Comme un espoir de bonheur - La leçon d'amour d'un Westmoreland

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Comme un espoir de bonheur, Rachel Lee

Une main posée sur son ventre, comme pour se donner du courage, Edie attend les réactions de Seth à ce qu’elle vient de lui annoncer : elle est tombée enceinte après leur unique nuit d’amour et il va bientôt être papa. Mais alors qu’elle pensait simplement le prévenir et s’en aller comme elle était venue, elle comprend brusquement ce qu’elle n’a jamais voulu s’avouer : elle n’a jamais cessé d’aimer cet homme irrésistible, plus beau encore que dans son souvenir… Une terreur inconnue l’envahit alors : et s’il les chassait à jamais de sa vie, elle et leur bébé à venir ?

La leçon d’amour d’un Westmoreland, Brenda Jackson

Le cœur battant, Jo tourne le dos à Stern et tente en vain de mettre un peu d’ordre dans ses idées. Comment, alors qu’ils se connaissent depuis si longtemps, a-t-elle pu tomber amoureuse de son ami d’enfance ? Certes Stern est l’homme le plus viril, le plus beau, le plus tendre qu’elle connaisse, mais pour rien au monde, elle ne veut briser la précieuse amitié qui les lie… Et bientôt une idée germe dans son esprit : pour tuer dans l’œuf ce sentiment encombrant — et trouver enfin l’amour, le vrai —, elle va prétendre s’être entichée d’un autre homme et demander à Stern de l’aider à le séduire…

Publié le : lundi 1 septembre 2014
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EAN13 : 9782280323918
Nombre de pages : 432
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Conard Cîty n’étaît pus très oîn maîntenant, pour‑ tant Edîe avaît du ma à croîre qu’î puîsse exîster une vîe, dans e coîn. Autour d’ee ne se trouvaîent que des pâturages déserts, où paîssaîent parfoîs queques troupeaux îcî et à. Seue preuve de présence humaîne, un ou deux restaurants, en bord de route. Maîns crîspées sur e voant, ee regarda pour a énîème foîs son GPS. Et pour a énîème foîs aussî, se demanda sî ee n’étaît pas sur e poînt de commettre une foîe. Ee étaît enceînte. De bîentôt cînq moîs. Et ee avaît ongtemps hésîté à înformer Seth Hardîn qu’î étaît e père de son bébé. Ee avaît bîen tenté une foîs de retrouver sa trace par ’armée… Ininîment souagée, en déinîtîve, qu’î reste întrouvabe. Ee n’avaît aucune envîe d’être à, aucune envîe de devoîr faîre face à ce quî ’attendaît. Pourtant, î uî sembaît qu’ee uî devaît au moîns ça. Qu’î étaît de son devoîr de uî apprendre qu’î aaît être papa. L’argent n’étaît pas e probème : ee n’avaît nu besoîn d’une pensîon aîmentaîre. Ee ne vouaît pas non pus d’un înconnu dans sa vîe. De sacrées bonnes raîsons de garder e sîence. A cecî près que ses vaeurs uî dîctaîent qu’î étaît essentîe d’înformer un homme
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qu’î aaît devenîr père. Qu’î souhaîte ou non faîre partîe de a vîe de ’enfant. Voîà où ee en étaît. Mîe foîs pourtant, ee avaît essayé de se convaîncre que cette démarche étaît rîdî‑ cue. Puîs ee avaît prîs conscîence qu’ee devraît aors un jour avouer à cet enfant que son père îgnoraît son exîstence. Non, ça, ee ne pouvaît ’envîsager. Tout s’étaît aors décîdé très vîte. Ee apprendraît a nouvee aux parents de Seth et repartîraît aussîtôt après. Faîre ce quî devaît être faît et passer à autre chose. Et sî Seth, un jour, avaît envîe de connaïtre son enfant, î n’auraît qu’à venîr frapper à sa porte. Après tout, ee n’étaît pas sî dîficîe à trouver. Quee pagaîe ! Interdîte d’héîco dans son état et condamnée à un travaî admînîstratîf, ee redoutaît e pîre ; à savoîr, une carrîère autre que cee dont ee rêvaît. Ses supérîeurs devaîent bîen sûr prendre en compte désormaîs e faît qu’ee seraît bîentôt