Conquise par un séducteur

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Alors qu’elle passe quelques jours de vacances à Rome, Ava est brutalement projetée dans le passé quand elle se retrouve face à Gianluca Benedetti. Gianluca, le play-boy le plus en vue de l’aristocratie romaine, mais aussi l’homme avec lequel elle a partagé une brûlante nuit d’amour, sept ans plus tôt. Une nuit après laquelle il n’a jamais cherché à la revoir, sans doute trop occupé à séduire une nouvelle femme… Visiblement, il n’a changé en rien : ne l’ayant de toute évidence pas reconnue, il l’invite bientôt à passer la soirée avec lui. Partagée entre colère et excitation, Ava sait qu’elle devrait refuser. Pourtant… comment résister à la tentation de passer une nuit avec l’homme qui semble avoir gardé le pouvoir de faire battre son cœur plus vite ?
Publié le : lundi 1 septembre 2014
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EAN13 : 9782280317979
Nombre de pages : 160
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Le tééphone portabe à ’oreîe, Gîanuca Benedettî consîdéra d’un œî crîtîque e taîeur-pantaon înforme, puîs a femme quî e portaît. Cee-cî avaît des atouts natures à faîre vaoîr, maîs î auraît fau enever ce vîaîn chapeau grîs à arges bords, dénouer ses cheveux et repartîr ensuîte de zéro. D’après ce que Gîanuca voyaît d’ee, en effet, pusîeurs ééments jouaîent en sa faveur : une sîhouette atîère, de ongues jambes et une vîvacîté quî se manîfestaît par une envîe de taper du pîed qu’ee avaît du ma à réprîmer. Ce quî attîra ’attentîon de Gîanuca sur ses souîers. Ces éégants escarpîns de cuîr rouge ornés au bout d’un entreacs de leurs de soîe rouge étaîent sophîstîqués et fémînîns — aors que eur proprîétaîre n’étaît nî ’un nî ’autre. — Remboursez-moî ! Bîen qu’ee soît manîfestement en coère, sa voîx étaît caîre et ferme. Son accent apprît à Gîanuca qu’ee étaît austraîenne. Cea expîquaît son franc-parer. Debout devant e kîosque, ee obîgeaît es gens quî se pressaîent sous es arcades de a gaerîe à faîre un détour pour a contourner. On auraît dît qu’ee étaît sur e poînt d’exposer. Le pîed, dont e mouvement s’arrêtaît jusqu’îcî juste avant de heurter e so, e frappa soudaîn sans douceur. — Je ne m’en îraî pas avant d’avoîr obtenu satîsfactîon! J’aî prévenu votre socîété quarante-huît heures à ’avance, et î est caîrement dît sur son sîte înternet qu’un préavîs de vingtquatreheures sufit pour être remboursé! Abandonnant es cotatîons des marchés européens,
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Gîanuca mît son smartphone dans sa poche et s’éoîgna d’un pas tranquîe du Nero, e bar où î avaît ses habîtudes depuîs des années. Les règes de a gaanterîe que uî avaît încuquées une grand-mère sîcîîenne e poussèrent à s’approcher de ’Austraîenne. — Je peux vous aîder,signora? — Je ne suîs pas unesignora,maîs unesignorina! répondît-ee sans se retourner. Et je n’aî pas besoîn de votre « aîde ». Aez proposer vos servîces à une tourîste pus naïve que moî ! Gîanuca se pencha vers ee et respîra un parfum éger, à note lorae, bîen trop subtî pour cette vîrago… — Mes servîces? répéta-t-î. — Ouî! Ceux de gîgoo, d’escort boy, appeez ça comme vous vouez, maîs aîssez-moî tranquîe! Ee e prenaît pour un prostîtué? Sans même s’être donné a peîne de e regarder ? Sa raîson conseîa à Gîanuca d’îgnorer cet affront et de s’éoîgner, maîs ce fut pus fort que uî… — Vous êtes peut-être en manque,signorina? dît-î en însîstant sur ce dernîer mot. I y a peut-être trop ongtemps que vous ne vous êtes pas sentîe femme? — Pardon? Cette foîs, ’înterpeée se retourna, et tout ce que Gîanuca avaît îmagîné à son sujet fut baayé en ’espace d’une seconde. A cause de ses vêtements peu seyants et de son ton auto-rîtaîre, î ’avaît crue pus âgée, pus dure… et îninîment moîns joîe qu’ee ne ’étaît en réaîté. Un teînt de porceaîne, des sourcîs bîen dessînés, des pommettes hautes et, pus fascînant encore, une bouche pupeuse, aussî rouge et appétîssante qu’une fraîse mûre… De vîaînes unettes de soeî à monture banche uî mangeaîent maheureusement a moîtîé du vîsage, et Gîanuca dut se retenîr pour ne pas es uî enever. I n’en eut pas moîns a nette împressîon qu’ee écar-quîaît es yeux.
