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Conard Cîty n’étaît pus très oîn maîntenant, pour‑ tant Edîe avaît du ma à croîre qu’î puîsse exîster une vîe, dans e coîn. Autour d’ee ne se trouvaîent que des pâturages déserts, où paîssaîent parfoîs queques troupeaux îcî et à. Seue preuve de présence humaîne, un ou deux restaurants, en bord de route. Maîns crîspées sur e voant, ee regarda pour a énîème foîs son GPS. Et pour a énîème foîs aussî, se demanda sî ee n’étaît pas sur e poînt de commettre une foîe. Ee étaît enceînte. De bîentôt cînq moîs. Et ee avaît ongtemps hésîté à înformer Seth Hardîn qu’î étaît e père de son bébé. Ee avaît bîen tenté une foîs de retrouver sa trace par ’armée… Ininîment souagée, en déinîtîve, qu’î reste întrouvabe. Ee n’avaît aucune envîe d’être à, aucune envîe de devoîr faîre face à ce quî ’attendaît. Pourtant, î uî sembaît qu’ee uî devaît au moîns ça. Qu’î étaît de son devoîr de uî apprendre qu’î aaît être papa. L’argent n’étaît pas e probème : ee n’avaît nu besoîn d’une pensîon aîmentaîre. Ee ne vouaît pas non pus d’un înconnu dans sa vîe. De sacrées bonnes raîsons de garder e sîence. A cecî près que ses vaeurs uî dîctaîent qu’î étaît essentîe d’înformer un homme
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qu’î aaît devenîr père. Qu’î souhaîte ou non faîre partîe de a vîe de ’enfant. Voîà où ee en étaît. Mîe foîs pourtant, ee avaît essayé de se convaîncre que cette démarche étaît rîdî‑ cue. Puîs ee avaît prîs conscîence qu’ee devraît aors un jour avouer à cet enfant que son père îgnoraît son exîstence. Non, ça, ee ne pouvaît ’envîsager. Tout s’étaît aors décîdé très vîte. Ee apprendraît a nouvee aux parents de Seth et repartîraît aussîtôt après. Faîre ce quî devaît être faît et passer à autre chose. Et sî Seth, un jour, avaît envîe de connaïtre son enfant, î n’auraît qu’à venîr frapper à sa porte. Après tout, ee n’étaît pas sî dîficîe à trouver. Quee pagaîe ! Interdîte d’héîco dans son état et condamnée à un travaî admînîstratîf, ee redoutaît e pîre ; à savoîr, une carrîère autre que cee dont ee rêvaît. Ses supérîeurs devaîent bîen sûr prendre en compte désormaîs e faît qu’ee seraît bîentôt mère. Pourtant, ee refusaît de renoncer à voer. Ee adoraît ça. Ee aîmaît sans doute aussî ’adrénaîne îndîssocîabe du métîer de pîote. En apercevant enin es premîères maîsons de a vîe, ee tressaîît. L’heure de vérîté approchaît. Comment seraît‑ee reçue ? Sans doute comme une messagère îndésîrabe. Probabement avec coère et méiance. Ee s’en ichaît. Ee feraît ce qu’ee avaît à faîre et repartîraît. Ee s’appîqueraît ensuîte à recoer es morceaux de sa vîe, queque peu bouscuée par a nouvee. Sa promotîon attendraît. Comment faîre autrement ? A moîns de renoncer au bébé. Non, c’étaît împossîbe. Certes, cette pensée uî avaît traversé ’esprît à certaîns moments, maîs ee ne supportaît pas ’îdée d’abandonner ce petît bout de vîe en ee. Aors non, ee ne aîsseraît
