Chantage pour une princesse - Un mariage à l'épreuve

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Chantage pour une princesse, Annie West

En apprenant qu’elle est censée épouser le prince Raoul de Maritz, Luisa croit d’abord à une mauvaise plaisanterie. Comment pourrait-elle retourner dans ce pays qui n’évoque pour elle que de mauvais souvenirs, et épouser un homme qu’elle ne connait même pas ? Et que cet homme en question soit le plus beau qu’elle ait jamais vu ne pourra rien y changer ! Pour Luisa, il est hors de question de quitter l’Australie et ceux qu’elle aime, pour aller vivre dans la patrie de ceux qui ont si cruellement rejeté sa mère. Mais le prince Raoul lui fait très vite comprendre que, si elle refuse, c’est toute sa famille qui en pâtira…

Un mariage à l’épreuve, Elizabeth Power

Persuadée que Jared, son mari, en aime une autre, Taylor a décidé de rompre. Pourquoi en effet s’obstiner dans cette union vouée à l’échec ? Mais au moment de conclure le divorce, Taylor n’est plus sûre de rien. Car Jared, qu’elle n’a pas revu depuis dix-huit mois, est plus séduisant que jamais…

Publié le : mardi 1 mai 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280238502
Nombre de pages : 288
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Raoul rééchissait tandis que son hélicoptère survolait la côte australienne, au sud de Sydney. Dire qu’il se trouvait là, au bout du monde, alors que son royaume traversait une grave période d’instabilité. C’était absurde ! Pourtant, il n’avait pas le choix. Nerveusement, il serra les poings. Alors que le destin de sa nation et le bien-être de ses sujets étaient en jeu, son couronnement et sa légitimité à régner restaient en suspens. Quel gâchis ! Ses avocats avaient désespérément cherché une issue légale. En vain. Les lois de succession ne pouvaient être transgressées tant qu’il n’était pas roi. Et pour devenir roi… Raoul soupira. Quelle était l’alternative ? Fuir et laisser son pays en proie aux dangereuses rivalités qui étaient apparues sous le règne de son père ? Non, jamais. Il savait ce qu’il devait aux habitants de Maritz et il les défendrait à son tour en les préservant du spectre de la guerre civile. Mais à quel prix ! Il se raidit en proie à la colère. Car en dépit de son dévouement, de son expérience et de ses aptitudes à exercer le pouvoir, son avenir et celui de son pays dépendaient de la décision d’une parfaite inconnue. Raoul ouvrit le dossier que ses avocats lui avaient remis et le parcourut une fois de plus. Luisa, Katharin, Alexandra Hardwicke. 24 ans. Célibataire. Travaillant à son compte.
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L’affaire serait vite réglée, se dit-il. Nul doute que cette demoiselle sauterait de joie en apprenant la nouvelle. Il aurait quand même aimé voir une photo de celle qui allait jouer un si grand rôle dans son existence. Bah, peu importait à quoi elle ressemblait. Il n’était pas aussi naïf que son père : il savait que la beauté dissimulait parfois le mensonge, et que les émotions rendaient faible. Lui, à l’inverse, menait sa vie comme on gouvernait un royaume : avec sa raison. Et, tant que cette Luisa Hardwicke lui permettait de sauvegarder le royaume de Maritz, il n’en demandait pas plus. Elle pouvait bien être d’une laideur repoussante, ça ne ferait aucune différence. Il referma le dossier d’un geste sec.
