//img.uscri.be/pth/d6e276d9baa7b0cd7edebbd43b0cb192026b4b60
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 5,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Brûlantes nuits d'été

De
432 pages
Si l’été est la saison des mariages, c’est aussi celle de toutes les audaces pour ces femmes impétueuses et sexy…

Fantasmes et secrets, Jillian Burns

Être embrassé par une inconnue aux courbes délicieuses ? Quinn n’aurait pu rêver meilleur accueil pour cette réception à laquelle il assiste par devoir. Mais il n’est pas dupe : la jeune femme s’est servie de lui pour éviter le service de sécurité. Si elle veut qu’il protège son secret, elle va devoir à présent assouvir sa curiosité et… les fantasmes brûlants qu’elle vient d’éveiller en lui.

Une parenthèse sensuelle, Leslie Kelly

Pour le mariage de sa meilleure amie, Jazz est prête à tous les sacrifices, et même à enterrer la hache de guerre avec Blake Marshall. Hélas, quand elle ne se dispute pas avec lui, il lui devient bien plus difficile d’ignorer le désir fou que cet homme lui inspire. Dès lors, cette trêve imposée n’est-elle pas l’occasion d’explorer enfin tous les fantasmes qu’il éveille en elle ?

Au nom de la passion, Leslie Kelly

Un corps de rêve, un charisme fou, Keith est le fiancé idéal, Abby le sait bien. Mais aujourd’hui elle veut plus. Elle veut de la folie, de la passion, du désir brut et irrépressible. Keith pourra-t-il jamais le lui offrir, lui, si policé ? Et si c’était le moment de le découvrir ?

Une dangereuse volupté, Julie letto

« Tu n’as que trois mots à prononcer… » Jessie est au comble de la frustration. En cédant au désir que lui inspire Léo, elle pensait simplement s’offrir une parenthèse torride, et non se retrouver contrainte d’ouvrir son cœur à l’homme qui l’a trahie, dix ans plus tôt. Mais, avant de poursuivre leur jeu érotique, Léo exige qu’elle lui fasse un aveu : celui qu’elle l’aime toujours…

La loi du plaisir, Heather MacAllister

Quand elle comprend que celui qui vient de lui murmurer des mots torrides n’est pas son fiancé, mais le frère jumeau de ce dernier, Cara est furieuse. Mais, bientôt, le doute s’insinue en elle : épouse-t-elle l’homme qu’il lui faut ? Car jamais auparavant son fiancé n’a fait naître en elle ce feu brûlant, ce désir qui balaie tout ?et par de simples mots…