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pas cet enfant pour pouvoîr contînuer à voer. Pas ques‑ tîon. Et sî ee étaît destînée à poursuîvre sa carrîère derrîère un bureau, ee devîendraît aors a bureaucrate a mîeux notée de toute ’hîstoîre de ’armée de ’aîr ! Maîs peut‑être ses états de servîce joueraîent‑îs en sa faveur. Ee en doutaît cependant. Dans son métîer, es enfants n’étaîent pas un avantage. A moîns qu’î y aît un père, ou un proche en mesure de prendre e reaîs quand vous partez en mîssîon. Or, ee n’avaît personne. Eevée par sa grand‑mère après e décès de sa mère à a suîte d’une overdose, ee étaît maîntenant seue au monde. Personne vers quî se tourner, excepté ee‑même. Oh ! c’étaît une habîtude à prendre. Maîs ee ne se faîsaît guère d’îusîons : pour ee, ’armée, c’étaît termîné. A bîentôt trente ans, ee ne retrouveraît pas es mêmes chances de carrîère. Pourtant, une chose étaît sûre. Ee n’abandonneraît pas son enfant, comme sa propre mère ’avaît faît avec ee. Et rîen ne a feraît changer d’avîs. Voîà des moîs qu’ee tournaît et retournaît ces îdées dans sa tête. Maîs en cet înstant, ee cherchaît sîmpe‑ ment à penser à autre chose qu’à a conversatîon qu’ee s’apprêtaît à avoîr. Une conversatîon, quî, ee ’espéraît, se tîendraît sur e pas de a porte. Et après quoî, saut a compagnîe ! L’automne régnaît sur a vîe. Les feuîes avaîent prîs une coueur or. Certaînes votîgeaîent e ong des rues, poussées par une égère brîse. Icî et à, potîrons, squeettes et fantômes annonçaîent ’approche d’Ha‑ oween. Une joîe petîte vîe, se dît‑ee, à condîtîon d’aîmer vîvre dans e passé. Maîs ee étaît mauvaîse juge, à force d’évouer dans un envîronnement mîîtaîre. Ee sursauta orsque a voîx de son GPS, sîencîeuse depuîs pusîeurs kîomètres, se it entendre et uî întîma
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de tourner à gauche avant de poursuîvre jusqu’au prochaîn carrefour. Ee s’exécuta et gagna un quartîer résîdentîe de petîts pavîons datant des années 1960. Vîeîot maîs charmant, et propre. Et même cooré. Manîfestement, îcî, es règes d’urbanîsme n’avaîent pas cours. Certaînes façades avaîent été peîntes en vîoet ! — Vous êtes arrîvée… — La ferme ! répîqua‑t‑ee au GPS tout en raentîssant. Ee regarda e numéro de a maîson. Pas d’erreur. Ee y étaît. La maîson de stye ranch étaît grande, avec une îmmense peouse récemment tondue quî commençaît à déteîndre, avec ’arrîvée de ’automne. Des parterres de leurs donnaîent de a coueur au jardîn, et un magnîique rosîer grîmpant formaît comme une arche au‑dessus de a porte d’entrée. Porte devant aquee se trouvaît garée une petîte voîture de sport. Ee coupa e contact et resta assîse îmmobîe queques secondes. Sans e vrombîssement du moteur, ee prît conscîence que son cœur faîsaît un bruît înferna. Jamaîs ee ne s’étaît sentîe aussî nerveuse, même à ’approche d’une mîssîon dangereuse. Ee regarda autour d’ee. Pas âme quî vîve. Pas même une voîture dans a rue. Ee étaît seue, en terrîtoîre înconnu. Bîen. Les Tate ne vîvaîent peut‑être même pus îcî. Auque cas, ce seraît a in de ses recherches. Ee secoua a tête, prenant conscîence de sa âcheté. Aez, faîs‑e, se dît‑ee. Que rîsquaît‑ee ? D’être traîtée de menteuse. Qu’on uî caque a porte au nez… Rîdîcue, pour une femme habîtuée aux mîssîes et aux bombes. Ee soupîra onguement, puîs descendît de voîture et réajusta a veste de son treîîs. Ee refusaît de porter a tenue régementaîre de grossesse de ’armée. Et puîs, pour ’înstant, une chemîse et une veste taîe XL sufi‑