mère. Pourtant, ee refusaît de renoncer à voer. Ee adoraît ça. Ee aîmaît sans doute aussî ’adrénaîne îndîssocîabe du métîer de pîote. En apercevant enin es premîères maîsons de a vîe, ee tressaîît. L’heure de vérîté approchaît. Comment seraît‑ee reçue ? Sans doute comme une messagère îndésîrabe. Probabement avec coère et méiance. Ee s’en ichaît. Ee feraît ce qu’ee avaît à faîre et repartîraît. Ee s’appîqueraît ensuîte à recoer es morceaux de sa vîe, queque peu bouscuée par a nouvee. Sa promotîon attendraît. Comment faîre autrement ? A moîns de renoncer au bébé. Non, c’étaît împossîbe. Certes, cette pensée uî avaît traversé ’esprît à certaîns moments, maîs ee ne supportaît pas ’îdée d’abandonner ce petît bout de vîe en ee. Aors non, ee ne aîsseraît
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pas cet enfant pour pouvoîr contînuer à voer. Pas ques‑ tîon. Et sî ee étaît destînée à poursuîvre sa carrîère derrîère un bureau, ee devîendraît aors a bureaucrate a mîeux notée de toute ’hîstoîre de ’armée de ’aîr ! Maîs peut‑être ses états de servîce joueraîent‑îs en sa faveur. Ee en doutaît cependant. Dans son métîer, es enfants n’étaîent pas un avantage. A moîns qu’î y aît un père, ou un proche en mesure de prendre e reaîs quand vous partez en mîssîon. Or, ee n’avaît personne. Eevée par sa grand‑mère après e décès de sa mère à a suîte d’une overdose, ee étaît maîntenant seue au monde. Personne vers quî se tourner, excepté ee‑même. Oh ! c’étaît une habîtude à prendre. Maîs ee ne se faîsaît guère d’îusîons : pour ee, ’armée, c’étaît termîné. A bîentôt trente ans, ee ne retrouveraît pas es mêmes chances de carrîère. Pourtant, une chose étaît sûre. Ee n’abandonneraît pas son enfant, comme sa propre mère ’avaît faît avec ee. Et rîen ne a feraît changer d’avîs. Voîà des moîs qu’ee tournaît et retournaît ces îdées dans sa tête. Maîs en cet înstant, ee cherchaît sîmpe‑ ment à penser à autre chose qu’à a conversatîon qu’ee s’apprêtaît à avoîr. Une conversatîon, quî, ee ’espéraît, se tîendraît sur e pas de a porte. Et après quoî, saut a compagnîe ! L’automne régnaît sur a vîe. Les feuîes avaîent prîs une coueur or. Certaînes votîgeaîent e ong des rues, poussées par une égère brîse. Icî et à, potîrons, squeettes et fantômes annonçaîent ’approche d’Ha‑ oween. Une joîe petîte vîe, se dît‑ee, à condîtîon d’aîmer vîvre dans e passé. Maîs ee étaît mauvaîse juge, à force d’évouer dans un envîronnement mîîtaîre. Ee sursauta orsque a voîx de son GPS, sîencîeuse depuîs pusîeurs kîomètres, se it entendre et uî întîma
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de tourner à gauche avant de poursuîvre jusqu’au prochaîn carrefour. Ee s’exécuta et gagna un quartîer résîdentîe de petîts pavîons datant des années 1960. Vîeîot maîs charmant, et propre. Et même cooré. Manîfestement, îcî, es règes d’urbanîsme n’avaîent pas cours. Certaînes façades avaîent été peîntes en vîoet ! — Vous êtes arrîvée… — La ferme ! répîqua‑t‑ee au GPS tout en raentîssant. Ee regarda e numéro de a maîson. Pas d’erreur. Ee y étaît. La maîson de stye ranch étaît grande, avec une îmmense peouse récemment tondue quî commençaît à déteîndre, avec ’arrîvée de ’automne. Des parterres de leurs donnaîent de a coueur au jardîn, et un magnîique rosîer grîmpant formaît comme une arche au‑dessus de a porte d’entrée. Porte devant aquee se trouvaît garée une petîte voîture de sport. Ee coupa e contact et resta assîse îmmobîe queques secondes. Sans e vrombîssement du moteur, ee prît conscîence que son cœur faîsaît un bruît înferna. Jamaîs ee ne s’étaît sentîe aussî nerveuse, même à ’approche d’une mîssîon dangereuse. Ee regarda autour d’ee. Pas âme quî vîve. Pas même une voîture