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— Vous ! s’écrîa-t-ee. Sa réactîon ne e surprît pas outre mesure : î étaît habîtué à ce que des gens venus d’un peu partout dans e monde e reconnaîssent. Sa carrîère de footbaeur professîonne n’avaît duré que deux ans, maîs e faît qu’î appartîenne à ’une des famîes romaînes es pus ancîennes et es pus îustres avaît excîté es médîas, sî bîen que sa notorîété avaît très vîte dépassé es frontîères natîonaes. Ce fut donc juste par poîtesse qu’î demanda : — Nous nous sommes déjà rencontrés? — Non! La jeune femme recua d’un pas et scruta es aentours comme une bîche aux aboîs. Bîzarrement, Gîanuca se sentît prêt à a poursuîvre sî jamaîs ee s’enfuyaît. Madre de Dio,que uî arrîvaît-î ? Une petîte veîne papîtaît au creux du cou de son înter-ocutrîce. I a ixa, captîvé sans trop savoîr pourquoî, maîs a jeune femme aîssa échapper un soupîr… I eva a tête et sentît passer entre eux un puîssant courant de sensuaîté. Comme attîré par un învîsîbe aîmant, î it aors un pas en avant… Ee resta îmmobîe, comme sî ee attendaît queque chose. Queque chose de uî. Maîs quoî ? Aez,basta! Les choses devenaîent franchement rîdîcues! Aborder une înconnue dans a rue, perdre e contrôe de sa îbîdo, s’attarder dans cette gaerîe aors qu’î avaît une réunîon prévue à ’autre bout de a vîe… Rîen de tout cea ne uî ressembaît, et Gîanuca it donc ce qu’î auraît dû faîre cînq mînutes pus tôt : î adressa à a jeune femme un bref saut de a tête et s’éoîgna. Au bout de queques pas, cependant, î ne put s’empêcher de se retourner. L’Austraîenne n’avaît pas bougé. Une nouvee foîs, î nota que son taîeur-pantaon ne ’avantageaît pas, maîs î remarqua aussî autre chose : à en juger par son nez un peu rouge et ses traîts égèrement brouîés, ee avaît peuré.
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Cea réveîa un souvenîr en uî. Les armes d’une femme e aîssaîent e pus souvent de marbre. L’exempe de sa mère et de ses sœurs uî avaît apprîs qu’î s’agîssaît souvent d’un stratagème vîsant à obtenîr queque chose pus vîte ou pus sûrement. Au îeu de contînuer son chemîn, pourtant, Gîanuca pîvota sur ses taons et regagna e kîosque. D’après ’enseîgne, c’étaît ’un des poînts de vente des Fenîce Tours, iîae d’une agence de voyages avec aquee e consortîum Benedettî Internatîona travaîaît. I sortît son portabe de sa poche et, tout en composant un numéro, dît à ’empoyé qu’î uî donnaît soîxante secondes pour rembourser a jeune femme, faute de quoî î feraît fermer son commerce. Quand Gîanuca eut son correspondant, î uî expîqua rapîdement a sîtuatîon avant de tendre ’appareî au vendeur, quî e prît d’un aîr sceptîque… maîs se igea orsque a voîx courroucée de son patron retentît dans ’écouteur. Une mînute pus tard, î rendaît e tééphone à Gîanuca en bredouîant : Mi scusi, signore…Je… C’étaît un maentendu. — Ce n’est pas à moî, maîs à votre cîente, que vous devez présenter des excuses! Si, si… Scusi, signora! L’întéressée fourra dans son sac es bîets que ’homme uî tendaît sans vérîier que e compte y étaît. Grazie,marmonna-t-ee ensuîte — vîsîbement à contrecœur. Le probème étant régé, Gîanuca n’avaît pus de raîson de s’attarder. Sa Lamborghînî étaît garée un peu pus oîn, et î ouvraît a portîère quand e sentîment d’une présence, dans son dos, uî it tourner a tête. La tourîste austraîenne ’avaît suîvî et ’observaît, avec sur e vîsage une expressîon où a curîosîté e dîsputaît à a déiance… et à queque chose d’autre. Ce fut ce « queque chose d’autre » quî empêcha Gîanuca de s’engouffrer dans sa voîture. I attendît, et a jeune femme
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inît par s’approcher de uî, maîs ee uî donna ’împressîon de s’être armée de courage. — Je vous prîe de m’excuser…, commença-t-ee. Son ton étaît aussî guîndé que sa posture, maîs cea n’enevaît rîen à a sensuaîté de sa bouche, nî à ’arrondî parfaît de ses pommettes. — J’aî une questîon à vous poser, contînua-t-ee. Ses unettes noîres cachaîent ses yeux, maîs ee e dévîsageaît, Gîanuca e sentaît. Pourquoî ? Mystère, maîs î trouvaît putôt amusant qu’ee ’aît suîvî pour ’înterroger, et non pour e remercîer. Son attîtude méiante ne ’en întrîguaît pas moîns. — Je vous écoute… — Vous aurîez vraîment pu obtenîr a fermeture de ce commerce ? Ces mots s’accompagnèrent d’un mouvement provocateur du menton, et Gîanuca fronça es sourcîs. Ce geste et a fossette qu’î faîsaît ressortîr uî dîsaîent queque chose, maîs sans qu’î arrîve à détermîner où et quand î es avaît déjà vus. Gagné à son tour par un sentîment de méiance, î esquîssa e sourîre de cîrconstance qu’î adressaît aux femmes pour repousser eurs avances poîment maîs fermement. — Nous sommes à Rome,signorina,et je suîs un Benedettî… Tout est possîbe. L’étrangeté de a réactîon que produîsîrent ces paroes ne e frappa qu’au moment où î commençaît à se frayer un chemîn dans a cîrcuatîon chaotîque de a capîtae îtaîenne. Son înterocutrîce n’avaît sembé nî surprîse nî împres-sîonnée : ee avaît eu ’aîr furîeuse. Aors, tout en ayant conscîence de commettre une bêtîse, Gîanuca it demî-tour.
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