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saîent ampement à couvrîr son petît ventre arrondî. Et après ? Ee préféraît ne pas y penser. Ee remonta entement ’aée, avec ’împressîon que ses semees étaîent en pomb. Ee étaît peut‑être sur e poînt de gâcher a vîe de quequ’un, îcî. Ee îgnoraît même sî Seth étaît marîé. Maîs ee devaît faîre son devoîr. I avaît e droît de savoîr, même s’î préféraît oubîer sa vîsîte aussîtôt après son départ. Et puîs, son bébé uî aussî avaît e droît de savoîr que son père avaît été mîs au courant de sa venue au monde. Sî Seth refusaît de e reconnaïtre, ce seraît pus facîe de ’expîquer un jour à son enfant, putôt que de devoîr uî avouer avoîr caché son exîstence à son père. Enin, peut‑être. Inspîrant profondément, ee reeva ièrement a tête et appuya sur a sonnette. Au bout d’une mînute, n’ayant aucune réponse, ee se mît à espérer. Avec un peu de chance, î n’y avaît personne. Maîs a porte inît par s’ouvrîr. Une dame d’un certaîn âge, un peu ronde, a regarda en sourîant, cheveux grîs méchés de roux, yeux d’un vert umîneux. Edîe retînt son soufle. La mère de Seth, cea ne faîsaît aucun doute. — Ouî ? s’enquît‑ee. — Mme Tate, je suîs e îeutenant Edîth Capton. J’aî faît a connaîssance de Seth Hardîn, î y a queque temps. I s’agît bîen de votre is, n’est‑ce pas ? — Bîen sûr. Vouez‑vous entrer ? — Oh ! euh, non, s’empressa‑t‑ee de répondre. En faît, je vouaîs juste uî dîre… Eh bîen, je suîs enceînte. La femme écarquîa es yeux. Puîs, en une fractîon de seconde, avant de pouvoîr tourner es taons comme ee en avaît ’întentîon, ee se sentît îttéraement
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aspîrée à ’întérîeur par son înterocutrîce, à a poîgne décîdément énergîque. — Entrez, însîsta Mme Tate. Café ? Thé ? Peut‑être un peu de aît avec queques bîscuîts ? Oh ! ma chérîe, je suppose que ce doît être dîficîe, pour vous. Maîs que bonheur, pour moî. Enin, ça y est ! Un bonheur pour ee ? Edîe, stupéfaîte, ne pensa même pas à résîster quand a mère de Seth ’entraïna jusqu’à un charmant petît saon et a it asseoîr sur e canapé, juste avant de uî présenter un pateau de bîscuîts. — Laît, thé, café ? — Café, sî ça ne vous ennuîe pas, répondît Edîe, encore sous e choc. Le médecîn m’y autorîse, et je n’en aî pas encore prîs, aujourd’huî…, se sentît‑ee obîgée d’expîquer à son hôtesse. — Nous avons toujours du café, à a maîson, décara cette dernîère, radîeuse. Maîs appeez‑moî Marge. Je revîens tout de suîte… A peîne une mînute s’écoua avant qu’ee réapparaîsse, une tasse fumante dans a maîn. Edîe regarda avec envîe es bîscuîts sur a tabe basse. Remîse de ses émotîons, ee se décîda à en prendre un, tandîs que Marge venaît s’asseoîr sur e canapé, à côté d’ee. — Aors, racontez‑moî donc, dît‑ee. Je veux tout savoîr. C’étaît bîen sa chance ! Comment expîquer à cette femme qu’ee avaît eu une aventure d’un soîr avec son is, dans une base d’Afghanîstan ? En même temps, ee se voyaît ma uî mentîr. Un mensonge en entraïneraît un autre, et aînsî de suîte, et cea se termîneraît par un sac de nœuds. — Seth et moî nous sommes rencontrés à‑bas, dît‑ee. Une seue foîs.
