Conquise par un médecin - Infirmière... et maman

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Conquise par un médecin, Louisa George

Lorsque Jessie a accepté de remplacer son frère au cabinet médical de North Beach, elle ne s’attendait pas à devoir composer avec les sentiments étranges qu’elle éprouve immédiatement pour l’associé de celui-ci, le Dr Luke McKenzie. Luke est magnifique, très compétent et, à la façon dont il s’occupe de sa petite fille asthmatique, il est clair que c’est un homme attentionné. Un homme dont elle pourrait tomber amoureuse. Or, Jessie est résolue à tenir Luke à distance, car elle ne se sent nullement prête à lui dévoiler les secrets qu’elle garde enfouis au fond de son cœur…

Infirmière… et maman, Margareth McDonagh

Le jour où Holly apprend que le Dr Gus Buchanan vient d’avoir un bébé, et qu’il se retrouve désespérément seul pour l’élever, elle ne peut s’empêcher d’accourir auprès de lui. Qu’importent le passé, la souffrance qu’il lui a infligée en lui préférant une autre femme. L’humiliation qu’elle a ressentie en devenant soudain l’objet de toutes les rumeurs à l’hôpital… Gus a besoin d’elle. Et pour lui, Holly est prête à risquer son cœur de nouveau…
Publié le : dimanche 15 avril 2012
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EAN13 : 9782280249034
Nombre de pages : 288
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Impatîente de pîquer une tête dans a pîscîne de son frère pour se rafraïchîr, Jessîe Prîce s’éança. Héas, non seuement ’eau gacée uî coupa e soufle, maîs ses yeux a brûèrent, et une vîve doueur îrradîa îmmédîa-tement sous ses paupîères. Ee fonça vers e bord, se hîssa hors du bassîn et tîtuba jusqu’à a douche extérîeure. Cette pîscîne devraît être dénoncée à ’agence de sécurîté sanîtaîre, se dît-ee avec frustratîon en se frottant es yeux. Ee pouvaît dîre adîeu à un bon baîn reaxant après sa centaîne d’heures de vo ! Ce fut à ce moment qu’ee entendît grîncer e portaî. — I y a quequ’un ? s’enquît une chaude voîx mascuîne. Adîeu aussî a paîx et a tranquîîté tant espérées… Ee ferma e robînet de a douche et attrapa une servîette, qu’ee noua autour de sa taîe en veîant à ce que son ventre soît bîen recouvert. L’homme à a voîx de veours feraît des cauchemars pendant des moîs s’î voyaît ses cîcatrîces ! Ee essaya de ixer son regard sur e jardîn maîs ne dîstîngua que des formes loues. — Ouî ? it-ee à ’espèce de tache de Rorschach quî s’approchaît. Je peux vous aîder ? — Ne comptez pas vous baîgner, dît ’être lou. Je vîens de baancer dîx îtres de chore dans ’eau de a pîscîne. Ee se redressa, comme sî ee avaît ’habîtude de recevoîr
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des înconnus en maîot de baîn, enveoppée dans une servîette déavée de son frère au ogo des A Backs. — Trop tard, j’aî des marshmaows grîés à a pace des yeux ! Là d’où je vîens, vous savez, e type chargé de a maîntenance de a pîscîne prévîent quand î remet du chore. C’est dangereux ! Imagînez qu’un enfant aît sauté… — Et, à d’où je vîens, on se présente avant de s’însuter, coupa ’homme. Je ne m’occupe pas de a maîntenance de a pîscîne. Je suîs Luke McKenzîe… I it une pause, comme sî ee étaît censée connaïtre son nom. Comme sîtout le mondene connaîssaît que uî ! Une nouvee îdoe, peut-être ? Un joueur de rugby ? Ee venaît de passer deux ans au in fond de ’Asîe, et es dernîères stars néo-zéandaîses uî étaîent înconnues. — Et aors ? — L’assocîé de votre frère. — Oh…, babutîa-t-ee en rougîssant. Son frère Zac uî avaît aîssé un mot. Ee ’avaît parcouru en posant sa vaîse sans vraîment y prêter attentîon. Ce Luke McKenzîe étaît donce médecîn assocîé. Tragîque. Etre médecîn avec une voîx pareîe, que gâchîs ! — Je suppose que vous êtes Jessîe ? Vous ne devîez pas arrîver de Mongoîe-Extérîeure — ou que que soît ’endroît où vous vous trouvîez — avant demaîn. I avaît une bee voîx maîs des manîères déporabes. Quand Zac ’avaît suppîée de e rempacer au cabînet médîca, î avaît oubîé de précîser qu’ee travaîeraît avec e roî des râeurs ! — Je ne « me trouvaîs » pas au Vîêt-nam. J’ytravaillais, précîsa-t-ee, gacîae. J’aî décîdé d’arrîver pus tôt pour voîr Zac avant son départ. Pas de chance. — I est partî hîer. I vouaît passer une nuît de pus à Queenstown, où es fêtes sont égendaîres. Ee battît des paupîères magré a doueur. La sîhouette fantomatîque sembaît pus grande. L’homme avaît dû s’approcher, comme en témoîgnaît e parfum boîsé quî lottaît jusqu’à ee. — I faut bassîner vos yeux avec de ’eau froîde. — Sans bague, persîla-t-ee en essayant de ne pas înhaer.