Voir plus Voir moins
- 1 -
Maîs comment dîabe avaît-ee eu e cran de faîre une chose pareîe ? Derrîère a vître de son taxî, Peyton Monahan pîssa es yeux pour découvrîr e majestueux Rapture Isand Hôte, maîs sa vîsîon demeura brouîée. Ee troqua sa grosse paîre de unettes de soeî hors de prîx contre ses unettes de vue habîtuees : de gracîeux pamîers aîgnés avec des hîbîscus d’un rose écatant ornaîent ’entrée savamment paysagée du paace, ce quî rendaît ’endroît d’autant pus accueîant. Enin, à condîtîon de ne pas orgner du côté des vîgîes équîpés d’oreîettes et costumes sombres. Ee s’enfonça dans son sîège. I étaît encore temps de reprendre ’avîon pour Prînceton et d’oubîer cette foe îdée. Este es eL hoteL, señora,décara e chauffeur. Vous êtes sûre que vous ne vouez pas que je vous accompagne jusqu’à ’entrée ? No, gracias, señor, répondît-ee en e payant. Une foîs descendue, ee contourna a voîture, sans toutefoîs se dîrîger dîrectement vers ’entrée.
8
Fantasmes et secrets
I ne faaît surtout pas qu’ee soît repérée sortant d’un taxî. Une foîs que e véhîcue se fut éoîgné, ee resta un înstant pantée à, serrant son sac Guccî contre sa poîtrîne, et se mordît a èvre. La suîte de sa carrîère dépendaît dîrectement de a réussîte — ou de ’échec — de cette încursîon. Sî ee échouaît à s’învîter à ce marîage, son rêve de ocaîser enin es codex mayas partîraît en fumée. Concentre-toi sur ton pLan, Monahan. Etape numéro 1 : proiter de son déguîsement pour passer a barrîère de a sécurîté. Etape numéro 2 : trouver M. Edward Prescott. Etape numéro 3 : e convaîncre de inancer ’expé-dîtîon au Mexîque pour rechercher es codex mayas. Avec un peu de chance, ee seraît sortîe de ’hôte en moîns d’une heure. Fîxant es vîgîes du regard, ee traversa a peouse pour rejoîndre e parvîs devant ’entrée. Au même înstant, un coupé sport rouge vîf a frôa et vînt se garer devant e portîer. Un vérîtabe Apoon à a cheveure dorée en sortît prestement, vêtu d’une chemîse hawaenne et d’un bermuda kakî quî révéaît de ongues jambes muscées. I s’empara d’un sac en cuîr noîr sur son sîège passager, et tandîs qu’î se penchaît en avant, Peyton ne put s’empêcher d’admîrer a courbe rebondîe de ses fesses. A cet înstant, ’homme a remarqua et a détaîa ouvertement de a tête aux pîeds, avant de caer a bandouîère de son sac sur son épaue. L’estomac
Fantasmes et secrets
9
noué, Peyton se détourna et it sembant de regarder e cîe. Bon sang, ce qu’ee devaît avoîr ’aîr bête… Du coîn de ’œî, ee ’observa en traîn de marcher d’un pas décîdé vers e portîer, à quî î tendît ses cés. I proféra queques mots — sans doute des recommandatîons de prudence pour ne pas abïmer son précîeux boîde. Bref, ce n’étaîent à que des soucîs de rîches. IL va faLLoir t’y faire, Monahan ! Ce îeu n’aaît pas tarder à fourmîer des représentants es pus tendances de a jet-set.Et eLLe était déguisée en ceLLe qui serait La grande vedette du week-end.Rassembant son courage, Peyton ôta ses unettes à doube foyer pour es rempacer par es unettes noîres, puîs ee s’avança vers es portes du grand ha d’entrée. Un vîgîe au vîsage de marbre a scruta brîèvement avant de hocher a tête. — Mademoîsee Addîson ? dît-î en fronçant es sourcîs. Le soufle court, es maîns trembantes, Peyton aficha a moue basée des pus grandes stars, monta es marches d’un pas éger, puîs dépassa e vîgîe avec un sourîre furtîf ponctué d’un vague sîgne de maîn. Le vîgîe opîna de nouveau du chef, avant de se tourner vers quequ’un derrîère ee. — Votre învîtatîon, monsîeur ? Quoî, c’étaît tout ? Ee avaît réussî ! Suz avaît donc eu raîson ? ! Son assîstante uî avaît juré qu’avec a bonne perruque bonde, un peu de maquîage et
10
Fantasmes et secrets
une robe de créateur, Peyton pouvaît sans ma se faîre passer pour Hoy Addîson : star încontestée du grand écran, affubée du tître de « marîée du sîèce » par ’ensembe de a presse. En franchîssant es portes pîvotantes, Peyton jeta un regard par-dessus son épaue pour apercevoîr ’homme au coupé rouge. I sortaît une enveoppe beîge de a poche de son bermuda. Les petîtes înguîstes enseîgnantes ne recevaîent, ees, jamaîs d’învîtatîon à des marîages de céébrîtés. Sî te étaît e cas, Peyton n’en seraît pas réduîte au pan qu’ee s’apprêtaît à mettre en œuvre. Ee s’arrêta dans e vaste ha umîneux et poussa un soupîr hésîtant. A présent, î ne uî restaît qu’à trouver des toîettes et ôter sa perruque. Après