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Nora Roberts est le plus grand auteur de littérature féminine contemporaine. Ses romans ont reçu de nombreuses récom-penses et sont régulièrement classés parmi les meilleures ventes duNew York Times. Des personnages forts, des intrigues origi-nales, une plume vive et légère… Nora Roberts explore à mer-veille le champ des passions humaines et ravit le cœur de plus de quatre cents millions de lectrices à travers le monde. Du thriller psychologique à la romance, en passant par le roman fantasti-que, ses livres renouvellent chaque fois des histoires où, toujours, se mêlent suspense et émotions.
Ce soir et à jamais
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Les illusionnistes (nº 3608) Un secret trop précieux (nº 3932) Ennemies (nº 4080) L’impossible mensonge (nº 4275) Meurtres au Montana (nº 4374) Question de choix (nº 5053) La rivale (nº 5438) Ce soir et à jamais (nº 5532) Comme une ombre dans la nuit (nº 6224) La villa (nº 6449) Par une nuit sans mémoire (nº 6640) La fortune des Sullivan (nº 6664) Bayou (nº 7394) Un dangereux secret (nº 7808) Les diamants du passé (nº 8058) Coup de cœur (nº 8332) Douce revanche (nº 8638) Les feux de la vengeance (nº 8822) Le refuge de l’ange (nº 9067) Si tu m’abandonnes (nº 9136) La maison aux souvenirs (nº 9497) Les collines de la chance (nº 9595) Si je te retrouvais (nº 9966) Un cœur en flammes (nº 10363) Une femme dans la tourmente (nº 10381) Maléfice (nº 10399) Lieutenant Eve Dallas Lieutenant Eve Dallas (nº 4428) Crimes pour l’exemple (nº 4454) Au bénéfice du crime (nº 4481) Crimes en cascade (nº 4711) Cérémonie du crime (nº 4756) Au cœur du crime (nº 4918) Les bijoux du crime (nº 5981) Conspiration du crime (nº 6027) Candidat au crime (nº 6855) Témoin du crime (nº 7323) La loi du crime (nº 7334) Au nom du crime (nº 7393) Fascination du crime (nº 7575) Réunion du crime (nº 7606) Pureté du crime (nº 7797) Portrait du crime (nº 7953) Imitation du crime (nº 8024) Division du crime (nº 8128) Visions du crime (nº 8172) Sauvée du crime (nº 8259) Aux sources du crime (nº 8441) Souvenir du crime (nº 8471) Naissance du crime (nº 8583) Candeur du crime (nº 8685) L’art du crime (nº 8871) Scandale du crime (nº 9037) L’autel du crime (nº 9183) Promesses du crime (nº 9370) Filiation du crime (nº 9496)
Fantaisie du crime (nº 9703) Addiction au crime (nº 9853) Perfidie du crime (nº 10096) Crimes de New York à Dallas (nº 10381) Les trois sœurs Maggie la rebelle (nº 4102) Douce Brianna (nº 4147) Shannon apprivoisée (nº 4371) Trois rêves Orgueilleuse Margo (nº 4560) Kate l’indomptable (nº 4584) La blessure de Laura (nº 4585) Les frères Quinn Dans l’océan de tes yeux (nº 5106) Sables mouvants (nº 5215) À l’abri des tempêtes (nº 5306) Les rivages de l’amour (nº 6444) Magie irlandaise Les joyaux du soleil (nº 6144) Les larmes de la lune (nº 6232) Le cœur de la mer (nº 6357) L’île des trois sœurs Nell (nº 6533) Ripley (nº 6654) Mia (nº 8693) Les trois clés La quête de Malory (nº 7535) La quête de Dana (nº 7617) La quête de Zoé (nº 7855) Le secret des fleurs Le dahlia bleu (nº 8388) La rose noire (nº 8389) Le lys pourpre (nº 8390) Le cercle blanc La croix de Morrigan (nº 8905) La danse des dieux (nº 8980) La vallée du silence (nº 9014) Le cycle des sept Le serment (nº 9211) Le rituel (nº 9270) La Pierre Païenne (nº 9317) Quatre saisons de fiançailles Rêves en blanc (nº 10095) Rêves en bleu (nº 10173) Rêves en rose (nº 10211) Rêves dorés (nº 10296)
EN GRAND FORMAT L’hôtel des souvenirs Un parfum de chèvrefeuille Comme par magie Sous le charme
NORA ROBERTS
Ce soir et à jamais
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Béatrice Pierre
Titre original TONIGHT AND ALWAYS
Éditeur original A Jove Book, published by the Berkeley Publishing Group, N. Y.