La vache enlisée s’agita et faillit la renverser. — Zut ! laissa échapper Luisa en retrouvant péniblement son équilibre dans la boue du marigot. La matinée n’avait été qu’une succession de problèmes. Il y avait eu une panne de générateur au moment de la première traite, puis un appel du banquier. Celui-ci avait parlé de venir faire une inspection. Une décision qui, dans l’esprit de Luisa, annonçait la saisie. Elle atta l’encolure de Rosa en lui murmurant des mots apaisants. L’animal semblait paniqué. Son oncle et elle se battaient depuis si longtemps pour faire fonctionner leur modeste laiterie, en dépit des sécheresses, des maladies du bétail et des inondations, qu’il lui paraissait impossible que la banque leur fasse mettre la clé sous la porte maintenant. Pas s’il leur restait une chance de remettre la coopérative à ot. Le grondement d’un hélicoptère se ît soudain entendre au-dessus d’eux. Rosa devint nerveuse. — Des touristes ? cria Sam. Ou alors tu nous as caché des amis qui roulent sur l’or ? — Je voudrais bien ! répondit Luisa.
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Mais les seules personnes fortunées de sa connaissance étaient ces mêmes banquiers qui pouvaient causer sa perte. Son esprit dériva alors vers cet autre monde qu’elle avait côtoyé si brièvement autrefois. Un monde où l’argent coulait à ots. Elle aurait pu vivre là-bas, loin des soucis înanciers, si elle avait voulu — c’est-à-dire, si elle avait placé l’argent avant l’amour et l’intégrité, et qu’elle avait vendu son âme au diable ! Le seul fait d’y repenser la rendait malade. Elle préférait être ici, à patauger dans la gadoue et à affronter la faillite avec ceux qu’elle aimait, plutôt que d’être milliardaire en ayant renoncé à ses valeurs et à sa personnalité. Dans un soupir, Luisa revint à sa préoccupation du moment ; elle s’arc-bouta contre le anc de la vache. — Prêt, Sam ? Maintenant ! Tiens bon surtout ! Finalement, ils réussirent à sortir Rosa du bourbier et à l’amener dans la bonne direction. — Ouf ! haleta Luisa. Encore un effort et… Ses mots se perdirent dans le vacarme des rotors de l’hélicoptère, qui apparut au-dessus de la butte toute proche. Affolée, Rosa ît un écart et heurta Luisa. Celle-ci vacilla, ît quelques moulinets des bras pour se rétablir… et înit par s’affaler de tout son long dans la boue. — Luisa ! Est-ce que ça va ? Son oncle semblait plus inquiet qu’amusé. Relevant la tête, Luisa vit sa vache se hisser toute seule sur la terre ferme et s’éloigner sur le chemin. Trouvant une prise dans le sol détrempé, elle rampa avec précaution et se mit sur pied. — Oui, très bien, répondit-elle en enlevant des mottes de boue collées à ses joues. Il parat que c’est bon pour le teint, non ? On devrait peut-être mettre ce truc en bouteille et le vendre comme cosmétique. — Ne ris pas, îllette. On pourrait bien en arriver là… Les vêtements et le visage maculés, Luisa laissa Sam et se dirigea vers sa maison, en ébauchant un mouvement d’épaules pour soulager ses muscles raidis. Heureusement,
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dans quelques minutes, elle prendrait une bonne douche ; puis une tasse de thé… Au sommet de la butte, elle vit l’hélicoptère posé sur le terrain derrière la maison. Flambant de tous ses chromes, la luxueuse machine contrastait avec les murs décrépis de l’habitation et le hangar délabré qui abritait le tracteur et sa vieille voiture. Une crainte froide l’envahit : s’agissait-il de l’inspection dont le banquier avait parlé ? Si vite ? Elle essaya de se raisonner. Depuis quand les banques disposaient-elles d’une otte d’hélicoptères ? Une silhouette surgit soudain de derrière l’appareil. Celle d’un homme grand, brun, élégant. L’exemple type de la distinction au masculin. Son costume sombre, qui coûtait probablement plus cher que sa voiture et le tracteur réunis, mettait en valeur de larges épaules. Il revint sur ses pas pour échanger