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Clous et marteau, c'est toi qu'il me faut


épisode 4 (Dernier épisode)

Chick Filles



Edition originale 2016

Copyright © Agnès Ruiz pour le texte et la couverture

ISBN : 979-10-96633-01-2

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Romans

Ma vie assassinée

L'ombre d'une autre vie

La main étrangère

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Oublie la nuit

Demain, cappuccinos, bikinis, #love

Hôtel du bord de mer


Coeur romance

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Les jeunes mariés


Les enquêtes de Rachel Toury

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- Gardiennes intrépides


Mon affreux maillot beige


Série Elias Sparte

- L'oracle des trois soleils

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Episode 4

25

La semaine débute. De morne, à cause de mes pensées encore sombres, elle commence à devenir plus intéressante alors que je bosse sur un tout nouveau projet de bouteilles de ketchup. 

J’imagine un bouchon arrondi au lieu du goulot classique. J’espère que mon supérieur appréciera mon audace. Ainsi que le client. 

J’aime quand je démarre pour des horizons neufs au bureau. 

Ça donne du nerf à tous mes plans autour. Et comme de juste, sur les travaux de mon domaine des prairies !

D’ailleurs, sitôt que jeudi pointe son nez, je suis bien décidé à poursuivre l’idée saugrenue de Julie. Trouver le compagnon idéal sous son inspiration de clous et marteau, c’est toi qu’il me faut. En même temps, je veux m’étourdir la tête et oublier Damien.

Il s’agit de convaincre Fabrizio de venir s’occuper de mes problèmes d’isolation.  

Il a plu toute la semaine. Heureusement que Glenn m’a offert une nouvelle toiture pour mon anniversaire. Sinon, le plafond me serait sûrement tombé sur la tête. 

Somptueux cadeau de la part de mon ami. Je préfère éviter de penser à la somme que ça lui a coûtée !

Je ne suis pas sortie de l’auberge pour autant. La pluie a fait baisser la température. Malgré le chauffage, l’air reste super froid à la maison. 

C’est très inconfortable.

J’ai beau me couvrir avec des pelures et des pelures de vêtements, j’ai toujours des frissons. Je ressemble à un véritable oignon avec toutes ces couches superposées. 

On ne se croirait jamais au printemps ! 

Le souffle court, je tente de joindre Fabrizio. J’espère que le numéro est encore bon. 

Je reconnais aussitôt sa voix. 

Il reste très étonné de mon coup de fil. Sauf que je tombe mal. Finalement, il m’assure qu’il me recontacte dans une petite dizaine de minutes. Tout au plus.

Je raccroche, consciente que je peux toujours attendre pour son appel. Il m’a répondu ça vite fait… 

J’avais tort. Au bout de deux heures (bon le temps, n’a pas réellement d’importance, surtout chez lui, selon mes souvenirs), mon téléphone résonne. 

Fabrizio m’annonce qu’il est super content. Je croyais qu’il parlait d’avoir de mes nouvelles.

— Non, je viens de franchir le niveau 10, précise-t-il, enthousiaste plus que jamais.
— Ah ! chouette !

Il se lance alors dans une énumération d’échelons et des complexités dudit jeu vidéo. Je perds pied. 

J’avais oublié sa passion maladive pour le monde virtuel. Il passait plus de temps sur sa console qu’avec moi. 

C’est ce qui a mis fin à notre relation. 

J’avais espéré qu’il avait changé. Ça n’a pas l’air d’être le cas.

J’entends pourtant une petite voix (ma raison ?). Elle tente de m’avertir que je ne dois pas me fier aux apparences. OK ! Je tente le coup. 

Je lui fais mon baratin de ma maison en travaux. 

Fabrizio se montre ultra attentif. Il pose des questions précises. Je reste stupéfaite. Ses interrogations dépassent mes connaissances dans ce domaine.

— Je suis maintenant chef de chantier, m’assure-t-il quand je lui demande où il puise tous ces termes techniques. Je touche un peu à tout et j’adore ça.
— Alors, un petit week-end chez moi, comme ça, en souvenir du bon vieux temps, ça te tenterait ?

Aille aille aille. C’est quand même délicat comme requête. Contre toute attente, Fabrizio accepte. Il note mon adresse avec bonne humeur.

— Je serais là samedi dans la matinée.

Il arrive sur le coup de 16 h. C’est une bonne partie de la journée qui est déjà fichue…

Pas de panique, on a encore du temps. Zen, Samantha, reste zen !

Je suis bien heureuse de découvrir son pick-up. Ce n’est pas avec ma Mini Cooper qu’on aurait pu transporter les matériaux nécessaires pour l’isolation. Ça m’évitera de louer un camion et de dépenser encore des sous.

J’ai un peu fouiné sur le net. Il faut des rouleaux de tailles impressionnantes. 

— Joli utilitaire, assuré-je à Fabrizio en lui faisant la bise.

Il pique sous sa barbe hirsute. Depuis combien de temps ne s’est-il pas rasé ? m’interrogé-je sans oser lui poser la question. 

Le côté positif, si j’ai besoin d’un gommage de la peau, je n’ai qu’à me frotter à lui. 

Sauf, qu’à bien examiner les poils, l’envie me passe rapidement. Ça ne semble pas net net là-dedans…

— J’ai apporté quelques petits trucs qui peuvent être utiles, me lance-t-il en ouvrant la porte arrière.

Wôw, ça commence bien. Il a même pensé à amener des matériaux ! Autant d’économies pour moi.

Je m’enthousiasme et lui propose mon aide pour charrier le tout chez moi.

Je me retrouve avec une grosse boîte dans les mains tandis qu’il continue de plonger sur la banquette. Soudain, j’ai un peu peur de découvrir ce que je porte exactement. Surtout quand je le vois un écran sous le bras puis son ordi.

— C’est pour l’isolation, tout ça ? Pour des contrôles techniques ?

Il faut bien que je tente le coup. Pour me tranquilliser. 

Fabrizio ricane. Il m’assure que mon humour est toujours aussi efficace. 

J’ignorais en posséder à ce point ou même que nous ayons tant ri quand nous sortions ensemble.

Fabrizio me suit chez moi. Il commente les lieux, démontre un réel intérêt.

— Tu n’as pas eu de mal à trouver, au moins ? lui demandé-je.

Je suis soulagée de poser enfin le carton volumineux sur le divan.

— C’était impec, avec le GPS.

Tout en parlant, il déballe ses petits trucs pour le week-end. Ce que je redoute jaillit de la grosse boîte ! Sa console de jeu vidéo. 

J’ouvre la bouche, pourtant incapable d’émettre un son audible. La stupeur me scie les jambes et m’obstrue la gorge.

— Tu es sans voix, hein, se méprend Fabrizio. Je savais que tu serais super contente.
— Ah oui ? Comment ça…

27


De retour à la maison, je prends quelques matériaux et les stocke dans le garage, avec tout un tas d’objets hétéroclites utiles et moins utiles. 

Je n’ai pas encore eu le temps de trier. J’ai même rajouté des affaires de mon ancien appartement. Ce vaste espace est une vraie bénédiction pour l’heure. Ça me soulage. Sinon, je n’aurais su où tout entreposer en attendant de m’organiser.

Je m’apprête à faire un autre voyage quand je songe...

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