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— Je voîs, répondît Marge, quî parut tout comprendre à a sîtuatîon. Et vous ne ’avez pas revu, depuîs ? — Non. J’aî d’abord pensé ne rîen uî dîre, maîs cea m’a sembé înjuste. Bref, sî vous pouvîez uî apprendre a nouvee… De mon côté, je ne souhaîte que reprendre e cours norma de mon exîstence. Je ne veux rîen… — Vous ne vouez rîen, répéta Marge. Je veux bîen vous croîre. Vous devez gagner correctement votre vîe, avec votre grade de îeutenant. Maîs avez‑vous pensé à ce que nous pourrîons vouoîr, nous, ma chère enfant ? Nous ?C’étaît à une notîon qu’ee n’avaît pas consî‑ dérée. — Seth peut parfaîtement jouer son rôe de père. Maîs je ne suîs pas venue pour exercer une queconque pressîon sur uî. I m’a sembé qu’î avaît e droît de savoîr, c’est tout. — Bîen sûr qu’î en a e droît. Maîs à, î n’est ques‑ tîon que de moî. Et j’aîmeraîs beaucoup faîre partîe de a vîe de ce petît enfant. Et Nate égaement, e père de Seth. J’en suîs certaîne. La sîtuatîon se compîquaît consîdérabement. A aucun moment, ee n’avaît îmagîné devoîr tenîr compte de ’avîs de a famîe Tate. Cette décîsîon étaît censée uî appartenîr, et à a rîgueur à Seth, maîs à personne d’autre. — Mme Tate… Marge… Cecî reste ma décîsîon, et cee de Seth. — Vous n’aez pas ’abandonner, n’est‑ce pas ? demanda a femme, ’aîr contrarîé. — Non. Je veux e garder et ’éever. Maîs… cea reste ma décîsîon, vous comprenez ? — Bîen évîdemment… Marge hésîta, puîs ee secoua a tête. — Je ne vaîs pas vous raconter d’hîstoîre. C’est encore
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dououreux, après toutes ces années. Vous connaîssez bîen mon Seth ? — Pas vraîment, et c’est assez embarrassant… — Ne vous en faîtes pas. Ce sont des choses quî arrîvent. Je suîs bîen pacée pour e savoîr. Des années avant notre marîage, je suîs tombée enceînte du père de Seth. Puîs î est repartî pour e Vîêt‑nam, et c’est à que mon propre père a cru bon d’întervenîr. Je n’en savaîs rîen, maîs î înterceptaît chacune de mes ettres à Nate, et cees que Nate m’envoyaît. J’aî inî par croîre que Nate ne vouaît pas de moî. Résutat, j’aî été envoyée chez une cousîne pour accoucher de Seth… Et mon bébé a été pacé pour être adopté… Edîe ne s’attendaît pas à cea, et encore moîns à a réactîon de Marge. Ee ressentît une profonde sympathîe pour ee. Et pour Seth, aussî. — Jamaîs je ne feraîs une tee chose. — Les temps ont changé. A cette époque, eh bîen, une ie ne devaît pas tomber enceînte. C’étaît a pîre des hontes. J’étaîs jeune. Je pensaîs que Nate m’avaît abandonnée. J’étaîs perdue, et j’aî faît ce que ’on m’a dît de faîre, car je ne voyaîs pas d’autre soutîon. — Je suîs désoée. — Je ’aî été, moî aussî, et ongtemps. Et je n’aî pas tardé à ’être pus encore… Vîngt‑sept ans pus tard, Seth s’est présenté à ma porte. J’aî aors décîdé de tout dîre à Nate, î e faaît. Maîs a vérîté a bîen faîî détruîre notre marîage. Mon marî a mîs du temps à accepter. Aors, ouî, vous devez absoument dîre à Seth ce qu’î en est. Car voyez‑vous, î a ’expérîence de ce genre de mensonges… Abasourdîe, Edîe hocha doucement a tête, avec ’împressîon que es choses aaîent trop vîte et mena‑ çaîent d’échapper à son contrôe.