quelques mots avec un autre homme resté au pied de l’appareil. Il avait une démarche souple et énergique, qui contrastait avec l’élégance rafînée de sa mise. Luisa sentit son pouls s’accélérer. Un banquier ? Non, pas avec cette carrure d’athlète. Elle le voyait de proîl à présent. Il avait le front haut, le nez droit et aristocratique, une bouche ciselée et un menton volontaire. Luisa lisait la détermination dans ses gestes incisifs et sur ses traits fermes ; cette expression rehaussait encore sa vibrante virilité. Une onde de chaleur s’insinua en elle, et Luisa ne put réprimer un léger hoquet de surprise face à cette réaction déroutante. Cet homme avait également l’air… dangereux. Elle étouffa un petit rire ironique à cette pensée incongrue. Il s’évanouirait sans doute s’il salissait ses belles chaussures cousues main, qui luisaient comme des miroirs ! Sur le côté de la maison, la corde à linge supportait un jean usé, des chemises râpées et de grosses chaussettes de
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laine. Ce type qui semblait tout droit sorti d’un magazine de mode n’aurait pu être plus déplacé. Mais qui diable était-il ? Elle s’avança prudemment ; dans le même temps, il vint à sa rencontre — Puis-je vous aider ? demanda-t-elle. — Bonjour, répondit-il avec un sourire poli. Seigneur, qu’il était beau ! D’une beauté rude, éminemment virile, avec des yeux mi-clos qui gardaient tout leur mystère et l’ombre d’une fossette sexy sur le menton. Déglutissant péniblement, Luisa plaqua à son tour un sourire sur ses lèvres et s’arrêta à quelques pas de lui. — Vous êtes perdu ? — Non. Je suis venu voir Mlle Hardwicke, répondit-il d’une voix profonde, où tranait une pointe d’accent. Suis-je à la bonne adresse ? Le ton formel de la question et l’assurance de son atti-tude laissèrent Luisa perplexe. On aurait dit qu’il était le propriétaire et elle, l’intruse. Elle le vit adresser un geste de la main à un homme qui s’approchait d’eux — un garde du corps sans doute, étant donné sa carrure. Puis son regard se porta sur la maison, comme s’il attendait quelqu’un. — Vous êtes à la bonne adresse, assura Luisa. Du coin de l’œil, elle repéra le pilote de l’hélicoptère et un troisième homme qui gardait un téléphone collé à l’oreille. Tous l’observaient avec acuité, sur le qui-vive. Luisa s’alarma. Qui étaient ces hommes ? Et que venaient-ils faire ici ? Pour la première fois de sa vie, sa maison lui parut terriblement isolée. — Vous avez à faire… par ici ? s’enquit-elle d’une voix que la crainte rendait plus aiguë. Son instinct lui disait que son interlocuteur était u n personnage beaucoup plus important que le banquier local. — Oui. Savez-vous où je peux trouver Mlle Hardwicke ? dit l’inconnu. — Vous l’avez trouvée, répondit Luisa en se redressant. Cette fois, elle eut toute son attention. Il avait des yeux
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verts, d’un vert profond comme des émeraudes. Elle y lut de la stupeur et, elle l’aurait juré, de la consternation. Cependant, en une fraction de seconde, il réussit à masquer ces émotions ; seul un léger froncement de sourcils trahissait sa contrariété. — MademoiselleLuisaHardwicke ? Il avait prononcé son prénom à la manière de sa mère, nota Luisa. Avec un « S » doux et une inexion joliment exotique. Un désagréable pressentiment l’assaillit. Non, ce devait être une coïncidence : elle n’avait plus rien à voir désormais avec ce monde-là. Elle essuya sa main droite du mieux qu’elle put et s’avança vers l’inconnu, le bras tendu. Il était vraiment temps de prendre le contrôle de la situation. — Et vous êtes ? Il parut hésiter avant de prendre ses doigts, puis se pencha comme pour y déposer un baiser. Le geste était charmant et saugrenu à la fois. Luisa réprima un frisson au contact de cette main chaude et ferme. — Je suis Raoul de Maritz, annonça-t-il d’une voix solennelle. Le prince Raoul de Maritz.
