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Conquérir l’amour

De
174 pages
Rencontrer Jett fut comme un coup de malchance. Il était dangereux et imprévisible.
Mieux vaut l’éviter. Dans cette aventure, les enjeux sont considérables. Toutefois, peutêtre
en valent-ils la chandelle? Brooke Stewart, une agente immobilière de New York, a de la difficulté à oublier, et encore plus à pardonner. Lorsque l’homme en qui elle avait confiance la trahit, la seule solution possible est la fuite. Brooke est résolue à refaire sa vie, jusqu’à ce qu’elle croise de nouveau ce dieu du sexe de 1,90 mètre aux yeux verts et séduisant à en mourir. L’homme qui ne jouait pas franc-jeu. L’homme qui s’était joué d’elle. Séduisant, riche et arrogant, Jett Mayfield sait qu’il a commis une erreur. Il pourrait avoir n’importe quelle femme, mais c’est Brooke qu’il désire. Lorsqu’une nouvelle occasion se heurte à des secrets, et que les menaces du passé rôdent autour de Brooke, Jett est résolu à la protéger. Elle accepte son aide à contrecoeur parce qu’elle a besoin de lui, mais elle se prête au jeu selon ses propres règles. De surcroît, elle n’a aucune intention de lui pardonner et de le laisser se glisser de nouveau dans son lit. Brooke doit maintenant faire confiance à l’homme qu’elle croit détester. Saura-t-il la reconquérir… ou la perdra-t-il pour toujours?
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Copyright © 2013 J. C. Reed Titre original anglais : Conquer Your Love Copyright © 201G Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Dystel & oderich Literary Management, New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Nathalie Tremblay Révision linguistique : Nicolas Whiting Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Émilie Leroux Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand, Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-897G7-479-3 ISBN PDF numérique 978-2-897G7-480-9 ISBN ePub 978-2-897G7-481-G Première impression : 201G Dépôt légal : 201G Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada Téléphone : 450 929-029G Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.G1.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.. Diffusion — 05.G1.00.09.99 Imprimé au Canada
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À TOUS CEUX QUI ONT AIMÉ ET QUI ONT PERDU :
L’amour est un comdat qui oit être compris et conquis. L’amour est fragile. L’amour est aisément étruit. L’amour n’est pas toujours parfait. Parfois l’amour porte à faire es erreurs. Lorsque tout est étruit, lorsque tout semdle peru, la seule façon e retrouver l’amour et e tout réparer… est e le conquérir.
— CONQUÉRIR L’AMOUR
BROOKE
L ’amour naît en une fraction de seconde. Un instant, votre cœur vous appartient, et l’instant suivant, il appartient à quelqu’un à qui vous n’aviez jamais eu l’intention de le donner. Il n’y a pas de transition. Il ne l’a pas gagné. Il n’est question que de confiance aveugle et d’espoir pour un avenir heureux et une plénitude émotionnelle. Même si nous rêvons tous d’être heureux jusqu’à la fin des temps, la vie ne fonctionne pas ainsi. L’amour est merdique. J’ai appris cette leçon à la dure sous la forme d’un dieu du sexe séduisant de 1,90 mètre au regard vert. Jett Mayfield. Ma première et seule intrusion dans l’univers de l’amour, ainsi que la deuxième plus grosse erreur de ma vie.
