Chute libre

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"Chute libre" évoque la fin tragique d'un ouvrier sans emploi, retiré dans un hangar. De ce qui n'aurait pu être qu'un triste mélodrame, l'auteur fait une alchimie du langage, les mots voguant comme détachés, créant leur univers angoissant de détresse et de folie. La pièce a reçu, en 1987, le "prix radio France" de l'auteur, au festival du Jeune Théâtre de Strasbourg.
Publié le : samedi 1 janvier 2005
Lecture(s) : 255
EAN13 : 9782296384118
Nombre de pages : 52
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CHUTE LIBRE

Première édition,

1986, Papiers

(Q L'Harmattan,

2004

5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris - France L'Harmattan, Italia s.r.l. Via Degli Artisti 15 10124 Torino Harmattan Konyvesbolt 1053 Budapest, Kossuth L.u. 14-16 Hongrie ISBN: 2-7475-7660-4 EAN : 9782747576604

Voland Simon

CHUTE LIBRE
Pièce en six tableaux

L'Harmattan

Du même auteur
THEATRE Une fin de semaine très ordinaire dans des paysages variés, éditions des quatre-vents. Chroniques villageoises, L'Avant-Scène, n0826. Chroniques nostalgiques, éditions Corps-puce. A l'ombre des Lumières, L'Avant-Scène, n0884. Adieu Marion, L'Avant-Scène, n0967. Couleur de cerne et de lilas, L'Avant-Scène, n0985. Erreur judiciaire, L'Avant-Scène, nOIOOO. Au théâtre comme au théâtre, éditions des quatrevents. Tout un drame, éditions des quatre-vents. Le cri de Christelle, éditions des quatre-vents. Flora, éditions L'Harmattan. ROMANS ET RECITS Hier chantaient les lendemains, (roman) éditions L'Harmattan. Et si on arrêtait la mer, (nouvelles) éditions I'Harmattan. Le Théâtre du collège, (récit) éditions Nathan. Contes et légendes de Normandie, éditions Nathan. Un désordre ordinaire, (roman) éditions le Mercure de France. Fichue Météo, HB éditions.

AVANT-PROPOS

Chute libre est une «parlerie ». Une parlerie sur le mode de Ruzzante, autrement dit le discours que tient (se tient) celui qui a perdu tout pouvoir de se faire entendre. Tel le paysan de Bi/ora (Ruzzante) parlant indéfiniment à sa femme qui ne l'entend pas, ne peut ni ne veut l'entendre, car la faim lui ferme la bouche. Ici la faim ouvre la bouche; parolesuccédané, vengeance de la nourriture absente. La parlerie est le fait de qui parle pour ne pas mourir: tant qu'il parle il est vivant. La question du destinataire ne se pose pas: cette parole est un œuf replié sur lui-même. Ne renvoyant qu'à soi, elle est donc essentiellement poétique, prisonnière de son dire et sans échappatoire. Parole-prison, différente de ce qu'est la parlerie de Georges, le paysan savoyard de Morier-Genoud, qui, elle, est témoignage. Parole négative, ici elle ne témoigne de rien, elle ne dit rien, elle proteste à peine. Elle est un dire absolu: je parle donc je suis, je suis encore. Parole éclatante, revendicatrice: je suis un homme, je parle avant de mourir; mon passé, mon être, tout est là, dans ma parole et nulle part ailleurs, tout, jusqu'aux paroles du monde sur moi. Parole neuve, précieuse, moderne, bien au-delà d'un discours sensible sur la vie et la mort de l'homme seul, de l'homme sans qualité. Ce qu'il parle, c'est son refus. Mourir, oui, mais pas sans dire. Et dire à qui? A personne; le cri absolu.

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