Raoul perçut l’onde de choc qui traversait la jeune femme. Vivement, elle retira sa main et recula d’un pas, avant de croiser les bras comme pour se protéger. Cette réaction le surprit en même temps qu’elle éveilla sa curiosité. Ce n’était pas le genre d’accueil qu’il recevait habituellement. L’enthousiasme servile était plus souvent la règle. — Que venez-vous faire ici ? Cette fois, la voix un peu tremblante de son interlocutrice laissait percer une once de vulnérabilité, la rendant plus féminine. Car il n’avait pas remarqué tout de suite qu’il avait affaire à une femme ! Avec ses bottes boueuses, sa salopette sale et
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son chapeau cabossé, qui dissimulait presque entièrement son visage maculé, elle avait autant d’attrait qu’une des vaches de son exploitation. Et cette démarche ! Elle était raide comme un automate. C’était encore pire que ce qu’il avait prévu… L’espace d’une seconde, il essaya de l’imaginer parmi la haute société maritzienne, qui prisait les bonnes manières et le protocole. Quelle catastrophe ! Il serra les dents, maudissant la législation archaïque qui le mettait dans cette situation désastreuse. Quand il serait roi, il y aurait du changement. En attendant… — Je vous ai demandé ce que vous faisiez sur mes terres, insista-t-elle. Cette fois, il était impossible d’ignorer l’hostilité de l’injonction. Raoul n’en crut pas ses oreilles ! — Toutes mes excuses, dit-il en esquissant un bref sourire. Je suis venu discuter avec vous d’une affaire importante. — Nous n’avons rien à nous dire. Elle le congédiait,lui!? Insensé — Pourtant, croyez-moi, c’est la vérité. Raoul attendit. Allait-elle l’inviter à entrer ? Mais elle restait plantée là et le regardait de travers. — J’aimerais que vous partiez. Il se raidit, indigné. — J’ai fait le voyage depuis l’Europe pour m’entretenir avec vous. — C’est impossible. Je n’ai aucun… — Je ne partirai pas tant que nous n’aurons pas conclu notre affaire, coupa-t-il d’un ton sans appel, avançant vers elle et la dominant de toute sa stature.
Luisa se hâta à travers la maison jusqu’à la véranda où elle avait laissé son visiteur. Elle avait les nerfs à eur de peau. Le prince héritier de Maritz, la patrie de sa mère, ici chez elle ! Ce n’était sûrement pas bon signe. Elle avait essayé de
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le congédier, de lui tourner le dos, mais il était resté aussi inébranlable qu’un roc. Un seul regard à ses traits arrogants lui avait fait comprendre que toutes ses tentatives seraient vaines. Elle était désormais aussi présentable que possible, après s’être lavée et avoir enîlé des vêtements propres. Elle déboucha sous la véranda et essaya de juguler la panique qui montait en elle, tandis que l’ombre d’un passé qu’elle aurait préféré oublier se proîlait dans son esprit. Raoul de Maritz emplissait l’espace de sa présence imposante et il était… époustouant ! Une chaleur tratresse se propagea dans tout son être et, non sans surprise, Luisa comprit que c’était l’homme lui-même, bien plus que son identité, qui la perturbait aussi intimement. Elle serra les poings pour s’empêcher de rajuster sa chemise ample, la seule qui fût propre après les semaines de pluie qui l’avaient empêchée de faire ses lessives. Evidemment, elle aurait préféré être sur son trente et un pour se sentir l’égale du prince. Mais son budget ne lui permettait pas l’achat de nouveaux vêtements. Ni celui d’un sèche-cheveux. Elle balaya quelques mèches humides qui lui tombaient sur le visage et releva le menton, refusant de se laisser inti-mider sous son propre toit. — J’admirais votre vue, dit-il. Cette campagne est ravissante. Luisa contempla le paysage vallonné