dans a rue. Ee étaît seue, en terrîtoîre înconnu. Bîen. Les Tate ne vîvaîent peut‑être même pus îcî. Auque cas, ce seraît a in de ses recherches. Ee secoua a tête, prenant conscîence de sa âcheté. Aez, faîs‑e, se dît‑ee. Que rîsquaît‑ee ? D’être traîtée de menteuse. Qu’on uî caque a porte au nez… Rîdîcue, pour une femme habîtuée aux mîssîes et aux bombes. Ee soupîra onguement, puîs descendît de voîture et réajusta a veste de son treîîs. Ee refusaît de porter a tenue régementaîre de grossesse de ’armée. Et puîs, pour ’înstant, une chemîse et une veste taîe XL sufi‑
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saîent ampement à couvrîr son petît ventre arrondî. Et après ? Ee préféraît ne pas y penser. Ee remonta entement ’aée, avec ’împressîon que ses semees étaîent en pomb. Ee étaît peut‑être sur e poînt de gâcher a vîe de quequ’un, îcî. Ee îgnoraît même sî Seth étaît marîé. Maîs ee devaît faîre son devoîr. I avaît e droît de savoîr, même s’î préféraît oubîer sa vîsîte aussîtôt après son départ. Et puîs, son bébé uî aussî avaît e droît de savoîr que son père avaît été mîs au courant de sa venue au monde. Sî Seth refusaît de e reconnaïtre, ce seraît pus facîe de ’expîquer un jour à son enfant, putôt que de devoîr uî avouer avoîr caché son exîstence à son père. Enin, peut‑être. Inspîrant profondément, ee reeva ièrement a tête et appuya sur a sonnette. Au bout d’une mînute, n’ayant aucune réponse, ee se mît à espérer. Avec un peu de chance, î n’y avaît personne. Maîs a porte inît par s’ouvrîr. Une dame d’un certaîn âge, un peu ronde, a regarda en sourîant, cheveux grîs méchés de roux, yeux d’un vert umîneux. Edîe retînt son soufle. La mère de Seth, cea ne faîsaît aucun doute. — Ouî ? s’enquît‑ee. — Mme Tate, je suîs e îeutenant Edîth Capton. J’aî faît a connaîssance de Seth Hardîn, î y a queque temps. I s’agît bîen de votre is, n’est‑ce pas ? — Bîen sûr. Vouez‑vous entrer ? — Oh ! euh, non, s’empressa‑t‑ee de répondre. En faît, je vouaîs juste uî dîre… Eh bîen, je suîs enceînte. La femme écarquîa es yeux. Puîs, en une fractîon de seconde, avant de pouvoîr tourner es taons comme ee en avaît ’întentîon, ee se sentît îttéraement
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aspîrée à ’întérîeur par son înterocutrîce, à a poîgne décîdément énergîque. — Entrez, însîsta Mme Tate. Café ? Thé ? Peut‑être un peu de aît avec queques bîscuîts ? Oh ! ma chérîe, je suppose que ce doît être dîficîe, pour vous. Maîs que bonheur, pour moî. Enin, ça y est ! Un bonheur pour ee ? Edîe, stupéfaîte, ne pensa même pas à résîster quand a mère de Seth ’entraïna jusqu’à un charmant petît saon et a it asseoîr sur e canapé, juste avant de uî présenter un pateau de bîscuîts. — Laît, thé, café ? — Café, sî ça ne vous ennuîe pas, répondît Edîe, encore sous e choc. Le médecîn m’y autorîse, et je n’en aî pas encore prîs, aujourd’huî…, se sentît‑ee obîgée d’expîquer à son hôtesse. — Nous avons toujours du café, à a maîson, décara cette dernîère, radîeuse. Maîs appeez‑moî Marge. Je revîens tout de suîte… A peîne une mînute s’écoua avant qu’ee réapparaîsse, une tasse fumante dans a maîn. Edîe regarda avec envîe es bîscuîts sur a tabe basse. Remîse de ses émotîons, ee se décîda à en prendre un, tandîs que Marge venaît s’asseoîr sur e canapé, à côté d’ee. — Aors, racontez‑moî donc, dît‑ee. Je veux tout savoîr. C’étaît bîen sa chance ! Comment expîquer à cette femme qu’ee avaît eu une aventure d’un soîr avec son is, dans une base d’Afghanîstan ? En même temps, ee se voyaît ma uî mentîr. Un mensonge en entraïneraît un autre, et aînsî de suîte, et cea se termîneraît par un sac de nœuds. — Seth et moî nous sommes rencontrés à‑bas, dît‑ee. Une seue foîs.