JETT
PROLOGUE
L es Immeubles Mayfield étaient situés au seizième étage de la tour Trump, dans le quartier d’affaires florissant de New York. Un peu après 8 h 00 du matin, Jett Mayfield s’assit à son bureau surplombant la rue fourmillante. Les gens et les taxis jaunes ressemblaient à des fourmis en mouvement constant : toujours affairés, toujours tendus. Comme la ville, Jett avait déjà été vibrant de vie — ou de son ancienne interprétation de la vie : vivre avec intensité, travailler avec encore plus d’intensité. C’était jusqu’à ce qu’illaBrooke Stewart avait rencontre. un certain quelque chose qui l’avait bouleversé intérieurement. Ce n’était pas son beau regard noisette ni sa façon de bouger — à la fois confiante et réservée. Elle l’avait touché plus profondément, avait touché quelque chose qu’il croyait intouchable. Son intention initiale avait toutefois été différente. Son objectif avait été qu’elle tombe amoureuse de lui, non pas par des mots, mais par des gestes et du sexe — beaucoup de sexe —, parce qu’il voulait quelque chose qu’elle possédait. Pas pour lui-même, mais pour l’homme et l’entreprise à qui il devait tout. Toutefois, les événements avaient pris une tournure à laquelle il ne s’attendait pas. Quand son plan s’était retourné contre lui, elle avait disparu. Une ombre appartenant au passé : partie, mais pas oubliée. Depuis une heure, il regardait fixement son téléphone cellulaire, aux prises avec des délires de fureur et de frustration. Et encore plus de douleur, ce qui le fâchait davantage. Elle avait été idiote de partir sans l’écouter. Elle avait été idiote d’éteindre son téléphone cellulaire pour qu’il ne puisse pas la contacter. Peu importe combien de fois il téléphonait et combien de textos il envoyait, Jett savait instinctivement qu’ils ne lui parvenaient pas parce qu’autrement, elle aurait senti son agonie. Elle aurait senti l’importance d’écouterce qu’il avait à dire. Ça n’avait rien à voir avec les sentiments qu’il éprouvait. Tant pis pour ses sentiments. Il avait autre chose à lui dire, quelque chose qui l’empêchait de dormir alors qu’il s’inquiétait pour elle, pour eux, pour tout ce en quoi il croyait. Et si ses doutes étaient confirmés, alors ils auraient besoin l’un de l’autre autant qu’ils avaient besoin d’air pour respirer. — Monsieur Mayfield — Jett ? dit Emma en passant la tête par l’ouverture de la porte, l’extirpant de ses pensées. Il fronça les sourcils. Ce n’était pas son genre d’être brusque, mais cette fille était une réceptionniste temporairement promue au poste d’adjointe particulière jusqu’à ce qu’il trouve quelqu’un qui convenait mieux. Ainsi, elle n’était pas encore familiarisée à ses petites habitudes, qui incluaient le fait de ne pas le déranger lorsqu’il voulait qu’on le laisse tranquille. Les yeux écarquillés comme un cerf ébloui par les phares d’une voiture, elle ne sembla pas comprendre ni être sur le point de dégager pour le laisser dans l’obscurité de ses pensées et l’inhabituelle douleur à la poitrine. — Qu’est-ce qu’il y a ? soupira-t-il impatiemment. Emma sembla se rappeler comment parler, mais ses grands yeux reflétaient toujours son insécurité. Jett aimait ses employés ainsi. Même s’ils croyaient qu’il était un imbécile de première, ils redoublaient d’ardeur au travail pour lui plaire. — Il y a quelqu’un pour toi. Je lui ai dit que tu étais occupé et qu’il ferait mieux de prendre un rendez-vous, mais il ne part pas. Il est là depuis une demi-heure.
Les paroles d’Emma lui firent l’effet d’une douche froide. Tout ce qu’il comprit, c’était qu’il y avait un type qui insistait pour le voir alors qu’il était mal en point. — Dis-lui que je ne suis pas libre. — Il a dit que c’était important. Ils le disent tous, pensa-t-il. — Dis-lui que tu es venue me voir et que je t’ai spécifiquement dit que je n’étais pas libre. Emma écarquilla davantage les yeux, même si ça semblait impossible. Son regard frénétique se teinta de frayeur. De toute évidence, elle désirait conserver son emploi, mais le visiteur semblait l’inquiéter davantage que la possibilité de déplaire à Jett. Il avait deux options : demander à Emma de partir et risquer qu’elle revienne sans tarder, l’interrompant de nouveau alors qu’il était occupé à être obsédé par Brooke, ou s’occuper du visiteur. En fin de compte, il décida que la deuxième option était légèrement plus intéressante. — Fais-le entrer. L’expression d’Emma se détendit instantanément, et elle sautilla presque en sortant de son bureau. Lançant un regard noir, Jett se rassit sur son fauteuil et se mit à se masser les tempes pour se défaire du martèlement grandissant. S’il avait su où se trouvait Brooke, il n’aurait pas eu à s’occuper de tout ça, et tout le reste aurait pu aller au diable. Toutefois, les choses étant ce qu’elles étaient, il devait préserver l’impression de normalité avant que tout éclate de manière exagérée. — Jett, mon gars. La voix familière en provenance de la porte le ramena à la réalité. Il porta son attention sur son ami de longue date, et la pression qu’il ressentait