et verdoyant qu’elle affectionnait tant. — Si vous l’aviez vue il y a deux mois, après des années de sécheresse, vous n’auriez pas été aussi impressionné. Vous feriez mieux d’entrer. Elle s’apprêtait à ouvrir la porte quand il la devança et, d’un geste élégant, la pria de le précéder. Peu habituée à ce genre de galanterie, Luisa obéit en s’empourprant. Elle respira au passage son parfum subtil, une fragrance luxueuse et exotique. Une salve de frissons la parcourut de la tête aux pieds. Aucun des hommes qu’elle connaissait n’était aussi beau que Raoul de Maritz ou ne
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s’exprimait aussi bien que lui. Et personne dans son entou-rage ne sentait aussi bon ! — Je vous en prie, asseyez-vous, dit-elle en lui indiquant la table de bois brut de la cuisine. Elle regretta de ne pas avoir eu le temps d’enlever les seaux et les bâches qui jonchaient le sol du salon depuis la dernière averse. Il tira une chaise et s’y installa. — Prendrez-vous un café ou un thé ? offrit-elle en soulevant la bouilloire. — Non, merci. A contrecœur, Luisa s’assit en face de lui et se força à rester calme. Que voulait-il ? Un membre de la famille royale ne débarquait pas chez vous ainsi sans une bonne raison. — Alors, Votre Altesse. Que puis-je faire pour vous ? Il se pencha légèrement en avant. — Il s’agit plutôt de ce que je peux faire pour vous. Sa voix était grave et douce, pleine de promesses. L’inquiétude de Luisa redoubla. Des années plus tôt, on lui avait promis monts et merveilles. L’avenir lui avait alors semblé un éden magique et étincelant. Mais tout cela n’avait été qu’une mystiîcation, et elle avait depuis appris à se méîer des hommes — au prix dedeux expériences malheureuses tout de même ! — Comment cela ? dit-elle d’une voix crispée. — Pouvez-vous d’abord me conîrmer que vous êtes l’enfant unique de Thomas Bevan Hardwicke et de Margarite Luisa Carlotta Hardwicke ? — C’est exact, mais je ne vois pas… — C’est extrêmement important, coupa-t-il. Que savez-vous de mon pays, de ses institutions ? Luisa se raidit, tandis que des souvenirs pénibles refai-saient surface. Cette entrevue tournait au cauchemar. Elle avait envie de lui hurler d’en venir au fait avant que ses nerfs ne lâchent. Mais ce regard îxé sur elle était impitoyable. — Sufîsamment de choses, répondit-elle, les dents
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serrées. C’est un royaume alpin, une démocratie dotée d’un parlement et d’un roi. Il acquiesça d’un hochement de tête. — Mon père, le roi, est mort récemment, annonça-t-il. — Toutes mes condoléances, murmura Luisa. — Merci. Je serai couronné dans quelques mois. Il marqua une pause avant d’ajouter : — Et à propos d’Ardissia, que savez-vous ? Cette fois, Luisa serra les poings et lui jeta un regard de déî. Ce type était aussi charmant qu’un bulldozer, avec ce sourire poli qui déguisait à peine sa détermination à la faire parler ! — C’est une province de l’Etat de Maritz, avec à sa tête un prince héréditaire qui doit loyauté au roi de Maritz. Ma mère était originaire de cette province. Comme vous le savez sans doute, conclut-elle avec une moue cynique. Posant ses paumes bien à plat sur la table, elle se pencha et îxa son interlocuteur droit dans les yeux. — A mon tour de vous poser une question : allez-vous enîn me dire la raison de votre visite ? Elle attendit, le cœur battant. Il semblait l’épier à travers ses paupières mi-closes. Puis il changea de position, comme s’il était mal à l’aise tout à coup. — Le prince d’Ardissia est mort lui aussi, déclara-t-il enîn. Je suis venu vous dire que vous êtes son héritière, la princesse Luisa d’Ardissia.
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