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— Je voîs, répondît Marge, quî parut tout comprendre à a sîtuatîon. Et vous ne ’avez pas revu, depuîs ? — Non. J’aî d’abord pensé ne rîen uî dîre, maîs cea m’a sembé înjuste. Bref, sî vous pouvîez uî apprendre a nouvee… De mon côté, je ne souhaîte que reprendre e cours norma de mon exîstence. Je ne veux rîen… — Vous ne vouez rîen, répéta Marge. Je veux bîen vous croîre. Vous devez gagner correctement votre vîe, avec votre grade de îeutenant. Maîs avez‑vous pensé à ce que nous pourrîons vouoîr, nous, ma chère enfant ? Nous ?C’étaît à une notîon qu’ee n’avaît pas consî‑ dérée. — Seth peut parfaîtement jouer son rôe de père. Maîs je ne suîs pas venue pour exercer une queconque pressîon sur uî. I m’a sembé qu’î avaît e droît de savoîr, c’est tout. — Bîen sûr qu’î en a e droît. Maîs à, î n’est ques‑ tîon que de moî. Et j’aîmeraîs beaucoup faîre partîe de a vîe de ce petît enfant. Et Nate égaement, e père de Seth. J’en suîs certaîne. La sîtuatîon se compîquaît consîdérabement. A aucun moment, ee n’avaît îmagîné devoîr tenîr compte de ’avîs de a famîe Tate. Cette décîsîon étaît censée uî appartenîr, et à a rîgueur à Seth, maîs à personne d’autre. — Mme Tate… Marge… Cecî reste ma décîsîon, et cee de Seth. — Vous n’aez pas ’abandonner, n’est‑ce pas ? demanda a femme, ’aîr contrarîé. — Non. Je veux e garder et ’éever. Maîs… cea reste ma décîsîon, vous comprenez ? — Bîen évîdemment… Marge hésîta, puîs ee secoua a tête. — Je ne vaîs pas vous raconter d’hîstoîre. C’est encore
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dououreux, après toutes ces années. Vous connaîssez bîen mon Seth ? — Pas vraîment, et c’est assez embarrassant… — Ne vous en faîtes pas. Ce sont des choses quî arrîvent. Je suîs bîen pacée pour e savoîr. Des années avant notre marîage, je suîs tombée enceînte du père de Seth. Puîs î est repartî pour e Vîêt‑nam, et c’est à que mon propre père a cru bon d’întervenîr. Je n’en savaîs rîen, maîs î înterceptaît chacune de mes ettres à Nate, et cees que Nate m’envoyaît. J’aî inî par croîre que Nate ne vouaît pas de moî. Résutat, j’aî été envoyée chez une cousîne pour accoucher de Seth… Et mon bébé a été pacé pour être adopté… Edîe ne s’attendaît pas à cea, et encore moîns à a réactîon de Marge. Ee ressentît une profonde sympathîe pour ee. Et pour Seth, aussî. — Jamaîs je ne feraîs une tee chose. — Les temps ont changé. A cette époque, eh bîen, une ie ne devaît pas tomber enceînte. C’étaît a pîre des hontes. J’étaîs jeune. Je pensaîs que Nate m’avaît abandonnée. J’étaîs perdue, et j’aî faît ce que ’on m’a dît de faîre, car je ne voyaîs pas d’autre soutîon. — Je suîs désoée. — Je ’aî été, moî aussî, et ongtemps. Et je n’aî pas tardé à ’être pus encore… Vîngt‑sept ans pus tard, Seth s’est présenté à ma porte. J’aî aors décîdé de tout dîre à Nate, î e faaît. Maîs a vérîté a bîen faîî détruîre notre marîage. Mon marî a mîs du temps à accepter. Aors, ouî, vous devez absoument dîre à Seth ce qu’î en est. Car voyez‑vous, î a ’expérîence de ce genre de mensonges… Abasourdîe, Edîe hocha doucement a tête, avec ’împressîon que es choses aaîent trop vîte et mena‑ çaîent d’échapper à son contrôe.