s’allégea légèrement. Comme d’habitude, Kenny avait réussi à éviter toute forme de code vestimentaire et semblait sur le point d’entrer dans un bar — ou en prison —, plutôt que dans le bureau du courtier immobilier de l’année. Un jeans déchiré, un t-shirt noir à manches courtes, des tatouages sur les bras et un piercing au sourcil. En revanche, Jett avait déjà affectionné ce style — sans le piercing — pendant de nombreuses années avant de quitter le mode de vie rebelle de Kenny pour le monde des affaires de son père. Il avait toujours les tatouages… et les cicatrices presque guéries pour le prouver. Jett referma la porte, enregistrant rapidement les regards curieux que ses employés jetèrent en direction de Kenny et lui. Ils se demandaient probablement ce qu’un homme comme Kenny faisait dans les bureaux d’une des sociétés les plus prospères du domaine de l’immobilier, qui plus est en compagnie du PDG. Ses employés ne connaissaient pas le véritable Jett. Personne ne le connaissait. Autrement, ils se seraient enfuis. Mais pas Brooke. Elle avait senti son côté d’ombre et était tout de même tombée amoureuse de lui. — Tu as dit que tu voulais me parler et que c’était urgent, dit Kenny dès que Jett eut fermé les volets, les protégeant des regards indiscrets. — Je n’ai jamais dit ça. Kenny haussa les épaules et se laissa choir sur le fauteuil de Jett, posant les pieds sur le bureau en chêne verni, ignorant savamment les canapés en cuir brun près de la porte, achetés justement pour de telles occasions. Jett plissa les yeux sans dire un mot. — J’ai présumé que tu avais besoin de moi et que tu savais ce que tu faisais, dit Kenny. Tu aurais pu préciser l’endroit. Ce n’est pas ma faute si tu as été imprudent, mon gars. Merde.Il avait raison, évidemment, mais le fait de le savoir n’empêcha pas Jett de lui lancer un regard noir. Pour dissimuler sa frustration, il versa deux verres de whisky de la carafe posée sur la table basse et en poussa un vers Kenny.
— C’est à peine le matin, fit remarquer Kenny, les doigts refermés sur le verre avec un empressement remarquable. — On s’en fout. — C’est noté. Le whisky avait un goût de miel dispendieux. Un peu trop sucré, avec un arrière-goût de fumée et de terre. Il en avait horreur, mais c’était la boisson qui convenait le mieux à ses clients, et il en avait ainsi toujours une bouteille dans son bureau. Au cours de ses cinq années aux Immeubles Mayfield, il n’y avait jamais touché avant ce jour-là. — J’ai besoin que tu retrouves quelqu’un, parce que mon détective privé ne fait pas du bon travail et tu es la seule personne en qui j’ai confiance, dit Jett, remarquant à peine le verre à moitié vide de son ami. Kenny ne cligna même pas des yeux. — C’est pressant ? — C’est important. — Un bon rancard, et tu n’arrives pas à trouver son numéro de téléphone ? demanda Kenny en souriant. Il ignorait qu’il n’était pas si loin de la vérité. — Quelque chose du genre, dit Jett d’un ton sec tout en tirant une enveloppe de papier kraft de son bureau pour la lancer à Kenny. Voici tout ce que tu as besoin de savoir à son sujet. Et il y a autre chose que tu dois trouver pour moi. Kenny fronça les sourcils en feuilletant l’enveloppe contenant les renseignements sur Brooke. Son regard resta accroché à une photographie de Brooke endormie, les cheveux ébouriffés sur l’oreiller. La photographie avait été prise avec le téléphone cellulaire de Jett dans son luxueux appartement de Manhattan, lors du dernier jour qu’ils avaient passé ensemble. Jett était alors assis sur le fauteuil devant le lit à colonnes, déchiré par le désir de lui dire son secret parce qu’elle s’était ouverte à lui quelques jours auparavant, lui racontant son passé douloureux et lui disant pourquoi elle hésitait à entamer une relation amoureuse. Il sentait qu’il lui devait la vérité, mais en fin de compte, il n’avait pas eu envie de gâcher la beauté de l’instant. Ç’avait été une erreur de taille, puisqu’ils avaient ensuite eu une dispute et qu’elle avait disparu par la suite. Partie sans laisser d’adresse. Et il n’avait pas eu l’occasion de s’expliquer. — Hé, tu es toujours là ? dit Kenny alors qu’il observait Jett de la tête aux pieds. Pourquoi est-elle partie ? — Je l’ignore. Demande-moi autre chose ! grimaça Jett en remplissant leurs verres. Il avala d’un trait le liquide ambré alors que Kenny regardait fixement son verre, sans y toucher cette fois-ci. Le whisky brûla la gorge de Jett et lui joua probablement aussi des tours. La beauté de l’oubli. S’il ne pouvait pas la retrouver, c’était l’état qu’il recherchait. Kenny hocha simplement la tête et désigna l’enveloppe qu’il avait refermée, l’air dénué d’émotion. — Elle est jolie. Il avait toujours été bon pour ne pas dire ce qu’il pensait vraiment. C’était la raison pour laquelle il ne se mettait pas les pieds dans les plats, contrairement à Jett. — Ouais. — Quand l’as-tu vue pour la dernière fois ? — Il y a 24 heures. Le faux froncement de sourcils de Kenny dissimula à peine un sourire sarcastique. — Ouf, ça fait longtemps !