© Nora Roberts, 1983 Pour la traduction française © Éditions J’ai lu, 2000
1
C’était le crépuscule, cet étrange et quasi féerique intermède durant lequel la lumière et l’obscurité trou-vent un équilibre presque parfait. Encore un instant et le bleu tendre du ciel se parerait des couleurs ardentes du soleil couchant. Déjà les ombres s’allongeaient et les oiseaux se taisaient. Kasey levait les yeux sur les grosses colonnes blan-ches, les trois étages de brique rose fané et les innom-brables fenêtres de la demeure des Taylor. Ici et là, des lampes éclairaient faiblement les rideaux tirés. La mai-son respirait la dignité et la richesse. Une richesse acquise depuis longtemps et une dignité reçue en héritage. Très intimidant, se dit-elle en examinant une nouvelle fois l’ensemble du bâtiment. Mais non sans charme. Et empreint d’une sorte de sérénité qu’accroissait la pénombre. Elle souleva le gros marteau de cuivre et le laissa retomber sur l’épaisse porte en chêne. Le bruit ébranla la quiétude du crépuscule. Elle sourit et se retourna pour regarder le ciel qui s’ensanglantait lente-ment. Déjà la nuit l’emportait sur le jour. Entendant la porte s’ouvrir derrière elle, Kasey pivota brusquement et découvrit une petite femme noire, en robe noire et tablier blanc.
7
On se croirait dans un film, se dit-elle en souriant de nouveau. Qui sait ? Ce séjour allait peut-être se révéler amusant… — Bonsoir, madame, fit la domestique d’un ton cour-tois, sans pourtant décoller du seuil qu’elle barrait stoï-quement telle la sentinelle d’un palais présidentiel. — Bonsoir, dit Kasey que la situation commençait à amuser. M. Taylor m’attend. — Vous êtes Mlle Wyatt ? La femme l’examinait d’un air dubitatif et ne semblait pas décidée à céder le passage. — M. Taylor ne vous attendait que demain. — Oui, eh bien, me voilà. Sans cesser de sourire, Kasey se faufila entre le cham-branle de la porte et la gardienne des lieux, et pénétra résolument dans le vestibule. — Faites-lui savoir que je suis là, suggéra-t-elle en levant la tête pour admirer l’énorme lustre qui éclairait la pièce. Après lui avoir jeté un regard perplexe, la domestique se résigna à refermer la porte. — Si vous voulez bien attendre ici, dit-elle en indi-quant un fauteuil Louis-XVI, je vais prévenir M. Taylor de votre arrivée. — Merci, fit Kasey dont l’attention venait d’être cap-tée par un autoportrait de Rembrandt. La femme s’éloigna sans bruit. Après avoir examiné le Rembrandt, Kasey découvrit juste à côté un Renoir. Avait-elle atterri dans un musée ? Se déplaçant silencieusement, comme elle l’eût fait dans une galerie d’art, Kasey admira une à une les peintures accrochées au mur. Pour elle, de telles œuvres étaient la propriété du public… faites pour être respectées, admirées et surtout vues du plus grand nombre. Je me demande si quelqu’un vit vraiment ici, se dit-elle en envoyant une chiquenaude dans un épais cadre doré. 8
Des murmures attirèrent son attention et la firent se rapprocher d’une porte entrouverte. — Elle fait autorité dans le domaine de la culture amé-rindienne, Jordan. Son dernier article a été très apprécié. Elle a beau n’avoir que vingt-cinq ans, c’est une sorte de phénomène dans le milieu de l’anthropologie. — J’en suis parfaitement conscient, Harry, sinon je ne t’aurais pas demandé de lui écrire pour qu’elle vienne m’aider. Jordan Taylor agitait négligemment son verre de Martini. Il but une gorgée et la savoura. Parfait, avec juste une pointe de vermouth comme il l’aimait. — Je ne sais comment vont se passer ces prochains mois. Les intellectuelles célibataires m’intimident et, pour me tenir compagnie, j’ai d’autres préférences. — Ce n’est pas une compagne que tu cherches, Jordan, lui rappela son interlocuteur en prélevant l’olive de son verre. Tu voulais une spécialiste de la culture amérindienne. Eh bien, tu l’as. D’ailleurs, une compagne risquerait de te distraire, ajouta-t-il après avoir gobé son olive. Jordan reposa son verre. Il se sentait énervé sans rai-son précise. — Je doute que ta Mlle Wyatt soit une distraction. Il glissa les mains dans les poches de son pantalon à la coupe parfaite et regarda son ami vider son verre. — Voici l’image que je m’en suis faite : des cheveux d’une couleur terreuse, aplatis et tirés en arrière dans un maigre petit chignon un peu gras, un visage osseux, des lunettes aux verres épais juchées sur un nez proéminent. Des vêtements confortables mais sans élé-gance, uniquement destinés à cacher son absence de formes, et des chaussures orthopédiques de taille 41. — 37. Les deux hommes se retournèrent brusquement. — Bonsoir, monsieur Taylor, fit Kasey en s’avançant, la main tendue. Et, vous, vous devez être le Dr Rhodes. 9
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