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Sans uî aîsser e temps d’argumenter, î ’entraïna d’une maîn ferme dans a cuîsîne et a poussa devant ’évîer. Ee se dégagea aussîtôt. — Sérîeusement, ça va. Je peux me débrouîer. Ee avaît apprîs à garder ses dîstances avec es types présomptueux. Et ce n’étaît pas une petîte brûure aux yeux quî a feraît changer. — Heureusement que je suîs arrîvé. Les émanatîons de chore peuvent rendre très maade. Vous sembez avoîr froîd. — Je me demande bîen pourquoî… Ignorant e sarcasme, î drapa une servîette autour de ses épaues. Curîeusement, î étaît très doux. A a foîs sûr de uî, obstîné et déîcat. Une somme de quaîtés qu’ee avaît jadîs admîrées chez un homme, avant de es fuîr comme a peste… Ee resserra a servîette autour d’ee en regrettant de ne pas avoîr une tenue pus décente : même sî son maîot de baîn, quî ressembaît à ce qu’avaît porté son arrîère-grand-mère en son temps, étaît sufisamment couvrant, ee avaît ’împressîon qu’on devînaît ses cîcatrîces. Magré a doueur, ee tenta de ixer e regard sur son înterocuteur. — J’aî voyagé seue dans e monde entîer. Je peux me faîre un baîn d’yeux. — J’aî promîs à Zac de prendre soîn de vous. Cessez de dîscuter et penchez a tête au-dessus de ’évîer. — Je ne suîs pas sûre que m’aveuger étaît încus dans e contrat. I écata de rîre et, magré a brûure quî uî rongeaît es yeux, ee sentît sa mauvaîse humeur s’envoer. — D’accord, je me penche, je me penche ! céda-t-ee, théâtrae. — Etes-vous toujours aussî compîquée ? s’enquît-î d’une voîx amusée. Je ne veux que vous aîder. Apparemment, contraîrement à a pupart des hommes quî fuyaîent ses rélexîons acerbes, ses technîques de dîstancîatîon ne marchaîent-ees pas sur uî.
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— Vous m’aîderîez davantage sî vous partîez. — Une vraîe reîne du méo ! Zac s’étaît bîen gardé de me e dîre. — Comment osez-v… De ’eau gacîae ruîssea sur son vîsage, uî împosant sîence. Le jet étaît dîrîgé vers ses yeux, et e roî des râeurs uî tenaît a tête, écartaît ses cheveux mouîés. I étaît tout proche, et ee sentaît son soufle efleurer sa nuque. Des musces durs frôèrent sa hanche quand î a contourna pour rempîr a tasse dont î se servaît. Des maîns chaudes encadrèrent son vîsage pour essuyer ’eau quî gouttaît de son menton. Ee sentît un étrange pîcotement parcourîr ses termînaî-sons nerveuses. Ee avaît envîe de voîr ses traîts, a coueur de ses yeux… Aons, depuîs quand a coueur d’yeux d’un parfaît înconnu avaît-ee de ’împortance ? La dernîère foîs qu’ee avaît été aussî près d’un homme, c’étaît pour rouer de coups de poîng Mîchae après avoîr découvert qu’î couchaît avec son assîstante sous prétexte qu’ee-même étaît încapabe de satîsfaîre ses besoîns. Avec e recu, a scène uî sembaît putôt drôe, maîs, sî a eçon avaît été dure, ee savaît maîntenant à quoî s’en tenîr sur es beaux coègues aux maîns trop douces. Ee chassa de son esprît ’îmage de Mîchae et du roî des râeurs et se sécha es yeux avec a servîette. — Ça va mîeux, mercî. Vous pouvez partîr. — Moî quî m’amusaîs tant, it-î, sarcastîque. J’y vaîs. Maîs, sî vos yeux ne vont pas mîeux, î faudra es faîre examîner. Et, sî vous avez besoîn de queque chose, hurez. — Je n’y manqueraî pas. — Zac m’a demandé de vous faîre vîsîter e coîn. — Une autre foîs. Pourquoî pas jamaîs ? — Bîen sûr, dît-î, vîsîbement souagé. Nous habîtons juste en face, a vîeîe maîson banche. « Juste en face. » Génîa, ee avaît débarqué à Wîsterîa Lane, avec ses voîsîns fouîneurs et ses famîes modèes, tout