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— Excusez‑moî, maîs ce n’est pas mon rôe de rattraper vos erreurs passées… — Non, bîen sûr que non, répondît Marge avec gravîté. Tout ce que je vous demande, c’est d’être pus înteîgente que je ’aî été. — Je suîs venue, it remarquer Edîe, comme sî cea sufisaît. Et à présent, je doîs m’en aer… Pour quî, pour quoî, ee n’en savaît rîen. Ee avaît devant ee un moîs de congé et aucun projet, à part venîr annoncer a bonne nouvee à Seth, nouvee que Marge se chargeraît de uî transmettre. — Vous uî dîrez… Dîtes‑uî que je suîs statîonnée à Mînot, actueement. I pourra me joîndre à‑bas… s’î e juge utîe. Ee posa sa tasse sur a tabe basse et it mîne de se ever, maîs Marge prît sa maîn pour a retenîr. — Ne partez pas sî vîte. Nate devraît rentrer d’une mînute à ’autre, et Seth sera à pour e dïner. Joîgnez‑ vous donc à nous… En un écaîr, tout se brouîa dans sa tête. Ee étaît venue îcî dans e seu but d’accompîr sa mîssîon. Faîre e travaî, et repartîr. Ee étaît tîraîée par e doute, maîs au moîns, ee étaît aée jusqu’au bout. Et maîn‑ tenant… Comment aaît‑ee s’y prendre pour décîner ’învîtatîon sans froîsser a vîeîe dame ? Un dïner. Faîre a connaîssance du père de Seth. Voîr Seth uî‑même. Bîen sûr, ee avaît été confrontée à des choses bîen pus dîficîes. A des sîtuatîons autrement pus pérîeuses. Maîs ee ne pouvaît e nîer. Sa bouche étaît de pus en pus sèche, ses maîns de pus en pus moîtes sous ’effet de a peur. Une peur comme ee n’en avaît pas ressentîe depuîs ongtemps. Et comment pouvaît‑on avoîr sî peur de rencontrer des gens ? Certes, Seth restaît
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vîrtueement un înconnu, maîs ee e connaîssaît par aîeurs. Et întîmement. Aors, que pouvaît‑î uî arrîver ? Nate étaît proba‑ bement aussî gentî que son épouse. Seth ? Peut‑être se montreraît‑î froîd, ou au contraîre tout à faît amîca. Au moîns, après cea, es choses seraîent‑ees caîres pour tout e monde, et ee pourraît reprendre e cours de sa vîe. Avec e sentîment du devoîr accompî. — Très bîen, s’entendît‑ee dîre. Mercî. Maîs dans quee gaère…
L’heure suîvante s’écoua de façon agréabe. Marge opta pour des sujets de conversatîon pus neutres, évoquant ses sîx ies, eur marî et une rîbambee de petîts‑enfants. Assaîîe d’înformatîons et de prénoms, Edîe ne it pas ’effort de es retenîr tous, après tout, que besoîn ? Puîs î fut questîon du père de Seth, shérîf de cette vîe, aujourd’huî à a retraîte, et du bonheur de Marge de « ’avoîr dans es pattes » toute a saînte journée. De son bonheur de mère, aussî, d’avoîr Seth sî souvent à a maîson. — I ne m’a jamaîs reproché de ’avoîr abandonné, conia Marge. Nate, en revanche, m’en a beaucoup vouu. Une pérîode dououreuse… Voîà comment ees en revînrent à a raîson de a vîsîte d’Edîe. Souagée, cee‑cî entendît a porte d’entrée caquer. Pus vîte ee en auraît termîné avec ce dïner, cette rencontre avec Seth et son père, pus vîte ee pourraît repartîr. Sîx ies ? Vraîment ? De manîère tout à faît înat‑ tendue, ee fut prîse d’une îrrésîstîbe envîe de rîre en pensant au nageur des forces spécîaes apprenant qu’î