Jett savait bien de quoi il avait l’air : désespéré. Toutefois, il ne s’en préoccupait pas. — Je suis des plus sérieux, dit-il froidement. Il avait un ton presque menaçant. Il n’aimait pas qu’on se moque de lui. — Je dois la retrouver. Ça te pose un problème ? continua-t-il. — Merde, mais qu’est-ce qui t’est arrivé, mon ami ? — J’ai tout gâché. C’est le bordel. Je ne t’aurais pas appelé si ça n’avait pas été important. Kenny s’adossa. Il ne semblait pas le moins du monde ennuyé par la saute d’humeur de Jett. Leur amitié en avait vu d’autres. — As-tu une petite idée de l’endroit où elle peut être ? Des amis ou de la famille ? Un ancien petit ami ou un amoureux secret ? demanda Kenny. Si j’en avais la moindre idée, je ne serais pas ici avec toi ! — J’étais l’amoureux secret, dit Jett alors qu’il passait une main dans ses cheveux foncés pour tenter de calmer la colère qui grondait en lui. Il était inutile qu’il se fâche contre les gens qui l’entouraient. Ils n’y étaient pour rien. — J’ai tenté de contacter sa mère, qui ne semblait pas particulièrement préoccupée, mais qui prétendait n’avoir aucune idée de l’endroit où elle se trouve, dit Jett. Sa colocataire est partie avec elle, alors j’imagine qu’elles ont pris la route. Le détective et son équipe ont téléphoné à tous les hôtels de l’État de New York. Jett fronça les sourcils à cette idée. Il n’était pas un spécialiste, mais même lui savait qu’une femme et sa meilleure amie n’auraient pas quitté leur appartement douillet pour aller séjourner à l’hôtel sans raison.Quelle perte de temps ! — J’imagine qu’elle est dans la famille de son amie, poursuivit Jett. — Ton détective a vérifié auprès des compagnies de cartes de crédit ? Jett acquiesça de la tête. — La dernière fois que sa carte a été utilisée, c’était à l’épicerie près de chez elle. — Que peux-tu me dire au sujet de son amie ? Jett hocha la tête d’un air grave, signalant que c’était une voie sans issue. — Je ne sais rien d’elle. Simplement que son téléphone cellulaire est également éteint. Kenny opina de la tête et garda le silence un instant. Le cœur de Jett se mit à battre à vive allure, et il ignorait si c’était dû à l’alcool qui coulait dans ses veines ou à la gravité de la situation. — Peut-être qu’elle a quitté le pays, dit Kenny en reprenant le fil de la conversation. Jett y avait songé, mais avait rapidement rejeté l’idée. — Comment aurait-elle pu faire ça sans utiliser sa carte de crédit ? J’ai besoin que tu ailles plus loin que ça. Il baissa les yeux sur Kenny, qui était resté silencieux, son déplaisir nettement perceptible dans les traits qui marquaient son front. — Je ne fais plus ça, Jett. Tu le sais très bien. — Je ne te le demanderais pas si ce n’était pas important, murmura Jett. — Tu es mon meilleur ami, et je ferais n’importe quoi pour toi, mon gars. Mais la dernière fois, j’ai bien failli ne pas m’en tirer. J’ai juré de me tenir loin des problèmes. L’hésitation de Kenny était perceptible dans son regard sombre, et pendant un instant Jett fut certain que son ami le laisserait en plan. Puis son regard croisa celui de Jett, et ce dernier sut qu’il avait gagné. — Elle te plaît, n’est-ce pas ? demanda Kenny. — Plus que je n’ose l’admettre, dit-il en toute vérité.