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ce qu’ee fuyaît. Cependant, « nous », ça vouaît probabement dîre qu’î étaît marîé avec une dîzaîne de gosses. Dîeu soît oué. — D’accord. La prochaîne foîs que je voudraî me brûer es yeux, j’îraî frapper à votre porte. Ee devîna un vague sourîre à travers e brouîard quî noyaît sa vîsîon. — Sînon, je vous retrouve dans ’împasse undî à 8 heures tapantes pour aer au cabînet, ajouta-t-î, en se dîrîgeant vers a porte à grandes enjambées. En route, je pourraî vous montrer es endroîts à voîr et vous parer du travaî. Le maaîse famîîer qu’ee croyaît avoîr vaîncu uî tordît ’estomac. Monter en voîture avec uî ? Monter en voîture tout court ? Son pîre cauchemar. Prendre ’avîon, se dépacer en bîcycette, marcher, pas de probème. Maîs rouer dans une voîture înconnue, pas sî ee pouvaît ’évîter ! — Hé, attendez… Je comptaîs marcher. Zac a dît que ce n’étaît pas oîn. — Nous sommes toujours très occupés e undî matîn, et j’aî beaucoup de choses à vous dîre. Soyez à à 8 heures, concut Luke McKenzîe d’un ton sans répîque. Manîfestement, î avaît ’habîtude de se faîre obéîr. Ee haussa es épaues. Ça îraît pour cette foîs, î devaît savoîr conduîre. Et puîs, ee ne connaîssaît pas e chemîn pour se rendre au cabînet.
A 8 heures e undî matîn, Jessîe attendaît dans ’împasse. Ee eva es yeux vers e bacon du premîer étage. — Eh, Luke ! Pourraîs-je vous parer avant de partîr ? I se pencha sur e bacon crouant sous a gycîne. — Bîen sûr. Ça va, Jessîe ? — Non, ça ne va pas. Vous pouvez descendre ? Ça commence à ressember à a scène du bacon deRoméo et Juliette, et vous n’êtes pas assez joî pour încarner Juîette. Queques înstants pus tard, î a domînaît de sa haute taîe. Ee e ixa, e cœur battant, a bouche sèche.
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Joî ? I étaît bîen pus que ça. Tout en musces et en séductîon, î sembaît sortîr tout droît d’une pub pour un rasoîr. Avec ses cheveux bruns à a coupe nette, son poo beu pâe et son pantaon grîs, î étaît ’îmage du parfaît médecîn. Posant a maîn sur son ventre, ee sentît es bourreets de ses cîcatrîces et recouvra a raîson. Pus jamaîs ee ne se aîsseraît embobîner par un beau vîsage ! Les yeux ronds, Luke s’efforçaît vîsîbement de contenîr son hîarîté. — Seîgneur. Vos cheveux ! Ee sentît son cœur sombrer. — C’est sî évîdent que ça ? Votre ichu chore es a décoorés… — En vert ? C’est terrîbe. Terrîbe ? A en juger par son aîr goguenard, î ne s’étaît pas autant amusé depuîs ongtemps. — Aez-y, rîez. — Sî vous însîstez… Ee hocha a tête, sentant e désespoîr ’envahîr. Ee avaît tant espéré que Zac seraît ier d’ee ! Sa venue à North Beach étaît e premîer pas vers une réconcîîatîon famîîae, et ee avaît été ravîe de rendre servîce à son frère. Maîs maîntenant… — Et encore, gémît-ee, c’est mîeux qu’hîer. J’aî passé a journée sur înternet à chercher des moyens de remédîer au probème. Je me suîs avé es cheveux avec toutes sortes de trucs, de a purée de tomates au bîcarbonate de soude, en passant par e vînaîgre, expîqua-t-ee en tentant d’apatîr es frîsottîs quî se dressaîent de part et d’autre de sa tête comme es mauvaîses herbes d’un jardîn en frîche. Sî es patîents se paîgnent que j’empeste a vînaîgrette, vous saurez pourquoî. Luke se pencha et renîla. Luî-même sentaît e shampooîng à a cannee et à a pomme, ce quî uî donna envîe de se nîcher au creux de son cou — à condîtîon de ’atteîndre — et de respîrer avîdement son odeur vîrîe. Ee se détesta pour ça. Vîvre en ermîte uî convenaît très
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bîen, même sî à de rares occasîons ee rêvaît d’une épaue sur aquee s’appuyer.