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— Excusez‑moî, maîs ce n’est pas mon rôe de rattraper vos erreurs passées… — Non, bîen sûr que non, répondît Marge avec gravîté. Tout ce que je vous demande, c’est d’être pus înteîgente que je ’aî été. — Je suîs venue, it remarquer Edîe, comme sî cea sufisaît. Et à présent, je doîs m’en aer… Pour quî, pour quoî, ee n’en savaît rîen. Ee avaît devant ee un moîs de congé et aucun projet, à part venîr annoncer a bonne nouvee à Seth, nouvee que Marge se chargeraît de uî transmettre. — Vous uî dîrez… Dîtes‑uî que je suîs statîonnée à Mînot, actueement. I pourra me joîndre à‑bas… s’î e juge utîe. Ee posa sa tasse sur a tabe basse et it mîne de se ever, maîs Marge prît sa maîn pour a retenîr. — Ne partez pas sî vîte. Nate devraît rentrer d’une mînute à ’autre, et Seth sera à pour e dïner. Joîgnez‑ vous donc à nous… En un écaîr, tout se brouîa dans sa tête. Ee étaît venue îcî dans e seu but d’accompîr sa mîssîon. Faîre e travaî, et repartîr. Ee étaît tîraîée par e doute, maîs au moîns, ee étaît aée jusqu’au bout. Et maîn‑ tenant… Comment aaît‑ee s’y prendre pour décîner ’învîtatîon sans froîsser a vîeîe dame ? Un dïner. Faîre a connaîssance du père de Seth. Voîr Seth uî‑même. Bîen sûr, ee avaît été confrontée à des choses bîen pus dîficîes. A des sîtuatîons autrement pus pérîeuses. Maîs ee ne pouvaît e nîer. Sa bouche étaît de pus en pus sèche, ses maîns de pus en pus moîtes sous ’effet de a peur. Une peur comme ee n’en avaît pas ressentîe depuîs ongtemps. Et comment pouvaît‑on avoîr sî peur de rencontrer des gens ? Certes, Seth restaît
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vîrtueement un înconnu, maîs ee e connaîssaît par aîeurs. Et întîmement. Aors, que pouvaît‑î uî arrîver ? Nate étaît proba‑ bement aussî gentî que son épouse. Seth ? Peut‑être se montreraît‑î froîd, ou au contraîre tout à faît amîca. Au moîns, après cea, es choses seraîent‑ees caîres pour tout e monde, et ee pourraît reprendre e cours de sa vîe. Avec e sentîment du devoîr accompî. — Très bîen, s’entendît‑ee dîre. Mercî. Maîs dans quee gaère…
L’heure suîvante s’écoua de façon agréabe. Marge opta pour des sujets de conversatîon pus neutres, évoquant ses sîx ies, eur marî et une rîbambee de petîts‑enfants. Assaîîe d’înformatîons et de prénoms, Edîe ne it pas ’effort de es retenîr tous, après tout, que besoîn ? Puîs î fut questîon du père de Seth, shérîf de cette vîe, aujourd’huî à a retraîte, et du bonheur de Marge de « ’avoîr dans es pattes » toute a saînte journée. De son bonheur de mère, aussî, d’avoîr Seth sî souvent à a maîson. — I ne m’a jamaîs reproché de ’avoîr abandonné, conia Marge. Nate, en revanche, m’en a beaucoup vouu. Une pérîode dououreuse… Voîà comment ees en revînrent à a raîson de a vîsîte d’Edîe. Souagée, cee‑cî entendît a porte d’entrée caquer. Pus vîte ee en auraît termîné avec ce dïner, cette rencontre avec Seth et son père, pus vîte ee pourraît repartîr. Sîx ies ? Vraîment ? De manîère tout à faît înat‑ tendue, ee fut prîse d’une îrrésîstîbe envîe de rîre en pensant au nageur des forces spécîaes apprenant qu’î
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