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Crush - Episode 2

De
60 pages
Maya Banks m’a vraiment fait traverser toute la gamme des émotions. De « Il fait soudain un peu chaud ici, non ? » à « Il me faut la suite immédiatement ! » -  USA Today

Un désir dangereux. Un amour interdit.

Eliza Cummings n’a rien d’une demoiselle en détresse. Elle est déterminée, farouche et prête à tout pour empêcher le monstre qui a fait de son adolescence un enfer de frapper à nouveau. 
Wade Sterling n’a rien d’un héros. Il est arrogant, autoritaire et égoïste. Mais il n’aime pas du tout la lueur de panique qu’il surprend dans le regard d’Eliza. Car Eliza est à lui, corps et âme – il le sent dans chaque fibre de son être depuis le premier regard qu’il a posé sur elle, ou peut-être depuis leur première dispute. 
Alors, s’il doit se battre contre des démons dont il ne sait rien pour protéger ce qui lui appartient, il le fera. Il n’a pas le choix. Avec Eliza, il n’a jamais vraiment eu le choix.
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Couverture : Maya Banks, Crush, Harlequin
Page de titre : Maya Banks, Crush, Harlequin

Chapitre 5

Eliza attendait que débute la grand-messe mensuelle, le visage impassible mais les nerfs à cran.

Dans quelques instants, elle allait devoir mentir à Dane et se montrer suffisamment convaincante pour échapper à son redoutable sixième sens. Techniquement parlant, il était son patron, mais pour Eliza il était avant tout son partenaire. Et son ami.

C’était lui qui menait la danse dans l’entreprise même si officiellement SSD était dirigée par la famille Devereaux, et en particulier par les deux frères aînés, Caleb et Beau. Le cadet, Quinn, était un génie de l’informatique et s’occupait de toute la partie technique. Quinn était peu loquace, un trait de famille, et ne livrait jamais en public une information dont on pourrait se servir contre eux — surtout depuis que ses frères avaient épousé l’un et l’autre des femmes qu’ils adoraient et qui représentaient tout pour eux.

Un jour, Eliza avait eu la surprise de voir Quinn débarquer chez elle. Frustré de ne pas avoir le profil « mâle dominant », comme ses deux aînés, il lui avait demandé sous le sceau du secret de lui apprendre à se battre. Il connaissait sa réputation, il savait qu’elle n’aurait aucune indulgence sous prétexte qu’elle travaillait pour lui — ou pour sa famille, ce qui revenait au même. Et donc, plusieurs fois par mois, quand il n’y avait pas de dossier brûlant sur le feu et qu’elle avait un peu de temps libre, elle venait lui donner sa leçon. Pour avoir le champ libre, Quinn faisait mine de déceler un gros problème dans le système informatique et se mettait à parler dans un jargon barbare qui faisait fuir jusqu’aux plus téméraires. En un rien de temps, l’étage se vidait… et Eliza l’avait tout à elle.

Elle se montrait sans pitié. Le plus jeune des Devereaux n’aurait pas accepté qu’il en soit autrement. Il n’était pas rare qu’il boite à la fin de la leçon, mais malgré son épuisement elle décelait une flamme satisfaite dans ses yeux. Ce garçon avait du cran. Et il progressait vite.

Il travaillait dur. Il ne ratait jamais un cours et ne se cherchait jamais d’excuse. Ces moments de complicité allaient lui manquer. Mais elle veillerait à ce que Dane la remplace quand elle ne serait plus là. Quinn ne perdrait pas au change. Si Eliza était douée — plus que douée, même —, Dane était sans égal.

Dane était un… un mur. Solide. Infranchissable. Personne ne parvenait à percer ses défenses à moins qu’il ne le décide, mais c’était très rare. Eliza avait aperçu très brièvement ce qu’il y avait de l’autre côté du mur quand les deux femmes que les frères Devereaux avaient marquées de leur sceau avaient frôlé la mort ou qu’elles avaient été maltraitées.

Elle faillit se mettre à rire. Marquer de leur sceau ? Quelle expression ringarde ! Et pourtant, il n’y avait pas si longtemps, elle aurait été fière d’être aimée de cette façon par… par un monstre. Elle avait adoré l’idée même de lui appartenir. De compter enfin pour quelqu’un, elle qui n’avait jamais compté pour personne. Aujourd’hui, cet amour était pour elle une source de honte parce que la marque que Thomas avait apposée sur elle avait été malsaine, perverse. Ce n’était pas de l’amour. Ce n’était pas ce lien pur et magique qui unissait Caleb, Beau et Zack à leur femme. Ce qu’ils vivaient, c’était tout ce qu’elle avait désiré jadis. Elle aurait été prête à mourir pour connaître ce bonheur-là au moins une fois.

Elle avait vu une lézarde dans le mur de Dane quand elle s’était trouvée elle-même en danger de mort lors de sa dernière mission. Il avait failli perdre son sang-froid légendaire quand elle était restée longuement inconsciente après avoir été torturée. Pendant quelques instants, il l’avait crue morte.

Jusqu’à ce que Wade Sterling intervienne avec la délicatesse d’un pachyderme dans une situation où il n’avait strictement rien à faire ! Elle fronça les sourcils en se remémorant son incroyable sans-gêne. Il l’avait prise dans ses bras, bercée, serrée contre lui, la voix remplie d’inquiétude comme si… comme si elle était importante pour lui.

Elle se reprit avant de faire quelque chose de stupide comme secouer la tête avec colère pour chasser une pensée aussi inopportune qu’indésirable. Mais une petite voix dans sa tête, une voix narquoise qu’elle avait envie de gifler, lui demanda si elle était bien sûre de ne pas être importante pour Sterling.

Afin de chasser cette intruse insupportable de son esprit, elle tourna légèrement la tête pour observer Zack sans en avoir l’air. Caleb était lancé dans un monologue qui ne semblait pas avoir de fin et elle n’était visiblement pas la seule à souhaiter que cette maudite réunion arrive à son terme. La moitié de ses collègues avait une expression d’ennui profond, et l’autre moitié, le regard perdu dans le vide. A coup sûr, ceux-là avaient mentalement coupé le son.

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