pourtant tout essayé pour effacer de sa mémoire leur rencontre passionnelle qui avait tourné au désastre… Bien malgré elle, des images qu’elle aurait préféré garder enfouies affluèrent à son esprit : son père la surprenant à demi nue dans les bras d’Andreas, et elle, terrifiée, se relevant précipitamment en rajustant sa robe, et s’écriant :

— Il s’est jeté sur moi, papa ! Je n’ai rien pu faire…

Blessé, Andreas avait aussitôt répliqué de son accent grec à couper au couteau :

— Ce n’est pas vrai ! Monsieur, je vous jure que c’est elle qui m’a supplié de…

Son père l’avait réduit au silence d’un geste impatient avant de venir la saisir par le bras — il l’avait serrée si fort qu’elle en avait gardé longtemps une trace rouge.

— Il ment, n’est-ce pas ? Jamais tu n’aurais laissé un larbin poser ses sales pattes sur toi, bien sûr ?

L’espace d’une seconde, elle avait songé à lui avouer la vérité. Seulement, dans ce cas, il n’aurait pas hésité à la punir en se vengeant sur Serena, comme il l’avait toujours fait. Alors, le cœur au bord des lèvres, elle avait donné la seule réponse possible :

— Oui, il ment. Je ne l’aurais jamais laissé me salir.

Prise d’un frisson, Siena secoua la tête pour chasser cet horrible souvenir, et resserra sa veste en jean autour d’elle.

Sans conteste, Andreas avait fait du chemin depuis l’époque où il assistait simplement le maître d’hôtel. Son ascension fulgurante avait fait la une de tous les journaux. A trente ans à peine, il avait réalisé l’exploit de se hisser à la tête de la grande chaîne hôtelière Carro, rebaptisée pour l’occasion Xenakis-Carro. Dans un sens, apprendre qu’il avait finalement réussi sa vie lui avait permis d’apaiser un peu sa mauvaise conscience.

Du reste, il apparaissait souvent en couverture des tabloïds, toujours avec une maîtresse différente. Siena n’avait pu s’empêcher de suivre ces potins avec intérêt. Manifestement, il ne fréquentait que les plus belles femmes du monde. Et, même si elle ne l’aurait jamais avoué, elle avait remarqué qu’elles étaient toutes brunes ou rousses. A croire que les blondes n’étaient plus son type…

Mais pourquoi pensait-elle à ça maintenant ? Il fallait qu’elle se dépêche, ou elle allait rater son bus ! Accélérant le pas, elle gagna l’arrêt, où attendaient quelques personnes. Ouf, elle n’était pas en retard…

En revanche, elle avait très mal aux pieds ! Elle n’avait qu’une envie : se glisser dans son lit dès qu’elle serait rentrée. Une bonne nuit de sommeil, et demain Andreas Xenakis ne serait plus qu’un lointain souvenir…

Hélas, le vrombissement d’un moteur vint vite briser ses illusions. Une voiture de sport gris métallisé se gara juste devant l’arrêt de bus, arrachant une grimace à Siena. Oh, non, Andreas l’avait suivie ! Le contraire aurait été trop beau…

En un clin d’œil, il l’avait rejointe sur le trottoir, vêtu de son luxueux smoking, et lui adressait un sourire poli, comme si la scène n’avait absolument rien d’incongru.

— Laisse-moi te déposer chez toi, proposa-t-il.

Sur la défensive, Siena recula d’un pas.

— Non merci, le bus va arriver d’une minute à l’autre.

— Ne dis pas de bêtises… Monte.

Il la saisit par le bras et, par pur réflexe, elle se dégagea vivement.

— Ne me touchez pas ! Vous n’avez donc rien d’autre à faire que de me suivre partout comme un petit chien ?

Elle regretta aussitôt ses paroles. Andreas la prenait déjà pour une langue de vipère, alors avait-elle vraiment besoin de le conforter dans cette idée ? D’un autre côté, elle ne pouvait tout de même pas obéir sans broncher !

Une lueur dangereuse dans les yeux, il lui empoigna de nouveau le bras.

— Allez, signorina DePiero, on y va. Tu ne vois pas que ma Maserati empêche le bus de se garer ?

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