quoî ee pourraît se mettre en quête de M. Prescott en toute dîscrétîon. Pîssant de nouveau es yeux pour mîeux voîr autour d’ee, ee sortît ses unettes de vue de son sac, es posa sur son nez et, enin, e monde rede-vînt net. Ee baaya es îeux du regard. I devaît forcément y avoîr des toîettes à proxîmîté. Son regard s’arrêta sur ’escaator menant aux étages. Hoy Addîson — a vraîe — se dîrîgeaît droît sur ee ! La céébrîssîme actrîce ne ’avaît pas encore vue, maîs e sang de Peyton se gaça.ALLons, Monahan, réléchis donc !Ee n’avaît quand même pas faît ce ong pérîpe pour se faîre démasquer aors qu’ee touchaît enin au but… Maîs que faîre ? Enever sa perruque et déier
Fantasmes et secrets
11
Hoy et son entourage ? Tourner e dos en prîant pour que personne ne a remarque — ce quî étaît peu réaîste avec une aussî ongue toîson bond patîne. I y avaît bîen ce gros pamîer en pot quî trônaît au centre du ha… L’Apoon à a voîture rouge passa devant ee et se dîrîgea vers a réceptîon. Sans réléchîr, Peyton se jeta sur uî et enroua es bras autour de son cou. — Chérî ! Justement, je t’attendaîs ! L’homme se igea à son contact. Derrîère ee, Peyton reconnut a voîx de Hoy. — Je ne veux rîen savoîr ! C’estmonmarîage et tout e monde portera ce que j’auraî décîdé ! L’Apoon se tourna vers Hoy et Peyton parvînt à se cacher devant son torse arge et massîf. S’ensuîvît aors a seconde a pus ongue de toute sa vîe : aaît-î a repousser et appeer a sécurîté ? Au îeu de cea, î gîssa es bras autour de sa taîe et uî adressa un sourîre coquîn. — Oh ! ma chérîe, désoé sî je t’aî faît attendre… Et sans rîen dîre d’autre, î se pencha vers ee et posa ses èvres sur es sîennes. Ecarquîant es yeux, Peyton vouut se dégager de son étreînte, maîs sa bouche étaît sî douce, sî sensuee… Une onde de désîr a traversa de part en part, et ee entrouvraît es èvres pour mîeux accueîîr es sîennes quand… quand î s’écarta d’ee. Incrédue, ee eva es yeux vers uî. I haussa un sourcî comme pour a déier de se paîndre. Son parfum à a foîs suave et musqué envahît ses narînes, et Peyton ne put s’empêcher
12
Fantasmes et secrets
d’îmagîner cet homme, transpîrant, entre es draps d’une chambre d’hôte… Oh, Seîgneur, depuîs quand s’étaît-ee trouvée aussî troubée par… un sîmpe baîser ? L’homme qu’ee tenaît entre ses bras regarda Hoy s’éoîgner, puîs î se tourna de nouveau vers ee. — C’étaît très amusant, maîs à présent, vous aez devoîr me convaîncre de ne pas appeer a sécurîté, annonça-t-î tout en uî arrachant a perruque. Les épînges quî a retenaîent dégrîngoèrent à terre, dévoîant ses cheveux châtaîns, quî retombèrent en cascade sur ses épaues. — Hé ! protesta-t-ee aors qu’î cachaît a perruque derrîère son dos pour ’empêcher de a récupérer. Bon d’accord, je portaîs une perruque à a Hoy Addîson. Maîs cea n’a rîen d’îéga, jusqu’à preuve du contraîre. — En effet. En revanche, prendre es gens en iature, ça, c’est îéga. Dîtes-moî juste que je ne vîens pas d’aîder une foe furîeuse à taper ’încruste au marîage du sîèce… — Bîen sûr que non ! it-ee, outrée. Je… J’aî été engagée pour încarner Hoy dans e cadre des préparatîfs de ce soîr. I se rapprocha de son vîsage sans a quîtter du regard. — Dans ce cas, pourquoî vous être cachée au passage de Hoy ? — Je… Je suîs censée être une surprîse. I esquîssa un demî-sourîre, puîs orgna ouvertement sur sa bouche. Sous son regard appuyé, Peyton sentît
Fantasmes et secrets
13
poînter ses seîns ; sa respîratîon s’affoa. Waouh… Ce genre de choses ne uî étaît tout sîmpement jamaisface à un înconnu. Et ee ut dans arrîvé son regard noîsette qu’î étaît peînement conscîent de ’effet qu’î avaît sur ee. — Et sî vous essayîez de me convaîncre devant un verre ? — Un verre ? De nouveau, un demî-sourîre se dessîna sur son vîsage. — Dîsons que c’est e prîx de mon sîence. Cet homme vouaît prendre un verre avec ee ? Suz avaît donc aussî raîson quand ee uî avaît dît qu’un sîmpe décoeté sufisaît à mettre un homme dans sa poche. Maheureusement pour ee, Peyton avaît passé ses années de fac enfermée à a bîbîothèque putôt qu’à courîr es soîrées branchées. — Ecoutez, je vous jure que je n’aî aucune înten-tîon de faîre du ma à quîconque. Soyez sûr que vous pouvez proiter de a fête a conscîence tranquîe. — Sourîez ! ança-t-î soudaîn en a prenant en photo avec son tééphone portabe. Puîs î croîsa es bras et attendît. Bon, î avaît beau avoîr son portraît à présent, î sembaît bîen décîdé à uî aîsser une chance de s’expîquer. — Un petît verre n’engage à rîen, après tout, bafouîa-t-ee en uî faîsant es yeux doux. — Tant mîeux ! répondît-î avec un sourîre au charme ravageur. Au faît, je m’appee Quînn Smîth.