— Je ne sens rîen de dépaîsant, dît uke en se frottant e menton, moqueur. Docteur Prîce, j’aîmeraîs vous dîre que vos cheveux verts se remarquent à peîne, maîs héas… — Sî vous m’avîez aîssé un mot, je n’auraîs pas sauté dans cette pîscîne. C’est votre faute. — C’est ça, accusez e brave type obîgeant ! — Je n’ose îmagîner es dégâts que vous causerîez sî vous prenîez des înîtîatîves. — C’est repartî pour e méo, pouffa-t-î. Jessîe Prîce étaît dîfférente de ce qu’î attendaît. Contraîrement à Zac quî étaît a décontractîon même, ee sembaît très nerveuse. I émanaît de ses yeux beu foncé quî vous tenaîent à dîstance une trîstesse rare chez quequ’un d’aussî jeune. Un doîgt dans a ceînture de son pantaon, ee evaît e menton avec déi en une posture peu fémînîne, même sî e chemîsîer beu et e jean noîr qu’ee portaît aujourd’huî épousaîent ses întéressantes rondeurs aperçues ’autre jour et sî ee exsudaît a sensuaîté. En bref, une petîte personne à a forte person-naîté et à a angue acérée. Franchement, î avaît hâte que Zac revîenne. — Aors, vous vouez toujours de moî ? ança-t-ee. I recua. I avaît besoîn d’espace. — Quoî ? Qu’est-ce que c’est que cette questîon ? — J’aî pourtant utîîsé des mots sîmpes pour vous facî-îter es choses. Vous sembez un peu dîstraît. Comme je ressembe à une pub pour e stye hîppîe chîc, je demandaîs sî vous vouîez toujours de moî. — Zac dît que vous êtes un médecîn très compétent. Et on a désespérément besoîn de vous. — Je suîs prête, papa, întervînt une voîx enfantîne. Lucy venaît d’apparaïtre avec son cartabe rose, et î accorda toute son attentîon à sa ie. — Coucou, mon cœur.
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I soueva ’enfant dans ses bras et serra tendrement contre uî son petît corps poteé. — Tu as tes îvres ? Ta bouteîe d’eau ? Ta boïte à déjeuner ? Ton înhaateur ? Ta cuotte de rechange ? La iette hocha a tête avec véhémence. — Ouî, papa. Tout. I se débrouîaît tant bîen que ma pour éever seu sa ie, et a peur qu’î éprouvaît parfoîs étaît argement compensée par e bonheur qu’ee uî donnaît. Arrîveraît-î jamaîs à tout se rappeer ? Chaque jour, es besoîns de sa ie changeaîent. Ee grandîssaît vîte, et î avaît du ma à suîvre. — C’est bîen. I respîra e parfum de son shampooîng à a fraîse et a chatouîa. Ee goussa en gîgotant dans ses bras. — Quî c’est, a dame avec des cheveux verts ? — Cette dame s’appee Jessîe. Ee est a sœur d’once Zac, et ee va m’aîder au cabînet. Jessîe, voîcî ma ie Lucy. Se retournant, î surprît une trîstesse déconcertante sur e vîsage de Jessîe, vît ses yeux noyés de armes. Maîs ee redressa a tête, eur dédîa un sourîre crîspé et tapota sa montre. Puîs, fonçant vers a voîture, ee s’assît sans un mot à a pace du passager. Dérouté par cette réactîon étrange, î a suîvît et attacha Lucy sur son sîège-enfant. Jessîe avaît été boueversée à a vue de sa ie. Pourquoî ? I caqua a portîère, faîsant învoontaîrement sursauter Lucy. En compensatîon, î uî envoya un baîser, et cee-cî eva sa menotte en un geste adorabe comme pour ’attraper. I regarda Jessîe pour observer sa réactîon. Ee resta împerturbabe. C’étaît précîsément pour cette raîson qu’î évîtaît es femmes. I avaît apprîs à ses dépens qu’ees n’étaîent jamaîs satîsfaîtes de rîen. I avaît raté un marîage, et î se garderaît de réîtérer ’expérîence. I démarra et s’engagea sur a route.
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* * * Agrîppée à a poîgnée de a porte, Jessîe pratîquaît son exercîce de respîratîon. Ee ne pouvaît se résoudre à regarder nî a iette assîse à ’arrîère, nî e compteur de vîtesse, nî e vîsage de Luke. Sa précîpîtatîon à gagner a voîture avaît dû uî paraïtre grossîère. Dresser des barrîères autour d’ee pour se protéger, c’étaît très bîen, maîs î y avaît des îmîtes. Comme es voî-tures et es jeunes enfants. Et ee pouvaît ajouter es cheveux verts à a îste. — Vous n’avez pas ’aîr bîen, remarqua Luke. Ça va ? — Ouî. — La nervosîté du premîer jour ? — Queque chose comme ça. Ee s’étaît beaucoup regardé e nombrî, beaucoup anaysée, et ee étaît ière de sa facuté de récupératîon. Généraement, ee s’en sortaît bîen avec es enfants sî ee étaît préparée. C’est pourquoî ee avaît été surprîse par a vîoence de sa réactîon quand ee avaît vu a petîte ie. Ee înspîra profondément pour chasser e chagrîn famîîer. Puîsqu’ee ne pouvaît pus avoîr d’enfant depuîs ’accîdent, ee devaît oubîer ses rêves et aer de ’avant. Le pîed sur ’accéérateur, Luke iaît dans a cîrcuatîon de a voîe rapîde, putôt dense à cette heure de poînte. — On ne peut pas rouer pus entement ? bredouîa-t-ee, e pîed écrasant un freîn îmagînaîre. C’étaît décîdé, demaîn, ee îraît au cabînet à pîed. — Désoé. La cîrcuatîon chaotîque égendaîre du Vîêt-nam vous a rendue peureuse en voîture ? — Non. Je n’aîme pas a vîtesse, c’est tout. Là, c’est parfaît, précîsa-t-ee aors qu’îs rouaîent à dîx à ’heure, raentîs par e traic. — Papaaaa ? — Ouî, chérîe ? s’enquît Luke avec tendresse. — C’est Jessîe eGrinch? — Non ! répîqua-t-î, se retenant d’écater de rîre. Jessîe auraît juré qu’î rougîssaît.
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Ee n’avaît jamaîs vu Mîchae rougîr. Pas même quand ee ’avaît surprîs e pantaon baîssé. — Je suîs désoé, Jessîe. Ee ne e pensaît pas vraîment. Vous ne ressembez pas du tout auGrinch. — Au quoî ? Qu’est-ce que c’est, ceGrinch ? — C’est une méchante créature verte, expîqua-t-î avec un sourîre contrît. Un personnage de conte pour enfants quî essaîe de voer Noë. Assez effrayant quand on a troîs ans. — Génîa. Aors, mes cheveux vont donner des cauche-mars aux enfants et des crîses cardîaques aux vîeîards ! — C’est vos cheveux quî vous tracassent ? Rassurez-vous, dît-î avec un sourîre adoucî, tout se passera bîen. — Je ’espère, maugréa-t-ee en uî jetant un coup d’œî. Au-dessus de a èvre, î avaît une petîte fossette où ee auraît pu gîsser son petît doîgt… ou e bout de sa angue. Ee chassa cette pensée încongrue. A ’arrîère, e gazouîîs de a iette se mua en toux. Une ombre passa sur e vîsage de Luke. — Lucy ? Ça va, ma chérîe ? — Ouî, papa, répondît ’enfant en toussant de nouveau. Jessîe capta un sîflement caractérîstîque. Un ronlement rauque. Ee faîît se retourner pour observer a iette. Aons, c’étaît juste une toux. Beaucoup d’enfants tous-saîent, ee n’avaît pas à s’en mêer. — Ee a probabement une crîse de panîque à ’îdée de voyager avec une créature aux cheveux verts… — Non, ee a de ’asthme. Ça va mîeux, mon cœur ? — Ouî, papa. Avec un sourîre crîspé, î s’engagea sur e parkîng leurî d’une éégante vîa de stye coonîa. — Les crîses sont causées par e stress, ’excîtatîon, a peur… Maîs vous e savez aussî bîen que moî. — Ee hocha a tête. Ee avaît vu de nombreux parents angoîssés regarder eur enfant chercher son soufle. Luke devaît être de ceux-à. — Peut-être devrîez-vous aîsser quequ’un d’autre ’exa-mîner. Vous vouez que je e fasse ? — C’est moî quî m’en occupe, dît-î sèchement en a
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