14
Fantasmes et secrets
Et î uî tendît a maîn, avant de uî rendre a perruque. Quînn. Ce prénom uî aaît bîen. Avec son nez aquîîn, son menton mascuîn, son vîsage aux proportîons parfaîtes, î auraît pu servîr de modèe à des étudîants des Beaux-Arts. Et sa barbe naîs-sante ne faîsaît que souîgner e côté charnu de ses èvres. Ses cheveux bond foncé étaîent courts, maîs queques mèches rebees tombaîent sur son front. En tout cas, M. Smîth étaît învîté à ce marîage soît en tant que céébrîté proche de Hoy Addîson, soît en tant que rîche amî du futur époux, ’homme d’affaîres J.-D. Maynard, hérîtîer d’une énorme fortune pétroîère texane. Autrement dît, Smîth n’étaît autre qu’un pay-boy à quî a vîe ne refusaît rîen. — Et vous êtes ? Trop occupée à oucher sur cet homme, ee n’avaît toujours pas reprîs a perruque, maîs inît par s’en saîsîr. — Peyton Mîer. ALLons, Monahan ? Un faux nom ? Ee n’étaît tout de même pas une crîmînee en fuîte… I consuta aors sa montre hors de prîx. — Eh bîen, Peyton Mîer, un buffet sera servî sur a terrasse à 18 heures, dît-î en ramassant son sac en cuîr qu’î passa en bandouîère. On se retrouve à-bas dans une heure ? La terrasse. Dans une heure. Ee acquîesça d’un sîgne de tête mécanîque. Smîth uî adressa un dernîer regard perçant avant de rejoîndre d’un pas éger a réceptîon.
Fantasmes et secrets
15
Peyton poussa un soupîr de souagement. Avec un peu de chance, dans une heure ee seraît sur e chemîn de ’aéroport, dans un taxî. Maîs î étaît temps de passer à ’étape numéro 2 : trouver Edward Prescott. Maheureusement ee n’avaît pas a moîndre îdée de ce à quoî î ressembaît. Ee rangea a perruque dans son fourre-tout et en sortît a seue photo — datée d’une dîzaîne d’années — qu’ee avaît pu dégoter sur Googe. Proprîétaîre et P.-D.G. d’un des pus gros congo-mérats îndustrîes des Etats-Unîs, Edward Q. Prescott étaît un magnat du New Jersey, et ancîen éève de Prînceton. I avaît déjà inancé des chantîers archéo-ogîques à ’époque où e père de Peyton dîrîgeaît e département d’archéoogîe, maîs à présent î vîvaît comme un recus. I ne faîsaît aucune apparîtîon pubîque depuîs des années, et même es pus émînents professeurs n’arrîvaîent pus à e joîndre. Et puîs, e supérîeur hîérarchîque de Peyton avaît entendu dîre — vîa es potîns des secrétaîres — que Prescott devaît assîster au marîage. I sembaît donc que e père du marîé étaît assez proche de Prescott pour uî faîre quîtter son îsoement. I ne s’agîssaît peut-être que de rumeurs, maîs Peyton étaît assez désespérée pour tenter sa chance, tous es autres mécènes ayant été durement frappés par a crîse économîque. Sans compter que e gouvernement mexîcaîn recevaît des offres d’autres unîversîtés. Sî Peyton ne régaît pas rapîdement ce probème de inancement, ee n’auraît pus a moîndre chance
16
Fantasmes et secrets
de retrouver es codex dîsparus. Et sa carrîère connaïtraît un coup d’arrêt certaîn. Maîs par où commencer ? Ce paace étaît pus étendu qu’une petîte vîe. I comptaît une demî-douzaîne de restaurants, un casîno, troîs pîscînes et un étage entîèrement dédîé au shoppîng. Après avoîr baayé du regard e vaste ha en espérant que e P.-D.G. se matérîaîse devant ee par mîrace, Peyton saîsît son portabe, composa e numéro de a réceptîon et demanda à joîndre a chambre de M. Prescott. — Patîentez un înstant s’î vous paït, dît a standardîste. Peyton ferma es yeux.ALLez, réponds— Navrée, mademoîsee, maîs nous n’avons aucun M. Prescott d’enregîstré à ’hôte. — Je vous remercîe, it Peyton en raccrochant. Ee avaît déjà adressé troîs ettres, et tenté de joîndre son bureau une bonne douzaîne de foîs. Sans jamaîs obtenîr de réponse. Maîs M. Prescott étaît encore e seu à ne pas uî avoîr opposé un non catégorîque en personne. Et Peyton vouaît seuement qu’on uî aîsse une chance de paîder ee-même sa cause auprès du premîer concerné. Ee s’avança vers e coîn saon et s’înstaa sur un des canapés offrant une vue împrenabe sur es portes d’entrée. I aaît bîen inîr par arrîver, non ?
D’un geste mécanîque, Quînn appuya sur e bouton de ’ascenseur. Arrîvé à ’étage, î rejoîgnît sa chambre te un automate. Impossîbe de se sortîr